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Sentimental/Romanesque
thea : Un certain voyage ou le passage de la frontière
 Publié le 17/08/09  -  13 commentaires  -  9953 caractères  -  83 lectures    Autres textes du même auteur

Nelly décide un matin de partir, de tout quitter...


Un certain voyage ou le passage de la frontière


Nelly ferma délicatement la porte. Une fois dehors, elle sentit l’air frais lui chatouiller le nez, et remonta son col, enfonçant la tête dans son manteau comme si elle voulait s’y cacher. Après un court moment d’hésitation, elle descendit le trottoir, observa la rue silencieuse, d’abord à gauche puis à droite, et prit la route.

Bien qu’elle n’eût pas emporté grand-chose, son sac était lourd : quelques vêtements chauds, des affaires de toilette et un livre : « La part manquante » de Christian Bobin. C’était son livre favori, il lui arrivait même de dormir avec, pour conserver le plus longtemps possible le bénéfice d’une lecture bienfaitrice en parfaite harmonie avec ce qu’elle écrivait. Elle aimait la littérature et particulièrement la poésie à laquelle elle s’adonnait de temps en temps, tout en sachant pertinemment qu’elle ne serait jamais un grand poète. Après tout, cela avait-il une réelle importance ? L’essentiel, pensait-elle, était d’écrire. « Ce n’est pas pour devenir écrivain qu’on écrit, c’est pour rejoindre en silence cet amour qui manque à tout amour. » Elle était tout à fait d’accord avec l’auteur.


Nelly traversa le village, passa devant la place de l’église au moment où la grande horloge sonnait cinq heures. Son épaule était douloureuse, la lanière de son sac lui faisait très mal, elle regretta de s’être chargée ainsi. Pourquoi n’avait-elle pas pris la voiture, le voyage eût été moins fatigant. En fait, elle s’était décidée soudainement à partir. Elle s’en allait sans argent, sans regrets avec un minimum de vêtements, un peu comme on disparaît dans un accident brutal ou dans le brouillard, avalé par un monstre sournois aux couleurs de l’ennui.

À la hauteur de la boulangerie, elle pressa instinctivement le pas. Au fond de la boutique, elle distingua en passant un peu de lumière, sans doute le boulanger était-il déjà au travail ? Elle baissa la tête pour mieux se dissimuler, mais pensa aussitôt qu’elle ne risquait pas grand-chose à cette heure-ci, de l’arrière du magasin, on ne pouvait pas la voir passer. L’odeur du pain chaud arrivant jusqu’à ses narines, Nelly songea qu’elle n’avait rien prévu en cas de petite faim. Un sourire lui vint aux lèvres, en s’imaginant devant une tasse de thé bouillant agrémentée d’un nuage de lait et d’un croissant chaud. Elle avait apprécié les plaisirs de la vie comme autant de petits bonheurs. Cependant, il lui avait manqué l’unique bonheur capable de lui faire oublier la mélancolie des jours qui passent sans teintes et sans joies.

Arrivée au bas du village, elle prit le chemin de hallage qui conduisait à l’écluse. Elle venait souvent s’y promener seule, les après-midi de soleil, s’asseyant un moment le dos appuyé au gros chêne dont elle aimait la prestance, pour lire un peu, ou rêver de ce pays inconnu qu’elle imaginait dans ses songes… où elle aurait aimé vivre.

Il faisait frais, un léger brouillard commençait de tomber donnant au paysage un visage presque sinistre. Entre les nuages la lune semblait surveiller les allées et venues de la terre comme si elle pressentait qu’il allait se passer quelque chose.

Nelly marchait maintenant depuis longtemps, la frontière ne devait pas être loin. Dans quelques heures, elle aurait quitté définitivement ce pays de souffrance où elle avait vécu près d’un mari dont elle ne pouvait pas imaginer un seul instant qu’il l’aimait… Elle songea tout à coup à lui. Qu’allait-il penser en trouvant le lit vide ce matin ? La chercherait-il ou irait-il à son travail comme si de rien n’était ? De toute façon il était trop tard… un jour vient où il faut partir… où la nécessité de rompre est inévitable, et la remontée du courant obligatoire.


Nelly savait déjà qu’elle ne donnerait pas de nouvelle, ni à ses amis, ni à ses enfants. Personne n’ignorait qu’elle souhaitait faire ce voyage, mais tous pensaient qu’elle ne le ferait jamais. Elle semblait faire partie de l’environnement, condamnée au mutisme morose des objets inanimés devant lesquels on repasse sans cesse sans la moindre attention.

Bien sûr elle laissait les enfants, après un peu d’hésitation, elle se dit qu’ils devaient faire leur vie. Y avait-il une place pour elle ? Certainement, mais parfois elle en doutait. Elle s’entendait encore supplier le plus jeune l’autre soir au téléphone :


- Tu ne me donnes guère de nouvelles.

- Mais maman, je n’ai pas le temps, j’ai beaucoup de travail ! Cela ne m’empêche pas de penser à toi… je viens te voir à la fin du mois !

- Oui, je sais.


Il avait raison bien sûr, mais on devient exigeant quand on est malheureux. Depuis quelque temps, elle se sentait profondément seule, déchirée, des bleus à l’âme, avec l’impression d’être transparente. Personne ne la voyait s’étioler chaque jour un peu plus dans un monde qui lui était étranger, soumis à l’égoïsme et à la spéculation, où le pouvoir de l’argent avait totalement supplanté celui du cœur et où personne ne l’aimait comme elle l’eût souhaité. N’y avait-il sur cette terre que le bonheur de paraître et celui de tromper, faisant fi des respirations intérieures et des élans du cœur ?

En vérité, elle ne savait pas trop ce qu’il y avait de l’autre côté de la frontière. Elle avait entendu raconter des histoires étranges comme celle qui affirmait que les nuits d’automne on apercevait parfois une grande lumière qui débouchait sur une cité mystérieuse peuplée de visages familiers où régnait une sérénité extraordinaire. Le pays lui était totalement inconnu mais elle l’imaginait un peu comme dans ses rêves : elle pourrait respirer les parfums de jardins merveilleux gorgés d’oiseaux multicolores. Elle ferait l’amour dans un lit flottant avec des voiles brodés de milliers d’étoiles, se reposerait sur les nuages avant de pousser la porte d’une maison où l’attendraient la tendresse et la joie de vivre heureuse.


Elle marchait maintenant depuis une heure dans le froid, la lune miroitait joliment sur la rivière, dessinant des méandres qui ressemblaient à des paysages lunaires transparents et lointains. Une chouette hulula, s’insurgeant contre le dérangement occasionné par ce passage à une heure inhabituelle.

Elle s’arrêta un instant, posa son sac décidément pesant, et regarda derrière elle ce chemin trop étroit, jonché de résignation et d’amertumes, que des ombres mystérieuses survolaient en silence. Elle frissonna, refoulant les images doucereuses d’un bonheur avorté et d’une tendresse soumise.

Très vite Nelly reprit son fardeau. Il lui fallait maintenant se dépêcher, le jour n’était plus très loin. Elle voulait passer la frontière avant que l’aube ne dépose sur le paysage ce voile de rédemption qui aurait pu la faire changer d’avis. Elle aimait cette terre qui lui procurait des joies profondes, submergée en particulier par la beauté du spectacle de l’aube chargée des promesses du jour.

Dans la brume, elle distinguait maintenant la maison de l’éclusier. Les volets étaient clos, tout le monde dormait. L’ombre des peupliers dansait sur la façade grisâtre de la maison. Le cri d’un chat-huant transperça la nuit, puis plus rien. Le calme profond l’angoissait. Elle avait de plus en plus froid, et s’était mise à trembler regardant devant elle cette masse informe qui flottait, prête à la dévorer comme un chien de garde attentif dont il lui faudrait distraire l’attention.


Arrivée à l’écluse, le brouillard s’était épaissi formant une véritable barrière à franchir. Elle respira très profondément, infiltrant le silence pour mieux écouter les bruits et entendit la nuit se tordre de rire en écoutant les fantômes expliquer la méthode qu’ils employaient pour effrayer les hommes ! Elle n’avait pas peur, consciente qu’elle pouvait faire une mauvaise rencontre et qu’il lui faudrait tout simplement rire plus fort que les monstres pour les faire fuir. Elle avait longtemps pratiqué ce combat dans ses nuits d’insomnies.

Parvenue à la hauteur de la barrière, elle regarda furtivement du côté de la maison de l’éclusier. La voie était libre. La brume faisait maintenant un écran épais lui masquant entièrement les prémices d’un quelconque paysage. « C’est le moment, allons-y » pensa-t-elle ! Elle hésita une seconde, prit sa respiration, fit un dernier pas en avant… et disparut littéralement happée par le brouillard, dans un bruit sourd comme un sac qu’on jette à l’eau.


Le jour se levait, la brume maintenant s’effilochait. Les ténèbres disparaissaient lentement dans les contreforts de l’aube. À l’horizon, une lumière pâle diffusait comme chaque matin une dose d’espoir aux hommes incrédules. Personne sur le quai de l’écluse, juste un sac de voyage oublié par quelque voyageur, ou tout simplement trop lourd pour passer la frontière vers un pays où la légèreté de l’être n’est possible que dans la mutilation de la mémoire et l’abandon des souvenirs.


Huit jours passèrent. Le brouillard avait fait place à un soleil éclatant et le printemps précoce donnait au village un petit air de fête… la vie s’offrait insouciante, limpide. On était samedi, la place du village commençait à se préparer pour le marché.

La boulangère, affairée à préparer ses étalages, se retourna en entendant la clochette du magasin, un homme entra, élégant, les tempes légèrement grisonnantes. Elle connaissait bien Philippe Belleville, c’était un client habituel, mais elle le regarda, intriguée. Il avait l’air absent, préoccupé, presque hésitant. Il salua la boulangère d’un petit signe de tête… La boulangère continua de l’observer discrètement. L’homme gêné regardait ailleurs comme pour éviter tout questionnement.


- Bonjour Philippe. Comment allez-vous, Nelly n’est pas malade au moins ? Nous ne l’avons pas vue de la semaine, d’habitude c’est toujours elle qui passe prendre le pain.

- Non, madame Valley, elle est juste partie en voyage.

- Ah ? Pour longtemps ? demanda la boulangère


Philippe eut quelques secondes d’hésitation, et s’entendit répondre :


- Oui pour longtemps.




 
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   solidane   
17/8/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Etonnante impression Théa ; celle d'avoir déjà lu un texte racontant la même histoire, une histoire semblable. Mais je suis incapable de trouver où. Départ au petit matin, arrivée à la frontière. Cela ne me revient pas. Mais sache que j'ai fort apprécié, ce texte est bien écrit, et particulièrement subtil. L'atmosphère et le brouillard tiennent tout au long.

   jaimme   
17/8/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
La poésie est présente. Là sur les épaules de cette femme.
J'ai aimé.
Particulièrement: "on devient exigeant quand on est malheureux".
J'aurais préféré que la nouvelle s'arrête juste après "l’abandon des souvenirs".
Pourquoi prendre un sac quand on part vers ce pays? La réponse est très belle.
Quelques virgules que j'aurais placées différemment. Un détail.
Belle délicatesse d'écriture!

   Lulu   
17/8/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
J'ai beaucoup aimé cette nouvelle dont l'écriture est fort agréable.

J'ai aimé l'histoire. Pourtant, tout au long de ma lecture, je me suis davantage représenter la fugue d'une adolescente que celle d'une femme mariée quittant enfants et mari... car elle semble tendre vers une forme d'idéal dans l'esprit d'une certaine candeur. Tout sera beau là-bas. Alors que derrière elle, ne figure que le sombre, même si vous précisez si habilement : "... et regarda derrière elle ce chemin trop étroit, jonché de résignation et d'amertumes, que des ombres mystérieuses survolaient en silence." Peut-être que cette dimension "mystérieuse" m'a maintenue dans cette lecture où je me suis représentée un personnage fort innocent, jeune...

Mais tout cela est beau et d'une grande subtilité et c'est là, me semble-t-il, la force de votre récit, car finalement, vous nous réservez une chute qui nous ramène à la réalité. Peut-être est-ce moi, simplement, qui eut du mal à me représenter un tel courage : partir... parce que cela me semble être une décision majeure des plus difficiles. Bien que personnellement, je ne ressens pas ce que vit ce personnage... Mais bon, voilà, en dernier ressort, elle est partie, véritablement et j'aime que vous n'en disiez pas plus, que vous ne développiez pas davantage sur les raisons, la vie du personnage. Elle est partie et les derniers mots sont très forts, si justes. Et j'accepte cette "réalité" courageuse quand l'étau se resserre sur le mari qui ne peut qu'accepter cette réalité.

Voilà une belle fiction. Parce qu'elle contient des silences. Tout n'est pas dévoilé. Le lecteur peut se projeter ou non, inventer et voir, bref, se faire plaisir.

J'ai remarqué, simplement, un passage un peu maladroit, mais c'est si anecdotique, car l'ensemble est parfait. Vous écrivez : "la lune miroitait joliment sur la rivière, dessinait des méandres qui ressemblaient à des paysages lunaires transparents et lointains". Je pense ici que "la lune miroitait joliment sur la rivière" suffit amplement. On se représente bien le paysage. Les mots suivant n'apportent rien ; ils ne font que répéter..., à moins que vous ne précisiez une particularité du paysage, une originalité. Mais en l'état, évoquer "les paysages lunaires" est inutile.

Voilà, merci pour cette belle lecture. Au plaisir de vous relire.

   Anonyme   
17/8/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour,

c'est étonnant la coïncidence de certaines choses, une poésie vient d'être publiée, très différente dans le ton, mais qui me semble avoir le même sujet, à savoir le suicide, et en plus de la même manière (si mon interprétation est la bonne bien sûr).
Peut-être pour avoir lu la poésie dont je parle juste avant, je suis tout de suite parti dans cette idée, et donc, je ne me suis pas expliqué la présence du sac si ce n'est pour essayer de piéger gentiment le lecteur et d'entretenir un certain suspense...
j'aime bien l'idée de ce désespoir presque serein, de ce constat à peine indigné d'une vie qui prend l'eau. ça m'a rappelé une phrase de Thoreau que je déforme d'ailleurs peut-être, mais qui dit en substance que les hommes vivent de désespoir tranquille. Oui, sauf que certains en meurent aussi...
l'écriture est solide, avec parfois des incursions dans l'onirime que je trouve dans leur majeure partie réussies. Un peu d'ennui malgré tout parfois entre les lignes, mais cela répond bien à celui qu'éprouve cette femme dans sa propre vie et cette émotion que l'on peut tous ressentir à certains moments de notre existence d'être passé à côté d'un autre, de n'avoir pas su voir ni comprendre...
juste un détail, j'aurais plutôt mis (quand elle aborde le thème de ses enfants), elle s'était dit plutôt que "elle se dit".
Une lecture en demi-teintes pour le récit d'une vie qui ne l'est pas moins... Bonne continuation.

   Anonyme   
17/8/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Thea. Cette triste nouvelle, fort bien décrite, empreinte de poésie est émouvante. J'avoue que l'idée du sac, m'a induite en erreur... Vraiment d'une belle écriture. Merci Thea.

   brabant   
17/8/2009
 a aimé ce texte 
Passionnément
Je termine ce texte et je pleure. Je me dis: Mon Dieu! Non... Je ne peux pas rejoindre Nelly. J'en ai tellement envie! Comme elle doit être heureuse au pays de l'éternelle mélancolie! Où la mélancolie est bonheur, et paix, et sérénité, et calme retrouvé. Qu'une femme mérite d'attention! Qu'une mère mérite de reconnaissance! Il ne faut pas que la vie tue la vie, il ne faut pas que la vie, que l'habitude rendent transparent. Alors! Oui! Je me dis: c'est cette transparence qui a tué Nelly et je regarde autour de moi, ne pas devenir transparent et ne pas laisser les autres devenir transparents, dire: " Tu as changé de coiffure, cela te va bien!", dire: " Je t'aime, tu sais." . Merci! Théa! Pour cette leçon d'amour, pour cette leçon de vie, je peux replier mon mouchoir.

Texte exceptionnel, égal dans le style, dans l'envoûtement psychologique et paysager, dans l'accord entre le dedans et le dehors, je n'ai pas relevé de faiblesses, sauf la mienne...

   lotus   
17/8/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Parce que j'aime l'univers de ta poésie Théa, je suis passée lire ta nouvelle. Et dans cette nouvelle, il y a aussi de la poésie. Je te félicite déjà pour cette prouesse.

C'est là un bel ouvrage en écriture.J'ai aimé la façon dont tu nous présentes ce personnage que j'ai l'impression de connaître ou d'avoir connu.Mais ce n'est qu'une impression sans doute car tu laisses de façon très subtile la possibilité au lecteur de tout imaginer.

J'ai cru à un voyage vers un monde qui correspondrait d'avantage aux rêves, aux attentes de Nelly mais cette fin...Il existe des frontières que l'on ne passe qu'une seule fois sans bagage. A quoi bon s'encombrer quand la vie a déjà été si pesante de désillusions?

J'avoue avoir eu un pincement au coeur en terminant ton histoire.Ce fut une très agréable lecture.

Merci théa.

   florilange   
17/8/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Comme Solidane, je suis certaine d'avoir déjà lu un texte ressemblant comme 1 sosie à celui-ci et 1 titre pratiquement identique. Je vais chercher & retrouver.
J'aime : le ton poétique tout au long de cette nouvelle bien écrite.
Je n'aime pas : l'orthographe de : chemin de hallage.
Florilange.
EDIT
Je n'ai pas trouvé mais 1 post, dans le forum d'échanges avec les correcteurs, est sans doute la réponse à la question.

   pieralun   
17/8/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un très beau texte empreint de poésie......mais la chute m'a laissé sur ma faim.....ma fin.....je ne sais plus.
Belle écriture Thea

   Farfalino   
17/8/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'ai bien aimé la fuite de cette femme vers un ailleurs nébuleux, une seconde vie.

Très beau texte.

   xuanvincent   
18/8/2009
 a aimé ce texte 
Bien
Après une lecture rapide, merci à l'auteur pour cette belle histoire.

J'ai apprécié les thèmes abordés (un départ volontaire vers une autre vie, le passage de cette frontière étrange (elle m'a fait penser à un univers fantastique)). Egalement l'écriture, le texte m'a paru dans l'ensemble bien écrit (quelques répétitions notamment toutefois il m'a semblé).

Pour une première nouvelle publiée, cela me paraît encourageant.
Bonne continuation.

   calouet   
22/8/2009
 a aimé ce texte 
Bien
Oui c'est plutôt convaincant, j'aime bien que l'auteur laisse quelques brumes sur son épilogue tout en nous expliuant l'essentiel. J'aime bien le rendu général de l'atmosphère, le rythme du récit au diapason de cette ambiance.

Quelques broutilles m'ont ennuyé, comme la répétition de "aube" à 2 lignes d'intervalle, ou ce "sac de voyage, qu'un voyageur aura oublié" enfin un tuc dans le genre, un peu lourd.

   widjet   
20/12/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Une broutille relevée : « avant… et disparut littéralement happée par le brouillard, dans un bruit sourd comme un sac qu’on jette à l’eau » (ce n’est pas sourd comme bruit, non ?).

Sinon, cette nouvelle (la première de son auteur-poète) est à la lisière de la poésie fantastique. Le fait que le récit soit court, m’a permis de lire ce récit étrange sans difficulté et même avec intérêt, moi qui ne suis guère friand du genre. Un autre texte donc qui parle de cette envie de « quitter le monde » comme dirait Douglas Kennedy. Plutôt bien enlevé, mélancolique et bien vu (je ne suis pas encore parent, mais je présume que ce sentiment (temporaire ou durable) d’abandon et d’inutilité doit être particulièrement vivace lorsque les enfants s’en vont.

Une bonne surprise.

W


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