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Humour/Détente
TITEFEE : Un dimanche bien tranquille
 Publié le 31/08/07  -  4 commentaires  -  5218 caractères  -  28 lectures    Autres textes du même auteur

Et dire que l'on voulait être tranquilles !!!


Un dimanche bien tranquille


Le soleil. Enfin !


Depuis quelques jours il pleut sur l’Alsace. Aussi ce ciel tout bleu et la température plus estivale nous incitent aujourd’hui à ne pas trop nous attarder à l’intérieur.


- On va au zoo, mamour ? me suggère Bibi.

- Ah oui, c’est une bonne idée ticœur, on va voir notre ami Jack (c’est un gibbon) et demain on ira se baigner à Bad Bellingen si tu veux. Faut profiter du beau temps car la météo dit que ça ne va pas durer. Je sors la voiture. Tu verras, au zoo on fera de belles photos, les dahlias sont en fleurs et les hortensias pas encore finis.


Et nous voilà partis.


Bibi ne trouvant pas de place, me dépose devant l’entrée du zoo et part plus loin en trouver une…


Ce dimanche ensoleillé a donné l’idée aux promeneurs de venir nombreux visiter les 25 hectares de fleurs et d’arbres aux essences rares, et les animaux en voie de disparition que le zoo de Mulhouse élève pour les réacclimater dans leur milieu naturel.


J’attends depuis un moment, lorsque je vois la voiture de Bibi qui se gare devant moi.


- Monte, ma chérie, y a pas une place de libre, même très loin.

- Même pas une place de libre !!!

- On part à l’aventure alors, Bibi ?

- Oui mais où ?

- N’importe où.


On retraverse la ville et on prend la direction de l’Allemagne. Les forêts magnifiques y sont bien vertes car les pluies de cette semaine ont fait reverdir les frondaisons et l’herbe des talus. Nous garons la voiture devant la cabane forestière de la forêt de la Hardt car nous aimons nous y promener et étudier toutes les espèces d’arbres répertoriées par des pancartes à leur pied et nous projetons de ramasser des mûres...


Nous nous enfonçons au cœur de la forêt, là où personne ne va plus, à part les forestiers avec leurs engins et nous suivons les traces toutes fraîches d’une harde de sangliers et leurs bauges boueuses.


Et surprise !


Nous découvrons sur le talus une violette fleurie, qui s’est trompée de saison.


Plus nous avançons et plus les mûres, sous les épais sous-bois, sont à peine formées, par manque de soleil. Alors nous décidons de partir à la glane de ces baies le long du canal du Rhin, territoire de pêche de Bibi, qui connaît ce coin comme personne !


- Viens, mon cœur, je connais un chemin où les mûres sont grosses comme ça…

- Tu ne serais pas né à Marseille des fois, toi, Mon Bibi ?

- Je t’assure, en plus c’est facile et dégagé le long de la voie ferrée et l’on pourra faire le tour par le sentier qui la longe et rejoint le canal.


Sitôt dit, sitôt fait, nous arrêtons peu après la voiture dans un sentier et nous nous enfonçons dans la forêt, les yeux rivés aux buissons de ronces où notre cueillette devient bien vite conséquente. Et nous marchons tant et tant que nous ne nous apercevons pas tout de suite que le sentier se fait de plus en plus étroit…


Mais Bibi connaît !!


- Dis, c’est encore loin Bibi le canal ?

- Non c’est tout près, le sentier après tourne à gauche et on le rejoint…


Nous avançons de plus en plus péniblement dans un sentier s’amenuisant comme peau de chagrin, et qui commence à tenir à nous par toutes les ronces qui s’accrochent à nos vêtements et nous griffent, mais retourner serait encore plus long que d’avancer pour trouver la sortie, me certifie Bibi.


En chemin nous découvrons, cachés dans des taillis épais, deux couches en mousse, un sac à dos et des couvertures trempées, un nécessaire pour se piquer. Sans doute un refuge pour des drogués dans un endroit où ils pensent ne jamais être dérangés.


Et pas de chemin, même plus de sentier !...


Je commence à m’inquiéter un peu… un tout petit peu, car Bibi est toujours sûr de lui…


Pensez, il fréquente ces lieux depuis des années !


Comme la progression devient impossible et les taillis inextricables, Bibi se sacrifie et se taille à la main parmi les épineux, et les lianes ligneuses de clématites sauvages, un chemin qui débouche sur un immense champ…


- Je le connais, ma mie, je vais voir. Reste là et je reviens. Je vais trouver la sortie.


Je vois disparaître Bibi dans les herbes folles si hautes que l’on ne voit que sa trace s’ouvrir mais à peine sa tête !


Il revient peu après


- On voit bien l’eau du canal mais on ne peut pas passer, c’est un mur de ronces impénétrable.


- On retourne par là où l’on est arrivés lui dis-je !


Je suis fatiguée, griffée, échevelée, et Bibi pas différent de moi… mais au moins nous pouvons nous inscrire l’année prochaine pour l’émission Kho-Lenta car nous sommes partis sans téléphone portable, sans eau, sans boussole, sans montre, sans MACHETTE !


On découvre enfin, en marchant un long moment, un large sentier que les forestiers ont ouvert et qui rejoint en effet, en tournant à gauche, le canal.


- SAUVÉS car tu te rends compte Bibi s’il nous était arrivé quelque chose, personne ne serait venu nous chercher ici.


Sur le chemin du canal, des pommiers à demi sauvages ploient sous des fruits mûrs et Bibi en ramasse tout plein… Nous rentrons avec une super cueillette et en riant encore tout le long du chemin en nous remémorant notre traversée à travers la JUNGLE mulhousienne !!!!!


http://www.archive-host2.com/membres/up/1086141494/dimanchetranquille.mp3



 
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   Aliceane   
1/9/2007
 a aimé ce texte 
Bien ↓
C'est une belle invitation à la promenade - jusqu'à ce que le couple se perde bien sûr !!
Je regrette un peu le temps présent, il est plus efficace pour l'oralité mais de cette sorte on attend forcément plus de détails, là ça fait un peu "catalogue" : nous faisons ça, puis nous faisons ça.

Ensuite j'ai relevé des problèmes de ponctuation, notamment dans les dialogues. Par exemple quand Bibi dit : "- Viens, mon cœur, je connais un chemin où les mûres sont grosses comme ça…". On comprend que le personnage fait un geste démesuré pour montrer la grosseur des mûres mais je ne trouve pas l'utilisation des points de suspension adéquate.
Dans un dialogue, les points de suspension doivent être utilisés :
* lorsqu'une phrase est coupée par un autre interlocuteur,
* pour représenter l'hésitation,
* pour sous-entendre la prononciation de vulgarités sans l'écrire.

L'ironie est bien représentée avec les phrases du type : "Mais Bibi connaît !!", "un tout petit peu, car Bibi est toujours sûr de lui…", etc. C'est finement tourné. Après je me trompe peut-être, si ça se trouve le personne a une confiance aveugle en Bibi et cela montre ses sentiments lors de l'action.

Toujours au sujet de la ponctuation, elle est vraiment nécessaire on ne peut pas en faire abstraction.
"Il revient peu après" : il manque les deux-points qui devraient introduire le discours direct.
"- On retourne par là où l’on est arrivés lui dis-je !" : le discours doit être séparé de la didascalie par une virgule.

Pour finir, tout est bien qui finit bien.

   guanaco   
30/9/2007
 a aimé ce texte 
Bien
Titefee, tu es inégalable pour les descriptions de la nature que celle-ci soit avenante ou sauvage et agressive comme ici. C'est un style auquel je n'accroche pas car c'est un domaine que je ne maitrise pas et je suis incapable de distinguer un arbre d'une fleur (ah bon j'exagère?). J'admire donc le travail. Quant à l'histoire, bien que très banale finalement, elle va à l'essentiel: montrer cette complicité douce et velouté entre les personnages.

   Anonyme   
13/2/2008
Un épisode ordinaire de gens ordinaires. Mais Indiana Jones est tout proche ! Comme quoi l'histoire somme toute banale d'un dimanche à la campagne peut déboucher sur une autre perception de notre rapport à la Nature.

   nanardbe   
13/2/2008
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
J'ai bien aimé !

Difficile de trouver quoi dire tant tu fait "vivre les sens"

Bravo


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