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| Passant75
7/3/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Zola, Dickens et bien d’autres encore ont disserté sur la dureté du travail en usine et sur la condition ouvrière. L’auteur, usant de six parties, s’attèle aussi à cette tâche.
Les trois premières parties s’attachent à décrire l’enfer des usines de sidérurgie et notamment des laminoirs, on se croirait presque dans les forges de Vulcain. Il y faut sans cesse répéter les mêmes gestes comme dans « Les Temps Modernes » de Chaplin, le fer comme les machines prennent l’aspect d’un dieu/diable nourri par des ouvriers/esclaves. Ils travaillent comme des fous, ensuite boivent comme des trous pour oublier la dureté de leur labeur et leur condition quasi inhumaine. Et pourtant, les derniers vers laissent augurer que pourrait bientôt apparaître l’éveil politique d’un monde ouvrier, voire l’annonce éventuelle de luttes révolutionnaires, « ils n’ont pas oublié / Qu’une paye n’est rien qu’une laisse à leur cou / Et sous la peau d’un chien sommeille un cœur de loup ». C’est là presque du Gorki ! Le texte est présenté dans la catégorie « Poésie libre », mais fait néanmoins l’effort de créer un rythme de pseudo alexandrins récités en oubliant volontairement les règles de la prosodie. Au final, un texte qui, s’il n’a rien d’original, renvoie le lecteur à la condition de la classe ouvrière du XIXème siècle et à la naissance de l’éveil politique si bien représenté par le dernier vers. Par contre, l’IA évoquée dans l’exergue, ne joue aucun rôle dans ce poème. Espérons qu’elle contribuera à libérer plus encore ceux qui sont asservis aux tâches évoquées ci-dessus, comme éventuellement à d'autres plus contemporaines, et qu’elle ne les soumettra pas d'une nouvelle façon comme semble le craindre l’auteur. |
| Lebarde
11/3/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime beaucoup
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Germinal parlait de la mine et des mineurs dont on a souvent évoqué, à juste titre, la dureté du travail et aussi la solidarité qui existait dans la misère et les luttes...
Ici il s'agit clairement du monde de la sidérurgie tout aussi rugueux, pénible et usant pour les ouvriers qui essayaient, je garde volontairement l'imparfait car certains peuvent à tort ou à raison penser que les lois sociales ont pu un peu améliorer la situation, de retrouver un peu d'humanité et de réconfort dans le "verre d'amitié devant un abreuvoir "à la sortie de l'usine. L'auteur fait preuve d'une belle connaissance du milieu et de l'ambiance de la sidérurgie en utilisant avec un remarquable réalisme, les mots, justes et adaptés à l'atmosphère dantesque qui s'y rapporte: "rivés aux laminoirs", "Au sein des ateliers, tout est gris, tout est fer," "Des coulées aveuglantes au feu des hauts-fourneaux./Sous les cris incessants des presses et des marteaux", "masques du noir au blanc/Embrasés de lueurs "... Le monde ouvriers servile et contraint, la lutte des classes sous-entendue , un sujet rarement traité que vous avez eu raison de mettre en scène ici et de l'avoir fait avec autant de puissance, de vérité, de dignité, de simplicité et de pudeur. Bravo. J'adhère sans trop de réserve à ce poème libre dont les allures de classique rehaussent à mon avis le propos. En EL |
| embellie
13/3/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Ce texte me fait penser à la chanson de Bernard Lavilliers " Les mains d’or ". Il est rare que le travail dur et répétitif de beaucoup d’humains, les ouvriers, soit mis à l’honneur. Je trouve bon et juste que des poètes s’emparent de ce labeur et sachent nous en montrer les vicissitudes et la beauté.
Dés le premier sizain on voit comment cette vie de contrainte physique transforme les hommes " pour devenir un jour moins hommes que robots ". Ensuite " tout est gris, tout est fer ", la brutalité du feu des hauts-fourneaux, le bruit de la presse, des marteaux, tout contribue à nous montrer dans quelle ambiance démoniaque ces travailleurs sont tenus de passer leurs journées. La cadence est dure également " jamais on ne s’arrête, il faut nourrir la bête ". La continuité du boulot, sans doute les " trois-huit ", est sous-entendue : " ils se relaient sans trêve et s’épuisent en vain ". Le passage " au troquet d’à côté pour noyer leur mémoire " est comme un exutoire, un moyen d’oublier, pour un instant, leur condition inacceptable, comme dans " L’assommoir " de Zola. Ces hommes, bien souvent, avaient d’autres aspirations pour leur avenir, mais la vie en a décidé autrement. Je trouve le dernier vers déchirant. On peut imaginer sans peine que sous l’apparente docilité du chien se cache un cœur de loup. |
| Vincent
22/3/2026
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Bonjour
J'étais réalisateur de films d'entreprise En charge de la communication Je suis désolé de m'inscrire en faux sur cette vision arachique Le travail dans les usines grace aux études sur l'ergonomie et à beaucoup de robots et maintenant avec l'apport de l'IA le travail a totalement changé https://youtu.be/MRXO7_gUHzQ?si=UJH9P3_JKpAy6ndx |
| papipoete
22/3/2026
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Bonjour ANIMAL
Un texte qu'aurait pu écrire Zola, Hugo à cette époque où ça trimait dur, à l'usine devant ces fours à la gueule jamais rassasiée, sous le hurlement des chef de production, mais - nous sommes en 2026 - en France - avec des conditions de travail, fort améliorées comme tenues de sécurité, horaires variables, comités d'hygiène et sécurité, et bien que jamais assez élevés des salaires... - des harceleurs, ou harceleuses ( je connus ) mais pas de kapos ! Je regardai, avec difficulté le film " blood Diamond " l'autre jour, et ces " trouveurs " de diamants, pour belles Dames bien mariées, que la façon de travailler éloigne de " coeurs de loups " d'aujourd'hui, à des années-lumiière, alors que nous sommes dans les années 2000 NB cependant, l'écriture de votre poème est recherchée, avec des images fortes comme dans la seconde strophe, qui est ma préférée. les assonances donnent à vos lignes, un rythme jamais freiné comme la production d'acier. Il eut fallu que Vous précisiez à quelle époque, et où le récit est sensé se dérouler ? à l'heure des robots de tout crin, l'usine BEL chez nous demandait 6 serveurs sur une machine " CCC " à portions, maintenant une seule ! ces lignes me semblent bien désuètes, malgré la dureté du propos. Fabrique-t-on encore l'acier de cette manière ? dites- moi Je ne note pas, car la rédaction et le sujet sont de haut niveau, mais le contexte me contrarie |
| LeChevalier
22/3/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Ce texte est clairement une réécriture d'un extraits de « Mélancholia » de Victor Hugo. J'ai repéré les passages suivants qui s'en rapprochent beaucoup ou sont carrément identiques à des éléments du poème de Hugo :
« dans la même prison » - hémistiche présent chez Hugo ; « tout est gris, tout est fer » - très proche de « tout est d’airain, tout est de fer » ; « jamais on ne s'arrête » - hémistiche présent chez Hugo ; « il fait à peine nuit, ils sont déjà usés » - très proche de « Il fait à peine jour, ils sont déjà bien las ». L'auteur s'est peut-être inspiré de ses souvenirs scolaires. Comme d'autres commentateurs le remarquent, l'univers décrit est celui du XIXe s. ou du début du XXe, comme on peut le voir aussi dans le film de Chaplin Les Temps modernes (1936). Je pense que la vie des ouvriers et employés d'aujourd'hui n'est pas aussi dure, au moins pas physiquement ; elle a ses difficultés, surtout le stress, l'impossibilité de se déconnecter du travail, à cause d'Internet. Le poème n'en dit rien, la seule touche de modernité est l'apparition des robots à la fin du premier paragraphe. Pour la forme, je trouve qu'elle se rapproche du slam, au point de vue de la construction des phrases. Par exemple, dans le 2e paragraphe on a cette paire de vers, dont le deuxième qui reprend l'idée du précédent et ne sert qu'à satisfaire à la rime : « Jamais on ne s'arrête, il faut nourrir la bête, Alimenter la chaîne sans relever la tête. » La proximité avec le slam est aussi dans la multiplication des mêmes rimes : -oir(e) apparaît dans quatre paires au total, dont trois à la suite dans les deux derniers paragraphes. En somme, il me semble comprendre que pour l'auteur l'authenticité de la situation décrite n'est pas importante, tant que cette situation, même décalée, dénonce un problème réel (ici la souffrance au travail). Au niveau de la forme, cela ne correspond pas à mon esthétique, mais dans la catégorie du contemporain je ne pense pas qu'il y ait grand-chose de choquant. |





