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Poésie libre
Alexanderplatz : Valse à quatre temps
 Publié le 24/11/20  -  7 commentaires  -  580 caractères  -  115 lectures    Autres textes du même auteur


Valse à quatre temps



Je vais mourir dans un instant
Laissant seuls femme et enfants
D'autres ont décidé de mon temps
Formez les rangs !

Parce que cette guerre j'ai refusée
Qu'au fond de ma tranchée je suis resté
Refusant de suivre ce petit officier
Arme au pied !

Très vite ils m'ont mis au trou
Jugé coupable un point c'est tout
Je vais bientôt quitter ce monde de fous
En joue !

Auprès de mes compagnons je serai d'ici peu
Tombés sous d'autres balles, un autre feu
Camarades, voici l'heure des adieux
Feu !


 
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   papipoete   
12/11/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
libre
que n'a-t-on pas souvent versifié sur ce thème ? mais cela ne me gêne pas ! Nous venons de fêter le centième anniversaire de l'armistice et celui de l'inhumation du soldat inconnu ; cela mérite bien qu'un poème en reparle un peu !
Ne pas mourir sous les balles de l'ennemi, mais sous le feu des nôtres pour avoir refusé un ordre !
NB en quatre temps l'auteur règle cette macabre pièce ; sans fioriture, le condamné est ainsi montré dans son courage, et sa fierté d'homme digne qui bientôt s'éteindra si tristement.
la dernière strophe est ma préférée et les 4 ordres répétés par le " petit officier " résonnent...
papipoète

   Lebarde   
13/11/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Désobéissance en temps de guerre, la Grande, celle qui ne pardonnait aucune rébellion.
Crève sous la mitraille ou bien crève au peloton sous les ordres de tes chefs et les balles de tes compagnons.
C’est le 11 novembre qui remet ce sujet au goût du jour?

Le fallait il? Peut-être que oui encore pour apprendre ou rappeler à nous tous qui n’avons pas vécu cela.

Très beau style, court, direct, percutant, qui tue.

J’ai bien bien aimé le dernier vers des strophes:
- « Formez les rangs !», 4 syllabes.
-« Arme aux pieds !», 3.
-« En joue! », 2.
-« Feu! », 1.

Un compte à rebours glaçant.

Superbe poème
Merci
En EL
Lebarde

   Eclaircie   
17/11/2020
 a aimé ce texte 
Pas
Bonjour,

je suis assez mitigée à la lecture de ce poème.

L'intention est bonne, à mes yeux, mais la composition moins réussie.
Un peu trop prosaïque, banale et au vocabulaire attendu.
Ensuite,le texte présenté en libre, avec ses rimes, cependant, avec son rythme presque régulier, se rapprocherait plus d'un contemporain pas tout à fait abouti.
Ensuite le titre "Valse à Quatre Temps". Si je comprends bien l'intention, j'imagine mal le rythme de la valse en musique de fond à ce texte. Peut-être trouver une autre forme musicale.

Revu, repris, ce poème doit gagner beaucoup en poésie et donc me toucher.

Bonne continuation,
Éclaircie

   Corto   
24/11/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Voici un hymne au libre choix face à l'enrégimentement.
Mourir pour mourir faut-il d'abord tuer cent hommes pour être applaudi au moment de mourir ?

Ce poème très simple va droit au but, sans fioritures.

La référence à la première guerre mondiale est bienvenue lorsqu'on en sait les errements et les crimes.

La construction du poème est très réussie par sa concision et le placement du dernier vers de chaque strophe.

Bravo.

   dream   
24/11/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Alexanderplatz, bonjour


La Grande Guerre, c’était la der des ders. Enfin c’est ce que l’on croyait puisqu’il y en a eu d’autres après. Mal armé, nu contre la cruauté dont tu t’es rebellé, tu seras mort en vain et pire, sous les balles des tiens. À présent tu n’es plus que pour avoir péri.

Un poème tout simple sur l’imbécilité de la guerre et des donneurs d’ordre souvent planqués à l’arrière.

Merci au poète d'avoir ravivé le souvenir !

   Vincente   
24/11/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
"Quatre temps" bien marqués et qui semblent irrépressibles, pas d'atermoiement, pas de circonvolution, la messe est dite, même sans le curé !

J'ai trouvé très accordée à son propos cette danse dans son aberration ultime, son refus d'obtempérer, son refus de tuer. La désertion n'est pas forcément un acte de fuite en temps de guerre, elle demande un courage certain.

Les "quatre temps" que marquent les quatre derniers vers des quatre strophes bornent la progression de la mise en cause de l'histoire et de la mise en "joue" du narrateur.
Là on ne joue pas, c'est terriblement décidé :

"Camarades, voici l'heure des adieux
Feu !
"

Sans appel !

   apierre   
24/11/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'ai bien aimé ce texte court dramatiquement efficace.En quelques mots simples ,l'auteur nous fait vivre l'horreur et l'absurdité.
Quatre temps pour des derniers instants.
Merci pour cette lecture.


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