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Aventure/Epopée
wancyrs : Escapade
 Publié le 22/06/10  -  14 commentaires  -  7569 caractères  -  120 lectures    Autres textes du même auteur

Le soleil s'enfonce dans le fleuve à une vitesse exponentielle. Est-ce un phénomène d'optique ? Ou s'empresse-t-il d'aller souper avec sa compagne la lune ?


Escapade


À Julia



mercredi 19 mai 2010



Le ballon tournoie dans l'air, rebondit sur mes cuisses et atterrit sur ma tête. En face de moi, Daniel attend
que je lui fasse la passe. Il y a juste cinq minutes que je le connais, et déjà je sais qu'il revient du Mexique où il a
fait du surf, qu'il est électricien en chômage et qu'il joue au soccer de temps en temps. Sa blonde, une belle
brunette nous regarde faire, le sourire sur le coin des lèvres. Deux autres jeunes, sirotant leur bière, nous
observent avec intérêt. Le contact s'est fait facilement, il paraît que j'ai le tour.


Il a fait beau toute la journée. Enfermé dans l'usine, j'écoutais s'égrainer ma patience, autant que le temps capricieux,
qui ralentit lorsqu'on veut qu'il courre. C'est avec soulagement que j'entendis l'horloge sonner le glas
de mon supplice.


Daniel, essoufflé, demande une pause. Il se dirige vers son véhicule, une jeep décapotable, et ramasse le
liquide éthylique qu'il avait laissé sur le capot, le temps de s'envoyer la balle. Le barachois assiste au spectacle,
aussi muet que l'histoire qui se grave sur la roche.


Je me dirige vers le Saint-Laurent en culottes courtes, tee-shirt, chaussé de sandales. Il est sept heures et demie
du soir, le soleil nargue la masse de cumulus qui l'attend pour l'engloutir. Le fleuve est calme, moi aussi...
Il paraît que des courants circulent au fond de cette eau tranquille. Au fond de moi aussi...


Je distingue des silhouettes, une famille. La femme est assise, l'homme court après les enfants. Je pense à
Elton, mon garçon...


J'enlève mes sandales, la fraîcheur du sable me fait du bien. La houle ramène la flotte jusqu'à moi, l'écume
blanchâtre contraste avec la couleur de ma peau.


Je suis seul, ou presque...


L'eau est glaciale, mais je n'en ai cure. Le stress accumulé s'évapore par mes pieds fumants. La masse aqueuse
bienfaitrice s'étale à perte de vue. En face, la brume a avalé les montagnes de la rive nord.


Je suis seul, ou presque...


La solitude est toujours là, compagne fidèle. Que l'on soit seul ou entouré, mais sans envie aucune de dire quoi
que ce soit. Ce soir elle est voluptueuse et je la caresse avec douceur, comme je le ferais avec ta chevelure...


J'aurais aimé que tu sois là, car la solitude se vit mieux à deux. J'aime sucer tes lèvres, et ta langue qui enlace
la mienne lorsque nos bouches se collent...


Évidemment mes doigts coquins partent en exploration, marquant du drapeau de la libido chaque recoin de ta
peau ; et les chutes du Niagara coulent entre tes cuisses...


J'aime boire à la source du plaisir le nectar de l'extase ; et les yeux fermés, tu savoures.


Lorsqu'enfin assouvie tu les rouvres, que chaque parcelle de ton corps devient vecteur d'électricité, je me plais
à titiller le bout de tes seins.


Si la vie n'était qu'un ébat...


Les nuages ont la forme d'un bateau dans lequel le grand luminaire jaune s'apprête à embarquer.


Je tourne le dos à l'occident, je longe le fleuve. À travers de grandes baies vitrées, les clients du Riotel
m'observent. Les légendes de mon pays interdisent de ramener des coquillages ou pierres précieuses ramassés sur
les plages. Je ne suis pas sage. Ils sont si beaux les coquillages et si luisantes sont les roches...


Lorsque le Saint-Laurent est aussi tranquille qu'un ours qui hiberne, il est bon de méditer sur ses rives. Ce soir
le vent s'est terré. Je souris en pensant à cette strophe que, un jour de fertilité poétique, j'ai composée à l'endroit de
Matane*


Comme le nez dans la figure,

Matane s'allonge dans le fleuve ;

bercée par la brise marine

en été,

tancée par les fureurs glaciales

des vents d'hiver.


Pourquoi les choses sont-elles si compliquées ? L'équation de la vie comporte des variables de plus en plus
aléatoires, tant et si bien que la probabilité qu'une relation meure dans l'œuf est une évidence même aux yeux
d'un môme. Je pense à l'eau, si simple, qui se laisse aller... Mais nous sommes comme des poissons têtus, à
toujours vouloir ramer à contre-courant.


La pensée voyage aussi vite que la lumière. Ma pensée ausculte le passé, un passé pas si lointain...


Ton souffle galope dans les gorges de mes muscles abdominaux, on dirait une plaque tectonique au relief
inégal. Je frissonne, j'ai peur... pas de toi, tu es si douce, et si belle. Un peu fragile, même si tu ne te l'avoues pas.
Tu as besoin d'être rassurée, tu as besoin de présence, même si le spectre de l'égalité des sexes continuellement
nourrit ta méfiance.


Ta bouche dans mon cou, sur mon torse, sur mon s... Je suis un volcan, un séisme de magnitude sept dont tu
es l'épicentre. Oh non ! Ne pas se laisser aller !


J'ai si peur, rassure-moi.


L'amour et l'immensité ne font qu'un. J'ai si peur de l'immensité, c'est un repère orthonormal si peu affiné. J'ai
si peur...


Un regard en arrière et je constate que le soleil s'échappe par la coque du bateau-nuage.


Un regard en arrière, la cause de toutes nos craintes... La peur de souffrir est pire que la souffrance elle-même,
parfois je m'en rends compte.


Mes sentiments ricochent sur le dos de ma raison, cherchant une faille. Aux portes de ma conscience élimée,
ils font le siège et m'assiègent.


Je renvoie dans le fleuve les pierres que, chemin faisant, j'ai ramassées. Des fois j'aimerais être roche, elles sont
froides et restent de marbre... Mais qu'en sais-je ? Qui a jamais été pierre pour le savoir ?


La plage est interminable, comme la passion. Là-bas au loin le froid nocturne approche. Je dois regagner mon
automobile avant que les derniers rayons du jour ne soient happés par les ténèbres. Qui verra venir la passion ?
Qui saura éviter ses meurtrissures ?


Daniel embrasse sa blonde sur la bouche. Ça doit être bon ! Comme nous deux toute la nuit collés. Ils ont profité de
mon absence pour allumer un feu. Les flammes crépitent en oscillant au rythme du vent qui vient de se lever.
J'approche mes mains du feu, il était temps ! Je fixe intensément le brasier, et me figure celui qui brûle en moi.
On me propose une bière, je décline l'offre. Je veux rester lucide, rester à penser à toi, rester à penser à nous. Les
tourments ont appris à nager, paraît-il, alors pas la peine d'essayer de les noyer.


Le soleil maintenant s'enfonce dans le fleuve à une vitesse exponentielle. Est-ce un phénomène d'optique ?
Ou s'empresse-t-il d'aller souper avec sa compagne la lune ? Mon ventre grogne et je me rends compte que je n'ai pas
encore pris le repas du soir. Il est huit heures et demie, l'intrigue a duré une heure, un îlot dans l'espace
temps, aux prises avec le moi-émoi.


Un peu las de me lacérer, je regagne mon véhicule tout en me promettant qu'un jour j'arrêterai de craindre. Je
reviendrai lorsque j'aurai apprivoisé l'amour, et, en toute quiétude, je t'aimerai.


Tu ne m'attendras peut-être pas, alors je pleurerai cette idylle hésitante. Puis, en fin de compte, je me dirai :
c'est pas si grave, il y aura toujours la solitude. C'est un amant fidèle, un amant en qui on peut avoir foi.



*Matane : ville riveraine de l'est du Québec, située à près de 700 km de Montréal.


 
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   florilange   
6/6/2010
 a aimé ce texte 
Bien
Ah! Je n'ai pas détesté cette rêverie d'un "promeneur solitaire", il y a de beaux passages, comme : "... nous sommes comme des poissons têtus, à toujours vouloir ramer à contre-courant."
Mais j'ai relevé des bricoles, notamment :
Je n'aime pas l'utilisation de ce québécisme : "Sa blonde, une belle brunette...". Il aurait fallu donner la signification de "barachois".
"Je me dirige vers le St-Laurent en culottes courtes,..." : sans virgules on se demande si c'est le St-Laurent qui est en culottes courtes?

   Perle-Hingaud   
7/6/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↓
C’est un beau texte, que j’ai trouvé très touchant. Je me suis approprié cette détresse, ces réflexions, ce moment au bord et dans l’eau. Cependant, j’ai regretté quelques maladresses, du moins à mon sens : revue, cette nouvelle serait plus fluide encore.
Par exemple :
- les expressions québécoises sont sympathiques, mais pas clairement compréhensibles pour moi : une note en bas de texte ?
- termes moins poétiques (à mon avis) : « le liquide éthylique », « la flotte », « masse aqueuse », « la libido » « fertilité poétique », «c'est un repère orthonormal » : ça casse l’ambiance, on dirait un cours de maths (!!), «Des fois ».
- « crépitent en dardant » : je trouve cette expression incomplète.
- manque une virgule : «vers le St-Laurent en culottes courtes » : et culottes courtes, ça m’évoque un garçonnet.
- je n’ai pas compris l’image : « Ton souffle galope dans les gorges de mes muscles abdominaux » ? idem : « cette idylle hésitant » ?
- « sur mon s... » : autant le dire, non ? les trois petits points me semblent incongrus.
- « …la solitude. C'est un amant fidèle » : passer du féminin au masculin me surprend. Pourquoi ne pas évoquer une maîtresse fidèle ?

Les points relevés ci-dessus ne sont cependant que des détails. Il y a une réelle sensibilité dans ce texte, qui mériterait un dernier polissage, à mon sens. Merci à l’auteur.

   Anonyme   
7/6/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Une petite explication pour barachois peut-être ? (http://fr.wikipedia.org/wiki/Barachois_Québec)

Je n'ai pas vu de transition entre : « aussi muet que l'histoire qui se grave sur la roche. » et la suite. On saute du ballon au St Laurent ??? ou alors elle est ténue.

Équation, variable, probabilité, orthonormal, exponentielle : l'amour des mathématiques ou l'amour tout court ?

Un bon texte, de belles images, de la sensibilité, un sujet bien traité, avec délicatesse.

   Selenim   
8/6/2010
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Un texte à l'ambiance particulière mais finalement réussie. Le style a une personnalité propre et certaines images sont délectables. D'autres beaucoup moins. La poésie et la nonchalance flottent sur l'ensemble du récit mais, plusieurs fois, l'auteur se permet des choix étranges qui plombent l'état d'apesanteur du lecteur.

Parmi ces choix, je relève les plus lourds :

C'est avec soulagement que j'entendis l'horloge sonner le glas de mon supplice.

Le soleil maintenant s'enfonce dans le fleuve à une vitesse exponentielle.

nos bouches se collent...

   Anonyme   
22/6/2010
 a aimé ce texte 
Bien
Une très agréable surprise que cette nouvelle. Bravo Wancyrs, joli travail.

J'ai apprécié la narration toute en délicatesse, la rêverie éveillée. Le narrateur reste pour moi aussi mystérieux que toutes les questions qu'il se pose. Le décor de fond Le Saint Laurent est un très joli prétexte aux réflexions , aux pensées du narrateur.

Il se dégage un parfum, une ambiance qui m'ont vraiment interpellée.

Le style est légèrement inégal, mais vraiment en net progrès.

J'ai aimé certaines images poétiques même si elles ne sont pas toutes très originales, elles font mouche ("Mes sentiments ricochent sur le dos de ma raison")


D'autres sont moins judicieuses surtout à cause de certains mots qui en gâchent l'effet et c'est dommage :

- Les nuages ont la forme d'un bateau dans lequel le grand luminaire jaune s'apprête à embarquer. (ici le luminaire jaune pour moi est vraiment pesant)

Ils sont si beaux les coquillages et si luisantes sont les roches...Là j'aurais aimé que tu ne te contentes pas du verbe être.

Sinon pour les comparaisons entre le narrateur et la Saint Laurent et entre le narrateur et le brasier, j'aurais aimé que tu ne fasses que les amorcer pour que le lecteur se les approprie. Ici tu les impose (je sais c'est pas vraiment facile).

J'aurais aussi aimé que me soient expliqués les mots canadiens.

Mais vraiment malgré ces quelques imperfections de forme il y a dans ce texte une ambiance, un souffle, un regard que j'apprécie.

Oh si je peux me permettre par rapport à O mères que je n'avais pas pu lire, il y a à mon sens un très gros travail, un réel progrès. Bref continue

Et surtout Merci à toi

Xrys

Edit ah une remarque oublié : les termes qui renvoient à la réalité comme les éléments de géométrie ou autres et puis le terme automobile m'ont légèrement dérangée

   Flupke   
22/6/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Une nouvelle “psychologique” comme dirait Virginia Woolf. Il ne se passe pas grand-chose, et le fans de films d’actions d’Arnold Nègrenoir (« Gouverne à tort ») seront déçus, mais ceux qui comme moi aiment bien à rêver au bord de l’eau apprécieront.

Merci pour les canadianismes en italique, attention délicate pour le lectorat.

De jolies formules poétiques, j’ai bien aimé « tancée par les fureurs glaciales des vents d’hiver » très imagé et « Mes sentiments ricochent sur le dos de ma raison ».

Merci pour cette ballade douce-amère imprégnée d’une mélancolie esthétique.

Amicalement,

Flupke

   Anonyme   
22/6/2010
Une ballade (dans le sens musical du terme) qui nous berce au rythme du saint Laurent, des craintes et de la nostalgie (ou de la peine, je ne sais). J'aime particulièrement cette espèce de ponctuation en phrases courtes comme :

Je suis seul, ou presque...
Je suis seul, ou presque...
Si la vie n'était qu'un ébat...
J'ai si peur, rassure-moi.

Un peu moins l'usage de termes mathématiques qui n'ont rien de poétiques. Par contre de bien belles images et expressions comme celles-ci : la coque du bateau-nuage ou moi-émoi.

   Anonyme   
22/6/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bienvenue poète !
Et merci à Julia.
Bon j'aime pas trop masse aqueuse, le passé simple de la seconde... strophe, le grand luminaire,dans les gorges de mes muscles abdominaux, mais tout cela n'est qu'affaire de goût ou de ressenti.
j'ai un souci avec deux phrases :
"tant et si bien que la probabilité qu'une relation meure dans l'œuf est une évidence même aux yeux d'un môme." et :
"La plage est interminable, comme la passion."
Il y a sans doute quelque chose qui m'échappe dans ce que je crois être une contradiction.
Un autre petit souci ici :
"il y aura toujours la solitude. C'est un amant fidèle, un amant en qui on peut avoir foi." la solitude/amant(e) ? C'est pas un problème orthographique, il aurait été vu par ailleurs, c'est une interprétation et je me pose la question. Sans plus.
Tout le reste, j'ai beaucoup aimé.
C'est tendre, sensible, léger en même temps que profond - j'ai beaucoup aimé le rythme de la phrase sur les mathématiques -. Le style est très agréable, tout en douceur et nostalgie.
Au plaisir de te lire !

   Anonyme   
23/6/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
j'aime cette Escapa2^^

Il est rare qu'un homme (puisque derrière le pseudo imprononçable pour les dyslexiques se cache un homme^^) parvienne à me faire ressentir des émotions somme toute assez féminines... et Wancyrs tu y parviens.

Ce texte prête à l'abandon, à l'oubli, à l'escapade justement, chose qui me plait, moi et mon éternel besoin de cohérence...

Un texte d'une sensibilité extraordinaire auquel on pardonne sans soucis les quelques petites notes moins gracieuses.

J'aimerai lire ce genre de textes plus souvent en ces lieux... juste parce qu'après une journée harassante, après les choses moches et les ennuis du quotidien, ce texte est juste une merveille de douceur, de profondeur et de sentiments vrais.

Merci Wan, pour avoir partagé avec moi, lecteur-trice, ce petit intermède bienvenu.

Non, je ne serai pas instructive, j'ai aimé, sans concessions tout dans cette nouvelle, qui au stricte point de vue de l'impact me permet de dire que j'ai passé une bonne journée.

Un plaisir à chaque fois renouvelé de te lire, mon ami.
Bises,
Es

   marogne   
23/6/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Si je me suis lassé assez vite au début, j'ai ensuite été rattrapé par la sensibilité de ce texte, et par la beauté de quelques images évoquées par ce promeneur solitaire. Je ne suis pas sûr d'avoir tout compris, mais ce n'est pas grave, ce qui compte pour moi à la fin de cette lecture c'est l'ambiance dégagée.

Il fait beau se retrouver le soir près du fleuve, il est bon de se rappeler les moments de bonheur avec Julia, il est doux de rejoindre ses amis auprès du feu.... Je m'y suis presque vu, d'ou le présent, et c'est aussi la force de ce texte.

Oui, certaines images me semblent un peu trop "forcées", mais néanmoins jamais naïves, on les croirait presque.

Et puis on a envie de connaître Julia, pas forcément pour sa source, mais pour son âme qui suscite tant de belels pesnées.

Une lecture bien agréable.


ps: un oubli que je répare en éditant: dommage ces images mathématiques.... trop!

   alpy   
24/6/2010
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Pour commencer, j'aurais plutôt classé cette nouvelle sur Sentimental/Romanesque que sur Aventure/Epopée.

On voit bien l'intention poétique de l'auteur avec plusieurs phrases très réussies. Cependant, à force de chercher à mettre des métaphores partout, certaines parties deviennent lourdes et des autres ne sont pas trop heureuses.
Celle qui m'a plus choqué est sans doute "le liquide éthylique" mais il y en a des autres "la flotte", "sa blonde", "la masse aqueuse bienfaitrice", "les gorges des muscles abdominaux", "titiller le bout de seins", "culottes courtes", etc. Je ne saurais pas dire si c'est simplement que les expressions canadiennes sont différentes des françaises mais en tout cas, pour moi ces choses clochent avec la sensibilité poétique que t'as voulu donner au texte.

La mention au garçon, Elton, est perdue dans le récit et n'est pas développée. Une simple ligne et rien après. Etait-il nécessaire ? S'il pense à son garçon, il pourrait développer cette pensée.

J'ai bien aimé l'image "le soleil nargue la masse de cumulus qui l'attend pour l'engloutir" mais j'aurais vu mieux "qui essayent infructueusement de l'engloutir" ou quelque chose du genre.

Je pense qu'il faudrait retravailler certaines parties afin d'enlever les lourdeurs. A mon avis il faudrait éviter de trop forcer sur les métaphores pour que la lecture coule comme la rivière tranquille :)

Bon continuation,

Alpy

   ameliamo   
25/6/2010
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
J’ai trouvé une poésie d’amour. Il n’y a pas d’action ici, seulement un prétexte pour une méditation, peut-être.

   shanne   
26/6/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour,
J'ai lu et relu cette nouvelle sans mettre un commentaire, je suis partie, à cette lecture, en escapade...
Je me suis bien représentée ce moment où nous pouvons nous retrouver après des longues heures de travail...
Oui, le ballon tournoie dans l'air et peut déclencher des souvenirs...
Et il parait que j'ai fait le tour, le tour de ce que je vois ici et maintenant ?
Je suis seul ou presque, oui, il parait que l'on est jamais vraiment seul, c'est vrai, la solitude est présente.
J'ai aimé tout simplement, merci à vous

   Marite   
10/7/2010
 a aimé ce texte 
Bien
Une parenthèse de vie, quand on se "pose", en se laissant aller avec le courant, sans forcer et sans tricher. C'est ainsi que j'ai perçu cette "escapade" Wancrys. Lecture agréable comme souvent lorsque sont exprimés des ressentis simples, humains et vrais.
Ma curiosité a été éveillée par cette phrase: "Les légendes de mon pays interdisent de ramener des coquillages ou pierres précieuses ramassés sur les plages." Wancrys, ne pourrais-tu pas nous conter l'une au l'autre de ces légendes qui, je crois, sont transmises oralement?
Et puis j'ai apprécié ces réflexions:
- "Je pense à l'eau, si simple, qui se laisse aller... Mais nous sommes comme des poissons têtus, à toujours vouloir ramer à contre-courant."
- "L'amour et l'immensité ne font qu'un. J'ai si peur de l'immensité, ..."
Indépendamment du fond, quelques détails dans l'écriture m'ont paru inadéquats avec l'atmosphère générale: "...exponantielle - liquide éthylique...- "
Par contre j'ai aimé:
- "Il paraît que des courants circulent au fond de cette eau tranquille. Au fond de moi aussi...",
-" Mes sentiments ricochent sur le dos de ma raison, cherchant une faille."
Ces petites phrases sont très "parlantes". Merci Wancrys de nous avoir livré ce morceau de toi-même.


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