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Poésie libre
Alcirion : La faute de la lune
 Publié le 06/10/16  -  8 commentaires  -  1809 caractères  -  162 lectures    Autres textes du même auteur

L'astre indécis fait couler des larmes que sèche le soleil.


La faute de la lune



Des prisons jadis
J'ai su ouvrir les portes
Se peut-il que j'aie perdu ma main
Que mes yeux ne sachent plus
Trouver l'acier secret
Moquer les labyrinthes
Dissoudre la douleur
Saisiras-tu que c'est la lune
La lune énorme
Sabrée d'un quart
Qui réveille l'envie
Des fleurs séchées perdues sous la neige

Mon éclat d'étoile changeant
D'allure et de couleur
À la lumière que je respire
M'offrant visions étranges
Pour chaque aurore de ma vie
Garde confiance encore
En mon sens de la destruction
Il vaut mieux supplier le feu
Il vaut mieux s'embraser
Enfiévrer l'avenir
Laisser du passé l'effluve aux flammes
Et émerger des cendres nouvelles

Mes doigts meurtriers
Sauront encore noyer les hivers
Garrotter les souvenirs
Sous les yeux de ton Dieu
Sous les yeux de mon Diable
Regarde éclore le mystère inédit
Il se peut que vienne l'enfant
Il se peut que déjà se découvrent
Les étoiles grises
Les éthers bleus
Les astres chaleureux
Que mes yeux dessineront pour toi

Revienne l'ancienne vigueur
Trépasse l'ombre gibbeuse
Jaillissent l'ardeur
Les phénix indicibles
Que berce tes songes
Au fracas des nuits d'orage
L'âcre fragrance des forêts ruisselantes
Il n'est pas de terres plus généreuses
Il s'en trouve de plus brûlantes seulement

Vois de tes yeux
Je sais toujours calmer ton sang
C'est la chaleur de l'été
C'est la faute de la lune
La lune élaguée semblant
Une idole mutilée
C'est une faille une crevasse
Une déchirure à repriser
Laisse-moi accorder
Tes fibres dispersées
La nuit à présent ne saurait plus venir


 
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   Proseuse   
22/9/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour !
Voilà un poème que j' aime beaucoup, je l' ai lu une fois et me suis laisser embarquer par les images .. j' y suis revenue une autre fois et j' en découvre d' autres ! j' aime ce genre de poésie qui offre aux lecteurs plusieurs niveaux de lectures et un grand espace d' interprétation , je cherche un passage qu' éventuellement, je préfèrerais à d' autres .. non! décidément, je prends "tout" !!
merci de ce bel instant de poésie

   MonsieurF   
6/10/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Un beau texte, doux et mélancolique.
Je regrette deux choses, même si je n'ai pas de solution à apporter:

- l'utilisation du "que" (il se peut que / saisiras tu que) un peu lourde et contraignante à lire.

- la répétition de lune un peu lourde parfois.

Mais j'ai tout de même bien aimé.

   MissNeko   
6/10/2016
 a aimé ce texte 
Bien
J ai apprécié la douceur et le ton mélancolique de tes vers.
J ai une préférence pour la deuxième strophe.
merci pour ce partage

   Lulu   
7/10/2016
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Bonjour Alcirion,

j'ai pris le temps de lire ce poème et de le relire, mais je peine beaucoup à le saisir. S'il s'en dégage des vers parfois sympas, comme "C'est une faille une crevasse / Une déchirure à repriser", d'où s'esquissent de belles images, je ne comprends guère l'ensemble du texte que j'ai trouvé, de fait, trop long.

C'est pour moi trop confus. Peut-être, s'agissant de vers libres, ne m'en serais-je pas tenue à cinq strophes de poids à peu près égal. Ainsi, pour la première, j'aurais bien vu deux strophes car le passage du "je" au "tu" m'a posé problème. Je n'ai pas perçu qui parlait à qui... J'aurais donc fait une strophe jusqu'à "Dissoudre la douleur", puis commencé une seconde avec "Saisiras-tu que c'est la lune"... pour que ce soit plus clair.

Par ailleurs, j'aurais évité "La lune énorme" que je trouve un peu lourd, du fait de la répétition du mot "lune" et de la tournure.

Je trouve qu'il y a un problème de rythme ici :
"Mon éclat d'étoile changeant / D'allure et de couleur". Finir le premier vers par un participe présent, cela fait bizarre. J'aurais poursuivi (Mon éclat d'étoile changeant d'allure et de couleur) quitte à faire un vers plus long.

Plutôt que cet autre participe présent, j'aurais bien vu un présent simple :
"M'offrant visions étranges" pour "M'offre des visions étranges".

J'ai trouvé par ailleurs "l'aurore de ma vie" un peu lourd à cause du possessif "ma" qui renforce trop le "je" déjà bien personnel. Là, j'aurais bien vu simplement "Pour chaque aurore"... pour épurer un peu.

Je ne vais pas décortiquer tout le texte en détails, mais il est vrai que j'ai manifestement tendance, en vous lisant, à vouloir le décortiquer, faute d'avoir pu lire un texte fluide.

En espérant que ces différents éléments pourront vous apporter.

Cordialement.

   Sodapop   
8/10/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Ce poème rassemble tous les codes qui, à mon sens, qualifient de façon parfaite la poésie surréaliste. Il y a un rythme entrainant qui nous fait lire ce texte de façon haletante, sans jamais en perdre le fil, sans jamais s'ennuyer, nous offrant des visions fortes d'images venues tout droit d'un autre monde. Certainement l'univers qui reflète votre âme. Je ne serais pas loin de dire qu'il s'agit du poème le mieux construit que j'ai lu sur oniris à ce jour. Un surréalisme percutant, retravaillé, avec des clés que seul l'auteur peut comprendre. Vous nous les offrez dans ce texte et chacun doit en faire ce qu'il souhaite. Merci et bravo.

   Alcirion   
8/10/2016

   jamesbebeart   
8/10/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément
Je reviens sur ce texte qui m'avait beaucoup plu dans l'espace lecture. La beauté indicible, elle est là et vous nous en avez fait largement profité! Curieusement ce texte n'a eu qu'assez peu de coms et c'est bien injuste. Tant pis pour les distraits qui sont passés à côté de ce beau texte.

   GeorgesSang   
27/10/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Voilà un texte très beau et très agréable, et ce n'est pas peu pour un rimier invétéré comme moi ! Bravo
Les images et les mots se lisent avec beaucoup d'aisance, et elles sont pleines d'esprit

"Se peut-il que j'aie perdu ma main" quand on s'attend plutôt à voir une clé, clé qui réapparaît quand les yeux réussissent à "Trouver l'acier secret".

La deuxième strophe s'est littéralement enflammée, puisque'elle est d'abord "lumière" qu'on "supplie" de briller, puis un feu qui s'embrase et d'où jaillissent les "flammes", et enfin les "cendres nouvelles" qui meurent pour mieux renaître. Très bien !
Je trouve en revanche que l'usage des participes présent donnent des lourdeurs à votre travail, mais ce n'est que mon avis.

A vous relire, Alcirion


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