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Poésie libre
Alcirion : Ce qui jadis coulait noir
 Publié le 11/11/17  -  6 commentaires  -  1701 caractères  -  96 lectures    Autres textes du même auteur

Souvenirs du quartier des errants.


Ce qui jadis coulait noir



De l’arrière-fond des songes désappris
Rejaillit encore
Le délire décadent qui me tordait le cœur
Au temps du grand égarement
La lumière maudissait mon vide sidéral
S’agaçant
Du piteux spectacle de mes sens éteints
Crève-cœur
Géhennes interminables
Et la désespérance de l’aube

J’ai retrouvé le rêve en l’état
Le grenier d’à côté
La mansarde dont me séparait seulement
Une porte antique et mystérieuse
Cet enfer où grouillaient les souris
Les parentes sans doute de celles que je traquais
Dans la réalité
De mon taudis aérien

Le siècle n’en finissait plus de trouver son terme
J’avais quitté le fleuve
Me diluant parmi les errants
Les invisibles les parias
Ceux qui ne laissent pas d’ombre
Mais me restait le ciel
Pour éclat de joie
J’admirais les toitures
J’écoutais le silence

Rien des bistrots
Ne parvenait à monter si haut
Ni les cris des ivrognes
Ni les bris de verre
Je restais seul des jours
Et des jours
Sans toucher le sol
Sans en éprouver le besoin
Je n’avais plus envie de fendre la cour des miracles
Qui se répandait jusqu’à ma porte
Son effluve était suffisant
Il ne partait jamais
Les rues les mœurs les dos éreintés
Tout là-bas suintait la misère
La défaite
La jeunesse vaincue
Et c’est bien l’angoisse de la mort seule
Qui m’amenait à redescendre
De temps à autre
Pour me mêler de la vie

Les esprits des rongeurs geignent pour revivre
Me réveillent encore
Ne mettront jamais aucune élégance
À s’effacer


 
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   Brume   
1/11/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour

Dès les premiers vers je suis entraînée dans un monde de désespoir.
J'ai aimé m'y immerger avec bonheur car votre plume a su y mettre de la beauté. Votre poème ne sombre pas dans le misérabilisme. Une lueur fend l'obscurité pour mettre en lumière le coeur qui bat, et j'aime tellement ce passage :

- "Mais me restait le ciel
Pour éclat de joie
J'admirais les toitures
J'écoutais le silence "

J'aime ce passage car je contemple avec émoi dans une telle clarté les yeux rêveur du narrateur qui lui, contemple le ciel, les toitures. Là l'émotion n'est pas dites elle se ressent fortement.

Le rythme est alerte, fluide, sans lourdeurs, que de beaux vers

La misère est exprimée avec poésie, puissance, et vie.

   Robot   
11/11/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Si la volonté était d'écrire un texte noir et désespérant, c'est réussi. Une écriture fluide et une rédaction efficace pour vous filer le cafard.

Heureusement, j'écoutais en même temps "la flute enchantée" et la reine de la nuit avec ses aigus m'a empêché de sombrer.

   Fowltus   
12/11/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Des tourments en ricochet pour ce long poème écrit un peu à la manière des poètes maudits où l'impression romantique des revers de fortune, du malheur, doit l'emporter.
Si le thème est redondant, et contrairement aux rongeurs de la dernière strophe, j'ai trouvé cependant une certaine forme d'élégance dans cette écriture pointant vos disgrâces.
Merci.

   Alcirion   
13/11/2017

   fried   
14/11/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Des souvenirs bien noirs et heureusement toujours présent un désir de vie alors l'hermite des toits redescend sur terre.
Ce monde en marge est superbement décris par la poésie.
bravo

   Lylah   
15/11/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un très beau texte qui m'a accrochée dès le départ et que j'ai lu plusieurs fois pour n'en rien perdre.

Toutefois, je me demande si je ne l'aurais pas encore plus apprécié sous forme de poésie en prose. Les phrases en auraient, à mon sens, gagné encore en rythmé et en puissance évocatrice.
Mais ce n'est qu'un avis !


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