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Poésie néo-classique
Absolue : La crise existe en ciel
 Publié le 07/09/07  -  9 commentaires  -  914 caractères  -  110 lectures    Autres textes du même auteur

Sur les doutes et la peur de la mort...


La crise existe en ciel



J'en crève
De me savoir poussière
La vie en bandoulière
Un tout petit neurone
Particule de faune.
De rechercher le sens
De tant de coïncidences
Comme on dit, par hasard
Du foetus au vieillard.
De semer des miettes
Mangées par les mouettes
Comme le petit poucet
Perdu dans sa forêt.
De refermer des portes
Qui mènent sur des grottes
Où les échos se cognent
Sur ma pauv' petite trogne.
D'entendre la musique
Cruelle et magnifique
Qui me refuse des bras
Vastes comme le Sahara.
De voir la petite fille
En robe de chenille
Rêvant de papillons
Dans leurs beaux pantalons.
D'être seule dans ma tête
Avec cette arbalète
Pour tuer le vautour
Qui déchiquetera mes jours.
Savoir.
Chercher.
Semer.
Fermer.
Entendre.
Voir.
Être.
J'en crève.


 
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   Jeser   
7/9/2007
Quête inquiète de l'existence humaine très bien résumée et surtout amorcée de sublime façon dans cette première phrase : "J'en crève de me savoir poussière" qui, à elle seule révèle l'aboutissement d'une existenc pleine de réflexions existentielles.
Et cette fin lapidaire en verbes durs et suffisants !
Bravo !

   Bidis   
7/9/2007
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Petits vers bousculés qui se "dérythment" à mon oreille, mais qui contiennent beaucoup de choses à penser.
J'aime beaucoup le jeu de mot du titre parce qu'il signifie quelque chose dans les deux sens.

   Lariviere   
8/9/2007
Un poème dans un style qui se situe à mon oreille, entre Prévert et Boris Vian.
C'est un compliment, parce que j'aime beaucoup ce style de poésie ou pointe la profondeur "existe en ciel" derrière la légereté de la forme.
Certaines phrases sont très fortes, d'autres plus faciles. Idem pour les rimes (le coté "rime simple" construit bien l'idée de légèreté nécessaire, seulement, certaines sont limites au niveau du ryhme et de la métrique).
Absolue, c'est bien, mais tu peux faire mieux...

   Anonyme   
8/9/2007
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
On a le droit de faire du Prévert, ou du Vian mais c'est 'risqué' car difficile d'imiter les maîtres. Il vaut mieux trouver sa voie.
Bien sûr que j'ai aimé lire ces vers simples et beaux.
J'aime aussi beaucoup le jeu de mots du titre (prometteur...).

   TITEFEE   
15/9/2007
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
c'est Absolu ! nous sommes tous ainsi à un moment de notre vie...et pour te prouver que j'aime, j'aime infiniment
je l'ai enregistrée

[URL=http://www.archive-host2.com/membres/up/1086141494/lacriseexisteencielABSOLUE.mp3]Voir le Fichier : [B]lacriseexisteencielABSOLUE.mp3[/B][/URL]

ou
si le premier lien ne marche pas :

http://www.archive-host2.com/membres/up/1086141494/lacriseexisteencielABSOLUE.mp3

   clementine   
9/1/2008
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Ces vers courts et puissants nous assènent ton message 5 sur 5 .
Rien à redire, j'aime tout, et cela reflète terriblement notre propre et perpétuel questionnement.
A l'inverse des autres, le titre me paraît superflu.

   Anonyme   
16/5/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'aime bien celui-ci, tiens je l'avais pas commenté.
"La vie en bandoulière", c'est simple, inventif et percutant.
Assez doux et espiègle aussi "De voir la petite fille/En robe de chenille/Rêvant de papillon/ Dans leurs beaux pantalons."
J'aime moins "Sur ma pauv' petite trogne" ou "Vastes comme le sahara"en revanche.
Dans l'ensemble sincère, agréable à lire.

   David   
12/2/2011
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Absolue,

Le titre avec le pseudo, ça en jette, j'ai trouvé plein de simplicité réussi, comme un air du joueur de flûte de Hamelin, sans raison, on irait presque marchait derrière. Malgré le fond plutôt sombre, entre deux "J'en crève" il y a des associations très lumineuses ou chantantes ou gentiment curieuses, poussière/bandoulière, miettes/mouettes, cognent/trogne, musique/magnifique, bras/Sahara... mince, toutes celles de la fin me plaisent.

   Anonyme   
8/12/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Cela commence bien, avec votre titre "La crise existe en ciel".
J'ai souri ...

Un peu moins en vous lisant, nous en sommes tous là, nous avons un début, nous aurons une fin, entre un intervalle où alternent
des bons et des mauvais moments. La Vie, quoi en somme, rien de bien spectaculaire.

Mais c'est vrai que par moment, notre interrogation coince
un peu aux entournures, l'on voudrait se croire différent.

Texte, comme toujours bien mené, d'un bout à l'autre,
début "J'en crève', final "J'en crève", et oui c'est une évidence.

Je ne sais plus qui a dit, " cela ne sert à rien de penser à la mort,
sinon que de nous pourrir la vie"


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