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Poésie classique
Anje : Koala
 Publié le 18/02/20  -  12 commentaires  -  880 caractères  -  294 lectures    Autres textes du même auteur

Sur l'île un feu tient la férule
Et s'offre un géant balthazar !
Le temps du rêve est cauchemar.
Koala, ton continent brûle.


Koala



Après avoir asséché les cascades,
L'été s'achève à Melbourne et Sydney.
Là, le printemps sème par myriades
Ses tisons fous qui vont en cavalcades,
Broutant le bush, ruant comme un poney.

Soudain le Monstre explose à leur jointure !
Né de Géhenne et d'un fils d'Harmattan,
Le brasier cabre, effroyable posture,
S'allonge et puis brave toute clôture
Pour assouvir une faim de Titan.

Entre incendie et fosse océanique,
Les kangourous, d'un collectif raptus,
Tentent de fuir le pressoir fatidique
Et disparaît, ruine cataclysmique,
La cathédrale aux tours d'eucalyptus.

La forêt brûle en éteignant sa race,
Même à Beauval l'échauffement sévit.
Le souvenir du paresseux s'efface.
Entendez-vous monter de sa carcasse
Ce poignant cri d'enfant qui lui survit ?


 
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   Corto   
4/2/2020
 a aimé ce texte 
Un peu
Surprenant.
La catastrophe qui sévit sur le continent australien est censée servir de cadre à ce poème. Tout brûle, tout ou presque est détruit par les flammes. On imagine la souffrance des habitants comme des animaux, les ravages dans la nature.

Le ton ici utilisé n'est pas vraiment à la hauteur de la situation. On disserte essentiellement avec des phrases élaborées, bien loin de rendre compte de l'ampleur du drame: "Là, le printemps sème par myriades Ses tisons fous qui vont en cavalcades, Broutant le bush, ruant comme un poney."

On trouve un peu d'ampleur en seconde strophe "Le brasier cabre, effroyable posture, S'allonge et puis brave toute clôture Pour assouvir une faim de Titan."

En dernière strophe la phrase "Même à Beauval l'échauffement sévit" relève d'un cynisme coupable.

Pouvait-on rendre compte d'un drame aussi énorme à travers un poème classique ? Il aurait fallu un grand talent.

Désolé pour ma réticence.

A vous relire.

   papipoete   
18/2/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour Anje
L'Australie, paradis où vit un nounours dont rêvent tous les enfants du monde, n'est plus qu'un immense brasier dont nulle barrière ne peut stopper son élan dévastateur ! Et comme le nuage de Tchernobyl ne faisant pas de distinction, entre gentils et méchants, le feu mange, dévore à pleines flammes tout ce qui se trouve sur son passage!
Et notre nounours, le Koala prend feu telle une poupée de chiffon, et pleure comme un petit enfant...
NB entre les violences faites aux femmes aux enfants, le feu, les inondations en cette année 2019 donne matière à versifier !
Notre Dame de Paris, la forêt des kangourous et koalas, peut donner matière à versifier !
la première strophe est éblouissante, avec ces vers " ses tisons fous qui vont en cascades//broutant le bush, ruant comme un poney "
par contre au 8e vers, ( le brasier " cabre " ) on entend plutôt dire " se/cabre " ?
j'aurais rajouté plus d'épouvante, " comme soudain le monstre " à ce récit, où l'on put croire que tout allait mourir...
au 14e vers, RUINE se lit en diérèse et cette phrase mesure ainsi 11 pieds

   Robot   
18/2/2020
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Je ne suis pas parvenu à me plonger pleinement dans ce poème où la technique et le choix de mots peu usités détournent du fond.


Je ne suis pas certain que le déca convienne bien pour donner un rythme qui puisse faire ressentir la fougue, la vitesse, la vigueur de cette dévastation.

Par exemple dans cette partie qui paraît bien paisible :
"Ses tisons fous qui vont en cavalcades,
Broutant le bush, ruant comme un poney. "
La cavalcade figure de joie, le temps de brouter, le temps de ruer, n'insufflent pas l'énergie à ses tisons fous.

Ressortent heureusement les trois derniers vers mais j'avoue que le compte rendu de cette catastrophe est par trop contraint par la nécessité de respecter la prosodie classique.
Attention, je ne dis pas qu'il ne fallait pas traiter ce thème en classique, seulement qu'ici la composition n'est pas vraiment au top.

   Hananke   
19/2/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour

Moi qui ne suis pas un fan du déca, je trouve ce texte, malgré cela,
particulièrement réussi.
Les incendies australiens sont bien mis en forme et l'on se sent
projeté au centre du brasier.
La grosse inversion de la fin de de la strophe 3 aurait, peut-être,
dû être évitée, c'est l'un des rares bémols que je trouve à ce texte.

Et de finir par une pensée pour le zoo de Beauval est une
belle trouvaille que l'on partage avec le paresseux.

Oui, une belle réussite, selon moi, d'un point de vue poétique.

   sympa   
18/2/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonsoir Ange,

Ah qu'il m'est difficile de me faire aux décasyllabes, habituée aux alexandrins, octos ou hexasyllabes .
Je les ai lu aisément en 4/6 , les césures sont bien marquées ainsi, et c'est un très bon point.

Je salue le fait que vous écriviez sur ces incendies qui ravagent l'Australie , qui reste impuissante face aux dures lois de la nature.
C'est un véritable désastre pour les humains, la faune et la flore.
Biensûr, nous pensons surtout aux koalas, mais sans oublier pour autant toute la population humaine, animale, la végétation, et les dégâts matériels avec les conséquences que nous connaissons et que nous déplorons.

Bel écrit que j'aurais toutefois préféré lire en alexandrins .

   Cristale   
22/2/2020
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
L’image comparative du feu et de l’ogre est parfaitement représentative de ce cauchemar qu’est la fournaise et l’avancement des flammes dévorant tout sur leur passage.
Ma lecture en arrière-plan m’a dévoilé un corps énorme aux bras levés qui se ruait à grandes foulées vers des enfants épouvantés, une transposition tel un conte à la différence que la terreur provoquée par un récit cesse dès que le livre est fermé, que le cauchemar s’éteint quand l’esprit se réveille.
Ici, le livre est la forêt, les enfants sont les animaux dont c’est le seul habitat et rien ne peut fermer leurs pages, ni les sortir du cauchemar.

J’ai trouvé ce poème très parlant de par son verbe et ses descriptions. Les sentiments accompagnent l’ensemble et s’expriment tel un cri poignant dans la strophe finale.

Je note un beau travail de versification, notamment les décasyllabes dont la cadence s’apparente à l’avancée de l’incendie par à-coups quand il semble ralentir mais repart de plus belle. J'admire les auteurs qui affrontent les difficultés de la versification et osent les rythmes peu usités.

Les rimes discrètes servent bien le propos et donnent de l’ampleur à la matière poétique.
« Sydney – poney », « raptus – eucalyptus » sont particulièrement judicieuses.

Les assonances « ou » « an » : des sons graves, comme le brouhaha sourd du feu et la gravité du drame. Des allitérations, entre autres ce vers superbe : « La cathédrale aux tours d'eucalyptus. »  dont la concordance ctdrl – trdcl sur chaque hémistiche, sans doute naturelle, dénote une aptitude à l’envolée poétique assez prometteuse.
La trame se fait solide et discrète, les couleurs éclatent, la poésie s’exprime sur le fond d’une catastrophe réelle, actuelle, absolument dramatique.

Merci et bravo Anje.
Cristale

Edit : je me permets des observations détaillées sur la prosodie sachant que l'auteur attend cela aussi de ma part.

   Donaldo75   
19/2/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Anje,

Je salue l’effort méritoire de traiter un sujet autant d’actualité et aussi symbolique que celui-ci dont les images diffusées en boucle pendant des semaines ont allumé un peu de notre conscience de bipèdes suicidaires et occupés à scier la branche sur laquelle ils sont assis. Le traitement poétique de ce thème est proprement réalisé à mon goût et je ne rentrerai pas dans les détails de la prosodie, dans une analyse discussion sur le « comment je l’aurais écrit ce poème si j’avais été à la place de l’auteur » et encore moins dans un commentaire composé à l’atome syntaxique près. C’est compréhensible, étant donné que j’aime également traiter de sujets d’actualité ou sortant de la sphère habituelle des situations personnelles et des souvenirs de quand j’étais jeune et les cheveux aux quatre vents.

Merci du partage.

Don

   Davide   
19/2/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Anje,

Ce poème traite des feux de forêts qui ravagent l'Australie depuis septembre 2019. Le titre "Koala" est un hommage à cet animal, première victime, aujourd'hui en voie d'extinction.

Avant tout, l'enchaînement de l'été (v2) et du printemps (v3) dans la première strophe a sérieusement gêné ma lecture, car j'ai cru y voir une confusion saisonnière, les mois de juillet et d'août étant des mois d'hiver dans l'hémisphère sud. Toutefois, j'aurais trouvé plus à propos :

"Après avoir asséché les cascades,
L'hiver s'achève à Melbourne et Sydney.
Là, le printemps sème par myriades
…"

Sinon, j'ai bien aimé l'écriture, le champ lexical guerrier/apocalyptique, les décasyllabes claudiquant, la surabondance de consonnes dures (les "t", les "r"...), en particulier à la rime ("-ade", "-ney", "-ture", "-tan", "-ique", "-ptus", "-ace", "-vit"), tout cela pour figurer habilement la violence de cette catastrophe climatique.

De plus, j'ai beaucoup aimé l'ouverture esquissée dans la dernière strophe ; quelques mots pour tenter d'embrasser l'universalité de cette extinction de masse, par-delà les frontières, d'un parent se mourant à son enfant captif à l'autre du monde :

"Le souvenir du paresseux s'efface.
Entendez-vous monter de sa carcasse
Ce poignant cri d'enfant qui lui survit ?"

En revanche, l'inversion m'a fortement dérangé : "Ce cri poignant d'enfant qui lui survit ?" me semble bien plus naturel et bien plus joli.

Un beau poème ! Merci Anje !

   hersen   
20/2/2020
 a aimé ce texte 
Un peu
J'ai tourné le truc plusieurs fois dans ma tête. Comment dire qu'on n'est pas conquis par un poème qui, pourtant, on le sent bien, vient du coeur ?

Je ne me retrouve pas vraiment dans la violence de ce feu. Le choix du koala me semble aller à l'encontre de la violence justement parce qu'il fait symbole, j'allais dire mascotte. Et je déplore un peu que cela fasse appel à une sensiblerie. Beaucoup d'animaux mortels pour l'homme ont été décimés, pourtant indispensables dans cet écosystème, tout autant que le koala.

Je ne sais si ce que je dis est clair : il y a me semble-t-il un parti pris dans la façon de dénoncer.
Oui, bien sûr que je suis d'accord pour le koala, mais cela fige trop cet événement (qui n'est pas fini d'ailleurs, il y a encore des feux tandis que d'autres endroits souffrent maintenant d'inondation) dans gentil contre méchant.

Les Austaliens sont vent debout contre un rojet de chemin de fer gigantesque... dont le tracé suit la dévastation cendreuse.
le gouvernement a voté ce projet.

Peut-être auront-ils comme mascotte le koala ?

Pour tout cela, je reste donc pas mal en dehors du poème.

Une autre fois ?

   Anje   
21/2/2020
Pour le retour sur commentaires c'est ici, avec tous mes remerciements :

www.oniris.be/forum/des-incendies-a-canberra-aux-koalas-t27854s0.html#forumpost384132

   Lariviere   
28/2/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour,

J'ai trouvé judicieux l'idée de faire un poème sur ce (vrai) drame de l'été...

J'ai trouvé le registre du texte aussi intéressant que peut être difficile à suivre... En relisant plusieurs fois, je trouve que c'est bien tourné, les références sont peut être denses pour un si court et ne permettent peut être pas de se focaliser sur les belles évocations de la tragédie en pratique car on est un peu perdu par tout ces noms de villes ou de vents, alors que le tout est très parlant dans l'absolu... Par contre, vu la richesse des évocations et leurs précisions, je me demande si ce n'est pas le choix des rimes croisées qui casse un peu les beaux effets des images en focalisant l'attention sur une musicalité et un rythme un peu trop binaire, alors que les métaphores et le propos eux, sont plutôt riches...

Pour conclure, je trouve les deux derniers strophes pas mal du tout, sur fond et sur forme !

Merci de ce cuisant rappel ^^ et bonne continuation.

   BernardG   
29/2/2020
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,

A mon sens, il est difficile (étrange même ☺) de ne pas aimer ce poème d'actualité à la fois puissant et descriptif.

Je n'ai pas bien saisi le dernier quintil car si le paresseux est en voie de disparition, c'est bien Beauval qui attire l'attention sur cet animal afin que justement ce risque d'extinction ne "s'efface" de nos mémoires.

"La cathédrale aux tours d'eucalyptus"
Ce vers est une trouvaille !

Quand on veut servir la rime, on emploie parfois des vocables qui ne sont pas exactement dans l'esprit du poème.
"raptus" m'a paru étonnant, un peu obscur même.
"poney" casse le vers et atténue la force du quintil (évidemment ça rime avec "Sidney !)....Pourquoi ?.....L'image du poney - même si il peut ruer fait penser à cet animal sympathique réservé aux enfants qui se baladent en forêt, c'est Poly l'espiègle shetland de la série télévisée mais c'est aussi un jouet pour petite fille "mon petit poney".
Pour ma part, je retirerai ce mot.

Bien à vous

Bernard G.


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