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Poésie libre
Aconcagua : La vieille dame et la jeune femme au mauvais endroit [Sélection GL]
 Publié le 07/08/19  -  16 commentaires  -  3023 caractères  -  148 lectures    Autres textes du même auteur

La vie d'une résidente et d'une soignante dans une maison de retraite maltraitante.


La vieille dame et la jeune femme au mauvais endroit [Sélection GL]



La vieille dame au mauvais endroit


J’ai oublié ma mémoire
elle s’est envolée comme une brume au soleil
en laissant çà et là de petites écharpes transparentes.

J’ai perdu mes enfants.
Ils n’ont plus de visage, plus de nom
et quand ils viennent me voir m’évaporer,
ils se taisent, regardent leur boîte à tout faire
ou s’en vont en me laissant me reposer en paix.

Ici il y a plein de petites mains pour la toilette
jamais les mêmes,
certaines avec des douceurs de nourrisson,
avec des mots caressants
qui donnent envie de vivre encore un peu,
d’autres avec des violences retenues
des cris qui réveillent mes premières terreurs
avec un peu de dégoût
comme une fleur malsaine au coin des yeux.

Ici, le soir, il faut manger vite,
de drôles de choses.
Ma voisine déverse sa litanie
avec des balancements pleins d’élégance,
il y a aussi Marie je crois,
qui demande des nouvelles de ses fantômes
et Pierre peut-être,
qui grimace dans le vide de sa bulle.
Ce n’est pas bon.

Ici on me pose dans un coin,
toujours le même coin,
à côté des fleurs artificielles,
celles qui veulent s’échapper
pour ne plus me voir
car je ne bouge pas,
je reste là à détricoter ma vie
en attendant le prochain repas
ou le petit sourire
qui me fera exister encore une fois,
peut-être la dernière.

Ici les heures n’en finissent pas d’être des jours,
j’attends, je regarde passer les autres
qui déambulent avec la lenteur
de vieux phasmes chaotiques
ou qui marchent vite,
la jeunesse plein les mains
et de belles blouses blanches
avec le regard fuyant notre transparence.

Demain je rentre chez moi.
C’est où mon chez moi ?
Je n’existe plus,
je suis l’inutilité des immortelles.


La jeune femme au mauvais endroit


Je pleure mon épuisement et mon impuissance,
mon ventre aussi aimerait pleurer ses nouages
pour effacer les angoisses.
J’ai peur de faire peur,
j’ai peur de blesser, d’humilier.

Ils sont très vieux,
leur corps ressemble
au champ de bataille
de la misère.
Ils ont des souillures
à n’en plus finir.
Ils sentent la vie en fuite,
mais je les aime.

En trois minutes je dois
expliquer mes petits gestes,
déshabiller les cauchemars,
laver la solitude,
revêtir l’infinie faiblesse,
maquiller la désespérance,
caresser la douce mollesse des visages,
enfouir la vie au fond des yeux,
poser une petite fleur de dignité au coin des lèvres.
Et moi, je déshabille, je lave, j’habille ; je pleure,
en trois minutes.


 
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   Eclaircie   
10/7/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour,
Ce poème est tout de pudeur et de sensibilité. Les images sont bien choisies.
L'exergue fait froid dans le dos, surtout que ce genre de maison n'est pas taxé de maltraitante mais de "normale", il me semble.

Le portrait détaillé de cette vieille dame est touchant, juste et pudique.
J'ai particulièrement aimé :

"et quand ils viennent me voir m’évaporer,
ils se taisent, regardent leur boîte à tout faire
ou s’en vont en me laissant me reposer en paix."

"Ici on me pose dans un coin,
toujours le même coin,
à côté des fleurs artificielles,
celles qui veulent s’échapper "

"je regarde passer les autres
qui déambulent avec la lenteur "

L'aide soignante est poète, c'est sûr !

Un bon texte, merci du partage.
Éclaircie

   INGOA   
10/7/2019
 a aimé ce texte 
Un peu
Ce texte multiplie les qualités littéraires : concision, aération, facilités d' interprétation. transmission d'émotions (positives comme négatives). Oui mais voilà : pour moi, il ne s'agit aucunement d'une poésie mais d'une rédaction classable en nouvelle et c'est ce qui explique un découpage en vers sans aucun respect des règles de prosodie. Poésie libre ! Je veux bien, à condition qu'elle en ait à minima la connotation.

   Pouet   
12/7/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Bjr,

j'ai trouvé une belle sincérité ici, de l'humanité aussi.

L'attente et l'impuissance, pour les deux femmes.

D'un côté l'attente de l'inédit, de quelque chose pour réveiller la vie et l'impuissance face au déroulé des jours, à l'immuable, à la cruauté de la vie qui continue ailleurs, qui défile et qui file, sans elle.

De l'autre l'attente d'un secours, de moyens supplémentaires et 'impuissance face à la marchandisation de la vieillesse, au mercantile, partout. (ceci n'étant pas explicitement dit, ce que je regrette un peu en le disant plus bas) Car ce n'est pas qu'une question de "personnels", d'humain.

J'ai beaucoup aimé. Simple et émouvant, simplement émouvant même si j'aurais aimé voir le versant de l'aide-soignante, AES ou AMP (quelque soit sa dénomination) un peu plus développé au regard de celui de la "pensionnaire" qui m'a semblé plus complet. Par exemple un petit mot pour "l'institution" ou pour l'Etat" et sa façon de "gérer" ses aînés ne m'aurait pas paru superflu. Même si le "en trois minutes" effleure la question.

Bravo en tout cas pour avoir abordé ce thème.

Pouet

PS: désolé si mon com est un peu désordonné.

   poldutor   
12/7/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Quelle tristesse.
La pire des indignités, maltraiter une vieille personne !
Il est dur lorsqu'on a encore toute sa tête,d'être abandonné, d'être traité comme un enfant. Nous, peuples avancés dits civilisés, nous ne savons pas nous occuper ni respecter de nos vieux...
Les peuples moins nantis, en Afrique ou en Asie, prennent soins de leurs "anciens", avec patience et bienveillance, c'est ce qui explique entre autre les familles nombreuses, plus d'enfants, plus de soins dans la vieillesse...

Il faut honorer ces femmes dévouées qui traitent avec douceur les pensionnaires qu'on leur confie ; malgré leur nombre souvent restreint, leur salaire squelettique, elles ont du mérite de s'occuper avec amour de ces êtres fragiles faibles et inoffensifs.

Belle poésie libre, pleine d'amour et de dignité.
J'aime.

E.L

   FANTIN   
13/7/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Triste réalité, tellement vraie et bien décrite (c'est-à-dire avec le cœur), avec des pensées qu'on méconnaît généralement puisqu'elles sont le fait, en premier lieu d'une personne "de l'intérieur", une pensionnaire, une résidente, comme on voudra l'appeler. Cette humanité clignotante, sur le point de s'éteindre, qui se rallume pourtant, on ne sait pour combien de temps, et dont la fragilité, le lucide abandon, le lent naufrage interpellent.
En second lieu cette "jeune femme au mauvais endroit" qui exprime son mal être à ne pouvoir faire plus malgré tout son amour; suit la longue liste d'infinitifs qui disent l'impossibilité de la tâche à accomplir "en trois minutes".
Ces deux prises de parole bousculent le silence habituel et l'indifférence seulement rompus, occasionnellement, par l'expression d'un ras-le-bol vite muselé, ou une grève sans lendemain.
A l'arrivée, à travers les images et les formules très expressives qui ponctuent votre texte, on entend deux voix pleines d'une humanité qui souffre et peine à simplement exister et continuer d'avancer jour après jour.
J'ai beaucoup aimé à la fois le sujet et la manière très humaine justement dont vous en parlez.

   Eccar   
13/7/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour,
un texte magnifique qui raconte si bien la réalité de ces fins de vies, fin de vie naturelle pour la vieille dame dans un endroit qui l'est si peu, aseptisé de tout et même d'humanité, et fin de vie inéluctable pour la jeune femme qui finira par s'échapper de cette maison maltraitante, par la démission, la dépression, ou le suicide. ( J'ai connu dans mon entourage ces trois formes de fuite.)
Triste monde que le nôtre.
Bravo pour ce texte témoignage poignant de réalisme.

   VictorO   
14/7/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
Deux poèmes en un qui se répondent. Beaucoup d'humanité en ressort. Beaucoup d'authenticité, d'émotions. Effectivement, même dans un milieu cruel et impitoyable, on peut heureusement rencontrer des personnes dévouées.
Des figures simples mais efficaces : "J’ai oublié ma mémoire
elle s’est envolée comme une brume au soleil",
"je reste là à détricoter ma vie
en attendant le prochain repas"
"Je n’existe plus,
je suis l’inutilité des immortelles."
"déshabiller les cauchemars,
laver la solitude,
revêtir l’infinie faiblesse,
maquiller la désespérance,
caresser la douce mollesse des visages,
enfouir la vie au fond des yeux
poser une petite fleur de dignité au coin des lèvres"
Un poème qui touchera les lecteurs qui connaissent une personne terminant sa vie dans une maison de retraite, et sûrement d'autres lecteurs encore.

   papipoete   
7/8/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour Aconcagua
Comment écrire en quelques lignes, des journées qui n'en finissent pas, aux minutes semblant des heures pour qui souffre, aux minutes paraissant quelques secondes pour qui soigne !
Tous ces vieux ( parfois encore jeunes ) dont la connectique disjoncte, et ne se rappellent pas des leurs ( mari, enfants ), attendent, guettent le seuil de la porte où pourrait apparaître un messie ?
La jeune soignante, gentille comme bien d'autres ( il y en a des méchantes ) voudrait prendre du temps avec ces patients, qui en ont tant à revendre mais... l'aiguille des minutes trotte ! " je dois m'occuper de votre voisine ! oui madame de la chambre 20, je vous entends ! j'arrive ! " Dans un coin du couloir, un coeur gros pleure... et la chambre 20 appelle...
NB un tour de force que d'écrire une seule page, sur un sujet tenant dans un roman ( le film " n'oublie jamais " évoque si douloureusement le cas de Allie ) ; il faudrait autant de chapitres pour montrer la vie de tourment, de celles qui soignent comme elles peuvent et doivent s'habituer à la détresse " ordinaire " d'une mémé souillée ou qui renverse son repas de ne plus savoir manger seule !
Ce texte est bien écrit, en phrases simples mais si lourdes de sens ( j'ai perdu mes enfants )... ( je dois déshabiller les cauchemars, laver la solitude... )
La paix n'ayant pas de prix, la guerre fait peur, mais cette maladie terrorise victime et leur soignant !

   senglar   
7/8/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour Aconcagua,


Ah ! Les cadences, la gestion, le profit partout ! La rationalisation des moyens, oublier que l'on a affaire à des humains, être aux soins à la chaîne...

Pas de petits soins

Et parfois une jeune femme en croise une vieille

Qui a la caresse
et la douceur du regard

Alors la vieille dame se dit qu'elle va faire l'effort de vivre encore un peu parce qu'elle ne voudrait pas
que cette jeune femme
vieillisse trop vite

Un peu d'humanité au pays des technocrates, mais en douce, comme une passagère clandestine.

Ecriture émouvante
Qui fait mouche pour relater cet échange
où l'on décide en fin de compte
d'épargner la mouche

Bravo et Merci
Tant pis si j'extrapole... ou tant mieux :)


Senglar

   cherbiacuespe   
7/8/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Deux poésies en une, pas très gaies, plutôt déstabilisantes même.

C'est bien écrit, explicite, imagé comme il se doit. "ici les heures... d'être des jours" : je me demande si il ne serait pas préférable d'inverser heures et jours pour une photographie plus prenante. A voir.

Dans le deuxième poème, je dirais qu'il décrit parfaitement le ressenti de certains personnels acculés à l'obtention de rendements, de productivités au détriment du cœur de métier : l'être humain, ou l'humanisme pour être plus précis.

Un belle création en tout cas, sur un thème piégeux.

   hersen   
7/8/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
C'est un poème criant de vérité, nous sommes dans une société où l'on ne veut plus perdre de temps avec nos "vieux".
Trois minutes.
ni le pensionnaire, ni le soignant ne s'y retrouvent, chacun se sent volé de quelque chose.
mais il y a entre les deux un régulateur puissant, argentifère, qui confère au sacré.
l'humain ? Allons, faites les comptes, on ne peut se le permettre, ce serait un luxe, nous explique-t-on.

J'ai vraiment aimé ton poème qui s'attaque en poésie au délaissement.

la forme choisie, les deux points de vue qui se répondent, est très judicieuse.
Je regrette (oh, à peine, ne va pas croire...) une fin où l'une et l'autre seraient ensemble.

merci beaucoup de cette lecture !

   Stephane   
8/8/2019
Modéré : Commentaire trop peu argumenté.

   PIZZICATO   
7/8/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
L'auteur(e) fait une incursion dans la situations de deux femmes, deux âges trés différents, mais qui sont liées d'une certaine façon par la maladie.

Tout en sobriété et délicatesse, ce texte - sans jugement -, pose un problème endémique qui attriste et met en colère simultanément.

D'une part la condition de ces vieilles personnes qui semblent être un poids pour la santé publique et parfois même les proches.
" et quand ils viennent me voir m’évaporer,
ils se taisent, regardent leur boîte à tout faire
ou s’en vont en me laissant me reposer en paix." Une image angoissante.

" je suis l’inutilité des immortelles. "


D'autre part, celles qui ont la charge de s'en occuper et agissent en fonction de leur caractère propre, mais de toute façon doivent lutter contre le temps qui leur est imparti...
" Et moi, je déshabille, je lave, j’habille ; je pleure,
en trois minutes."

Un beau et très bon texte.

   STEPHANIE90   
8/8/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour Aconcagua,

une superbe poésie sur l'isolement des personnes en fin de vie et l'aspect économique du prix de la prise en charge de la vieillesse dans notre société. Deux visions, celle de la personne âgée et celle de la soignante.
J'espère juste que ces maisons de retraite où l'on fait la toilette en 3 minutes sont une exception, mais il est vrai que le temps imparti pour les soins d'hygiène des résidents s'émiette au fil des ans. Malheureusement,elles sont maintenant géré souvent par des multinationales aux dents longues. Je trouve que vous avez trouvé les mots pour parler de ce sujet difficile avec votre sensibilité et d'une bien jolie façon.
C'est un détail, mais je pense que même en peu de temps il y a souvent des échanges et du partage dans ces moments de soins ; j'aurai aimé en voir un peu pour finir sur une note positive...
Il y a encore du boulot pour changer les choses et surtout notre regard sur la vieillesse. Ils ont tant à nous apprendre.
"Ici on me pose dans un coin,
toujours le même coin,
à côté des fleurs artificielles,
celles qui veulent s’échapper
pour ne plus me voir
car je ne bouge pas,
je reste là à détricoter ma vie
en attendant le prochain repas
ou le petit sourire
qui me fera exister encore une fois,
peut-être la dernière.

Merci pour cette belle poésie !
Stéphanie

   Lebarde   
8/8/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément ↓
Bonjour Aconcagua

Que ce soit une poésie libre ou un poème en prose, (je ne jugerai pas la forme dont le "lyrisme" inhabituel peut en effet décevoir certains)
Qu'importe !
Vous avez produit là, un superbe texte poignant, criant d'humanité, de sensibilité, de tact, d'émotion, de pudeur, de décence, de sobriété, de dignité et de vérité.

Vous avez su trouver le ton et les mots justes pour décrire et traduire l'univers d'une maison de retraite et le ressenti,
-d'abord d'une résidente, (comme tant d'autres), qui voit les derniers lambeaux de sa vie se consumer lentement et sa mémoire gommer un à un tous ses souvenirs
-et puis, d'une soignante, (comme elles le sont presque toujours), admirable de professionnalisme, mais aussi d'abnégation, de gentillesse, de patience, de bienveillance qui regrette de ne pas pouvoir consacrer plus de temps à ses "petits vieux" qu'elle aime.

Je suis d'autant plus touché que j'ai parfaitement retrouvé dans vos propos l'atmosphère de l'EHPAD où mes parents, l'un de 99 ans et 6 mois, l'autre de 93 ans, finissent leur vie paisiblement dans une relative sérénité, apparente du moins.

La vieillesse n'est pas une maladie mais seulement une étape incontournable de la vie, la dernière et la moins plaisante certes, à laquelle chacun d'entre nous, est et sera confronté.

La fin de vie et la mort," même en bonne santé" étant une fatalité inéluctable, il faudrait sans tabou, s'y préparer bien davantage, impérativement (pléonasmes voulus !) à la fois personnellement, individuellement, collectivement et sociétalement.
Il ne tient qu'à chacun de nous pour qu'elles (nos fins de vie) se déroulent le moins difficilement possible dans l'intérêt de tous.

Je pense qu'on y vient doucement mais qu'il serait grand temps de surmonter et résoudre les aspects mercantiles de la question !!

Votre texte est tellement humain et d'actualité.
Merci d'y avoir pensé, de l'avoir écrit dans ces termes.

Je ne ferai que deux remarques sur des points qui m'ont un peu interpellé :
- En incipit pourquoi parlez-vous de "maison maltraitante" qui existe certes parfois, (mais laissons l'exagération aux médias et aux polémiqueurs), là où il n'y a qu'une volonté partagée de traiter les fins de vies! Rien ni personne empêcheront qu'elles soient douloureusement insupportables.

- Pourquoi ces deux femmes seraient elles " au mauvais endroit" ?
Pourquoi une maison de retraite serait-elle plus un "mauvais endroit" qu'une maternité par exemple ?

Je laisse à méditer le propos suivant déjà entendu :
" Je ne veux pas un enfant parce que je ne veux pas qu'il meure !"

La mort ne ferait-elle donc pas partie intégrante de la vie ?
Alors faisons en sorte de l'assumer comme telle.

Aconcagua, bravo encore, ce texte magnifique sur un sujet difficile et délicat est à faire lire et à conserver dans nos archives.

Lebarde
Ce soir moralisateur et sérieux, c'est promis çà ne se reproduira pas !

   josy   
9/8/2019
Modéré : Commentaire trop peu argumenté.


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