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Poésie libre
Amexin : Amexin
 Publié le 09/07/10  -  15 commentaires  -  1272 caractères  -  145 lectures    Autres textes du même auteur

Lorsque je doute sur la pérennité de l'Amour, je m'exile sur Amexin, métaphore de la planète intérieure, de l'éthique personnelle affranchie des morales humaines.


Amexin



C'est un doute cousu main
dans les lambeaux de mon histoire,
c'est une outre emplie de pierres
qui pèse lourd depuis la Terre...
... et je m'exile sur Amexin.

Il y a là-bas l'Amour sauvage
déshabillé de tout ancrage,
de tout mirage humain des âges
où finit par finir la rage des passions-orages et des saisons.

Je t'aime à cet instant,
mais cet instant est une image,
bleu-feu, rouge-sang,
que les pastels veulent attaquer...
... C'est une image, c'est une pluie, c'est une page.

Et je m'enfuis sur Amexin
pour me coucher dans cette vie
où rien ne meurt si l'on y tient,
pour me coucher dans cette mort
où tout se vit lorsque l'on dort,
lorsque le corps lâche l'esprit de son amphore,
lorsque les digues du passé, de l'avenir n'existent plus,
que tu es là, lié à moi dans cet infini monde.

Je redescends sur la Terre.
Je n'y suis plus, tu n'y es pas.
Le déclin de l'amour s'ouvre sur moi
et je l'enterre dans une terre fertile et belle
parce que toujours il renaîtra,
ici, là-haut, sur Amexin,
gîte des rêves et du destin des hommes vivant le jour,
vivant la nuit pour que l'Amour les régénère.


 
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Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   Lunastrelle   
25/6/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Oh, déjà fini?
(Oups, a lu trop vite, ou alors a voyagé... Seconde solution à mon avis).
C'est tout simplement... Fantastique... Et cette planète, je crois aussi la connaître, du moins je me réfugie vers un monde similaire... C'est en tout cas un écrit qui me transporte, aux nuances assez colorées, et où la tristesse n'a pas vraiment de place, sauf peut-être à quelques moments, ce qui est normal...

Merci pour cette lecture enrichissante, et personnelle aussi...

   bulle   
29/6/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Ce texte est d'une musicalité géniale !

Il s'entend non seulement par le jeu de sons, mais également par les reprises.

Quant à son contenu, il s'ajuste parfaitement à la partition.
Un monde parallèle, un monde à part, un univers particulier composé de mots 'simples', mais porteurs de belles sensations.

Un réel plaisir que cette envolée-là.

   jaimme   
1/7/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Une vraie poésie. Où tout ce qu'il y avait d'important a été dit.
Ce monde est donc celui de l'Amour plein et éternel.
Immense regret qu'il ne soit pas de cette Terre. Immense bonheur de le savoir là, exister.
Je n'ai rien à conseiller à cet auteur. Je le remercie, vraiment, de cette lecture et lui offre en retour un ressenti très fort.

   Damy   
4/7/2010
 a aimé ce texte 
Bien
Dommage que je n'ai pas su trouver la définition d'Amexin, le substitut à l'amour que la nuit régénère.

Texte d'une certaine profondeut qui a de l'allure!

Lecture agréable, bien rythmée

   irisdenuit   
9/7/2010
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Bonjour,

Il y a beaucoup de "que, lorsque, parce que". Je trouve la musicalité du poème alourdit de ce fait.

La première strophe dit tout ! C'est selon moi la plus belle.

J'ai fait des recherches sur Google pour trouver la définition d'Amexin.... rien trouvé qui se prête au contexte de ce poème. j'imagine que c'est personnel à l'auteur.

Finalement, un poème qui est loin de me convaincre.

Merci.

Une autre fois sûrement.


Iris

   Marite   
9/7/2010
 a aimé ce texte 
Bien
Ce poème est passé en un éclair sur mon espace-lecture. Pas le temps d'y mettre le commentaire que j'avais préparé. Tant pis ou tant mieux... le voici:
J'ai aimé ces vers dans leur ensemble. Mais les expressions: "...
où finit par finir..." et "et je l'enterre dans une terre..." ont perturbé le ressenti que j'éprouvais et qui m'emportait lors de la lecture.
Ma strophe préférée est la quatrième et en particulier:
"lorsque les digues du passé, de l'avenir n'existent plus,
que tu es là, lié à moi dans cet infini monde."

La planète Amexin... c'est toi-même non? Le seul endroit où l'on peut "refaire" le monde...

   tibullicarmina   
9/7/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Me gênent les sonorités trop marquées en "-age" de la deuxième strophe.
Un poème savamment rythmé et qui vise à une certaine profondeur.
La première strophe est bonne bien que je ne sois pas touché par le "cousu main".
Dans l'ensemble, un poème bien intéressant à lire.
Désolé de n'être pas plus constructif.
Au plaisir de vous relire.

   shanne   
9/7/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour,
Un texte qui ne peut pas me laisser insensible...très beau et pur.
Oui, quand le doute devient trop lourd, il faut savoir prendre du recul, savoir lâcher prise et ce n'est pas facile.
J'ai aimé: lorsque le corps lâche l'esprit de son amphore, un long voyage...
Un grand merci à vous

   ANIMAL   
9/7/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bravo pour ce poème au rythme bien cadencé que j'ai lu d'une traite et relu dans la lancée.

Il y a une pureté vraie dans ce texte. Pas de doute, la poésie est là, à chaque détour de mot. Je ne peux tout citer mais voici mon passage préféré :

"Et je m'enfuis sur Amexin
pour me coucher dans cette vie
où rien ne meurt si l'on y tient,
pour me coucher dans cette mort
où tout se vit lorsque l'on dort,"

Il y a pour ma part une toute petite faiblesse de musicalité dans le premier vers et le neuvième, mais c'est bien peu par rapport au charme envoûtant de l'ensemble.

Merci pour cet instant précieux.

   LEVENARD   
9/7/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
C'est effectivement un petit joyau (pourquoi petit ?).
D'une finesse et d'une justesse ( malgré sa préciosité, mais celle-ci revendiquée, assumée, et très ajustée de ton) de langage évidentes.

Tout au long, un balancement (donc un rythme) sans accroche qui conduit la lecture d'ailleurs un peu plus vite même que l'esprit : on, est pris par la musique dont on ne veut pas rompre le cours, et pour le reste, on reviendra plus tard.

Véritablement une superbe page.

   wancyrs   
10/7/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Il y a de très belles tournures dans ce texte :

"où finit par finir la rage des passions-orages et des saisons."

"Je t'aime à cet instant,
mais cet instant est une image,"

"pour me coucher dans cette vie
où rien ne meurt si l'on y tient,
pour me coucher dans cette mort
où tout se vit lorsque l'on dort,"

Je trouve néanmoins que la force du message aurait été décuplé si le texte était en prose ; mais ce n'est que ma façon de penser.

Par contre, j'ai eu du mal avec cette tournure :

"Le déclin de l'amour s'ouvre sur moi
et je l'enterre dans une terre fertile et belle"

Qu'est ce qui est enterré dans une terre fertile ? le déclin de l'amour ?

Sinon, j'ai aimé le reste.

   xuanvincent   
10/7/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Merci à l'auteur pour ce poème, dont j'ai apprécié le style, l'imaginaire et les images.

Bonne continuation.

   David   
14/7/2010
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Bonjour Amexin,

C'est un joli neologisme "Amexin", peut-être un glissement d'âme et d'exil, ensemble, ou une inspiration d'un moment. C'est quand même très proche de la lune, cette image d'une planête accessible qu'en rêve, où se tiendrait un autre monde. J'espère qu'aucun Neil Amstrong ne viendra rompre son mythe, encore que la lune continue d'inspirer. Il n'y a pas la même distance que dans le "petit prince" ou autre Peter Pan, c'est résolument romantique, "amour" s'écrit avec un grand A, mais pas de muse, ou son sillage seulement.

C'est assez chantant et la mystérieuse planête livrera peut-être d'autres histoires, dans un prochain poème ?

   silene   
19/7/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'ai un peu de mal à entrer dans ce monde parallèle, à cause de son étrangeté pour mon expérience. Quelques points me gênent, les assonances à la queue-leu-leu, qui font système, je trouve, l'infini monde que je ne trouve pas très heureux.
Mais il y a un vrai dépaysement, et une façon de rêve qui s'édifie à sa lecture, ce qui dit qu'il fonctionne.

   Anonyme   
8/3/2014
Commentaire modéré

   Anonyme   
13/6/2018
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Par instant ce poème manque de fluidité, certaines formulations ne sont pas très heureuses "où finit par finir", "et je l'enterre dans une terre", "vivant le jour, vivant la nuit", vient s'ajouter à cela ces "lorsque" "pour me coucher" successifs et des imperfections par-ci, par-là.

Il y a là, une idée qui aurait pu davantage toucher ma sensibilité si elle avait été un peu mieux mise en valeur, votre phrasé par instant semble maladroit, hésitant, il n'est pas assez concis, percutant.

"Et je m'exile sur Amexin", sorte de refuge idyllique :

" Je t'aime à cet instant,
mais cet instant est une image, "

Prenez garde de ne pas perdre trop le sens des réalités, car plus dur serait la chute, cela doit être juste une parenthèse, peut-être une bouffée d'oxygène ...

Votre dernière strophe me laisse plein d'espoir, mais tout de même n'allez pas trop souvent sur Amexin...


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