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Poésie néo-classique
antonio : La perle de l’amour
 Publié le 27/04/16  -  5 commentaires  -  1213 caractères  -  152 lectures    Autres textes du même auteur

Une parabole.


La perle de l’amour



Au-delà de ces morts qui cernent les bourgades,
Comme autant de veilleurs apostés par le vent,
Au-delà de ces murs aux longues enfilades,
Maculés de soleil et de taches de sang.

Au-delà d’une mer baguée de coquillages,
Battue et caressée par les temps amoureux,
Au-delà des fleuves prochains qui déménagent
Un peuple de hérons mangeurs de poissons bleus.

Tandis qu’en des forêts jaunissent tant de pages
Écrites au printemps par des pattes d’oiseaux,
Tandis que les linceuls effacent des visages
Qu’on avait reconnus et sauvés des roseaux.

Demeure en un pays avoué par l’enfance,
Loin de la mercuriale et du calendrier,
Demeure une lueur qui brûle en permanence
Aussi pour les voleurs et les aventuriers.

Il suffit du hasard ou de la Providence,
Dont le chemin n’est pas du tout notre chemin,
Il suffit qu’un pêcheur, au bord de l’eau qui danse
Mené par la lueur comme par une main,

Trouve, allant à pieds nus, défiant les vipères
Et le Satan lui-même en habits de velours,
Trouve la perle unique extraite de l’amour,
Puis, avec son trésor, s’envole de la terre.


 
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   socque   
4/4/2016
 a aimé ce texte 
Bien
C'est malgré moi que je trouve du charme à ce poème... Il a tendance à représenter beaucoup de choses que je n'aime pas en poésie : l'enflure assez inutilement sinistre selon moi du propos (au-delà des morts qui cernent les bourgades, au-delà des murs maculés de sang, les linceuls qui effacent des visages), qui du reste n'est présente me semble-t-il que dans la première moitié du texte, la présence que je crois ressentir de chevilles (pourquoi les poissons sont-ils bleus, le pays "avoué par" l'enfance et non "de" l'enfance, Satan précédé d'un article défini et suivi d'un pronom réfléchi, ce qui enfonce méchamment le clou je trouve, sinon pour atteindre les douze syllabes fatidiques ?), le sujet pas mal rebattu. Tout cela pourait m'aliéner ces vers, mais non.

Non, parce que les trois derniers quatrains, sans véritable rupture de ton, me paraissent plus simples et plus forts que les trois premiers. J'aime la lueur qui brûle en permanence, l'eau qui danse, les pieds nus, la perle unique et la conclusion abrupte qui clôt efficacement le propos : après s'être perdu dans les méandres amphigouriques des fleuves qui déménagent, il suffit de trouver "la" perle pour s'envoler sans autre forme de procès, échapper au monde. Pour moi, c'est bien vu.

   Ioledane   
14/4/2016
 a aimé ce texte 
Bien
J'ai été agréablement surprise par ce poème, plus intéressant que le titre ne me l'avait laissé à tort pressentir.

J'en ai suivi le cheminement, au fil de quatrains richement imagés et plutôt fluides, que n'alourdissent pas trop les anaphores des 1er et 3ème vers.

Un gros bémol cependant pour le vers "Au-delà des fleuves prochains qui déménagent", où la césure tombe de manière très disgracieuse.

Mes passages préférés :
"Au-delà de ces morts qui cernent les bourgades,
Comme autant de veilleurs apostés par le vent"
"Tandis que les linceuls effacent des visages".

   Anonyme   
27/4/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour antonio... Ce poème comporte de très beaux passages et démarre sur deux vers lesquels sont à mon goût les meilleurs du texte...

Au-delà de ces morts qui cernent les bourgades,
Comme autant de veilleurs apostés par le vent...

J'aurais bien vu des points de suspension, ou une virgule, à la fin des trois premiers quatrains, quatrains qui annoncent et préparent la suite.
Je note l'alternance des rimes masculines/féminines, toujours un plus dans ce genre poétique.
Je note aussi quelques vers un peu tordus pour arriver aux fatidiques 12 syllabes, mais soit...

Parabole dont je ne saisis pas totalement la portée mais dont j'ai beaucoup aimé la construction et l'écriture quasi classique.
Merci...

   Robot   
27/4/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Deux verts d'entrée qui donnent envie de poursuivre la lecture, des alexandrins sans heurts à l'exception du 7ème à la césure mal placée et aussi quelques chevilles. (tandis qu'en, par exemple)

Un tout petit Bémol sur (le) Satan, qui est un nom propre que l'on ne fait pas précéder d'un article, sauf à l'écrire alors avec une minuscule, le satan devenant synonyme de le mal.

Les deux derniers quatrains (qui forment un seul paragraphe) achève ce texte de belle manière.

   Vincendix   
27/4/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Une parabole un peu nébuleuse par endroit, avec des vers bizarrement construits, mais un ensemble évocateur, et puis de bonnes sonorités au niveau des rimes.
Le premier quatrain est mon préféré.
Quant au dernier, dommage qu’il soit différent des autres concernant l’alternance des rimes !


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