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Poésie libre
apierre : In the mood for love
 Publié le 19/01/20  -  6 commentaires  -  591 caractères  -  170 lectures    Autres textes du même auteur

Un film de Wong Kar Wai, une histoire d'amour, une chanson de Nat King Cole, quelques mots...


In the mood for love



Les robes et les cœurs serrés
dans les escaliers étroits
les regards élégants
et les sentiments au ralenti

Souvenirs fragmentés
d'un amour impossible
aux couleurs saturées

Volutes lancinantes
d'une musique qui se consume
dans les âmes désenchantées

Frôlements courtois
plus intenses
que mille baisers échangés

Temps évaporé
sur les trottoirs glissants
de la mémoire

Et un secret enfoui
dans le mur d'un temple
pour l'éternité

Peut-être, peut-être, peut-être...


 
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   eskisse   
4/1/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Ce poème énumératif rend bien l'atmosphère du film dont on se remémore les scènes et la musique en vous lisant ; l'effet de liste ou de fragment, comme autant d'arrêts sur image, est assez réussi.

Mes vers préférés :
" Les robes et les coeurs serrés/ dans les escaliers étroits"
" temps évaporé
sur les trottoirs glissants
de la mémoire"

Mais la première strophe contient de trop nombreux " les" selon moi.

Merci pour ce partage

   Corto   
11/1/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Belle ambiance.
On ressent cet état entre espoir et frisson: être déraisonnable, oui mais tout de même pas en public...
Je verrais bien une telle scène en montant le grand escalier de l'Opéra Garnier, "les regards élégants et les sentiments au ralenti" et surtout "Frôlements courtois plus intenses que mille baisers échangés".

Un bémol cependant: "les trottoirs glissants" semble une expression malheureuse au milieu de tant d'élégance, de finesse, de bienséance.

Le final "Peut-être,peut-être,peut-être..." est bien assorti à ce tableau.

Merci à l'auteur.

   PIZZICATO   
19/1/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Je n'ai pas vu le film, mais j'ai souvent joué et accompagné cette belle partition musicale qui a su se glisser parmi les standards du jazz.

Des images élégantes à la mesure de " l'ambiance ".

Merci pour cet agréable moment de lecture (et beau souvenir pour moi).

   Pouet   
20/1/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bjr,

il m'arrive d'aimer un poème, simplement pour un vers, une image, un passage.

Ici, c'est le "presque haïku":

"Temps évaporé
sur les trottoirs glissants
de la mémoire"

Le film, je l'ai vu, mais mes trottoirs sont vraiment très glissants...

Belle ambiance en tout cas, lecture agréable.

   hersen   
27/1/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'ai vu le film, et m'en suis même inspiré pour une nouvelle.

Un très beau film, une musique inoubliable.

J'aime beaucoup certains passages, déjà relevés par d'autres auteurs, et je les trouve assez représentatifs.

Malgré tout, je reste avec l'impression qu'il manque un liant, j'aurais préféré que le lien entre tous les deux soit plus présent. Qu'à un moment un changement de rythme exacerbe cette attente, cette retenue.
ceci dit, tu t'es attaqué à costaud, et je te tire mon chapeau pour ça !

   BlaseSaintLuc   
28/1/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
" Se perdre dans le souvenir
Se perdre dans l'impossible
Se perdre dans les couleurs de l'infini
Se perdre dans les couloirs du temps


Parler des sentiments sans avoir de raison
Parler des films du cinéma muet
Parler de l'avenir qui n'est pas arrivé
Parler de l'amour, à un miroir brisé ! "


>Frôlements courtois
plus intenses
que mille baisers échangés



il faut être cinéphile pour comprendre l’esthétisme de Wong Kar-Wai

>Souvenirs fragmentés
d'un amour impossible
aux couleurs saturées

quelle est belle la femme du voisin , qui pleure sur les flammes de la passion .

il pleut ,et les cœurs désespérés se perdent à jamais .
Quizas, Quizas, Quizas


apierre quel beau caillou que voilà , il brille tel un diamant dans les cahiers du cinéma !


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