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Poésie libre
apierre : Tercets légers
 Publié le 30/09/19  -  17 commentaires  -  764 caractères  -  232 lectures    Autres textes du même auteur

Des tercets libres... sans queue ni tête ?


Tercets légers



Perdu dans les flots
poussé par les vagues
un ballon de plage

Libre dans le ciel
un cerf-volant détaché
joue seul avec le vent

Tirée de sa boîte
une allumette humide
ne déclare plus sa flamme

Balade d'un cœur solitaire
dans les cafés tristes
aux horloges sans aiguilles

Entre les vieux murs
de la maison vide
un courant d'air s'égare

Des baisers volés
avant le dernier métro
l'amour en fuite

Dans la neige écrasée
une cigarette brune
ne fume plus

Vingt et un grammes
d'une âme perdue
flottent dans les airs

Écrits sur du vent
des mots légers s'envolent
aux quatre saisons


 
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   VictorO   
11/9/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Exercice délicat que d'écrire ces tercets, sortes de haïkus. Il faut en quelques mots s'imposer, créer la surprise, faire original. Je ne vous dirai pas que j'ai tout adoré, mais j'en ai apprécié certains en particulier comme :
"Un cerf-volant détaché joue seul avec le vent", "un courant d'air s'égare", "aux horloges sans aiguilles" (qui me plaît particulièrement pour ce qu'il suggère), "vingt-et-un grammes d'une âme perdue flottent dans les airs" (pour son côté complètement inattendu).
Bravo pour votre travail.

   Corto   
15/9/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Voici un poème surprenant, même mystérieux.
Et pourtant il séduit !

On a l'impression au début que chaque tercet est une légende sous une photo: "Perdu dans les flots poussé par les vagues un ballon de plage".

Mais progressivement les éléments matériels s'estompent: "Entre les vieux murs de la maison vide un courant d'air s'égare". Visualiser un courant d'air est un peu plus délicat que regarder un ballon... L'image apparaît pourtant sans problème.

Ainsi va ce poème jusqu'aux deux derniers tercets où plus aucun élément matériel n'est présent pour servir la vision.

Remarquable, le final conclue bien cette démarche audacieuse:
"Ecrits sur du vent
des mots légers s'envolent
aux quatre saisons".

Le lecteur est mené de main de maître du factuel à l'imaginaire. Son esprit peut ainsi vagabonder jusqu'à l'infini. Très séduisant...

Bravo au poète.

   cherbiacuespe   
15/9/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Il nous arrive à tous d'avoir envie de légèreté, d'écrire des suites de mots apparemment sans autre but précis que de satisfaire son envie de faire courir le stylo (ou autre) sur du papier (ou autre). Sans queue ni tête? Mon œil! Nous avons tous quelque chose derrière le crâne (dessous plutôt) à faire valoir. Même si c'est insignifiant.

Or, je décèle dans cette légèreté un petit je ne sais quoi de maussade, de nostalgique. De l'ennui peut-être?

Cela se laisse lire tranquillement, sans pression. on peut même parfois en sourire, un poème sympathique, sans prétention. On a noirci du papier par plaisir de noircir. C'est jouissif, non, ces petites satisfactions individuelles?

   papipoete   
16/9/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
libre
je crois voir Michel, ( mon beau-frère disparu bien trop tôt ) devant son chevalet ; il aimait la poésie, mais c'est dans la peinture qu'il excellait, et ces petits tercets me font penser aux touches de couleur, que délicatement il posait sur une toile en cours...Du blanc dans les vagues, un arc en ciel au bout d'une ficelle, des petits coeurs sortis d'une bouche épousant des lèvres gourmandes...
NB je vois ici une fort jolie poésie, dont les vers ne se prennent pas la tête en termes savants, mais leur port est si élégant !
Ils sont tous mignons ces petits " de plume ", même le 3e avec cette allumette ! très joli !
papipoète

   Provencao   
30/9/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
" Entre les vieux murs
de la maison vide
un courant d'air s'égare"

Mon préféré si je puis me permettre. Loin de n'asseoir qu'une sensation subite, le mystère évoque tout à fait le fil conducteur de cette poésie.

Ce mystère en vos vers représente cette force interrogative qui se cristallise dans un élan agréable qui titille l'esprit...

Au plaisir de vous lire
Cordialement

   hersen   
30/9/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
c'est un beau poème, très pudique pour ce qu'il révèle de ses vingt et un grammes.

Il y a de l'élégance, beaucoup d'élégance dans la manière dont les émotions sont livrées.

C'est impressionnant, tout ce que nous confions au vent. Qui chuchote sans cesse et pourtant ne répète rien.

Merci de la lecture.

   Castelmore   
30/9/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour apierre

Tous vos textes saisissent l’éphémère, l’instant le plus bref... dans ce qu’il a d’éternel...

Après le départ de l’autre ( Le fumeur de brunes)
tout flotte dans l’eau, l’air,
Rien ne fonctionne plus ... ni l’allumette, ni l’horloge sans aiguille ( quel vers magnifique !),
les courants d’air s’égarent, les baisers sont volés et l’âme est perdue...
Les mots s’écrivent sur du vent... perdus eux aussi ??

Peut-être pas... ils portent leur message ailleurs ? Au gré des saisons ?

Qui n’a pas connu ces moments où tout semble « à côté », sans causer de vraie douleur, non... juste un sentiment de décalage, de mise hors du temps plus ou moins longue, que l’on ne sait si il faut en sortir rapidement ou prolonger l’état de flou agréable qu’il procure ... parfois

Un très joli texte dont je suis sorti avec regrets

   FANTIN   
30/9/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Du titre au dernier vers, voici un poème original et quelque peu mélancolique (le champ lexical le souligne en effet: "perdu; ne...plus;solitaire; triste; sans...; vieux; vide; s'égare,etc.)mais dont le charme est pourtant prégnant. Tout parle à voix basse dans ces tercets remplis d'images que la sensibilité du poète sait nous offrir à voir et à sentir avec un minimum de mots et un maximum d'échos. Une très jolie balade.

   Luz   
30/9/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonsoir apierre,

C'est très beau, léger (Tercets légers), mélancolique.
Certains tercets sont des haïkus, comme celui-ci que je trouve magnifique :

"Entre les vieux murs
de la maison vide
un courant d'air s'égare"

J'aurais bien aimé l'écrire...

Bravo et merci,

Luz

   Lebarde   
30/9/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Je découvre ce poème libre que je n’avais pas vu passé en EL et je suis enchanté par ce type d’écriture dans lequel tu excelles si je me réfère au dernier poème similaire que tu as déjà produit!!

«  sans queue ni tête «  certainement pas, seulement des tercets à la Prevert.
C’est frais, c’est vif, c’est subtil, c’est élégant, c’est délicat, c’est très agréable à lire et tout cela avec des mots simples et des scènes originales et plaisantes.

Bravo j’aime beaucoup.

Lebarde

   troupi   
1/10/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Absolument agréables à lire ces petits tercets en forme de faux haïkus sont délicieux.
Ça passe tout seul sans aucun effort et l'un après l'autre ils nous emmènent dans une scène où l'imagination peut se promener un instant sur une plage ou dans les nuages, dans une maison ou sur un quai de gare, ou dans les méandres d'un ailleurs inconnu et l'infini du temps....

   Davide   
1/10/2019
Bonjour apierre,

Ce qui relie les tercets entre eux, c'est l'absence ; ils sont "légers" parce que quelque chose leur a été ôté, retiré, volé : si le ballon semble attendre quelqu'un pour "jouer avec", le cerf-volant, lui, n'attend déjà plus. L'absence est celle d'une "maison vide", d'un "cœur solitaire" et d'un corps dont l'âme s'est retirée.

Les images sont très visuelles, toutes tissées de dentelle, comme des instants, captés au hasard d'une promenade mélancolique.
Toutefois, j'aurais aimé qu'elles s'accordent entre elles pour me raconter une histoire. Une vraie histoire.
Il m'a pourtant semblé que chaque tercet se brode autour de la mort d'un être cher, celui-là même évoqué dans la 8e strophe ; mais les tercets 7 et 9, ainsi que l'exergue, se heurtent à mon incompréhension : "sans queue ni tête" ?

De jolis tercets, mais peut-être trop "allégés" pour moi, trop "lights"...

Merci du partage,

Davide

   ours   
1/10/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Apierre

Un très joli poème sur le manque, l'absence ou la perte, chacun y trouvera une résonance. J'ai aimé la forme en tercets semblant n'être reliés entre eux que par le support de la poésie comme dans un collage. L'écriture est simple, élégante et belle.

Merci du partage.

   jfmoods   
2/10/2019
L'entête ("Des tercets libres... sans queue ni tête ?") invite le lecteur à s'interroger sur le véritable enjeu de ce poème libre de 9 tercets aux vers courts et disparates (4 à 8 pieds) articulé autour des quatre éléments (air : "ciel", "cerf-volant détaché", "vent", feu : "allumette", "flamme", terre : "les cafés", "les vieux murs / de la maison vide", eau : "flots", "vagues", "plage", "humide", "neige écrasée").

Le titre ("Tercets légers") et quelques éléments du texte ("un ballon de plage", "libre", "joue") postulent l'insouciance ; cependant, d'autres repérages pointent une certaine gravité (adjectif qualificatif : "seul", participes passés : "Perdu", "poussé", rime : "plus" / "perdue", personnification : "les cafés tristes", "un courant d'air s'égare"). Une image domine : celle de l'amour, à présent disloqué (confusion des sens propre et figuré : "ne déclare plus sa flamme", groupe nominal élargi : "Balade d'un coeur solitaire"), qu'un souvenir vient réanimer ("Tirée de sa boîte").

La thématique de la combustion innerve le texte ("allumette", "flamme", "une cigarette brune / ne fume plus", "Vingt et un grammes... flottent dans les airs"), traçant les contours d'une désagrégation des choses.

Habillant le poème, les univers cinématographique (Truffaut : "baisers volés", "le dernier métro", "l'amour en fuite", "quatre saisons" qui renvoient au Contes d'Éric Rohmer) et littéraire ("L'horloge sans aiguilles" de Carson McCullers, "Écrits sur du vent / des mots légers s'envolent") semblent bien confirmer cette hypothèse de lecture.

Si la forme libre mime la légèreté, le fond impose quant à lui la pesanteur.

Merci pour ce partage !

   krish   
2/10/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Je trouve ce poème très beau. S'y mêlent les quatre éléments, des vers sans rimes mais sonores, des pieds divers et variés et de nombreuses sensations pour réussir à créer une belle unité dans toute cette diversité.
Une belle démarche aussi qui sent la sincérité dans la simplicité de l'instant.
Merci de me permettre de ressentir

   Louis   
7/10/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Un texte écrit « sur le vent », tout en légèreté, mais d'une légèreté acquise, allègement qui indique, avec une émotion vive, de lourdes pertes.

Dans le 1er tercet, la légèreté caractérise le ballon et le jeu, l'aérien et le ludique en opposition avec le lourd, et le grave...
Le ballon sur l'eau ne coule pas, il ne sombre pas. L'air qu'il contient le rend plus léger que l'eau. La légèreté se situe dans l'état gazeux. Ni dans le liquide ni dans le solide, dans l'aérien.
La légèreté se situe dans la surface, mais non dans le superficiel. Dans le texte, la surface est profondeur qui remonte.
Le jeu est une activité « légère », au sens cette fois du frivole, du futile, du manque de sérieux et de gravité. Le ballon renvoie à ce jeu sur une plage, infantile et insouciant. De même que le cerf-volant du deuxième tercet. Jusqu'à ce rythme ternaire du poème qui rappelle les jeux sautillants de l'enfant : 1,2,3... Rythme presque guilleret, comme celui qui va d'un cœur léger. Il s'avérera pourtant très lourd.
Mais le jeu de ballon a pris fin, et à la légèreté s'associe la perte au sens de l'égarement : « perdu dans les flots ».
Le ballon échappe aux mains ou aux pieds des joueurs, enfants ou adultes, qui ne commandent plus son mouvement. Il est affranchi de la terre ferme où il pouvait trouver le repos, quand les joueurs en avaient assez de le faire voler. Il flotte sur les vagues désormais, léger. Il n'a plus de port d'attache, dans les bras des joueurs, dans un coin de terre ferme.
Mais cet affranchissement n'est pas liberté. La légèreté acquise est soumission à ce qu'il y a de plus puissant que soi : l'eau et le vent qui l'entraînent, « poussé » par les vagues.
Être léger, c'est être livré à des puissances étrangères à soi. Ainsi, c'est se perdre, soi.

Dans le 2ème tercet, le cerf-volant, objet encore de jeu pour enfant, semble libre « Libre dans le ciel ». « Détaché », il joue dans le ciel, porté par l'air. Plus léger que l'air, il «  joue seul avec le vent ». Sa liberté est une solitude. Sa liberté n'est qu'illusion. Dans ce jeu aérien, il est ''le jouet'' du vent, et vole au gré de son souffle.
Le ballon comme le cerf-volant, tous deux, ne sont plus retenus. Ils ne dépendent plus d'un être humain, d'aucun poids qui les rive au monde, et ainsi détachés, ils sont soumis aux éléments naturels, soumis à leurs forces. Les deux jouets vont où va le vent. Tous deux désormais sont le jouet de l'air et du vent.
Les deux événements ne présentent en apparence aucun caractère de gravité. Aériens, ils n'ont l'air de rien, mais l'air pourtant les rend possibles. Les deux événements semblent insignifiants, mais sont très significatifs.

Dans le troisième tercet, une flamme, pourtant si légère, brille par son absence : une allumette humide / ne déclare plus sa flamme ». Le feu manquant, c'est l'amour manquant, c'est la passion amoureuse absente, qui ne se dit plus, qui ne s'exprime plus.
Une petite chose, un presque rien, une allumette « tirée de sa boîte » permet de dire une grande chose, souvent bouleversante pour un être humain, souvent douloureuse : un amour manquant.
Ce manque au bout d'une allumette que l'on frotte est plein de sens. L'insignifiante absence a beaucoup à dire.
La flamme ainsi, outre le feu de l'amour, symbolise la vie. Une allumette et une flamme : l'amour et la vie. Un presque rien pour dire ce qui pour nous est un presque tout.
Légèreté aussi des moyens, si peu de mots, pour exprimer les poids lourds de l'existence humaine.

Un ballon, un cerf-volant, une allumette, et puis une horloge... Ce n'est pourtant pas une liste à la Prévert.
L'horloge est sans aiguilles. Mais c'est une horloge. L'absence d'aiguilles n'empêche pas le mécanisme de tourner, et le temps de passer ( bien que le temps s'écoulerait aussi si le mécanisme se grippait). L'horloge marque le temps, mais l'absence d'aiguilles ne lui permet pas d'indiquer précisément les heures et les minutes. Les repères temporels s'en trouvent brouillés.
Le temps aussi prend de la légèreté. Détaché des contraintes liées aux heures et aux minutes. Dans ce « café triste », on est en balade, en errance, sans contraintes temporelles, qui ne comptent plus sur l'horloge sans aiguilles.
Le « cœur solitaire », comme le ballon, est emporté par le flot du temps, sans amarres, sans attaches, sans repères ; comme le cerf-volant, il flotte, il erre, en « balade », sans attaches au bout de son fil  ; comme l'allumette, il n'a plus personne, plus d'attache affective, pour qui s'enflammer, pour qui s'allumer.
Un amour perdu, une vie éteinte : on est loin de la futilité du jeu, loin de la légèreté ludique et de l'insouciance, mais dans le poids très lourd d'un drame, mais dans les pesanteurs de l'existence solitaire.

Désormais « la maison » où vivait cet amour est vide. Dans ses « vieux murs », « un courant d'air s'égare »
On s'y égare, dans ce foyer vide, où un amour s'est éteint en même temps qu'une vie. On ne s'y retrouve plus, tant les repères d'une vie de couple se sont brouillés. La maison vide n'est plus un lieu de séjour, une demeure, mais un passage d'un être en errance, solitaire du côté des cafés tristes.

Flottent quelques souvenirs de « baisers volés ».
Entre les deux tercets, on peut entendre, si l'on prête bien l'oreille, quelques vers de la chanson de Trenet   :

« Ce soir le vent qui frappe à ma porte
Me parle des amours mortes
Devant le feu qui s'éteint
Ce soir c'est une chanson d'automne
Dans la maison qui frissonne
Et je pense aux jours lointains
Que reste-t-il de nos amours
Que reste-t-il de ces beaux jours 

Bonheur fané, cheveux au vent
Baisers volés, rêves mouvants
Que reste-t-il de tout cela »

Les trois vers du tercet sont autant de titres de films, ceux de Truffaut : « baisers volés », dans lequel est reprise la chanson de Trenet, puis « le dernier métro », et « l'amour en fuite ».
Les souvenirs de baisers volés ne sont plus que des images, légères, des fantômes d'un passé, un film qui se projette sur l'écran mental où se juxtaposent des plans fixes : un ballon de plage sur les flots, un cerf-volant qui joue dans le ciel.
Et aussi :
« Dans la neige écrasée
une cigarette brune
ne fume plus »

Un autre air se fait entendre, dans les paroles cette fois de Gilles Thibaut :

« Quand tu es dans la lune, les idées en panne
Je me voudrais brune comme une gitane
Me glisser entre tes doigts et puis me brûler
Me consumer pour toi, n'être que fumée

L'amour c'est comme une cigarette
Ça flambe comme une allumette
Ça pique les yeux, ça fait pleurer et ça s'envole en fumée »

L'amour s'est envolé en fumée, et la vie aussi, elle aussi comme la fumée d'une cigarette.
Reste la neige, « tassée », sous le poids d'antan des humains, sous le poids de l'être.
Légèreté encore de l'âme, dont le poids ne serait que de 21 grammes !
Flotte dans les airs « une âme perdue ». Devenue, comme un ballon, comme un cerf-volant, le jouet des puissances de la nature.
Le dernier tercet est autoréférentiel :
« écrits sur du vent
des mots légers s'envolent
aux quatre saisons »

Ces tercets légers du poème s'envolent, mais pour dire « l'insoutenable légèreté » des êtres

Merci apierre pour ce beau texte.

   BernardG   
9/10/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Plus que des tercets, j'ai lu, pour ma part, des haïkus.

Chacun d'entre eux délivre un message dont l'interprétation variera suivant le lecteur.

Mon préféré:
"Libre dans le ciel
un cerf-volant détaché
joue seul avec le vent"

Le plus instructif ☺:
"Vingt et un grammes
d'une âme perdue
flottent dans les airs"......L'âme pèserait ce poids d'après des chercheurs russes....

Merci


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