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Fantastique/Merveilleux
Zemrude : Jeux d'eaux
 Publié le 22/01/12  -  7 commentaires  -  13178 caractères  -  80 lectures    Autres textes du même auteur

?


Jeux d'eaux


Ce qu’il y a de merveilleux dans l’eau c’est qu’elle coule… de source.

Moïse prit un bâton et frappa le rocher. Une source en jaillit aussitôt.

Ma source ne jaillit pas d’un rocher. Elle ne jaillit même pas du tout. Elle sourd dans un fouillis d’herbes rases et de cailloux. Et se jette un peu plus loin du haut d’une falaise impressionnante qu’elle érode et verdit allègrement. Elle chute plutôt, avec une aisance, un abandon qui donnent à sa chape d’eaux la somptuosité des majestés immanentes, vient s’étaler dans une vasque sablonneuse d’où elle s’évade en cascatelles à travers les rocailles.

Il la considère avec un froncement de nez méprisant. À l’en croire, la sienne est bien plus belle. Je suis sceptique.

Il m’emmène dans un désert qui n’a sûrement pas vu l’ombre d’une goutte d’eau depuis plusieurs siècles. Je crains qu’il ne veuille me berner.

Il ferme les yeux, m’invite à l’imiter. Je vais l’apercevoir, il en est certain. Et, n’est-ce pas, je l’aperçois, je l’aperçois enfin !… Il le sent. Il le sait.

Je rouvre les yeux, doutant vaguement de sa santé mentale.

Il tourne sur lui-même comme une toupie, une giration fluide, souple, qui l’emporte tout en grâce et légèreté, la pointe des pieds frôlant à peine le sol. Il suit un tracé capricieux. Marmonne une sorte de mélopée…

Je m’assieds sur une butte : à défaut de meilleure découverte, son spectacle n’est pas banal.

Dans son sillage, le sable se creuse, se vallonne. Un serpent s’y glisse, il ondule étincelant au soleil. Je proteste : le serpent qui se transforme en bâton (ou bien, est-ce un bâton qui se transforme en serpent ?)…

Il crie,


– Tais-toi !


Le serpent s’est dressé jusqu’à mi-corps. Le voilà qui danse à son tour. Sa tête se balance de droite et de gauche, puis d’avant en arrière et le mouvement s’arrondit, s’amplifie en vrille lente d’un érotisme exquisément élégant.

Mais la source dans tout ça ?

Il crie encore plus fort,


– Tais-toi !


Puis s’interrompt, se retourne secouant la tête comme désespéré.


– Tu manques tellement de concentration !…


Bien sûr, s’il échoue, ça ne saurait être de sa faute. Je feins une totale équanimité en m’abstenant de toute ingérence comme de toute velléité d’influence sur ses débats intimes. Lesquels ne durent guère avant de se solder par une démission. Plein d’amertume, il revient sur sa trace, commence à l’effacer.

Le serpent, cependant, ne l’entend pas de cette oreille (un serpent a-t-il des oreilles ?), et poursuit sa danse en y mettant une fougue qui ressemble à de la fureur. Par instants, il se prend presque pour un lasso, siffle en tourbillonnant éperdument sur lui-même. Au fond du sillon, il laisse une traînée de déjections dont l’abondance est pour le moins surprenante.

À bien y regarder, la couleur aussi : rouge, incandescente. Nappée de fumerolles. À son contact, les sables s’embrasent et fondent. Le sillon s’effondre et s’évase aux dimensions de leur coulée.

Des oiseaux volettent à contre-courant. Noires, lugubres, leurs ailes qui battent au rythme imposé par le serpent, se nuancent à l’approche du brasier de miroitements vermeils ou pourpres. Ils en jouent comme d’un autre ballet, en contrepoint du premier, plongent en piqué tandis que le serpent darde en extension ou s’élèvent en chandelle s’il s’incurve sur lui-même. À l’évidence, ils s’amusent tous beaucoup, mais avec une grande exigence dans la perfection esthétique. Chaque geste, chaque mouvement est épuré, raffiné jusqu’à l’excellence d’une qualité qui seule peut engendrer la quintessence du plaisir dont ils affichent la jouissance. Un plaisir contagieux qui m’imprègne d’une euphorie subtile, délicieuse. Merveille de bonheur dont la source m’échappe…

La source ? Quelle source ?

L’homme tapote mon épaule,


– Tu délires : tout ça n’est qu’illusion.

Je sursaute. Immédiatement, tout disparaît.

J’enrage et je le plante là. Je repars sur ma montagne, auprès de ma source d’eaux claires. Je me douche longuement le corps afin de me laver l’esprit sous sa cascade.

L’obsession néanmoins demeure.

Je retourne seule me promener dans son désert. Au même endroit. Je ferme les yeux, et faute d’une meilleure idée sur laquelle me concentrer, j’essaie d’imaginer que ma source jolie m’a suivie en douce, qu’elle se cache quelque part sous tout ce sable. Qu’avec énormément d’obstination et un zeste de chance je réussirai à la faire resurgir.

Peine perdue : sous mes pieds le sable brûle et j’ai beau m’efforcer d’évoquer ne serait-ce qu’un murmure aquatique, la sensation de gril s’impose ravageant irrémédiablement toute autre préoccupation. Je passe d’abord d’un pied sur l’autre, et c’est pire : la plante du pied tombant sur le sol est instantanément saisie. Mieux vaut chercher un répit sur la pointe de chaque gros orteil avec la protection de leurs ongles. Oubliée l’onde fraîche, me voici lancée dans une espèce de saltarelle pirouettante et virevoltante obnubilée par cette double constance de la souffrance et de la nécessité d’y échapper. Et l’homme comment faisait-il ?

Je le revois soudain, emporté par sa propre valse. Et ce que je prenais pour une mélopée n’était que l’enchaînement des modulations d’un long gémissement, le même que…

Mais alors, le serpent… ?

Je rouvre les yeux sur le paysage qui chavire. Se fige à nouveau immensément nu, immensément désert.

Sous mes semelles, la température du sable redevient supportable.

Je vais encaisser l’échec sur ma montagne, auprès de ma source. Je lave encore en ses eaux limpides les plaies de ma vanité.

L’homme est là, avec l’intention manifeste de me confesser. Aucune arrogance, aucune dérision. Pas non plus de mansuétude.

Je relate. Il écoute, questionne, réfléchit.


– L’eau ne peut jaillir que du feu. Si tu ne crées pas l’ignition nécessaire…


Qu’est-ce qu’il me raconte ? Et justement là, au bord de cette eau qui sourd de neiges éternelles !

Et s’il suffisait de calciner les déserts pour en détecter les sources, ça se saurait, non ? Surtout, ne pas s’encombrer de ses vaticinations !

Je récidive : cette fois-ci, je ne me perds plus en méditations préalables inutiles. Je me déchausse tout de suite… le sable me cuit la peau derechef. Je hurle en roulant sur moi-même, serrée dans mes vêtements, le temps de me rechausser en catastrophe. Puis, je détale.

Je récidive pourtant encore. Avec plus de circonspection.

À défaut de « créer l’ignition », j’aimerais déjà recréer l’illusion, ce spectacle du sable en fusion tandis que dansent un serpent, des oiseaux… J’y passe un temps effarant. Sans résultat.

Par contre, un jour que je vais m’y baigner, je vois ma cascade flamber. Une gerbe de flammes fuse de la vasque et lèche la crête de la falaise… certes, ce n’est qu’un effet d’optique dû au soleil couchant, mais tellement réussi.

Parfois, il me semble que si je ne découvrais qu’une source dans ce désert, je serais horriblement déçue.

Lui ne m’accompagne plus jamais. En revanche, il s’informe très assidûment des progrès éventuels de ma quête. Au point qu’il m’arrive de douter de sa sincérité. A-t-il réellement vu plus que moi ? Et si, sur la foi de rumeurs hypothétiques, il m’envoyait essuyer des plâtres auxquels il refuse de se frotter ?

Le Sorcier noir aussi m’observe avec une curiosité croissante. Il s’étouffe presque de rire devant l’opiniâtreté de mes efforts et plus encore devant leur inanité. Ouvertement il pense plutôt : leur absurdité.

Me croit-il simplement cinglée ou connaît-il la source ?

Une source ? Il fait la moue, entre indifférence et ignorance. Non, il ne connaît rien aux sources. Lui, sa spécialité, c’est la pluie. Mais le principe de base est le même : le feu. Sauf qu’il s’y prend autrement.

Il m’emmène dans son village. Choisit ses brindilles, les enduit de résines et les mêle de substances diverses qu’il ne me détaille pas. Les dispose soigneusement sur un monceau de feuilles sèches au milieu d’un foyer de grosses pierres ménagé à même le sol. Il s’accroupit devant, les couvre de ses paumes. Il a les yeux fermés, ne parle pas. Puis il passe les mains au-dessus du fagot, la gauche, la droite et encore la gauche… et secoue le bout de ses doigts comme pour en faire tomber une poudre invisible.

Il rouvre les yeux, se redresse un peu. Commence à souffler. Le feu prend soudain sur une explosion sourde. Il s’écarte tout à fait, le regarde prendre, va chercher une provision de bûchettes pour l’alimenter. Il utilise un bois de grain très particulier : lisse, dense, d’aspect minéral. De couleur beige clair, veiné de bruns plus ou moins sombres. Un bois à sculpter plutôt qu’à brûler. Il en a rempli tout un bûcher, prêt à l’emploi.

Il réfléchit longuement avant de placer chaque bûche, comme s’il devait obéir à des règles strictes. Périodiquement, il passe encore ses mains au-dessus des flammes, en agitant toujours les doigts. Quand il n’alimente pas le feu, il reste accroupi devant, le regard fixe, répétant à mi-voix ce qui pourrait être aussi bien des prières que des incantations et se balançant d’avant en arrière, puis de droite à gauche. Cela dure des jours et des nuits. Quand la fatigue le submerge, il a une façon étrange de s’écrouler sur lui-même et de rester ainsi prostré quelques heures. Ensuite, tout ragaillardi, il reprend sa faction. Moi qui n’ai pas son endurance je vais chercher asile chez les villageois.

À intervalles réguliers, il réorganise le tas des cendres qu’il se garde bien de disperser mais au contraire ramasse sous le feu qui devient une masse de braises de plus en plus compacte, à peine nappée de flammèches bleues. Sa chaleur de plus en plus intense ne semble pas déranger le Sorcier. Il est même le seul à pouvoir en supporter la proximité.

Un matin enfin, il se redresse, le regard brillant d’une exaltation extrême, souffle plusieurs fois sur les braises et pousse un cri phénoménal qui doit s’entendre à des kilomètres à la ronde. Aussitôt toute la fumée converge au centre du magma incandescent, s’épaissit et s’élève monolithique, droite comme une colonne très haut dans l’atmosphère où elle s’épanouit en panache.

Le sorcier se détend. Il commente pour moi,


– Les nuages sont attirés par sympathie.


De fait, le ciel ne tarde pas à se couvrir. Éclairs, tonnerre, rien ne manque pour orchestrer le déluge qui s’abat alors.

Mais la source ?

Il ouvre les mains en signe d’impuissance : il connaît la pluie, pas les sources.

Mais s’il renouvelait son expérience dans le désert, sur les sables… ?

Il s’esclaffe : ça ne marchera pas. C’est pour lui tellement évident qu’il n’éprouve nul besoin de m’expliquer pourquoi. J’essaie de le convaincre : s’il réussit à faire tomber la pluie sur le désert, les eaux de ruissellement s’infiltreront dans le sous-sol et resurgiront sous forme… du moins, dans les livres de géologie, du temps que j’allais à l’école…

Il m’examine d’un air effaré. Mes arguments lui semblent idiots et plus encore la science à laquelle je me réfère.


– L’eau ne jaillit pas de l’eau. Elle ne peut jaillir que du feu…


Pour faire tomber la pluie, il incendie l’air : je ne pourrai obtenir l’eau du sol que par la combustion de ce même sol. Certes, cette combustion existe au centre de la Terre, mais si j’imagine qu’en dansant sur le sable…

En désespoir de cause, je raconte le serpent, les oiseaux… il sourit.


– Illusion !


Il va chercher une de ses bûchettes, la taille, la transforme en toupie qu’il lance sur le sol.

Sur la terre sèche et dure, la toupie tourne sans problème, se promène gracieusement sans laisser de trace. Par contre, dès qu’il y a un peu de sable elle s’enfonce et sa rotation s’enraye avant même de s’amorcer. Comment pourrait-elle ébaucher un sillon ?

Sans doute.

Je médite devant le foyer dont il s’est servi pour provoquer la pluie. La colonne de fumée en s’épanouissant dans l’atmosphère attirait les nuages « par sympathie ». Et s’il parvenait à inverser la direction de la colonne… ?

Et alors ? Rien de plus facile.

Nous repartons dans le désert. Avec un camion pour transporter ses provisions de bois.

Il creuse le sable, y amoncelle ses feuilles et ses brindilles, renouvelle de bout en bout l’expérience. Mais à peine a-t-il lancé son fameux cri, qu’il me précipite avec lui dans le camion, déguerpit à fond de train.

La déflagration nous secoue malgré tous les kilomètres que nous avons réussi à mettre entre elle et nous. Vu de loin, le volcan est magnifique.

Pendant plusieurs semaines, ses torrents de lave se sont déversés sur les dunes environnantes. Je ne me lassais pas d’admirer le spectacle, surtout de nuit.

Des savants du monde entier sont venus pour constater cette espèce de miracle. L’incroyable éruption d’un volcan en plein milieu de ce désert, là où aucun d’entre eux ne l’avait prévu ni même n’aurait pu concevoir de la prévoir.

Ils glosaient longuement là-dessus et se disputaient plus encore.

Lorsqu’ils s’en retournaient, je leur demandais,


– Avez-vous repéré la source ?


Et, ils me regardaient comme une folle en s’abstenant de répondre tant ma question leur paraissait stupide.

Puis les foyers se sont éteints peu à peu.

Je continue d’errer sur les lieux.

Au fond du cratère, il n’y a que du sable.


 
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   socque   
9/1/2012
 a aimé ce texte 
Bien
Un texte très étrange, je trouve. Je n'en comprends pas les enjeux, mais je crois discerner une densité qui me plaît, des couches de significations enfouies.
Un bémol sur l'irruption du Sorcier noir qui, soudain, donne l'idée d'une société aux alentours, d'un village ; il me semble que j'aurais préféré voir évoquée plus tôt, par allusion, l'existence d'autres personnes non loin. Là, j'étais partie dans l'idée d'un isolement presque total de la narratrice (voire total, si l'homme qui la mène dans le désert est un fantasme), et j'ai dû réajuster ma perception d'une manière un peu brutale qui m'a gênée.
Sinon, j'ai bien aimé ; il se passe des choses bizarres mais pourvues d'une logique interne. J'ai aimé la fin.

"Chaque geste, chaque mouvement est épuré, raffiné jusqu’à l’excellence d’une qualité qui seule peut engendrer la quintessence du plaisir dont ils affichent la jouissance." : lourde, cette phrase, pour moi.
"il réorganise le tas des cendres qu’il se garde bien de disperser mais au contraire ramasse sous le feu qui devient une masse de braises de plus en plus compacte" : idem.
"la plante du pied tombant sur le sol est instantanément saisie. (...) Sous mes semelles, la température du sable" : à quel moment la narratrice a-t-elle mis des chaussures ? Je comprends qu'elle le fait en fait juste avant "Sous mes semelles", mais à première lecture ce n'est pas très clair, je trouve.

   Lunar-K   
14/1/2012
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour,

Un texte fort intéressant, et cohérent dans le symbolisme omniprésent qu'il déploie. Ce n'est pas chose aisée dans dégager une interprétation qui tiendrait la route. Cette nouvelle est hermétique, c'est sûr, mais d'un hermétisme qui me plaît bien, plein de mystère, de magie. Un ésotérisme plutôt. J'aime beaucoup cet aspect, suggérant une profondeur enfouie (peut-être un peu trop hélas) que l'on voudrait vraiment découvrir. Tout ce texte semble d'ailleurs tourner autour de cela : une source mystérieuse et cachée dans les profondeurs du désert, source qui, malgré les tentatives répétées de la narratrice, se dérobe toujours à elle, même lorsqu'elle jaillit enfin... sous forme de lave (que ce soit dans la première partie par la combustion des déjections du serpent ou par l'éruption du volcan à la toute fin).

Personnellement, j'ai vu dans ce récit une espèce de quête mystique, un recherche de la sacralité. Mais non pas de la sacralité extérieure au monde (pas la pluie venue d'en haut), non, plutôt de la sacralité du monde et des choses, la sacralité immanente mais toujours déjà corrompue par une espèce d'extériorité qui est celle du monde lui-même. On ne peut rejoindre l'intériorité des choses sans en rejoindre d'abord l'extériorité. Ce qui me semble expliquer l'imperfection de la source enfin atteinte, source de lave et non d'eau, destructrice et non sacrée. La source qui se dévoile, au fond, conserve toujours le caractère brûlant du sable dont elle jaillit.

Bref, voilà pour les quelques éléments d'interprétation que j'ai déjà pu relever. Je dois bien avouer que cela me semble encore largement insuffisant mais je compte bien m'y pencher à nouveau pour tenter d'y voir plus loin.

En ce qui concerne la forme et l'écriture, maintenant, je suis assez mitigé. En fait, je ne trouve pas l'écriture très adéquate au sujet et à la profondeur dont elle voudrait rendre compte. Une écriture trop narrative peut-être. Là où j'aurais bien vu davantage de poésie (elle n'en est pas totalement dépourvue non plus, bien sûr) pour justement suggérer cet espèce de dédoublement du sens. La narration, au contraire, me semble un peu trop superficielle pour bien exprimer cela.

Mais bon, ça reste un bon texte néanmoins, malgré une écriture un peu trop "sage" par rapport à la densité de ce qui est dit. C'est dommage... Pas dramatique, non, mais dommage...

   matcauth   
20/1/2012
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Une histoire complexe, difficile à lire car l'auteur pousse assez loin sa réflexion à l'intérieur même du monde qu'il a crée. Je pense qu'il ne souhaite pas s'arrêter là et qu'il a déjà développé et élaboré de manière détaillée le monde et ses héros.

Ce qui fait l'originalité de ce texte bien construit, produit par une plume de qualité, c'est ce mélange de fantastique et de technique. A certains égards, on a l'impression de lire un traité sur la manipulation des quatre éléments. Pour ma part, cela m'a rappelé les "pavés" d'Heroïc-Fantasy que j'ai pu lire.

Un texte intéressant, donc, très bien écrit, il y a du travail et une histoire, logique, cohérente.

Seul bémol, J'aurais plutôt vu ce texte comme chapitre d'un roman de Fantasy.

   marogne   
22/1/2012
 a aimé ce texte 
Vraiment pas
Très étonnant ce texte. Comme issu d'un exercice d'écriture automatique à plusieurs.

J'ai eu du mal à lire jusqu'au bout. D'abord la langue utilisée, le style, à la fois naïf bien des fois, avec des phrases dont la construction ne permet pas de bien en saisir le sens, et en même temps un choix de mots ou d'expressions recherchés qui détonnent complétement. Les envolées lyriques dans ce contexte font plutôt sourire que renforcer l’intérêt de la lecture.

Quand à l'histoire.... Non je n'ai pas vraiment accroché, sans doute pour les raisons évoquées précédemment, mais pas seulement. Quelques lignes de Carlos Castaneda et un peu de petite fumée, l'herbe du diable pourrait sans doute faire sortir l'eau du sable vitrifié, mais pas l'intérêt de ce texte.

Vraiment désolé.

   Margone_Muse   
23/1/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un excellent texte, je trouve. Etrange, limite mystique, pas certaine d'avoir bien tout compris mais c'est (vraiment) pas grave. Dans mon esprit, le texte se suffit à lui-même.
J'ai été bercée, emportée par l'histoire. J'ai adoré l'atmosphère particulière autour de la quête de la narratrice, le côté maître-élève, illusion, concentration, cette question de la source qui revient, lancinante, hypnotique. J'ai beaucoup aimé que les questions ne soient pas toujours incluses dans les dialogues, ça donne un certain rythme et il y a plus d'impact. Ca a eu cete effet là sur moi en tout cas.
Je suis vraiment entrée dans une bulle, lecture déconnectante, et ça me parait être un bon point pour un texte en "fantastique/merveilleux", c'est ce que je recherche.
Mes quelques regrets vont à l'emploi de certains mots artificiels, trop recherchés, qui cassent un peu l'ambiance envoûtante. Et également à l'arrivée des géologues sur la fin qui brise le côté intemporel du récit, que je plaçais jusqu'alors dans nulle part et nulle temps, si je puis dire.
Mais reste quand même l'essentiel : un réel plaisir de lecture.
Bravo et merci,
Margone, conquise et fan du genre.

   Anonyme   
25/1/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'ai apprécié cette recherche de l'eau, de la source, en plein désert. Comme une illusion, un espoir ultime de rétablir le sable en terre. Avec ses mystères, espoirs et une fin toute en découverte-réalisme de ce lieu. La magie du désert et son irrémédiable, terrifiant composant: le sable.

   Anonyme   
24/2/2012
 a aimé ce texte 
Bien
J'ai apprécié ce texte. Etrange certes, mais intéressant. < à peine nappée de flammèches bleues > de belles phrases, mais quelquefois des lourdeurs inutiles. En tout cas, merci pour ce moment de lecture. SR


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