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Poésie néo-classique
Anje : Aux poètes
 Publié le 28/09/21  -  10 commentaires  -  918 caractères  -  218 lectures    Autres textes du même auteur


Aux poètes



J'aime vos mots qui s'en vont en rivière
Caresser les rochers de nos cœurs lourds.
Combien me plaît de m'asseoir en lisière
Pour écouter leur ravissant discours !

Là, reposé parmi les primevères
Si loin du fief de mon natal Labourd
J'entends vos chants, vos refrains de trouvères
Et gargouiller l'éternité qui sourd.

Je vois là-haut vagabonder vos plumes
En bouquets blancs sur la toile d'azur
Et balancer vos vers telles les glumes
Aux reflets d'or du grand épeautre mûr.

Je veux encor glaner dans vos poèmes
Comme à la grappe on croque les raisins,
M'enivrer de vos ballades bohèmes,
Déguster vos sonnets et vos dizains.

Amis, accordez-moi le privilège
Le jour venu de m'offrir au cercueil,
Embaumant votre rime un florilège ;
Partir sans fleur mais avec un recueil.


 
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   Arsinor   
13/9/2021
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Dizains oui, sonnet non, mais le poème atteint une partie de sa follement énormissime ambition, une ode à la poésie ! Probablement le sujet le plus difficile que j'ai vu sur Oniris. Bon, je vais moi-même préparer la cérémonie de mon enterrement...

J'aurais dit, pour une ode, pas de gargouillis, trop vulgaires ; pas de refrains, péjoratif pour notre époque moderne qui ne jure que par l'innovation ; "qui s'en vont en rivière" pourquoi pas vu la suite mais ce premier vers, celui qu'on voit en premier, n'est pas le meilleur : fronton à revoir ? Syntaxiquement, vous évoquez le discours des mots... c'est intéressant cependant vous ne continuez pas dans cette voie et vous laissez le lecteur deviner... c'est un peu court, JH.

La comparaison des plumes avec les nuages ou des colombes peut-être est beaucoup plus heureuse : très réussie.

Comme chaque strophe semble broder une métaphore, je dirais que la deuxième devrait remplacer les primevères, visuelles voire olfactive, par un effet sonore.

   papipoete   
19/9/2021
 a aimé ce texte 
Passionnément ↓
néo-classique
une ode aux poètes, pour qui se nourrit de vers de notre Terre, et voit tourbillonner aux nues telles plumes d'oiseau de paradis, des rimes des assonances des mots fleuris...
à ceux qui ne connaissent cet art, goûtez-y et peut-être en reprendrez-vous ? le jour de mon grand départ, point de fleurs à même mon cercueil, mais sonnets et quintils en recueil...
NB à l'auteur, question de savoir si sous Ronsard vous êtes né, ou un peu plus tard au temps de Beaudelaire...? tant vous aimez la poésie !
De bien jolis vers comme on l'apprend pour fêter Maman, à la fête des mères, mais qu'hélas après on oublie pour l'ami Smartphone...
J'apprends de nouveaux mots ( Labourd, glume )
la 3e strophe est ma préférée
je ne vois pas ce qui s'oppose à la forme " classique " de vos décasyllabes, sans faute ?
papipoète

   bipol   
28/9/2021
Bonjour

Je suis insensible à votre littérature et j'en suis désolé

pour moi la poésie est tout sauf un gazouillis dans la nature

c'est une déchirure qu'on porte au fond de soi

mais d'autres sont certainement loin de mon ressenti

   Provencao   
28/9/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
"J'aime vos mots qui s'en vont en rivière
Caresser les rochers de nos cœurs lourds.
Combien me plaît de m'asseoir en lisière
Pour écouter leur ravissant discours ! "

J'aime quand la métaphore se perd, où perd ses éléments essentiels de sa systématisation : le détachement, l'impartialité, la justesse, l'authenticité, la fidélité et la spontanéité.

Vous avez su, à mon sens, effacer l'origine des mots, sonnets et autres. Et les déplacer en metaphore pour mieux les contrôler, les conquérir, en épier les effets troublants et pour vous, nous, protéger contre les aléas des errances des poètes....

Merci pour " glume" que je ne connaissais pas.

Au plaisir de vous lire
Cordialement

   Miguel   
28/9/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un poète parle aux poètes. On pourrait lui retourner, et ce serait avec plaisir, ce bel éloge, si l'on se sentait concerné : mais on se sent si peu poète auprès de ces belles images ! Dommage qu'un ou deux ces n'aient pas le rythme du déca, ça rompt u peul el charme, par moments.
Je crois qu'un recueil, ou un seul poème consacré à un défunt s'appelle un tombeau; J'ai en tête le Tombeau de Théophile Gautier, de Hugo, et le Tombeau de Poe, de Mallarmé.

   Evariste   
28/9/2021
 a aimé ce texte 
Bien
bonjour Anje,
point de dizains comme le dit Arsinor, mais l'ombre évoquée d'un sonnet : il semblerait que vous n'ayez pu retenir les mots
on devine un sonnet libertin à rimes croisées aux deux premiers quatrains, puis non
le jeu musical de la césure bousculée est intéressant mais semble assez aléatoire plutôt que décisif
c'est ainsi, papipoete, que je devine ce poème non classique
la rime finale en "cueil" est ici pleine de sens et une belle trouvaille
la lecture que bipol fait de vos vers a quelque chose d'intéressant, et il semble que vous chantiez plus particulièrement les poètes lumineux du romantisme que les poètes d'une manière générale, et votre poème est trop court pour faire la part belle également aux poètes de la noirceur, de la déchirure
cela ne m'a pas manqué, mais me manquerait si ce poème se voulait véritablement ode à tous les poètes
merci pour la lecture,
Évariste

   emilia   
28/9/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
À la fois une déclaration d’amour aux poètes dont les chants font vibrer l’âme du narrateur et dont la source jamais tarie s’épanche en « rivière », une eau vive et vagabonde capable d’apaiser, de « caresser les rochers de nos cœurs lourds » et laisse paraître en apothéose (leurs) plumes en bouquets blancs sur la toile d’azur/(leurs) vers telles les glumes aux reflets d’or… » ; une poésie qui s’entend, se voit, se laisse déguster « comme on croque les raisins », sous leurs formes enivrantes, mais également une supplique adressée aux « Amis » qui seront réunis au dernier jour autour du cercueil, dans cette double occurrence du mot recueil, au sens de recueillement, mais aussi d’objet de souvenirs, de traces confiées à l’éternité en « florilège » poétique… ; merci à vous pour ce partage…

   Virou64   
2/10/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Une ode à la poésie qui apaise, qui ressource, qui charme et qui flatte les sens... J'adhère...
Je vois là-haut vagabonder vos plumes
En bouquets blancs sur la toile d'azur
et
Je veux encor glaner dans vos poèmes
Comme à la grappe on croque les raisins,
4 vers d'une belle puissance évocatrice...
Question forme j'ai aimé le rythme 4/6 de vos décas regrettant toutefois qu'il soit rompu ( vers 14,17,19 en particulier) par moments.
Bravo et merci pour le partage

   Queribus   
3/10/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

Quand j'ai vu le titre, je me suis dit aie,aie, encore une hymne bateau à la poésie mais, O surprise, pas du tout. Voilà des vers, originaux sans grandiloquence, dans une prosodie quasi parfaite en 4/6 5(sauf dans quelques vers déjà cités mais ceci est broutille); j'ai aussi découvert les mots Labourd et plumes que je ne connaissais pas. Votre écrit n'est pas trop long et se lit facilement et comporte aussi un certain côté délicieusement rétro.

En conclusion, j'ai beaucoup aimé l'ensemble qui fait honneur à la poésie et aux poètes.

Amitiés.

   Myo   
5/10/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Une poésie qui s'accueille comme un bouffée d'air pur, comme un verre d'eau fraîche, un peu d'essentiel pour se nourrir l'âme.

J'aime la sérénité qui se dégage du propos.

Un joli moment de lecture comme tous ceux offerts par ces grandes plumes.

Merci du partage


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