Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Poésie contemporaine
AlexisGarcia : Le salut des rois
 Publié le 13/10/21  -  3 commentaires  -  1609 caractères  -  79 lectures    Autres textes du même auteur

Une sorte de veillée d'armes avant de prendre la mer vers le pays anglais.
Les mots « salut » et « théâtre » sont à prendre dans tous leurs sens.


Le salut des rois



Des jars sur scène grésillés

Embaument gaiement l’assemblée

Dont les bouches jouent le festin



Alliés les rois se sont dressés

Croyant voir un preux paladin

Au pâle emblème léonin



On boit déjà avidement

Dans la communauté des cœurs

Le vin des joies et des clameurs



On vogue unis étrangement

En l’alcool noir de firmaments

Où vaquent-meurent toutes peurs



L’Éternité même sans doute

S’étonne de gloires dissoutes

Quand si haut levées sont les coupes



Le feu est aux yeux et la route

Les nus-canons emplis d’étoupe

En mer de la proue à la poupe



Loin des ports la Grande Armada

Toute en voilure toute en ailes

Cingle déjà vers l’Éternel



La vague monte jusqu’au mât

Le vent crie de ses maintes voix

Pleure en elle une jouvencelle



Qui aime son homme son âme

Qui hait la nef cette autre dame

Belle de bois dans le fracas



Les tempêtes sont dans la femme

Les naufrages et les trépas

Sonnent proches comme le glas



Éclate le marbre de l’âtre

De même qu’en Palais de Sodome

Ou que de Gomorrhe les dômes



Les Rois saluent en le théâtre

Le présage de beaux désastres

L’honneur demeure en le Royaume


 
Inscrivez-vous pour commenter cette poésie sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   Gemini   
6/10/2021
 a aimé ce texte 
Un peu
Il m’a fallu arriver à la Grande Armada pour comprendre de quoi il retournait. J'ignorais qu'elle soit constituée de rois alliés.

J'ai eu du mal avec cette mise en page à double interligne, l’orthographe (proue, mât), la grammaire (Tout en voilures... tout en ailes, et il me semble que "Sonne" se conjugue au pluriel), la syntaxe ("L’honneur demeure en le royaume", peut-être pour faire époque ?), la prosodie (pour la catégorie), la ponctuation totalement absente (un choix, sans doute, mais qui n'apporte rien), et j'ai trouvé que le choix de tercets en octosyllabes ne convenait pas à cette poésie qui, je pense, se veut épique (voire théâtrale) et mériterait donc de l’ampleur.
Mais peut-être ces tercets représentent-ils les bateaux et le double interligne les voiles ?

Pour le fond, par inculture, je crois, je n'ai pas décelé le "preux paladin" à "l'emblème léonin" (le roi d'Espagne, simplement ?), et je n'ai pas trop su dans quels sens lire ce fameux : "Les Rois saluent en le théâtre", Rois qui prennent là une majuscule parce que reliés à Sodome et Gomorrhe ? (châtiment divin sur des catholiques ? quel est donc le tort du très-pieu Philippe ?). J’imagine que leur "salut" n’est (ne sera) dû qu’à leur fuite. "Théâtre", pour théâtre de guerre ? Ce dernier tercet est très ambigu.

Pour une épopée, le voyage est plus décrit que son but. On est plus dans la tempête (agrémentée d'assertions curieuses comme : "Les tempêtes sont dans la femme") que dans une guerre de religion. On pourrait être dans n’importe quel autre débarquement.
Les vers avec leurs rimes improbables "mât/voix", "théâtre/désastres" n’apportent pas grand chose et, au pire, gênent.
Je pense qu’un récit aurait mieux convenu
Très peu convaincu.

   papipoete   
13/10/2021
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
bonjour AlexisGarcia
Les parutions ces temps passent d'un extrême à l'autre, mais comme l'on peut versifier sur tout sujet, je lis votre épopée...
Un peu comme dans la Grande Bouffe de Ferreri, il est question ici de ripailles à s'en éclater la panse... ou partir sur les mers non point en " réfugiés " pauvres hères, mais à la conquête de nouvelles terres !
NB en un curieux vocabulaire ( peut-être le parler de l'époque ? ) l'auteur montre des tables débordant de victuailles ; des nefs remplies de marins d'eau pas douce le couteau entre les dents... invincible Armada ?
Nous eûmes à lire l'agonie d'enfants marquant notre impuissance...
Nous partîmes sur les routes de gens fuyant leur pays en sang...
Curieuse coïncidence ; drôle d'atmosphère put s'écrier Arletty !
La navigation en elle-même est bien retranscrite ( la vague monte jusqu'au mât... ) mais l'ensemble ainsi écrit, n'est guère remarquable ( le dernier paragraphe en particulier )

   Provencao   
13/10/2021
 a aimé ce texte 
Bien
J'ai toujours un peu de difficultés avec les longs textes...
Mais je me suis attelée à lire et relire et j'y ai lu une lecture qui m'a permise de dégager l'unité profonde du poème et la dynamique particulière des images .

Tout cela étant mis en lumière et porté par les rois que l'on découvre à la fin.

Au plaisir de vous lire
Cordialement


Oniris Copyright © 2007-2020