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Poésie libre
Annedesr : Passé Simple [Sélection GL]
 Publié le 24/07/15  -  13 commentaires  -  934 caractères  -  243 lectures    Autres textes du même auteur

"Le seul charme du passé, c'est qu'il est passé." Oscar Wilde


Passé Simple [Sélection GL]



J'ai marché à l'envers
pour voir si le Passé
pouvait me rattraper.
Il était encore là.

Avec ses heures sombres,
ses éclats de folie
et ses instants de joie,
il était toujours là.

Dans le soleil mourant
de ce matin d'automne,
d'un air un peu contrit,
je crois qu'il m'a souri.

Il portait encore beau
malgré ses cicatrices.
Et il m'ouvrait les bras
pour mieux me retenir.

Mais la Vie était là
avec ses impatiences,
ses longues nuits de doute
et ses rêves à venir.

Il me fallait partir,
laisser la nostalgie
enterrer les vieux soirs
et les heures flétries.

Pour sceller nos adieux
j'ai mis dans un bouquet
quelques brins de lavande
entourés de pervenches.

Puis j'ai repris ma route
sans hâte ni regret
et laissé le Passé
avec nos souvenirs.


 
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   bipol   
29/6/2015
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Avec ses heures sombres,
ses éclats de folie
et ses instants de joie,
il était toujours là.

ou

Pour sceller nos adieux
j'ai mis dans un bouquet
quelques brins de lavande
entourés de pervenches.

votre texte est MAGNIFIQUE

il m'a mis une grande claque

réveillant en moi des sensibilités

je ne sais vraiment quoi dire de plus

ah! si peut être... qu'il devrait être chanté

merci à vous

   lala   
3/7/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour,

De manière générale, j'aime ce thème du temps qui passe, du passé qui s'éloigne :
"Il me fallait partir,
laisser la nostalgie
enterrer les vieux soirs
et les heures flétries."

Je n'ai pas vraiment compris si le personnage veut rompre avec son passé qu'il trouve trop prégnant ("Il était encore là. Il était toujours là. Mais la Vie était là avec ses impatiences. Puis j'ai repris ma route sans hâte ni regret") ou bien s'il subit la situation de la marche en avant forcée, mais avec le regret du temps passé ("je crois qu'il m'a souri. Et il m'ouvrait les bras pour mieux me retenir. Il me fallait partir, laisser la nostalgie").
Ce questionnement fait sans doute partie du thème lui-même, même si "La Vie" commence aujourd'hui ...
Peut-on choisir ?

   Lulu   
7/7/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un poème plein de sagesse ("j'ai repris ma route / sans hâte ni regret")... Cela fait du bien à lire et à entendre.

J'ai bien aimé la simplicité avec laquelle tout cela est rendu, de même que la délicatesse de l'instant ("Pour sceller nos adieux / j'ai mis dans un bouquet / quelques brins de lavande / entourés de pervenches"). En scellant les adieux, il me semble qu'est scellé le poème.

Un ensemble vraiment beau.

   Marite   
24/7/2015
 a aimé ce texte 
Bien
Simples ... légers ... juste quelques mots pour exprimer ce qui arrive souvent, pour ne pas dire toujours, à chacun de nous quand nous entamons un nouveau chapitre du livre de la Vie.
" Puis j'ai repris ma route
sans hâte ni regret
et laissé le Passé
avec nos souvenirs "

   Robot   
24/7/2015
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Une belle évocation d'un narrateur qui se retourne sur un moment de sa vie avec un naturel élégant.
Simplicité des vers pour un texte libre empli d'images exprimées avec une sincérité que l'on ressent à la lecture.

   papipoete   
24/7/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour Annedesr; si l'on pouvait au moment de mourir, songer qu'on va renaître, on reprendrait la vie depuis le début, en gommant ce qui fut sombre, pour ne garder que les moments de joie! Mais nous sommes sur la planète Terre, et cette vision idéaliste n'a pas cours! Peut-être que sur une exo-planète à des milliards d'années-lumière, le passé n'existe pas ou bien se corrige automatiquement au moindre nuage?
Mais finalement notre terre n'est-elle pas si mal ainsi avec son passé-simple? Pour savourer du bonheur, ne faut-il pas goûter aux aigreurs?
Penser au passé en souriant, ou grimaçant, mais n'en rien regretter et tourner la page pour demain qui attend?
Lui faire un dernier présent au passé, tel qu'un bouquet et quelques brins de lavande, un parfum qui durera jusqu'au futur.

   PIZZICATO   
24/7/2015
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Le Passé. Impossible de ne pas y penser puisque c'est une époque de notre vie ; avec ses souvenirs qu'ils fussent bons ou sombres. Mais surtout ne pas en rester prisonnier.
Peut-on véritablement le figer puisque chaque jour que l'on vit va le rejoindre et devient le passé.
Un texte empli de sagesse.
" Puis j'ai repris ma route
sans hâte ni regret
et laissé le Passé
avec nos souvenirs."

   Anonyme   
24/7/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Annedesr... Que tout ceci est joliment dit pour arriver à cette chute que j'aime beaucoup...

Puis j'ai repris ma route
sans hâte ni regret
et laissé le Passé
avec nos souvenirs.

Très bonne décision... Laissons-là le passé sans pourtant l'oublier !

Un léger bémol, si vous permettez, quant à la forme :

ses longues nuits de doute
et ses rêves à venir.

Une virgule après doute et vous faites sauter le "et" qui suit ce qui vous ramène à un vers de six syllabes... comme les précédents...
Un conseil d'ami dont vous disposez à votre guise bien entendu.

Bravo et merci...

   melancolique   
25/7/2015
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Annedesr,

C'est un joli texte, fluide et au rythme très musical. Il n'y a pas d'images très fortes mais l'ensemble reste touchant et réussi à nous faire sentir une indéniable émotion.

J'aime surtout la fin:
"Puis j'ai repris ma route
sans hâte ni regret
et laissé le Passé
avec nos souvenirs."

Merci pour ce partage.
Au plaisir de vous relire.

   Pussicat   
28/7/2015
Je me méfie des citations en général, de celles d'Oscar Wilde...
"Passé Simple" pas si simple...

Vous ne vous embarrassez pas de contraintes : pas de rimes, des mots simples comme le passé...
et tout son sac à souvenirs :
rattraper / Il était / heures sombres, / il était / soleil mourant / automne / Il portait / cicatrices. / il m'ouvrait / nostalgie / enterrer les vieux soirs / et les heures flétries. / adieux.

Je relève l'utilisation du mot, de l'expression "à l'envers" dès l'entame de votre texte, vers majeur. "envers" / revers, côté opposé à l'endroit / contraire à... la bienséance, la morale / état de désordre mental... avoir la tête à l'envers, la raison défaillante.

"J'ai marché à l'envers
pour voir si le Passé
pouvait me rattraper.
Il était encore là."

Je me suis posée la question de savoir si "envers" et "endroit" étaient liés en quoi que ce soit à une notion de Temps... après je me suis dit que "rebours" conviendrait mieux : à rebours, pas dans le sens de la fourrure, du poil, donc aller à rebours pourrait signifier aller à contre-sens, contre le sens du Temps qui s'écoule, revenir en arrière... et je me suis arrêtée là.

"Avec ses heures sombres,
ses éclats de folie
et ses instants de joie,
il était toujours là." / le passé déballe et astique sa lampe magique, son miroir aux alouettes où s'entrechoquent dans un éblouissement magique des hauteurs vertigineuses et des gouffres sans fond.

Dans le soleil mourant
de ce matin d'automne, / bien vu, le compte-à-rebours est inscrit dans l'image
d'un air un peu contrit, / pourquoi « contrit » ? je ne comprends pas. Pourquoi aurait-il ce besoin soudain d'aller à confesse ?
je crois qu'il m'a souri./ serait-ce le sourire de la connivence... ? dans ce cas, le vers précédent ne serait qu'une fourberie.

Il portait encore beau
malgré ses cicatrices.
Et il m'ouvrait les bras
pour mieux me retenir. / les souvenirs sont plus forts que l'à-venir, ils ont la force d'avoir été

Mais la Vie était là
avec ses impatiences,
ses longues nuits de doute
et ses rêves à venir. / le goût de l'aventure, du non vécu semble l'emporter

"Puis j'ai repris ma route
sans hâte ni regret
et laissé le Passé
avec nos souvenirs."

La chute arrive sans trouble, le Passé n'est pas jeté aux orties, il fait corps avec le personnage, in, out, ce qui a été fait a été fait, ce qui a été vécu le sera à jamais,
le personnage reprend sa route et laisse "le Passé" à ce qu'il est, où il est, "avec nos souvenirs." c'est à dire avec une partie de soi-même.

Ce texte me fait penser à un autoportrait sans traits, sans ombres ni couleurs, sans perspectives, sans décor, sans arrière-plan ni face.

Une expérience introspective dans laquelle je cherche ma place de lecteur. (???)

   OH2Warenghien   
6/8/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
La prose est une trame dont le tisseur poète juge le grain. J’ai aimé la texture de ce tissu selon mon inclinaison et l’aune de mon aspiration ; et j’en ai aimé le drapé, parce qu’il ajuste bien ses mots avec délicatesse. Je m’en vêts et je reviendrais... !

   Anonyme   
9/9/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Comme ce poème m'est très parlant, j'en viendrais presque à relever toutes les strophes, elles sont faites du cheminement d'un parcours intérieur, bien riche d'enseignements, lorsqu'on sait être à son écoute, enfin l'on peut grandir.

J'aime beaucoup cette formulation "J'ai marché à l'envers", tout au long de cet écrit, vous avez ce parler vrai que j'affectionne.

Je vous ai lu et relu, en cela plus je trouve d'intensité à votre discours, il me révèle tant, et il vient à réveiller des sensations pertinentes, percutantes.

Ce texte se termine en apothéose dans cette dernière strophe :

" Puis j'ai repris ma route
sans hâte ni regret
et laissé le Passé
avec nos souvenirs. "

Mais ma préférence ira à ces deux strophes-ci :

" Dans le soleil mourant
de ce matin d'automne,
d'un air un peu contrit,
je crois qu'il m'a souri. "

Puis

" Pour sceller nos adieux
j'ai mis dans un bouquet
quelques brins de lavande
entourés de pervenches. "

Encore une fois vous m'avez enchanté.

   Vincente   
9/9/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonsoir Annedesr,

De la simplicité à l'état pur dans votre regard particulier. Il a su trouver un angle original pour voir en arrière, "à l'envers" vers le passé. Et puis la façon de dire tout ceci coule si doucement comme le temps, en découle sa mélancolie qui se rend touchante et agréable à la fois.
Votre poème est très beau, il m'a ému. Merci pour ce partage.


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