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| Passant75
9/5/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime un peu
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Pas évident et je ne me prénomme pas Sigmund ! J’ai été plutôt partagé à la lecture. D’un côté, j’ai accroché à l’ambiance, il y a quelque chose de puissant dans ces images autour des yeux et des rétines, c’est vraiment dérangeant. La voix du narrateur m’a aussi intrigué, surtout ce mélange de mépris et de fascination qui met mal à l’aise, tant il fait coexister une répulsion extrême avec une attraction obsessionnelle.
D’un autre côté, j’ai fini par me sentir un peu saturé. L’accumulation d’images très organiques et glauques m’a donné l’impression que le texte restait sur le même registre sans évoluer. Le passage du rêve m’a intéressé, mais j’aurais aimé qu’il exprime beaucoup plus que l’écart entre la noirceur des actes de cet homme et sa beauté ainsi que le blanc du décor (on se croirait presque dans un hôpital !). Si le passage aux moments du quotidien permettait un retour au réel, ces moments restent un peu en retrait par rapport au reste. Du coup, même si je reconnais une vraie singularité, je ne suis pas rentré totalement dans ce récit. Sigmund l'aurait sûrement été ! |
| Cyrill
12/5/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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J’aime ! C’est comme une intériorité qui se projette sur l’observation d’êtres étranges. On me dirait que c’est Henri Michaux que je n’en serais pas autrement surpris.
Il y a quelque chose de viscéral dans cet univers très particulier. On y frôle le dégoût physique, mais la précision clinique permet de se distancer. Il y a des images ahurissantes. Toutes, mais notamment celles qui ont trait aux rétines ou aux dents, ou encore : « Le silence était plat, horizontal ». La prose est ramassée sur un rythme dense. Il y a heureusement des parenthèses ‘divertissantes’ qui m’ont laissé le loisir de respirer, et sourire. Une poétique hallucinée, sans limites imposées à l’imaginaire. Merci pour le partage. |
| Lariviere
22/5/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
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Bonjour 100dre (quel curieux pseudo !),
J'ai bien aimé votre poème. Il y a du Michaux effectivement dans ce choix de traitement poétique. La thématique est assez proche également. La particularité du style provient de ce mélange prégnant de banalité prosaïque et de volonté existentielle à décrire de profondes angoisses, de grand trouble intérieur, tout ça dans un questionnement sous jacent dans notre rapport au réel, à sa perception, à notre vision de celui-ci, puisqu'il est beaucoup question d'yeux dans ce texte. Le vocabulaire et les images elles même sont soient assez glauques, soient relativement oppressantes. Le ton, avec ses parenthèses et un narrateur qui s'interroge lui même, frôle l'ironie, apporte une touche à l'énigmatique déjà présent du "récit", rajoute du friable à la véracité même de celui-ci, nous renvoie là encore à la notion de vérité dans notre appréhension de ce que nous appelons vulgairement le réel et qui n'est que le reflet de notre imaginaire bien subjectif percuté bon gré mal gré par ce que nous appelons la raison. La construction de cette prose poétique est bonne. Il y a dans le propos et le surréalisme des images, beaucoup plus de profondeur qu'il n'y parait. Bref, un poème original, audacieux, avec une certaine force. Merci pour cette lecture et bonne continuation ! |
| EtienneNorvins
23/5/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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L'observation quasi entomologique de ces "vermines" (?) évoque en effet Michaux, ou Quentin Dupieux. Sont-ce "eux" qui suscitent le rêve étrange et manducatoire, qui vient interrompre la description, puis fait passer des yeux aux oeufs ?
On ressent comme une oscillation entre désir érotique et dégoût presque obsessionnel. Cela déboussole : mais le locuteur avertit que "ce n’est pas toujours évident" et qu'au final peut être "Je ne sais plus"... |





