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Poésie contemporaine
archibald : L'art de la rime
 Publié le 04/04/16  -  35 commentaires  -  2470 caractères  -  511 lectures    Autres textes du même auteur

Quel poète dira tous les torts de la rime ?


L'art de la rime



Quel poète dira tous les torts de la rime ?
Se demandait Verlaine avec justes raisons.
Je veux bien essayer, moi qui souvent m’escrime
À respecter la loi de ces terminaisons.

Pourquoi donc me mêler d’écrire ce poème ?
Au début c’est facile et tout me semble ouvert,
Les syllabes sont là jusqu’à la pénultième
Mais la rime m’attend, perfide, au bout du vers.

Elle approche, elle fuit, elle me tarabuste,
Existe-t-elle au moins ? Je la cherche à tâtons,
Je la décèle enfin, voilà la note juste,
Juste bonne à jouer un air de mirliton.

Je ne puis l’attraper, je sue et me démène,
C’est à devenir fou comme Antonin Artaud !
Bougre d’alexandrin, tu vas rimer quand-mêne
Et rentrer dans ton cadre à grands coups de marteau !

Je triture la phrase et froisse la syntaxe,
Je distords le discours en mille contorsions,
Hélas ! j’en ai trop fait ; il a quitté son axe,
Et s’effondre au fracas d’un jeu de construction.

La structure est instable et c’est là tout le drame :
Dentelle d’apparat faite au point d’Alençon,
Je tire sur un fil, le reste de la trame
S’effiloche et se perd d’une triste façon.

Je dispose bien sûr de plusieurs dictionnaires
– Un lexique complet limite les dégâts –
Mais pour le cas présent, rien d’extraordinaire,
Que faire d’ “agrégat”, “renégat” ou “nougat” ?

Souvent j’ai le bon mot, véritable trouvaille,
La rime est féminine, il lui faut un mari,
J’essaye, je construis, je juge le travail :
Les “e” sont inversés, et ça me contrarie.

Ah ! le principe idiot de ces lettres finales
Muettes et pourtant rudes à l’écolier
En lui interdisant la règle originale
D’accorder les pluriels avec les singuliers.

Quelquefois Polymnie, avec son air arsouille,
M’offre en cadeau des vers qui riment richement
Mais cet écho falot, mi humour mi art, souille
Le vernis du quatrain : la rime riche ment.

Consonance maudite, homophonie infâme,
Supplice de Chinois que ces deux sons jumeaux
Qui percent mon tympan, mon cerveau et mon âme
Et la laissent mourante au beau milieu des mots !

Adieu muse perverse, adieu sombre névrose,
Je me libère enfin de ces mauvais calculs !
Ils ne riment à rien, j’en reviens à la prose :
Il ne faut poéter pas plus haut que son cul.


 
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   framato   
13/3/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
J'ai adoré...
Vraiment drôle. Il manque peut-être un quatrain pour traiter du hiatus ?

Bravo pour se morceau d'humour bien mené et qui sur un sujet mainte fois traité parvient à nous surprendre par son ton désinvolte et léger. Ça n'a pas du être facile à tenir dans le cadre et c'est tellement drôle que je n'ai aucune envie de chercher les faiblesses éventuelles de prosodie...
Si on le lit à haute voix avec les intonations et tout ce qu'il faut pour le rendre vivant on en oublie même que c'est écrit en rime. Super boulot donc !

   Lulu   
13/3/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

j'ai beaucoup aimé lire ce poème qui joue avec le lecteur et avec les mots, voire le dictionnaire... J'ai trouvé l'ensemble fort amusant, tant dans la forme que le propos. Ecrire en alexandrins n'est pas facile. Cela suppose de la persévérance, mais aussi une bonne dose de créativité, ce dont ne manque pas ce poème.

Je ne m'attendais pas au dernier vers. "poéter", un néologisme intéressant au demeurant... Je lui préfère tout de même "poétiser", mais il aurait alors fallu trouver une rime... avec "calculs"

   StayinOliv   
13/3/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Quel thème original et traité de façon admirable ! Chaque strophe aborde chaque problème que rencontre le poète et vous nous les racontez si merveilleusement que l'art de l'écriture, à vous lire, semble quelque chose que vous maitrisez ! Par contre pourquoi, dans le dernier vers, ne pas avoir mis le "pas" avant le "poéter", ce qui me parait plus judicieux. Bref j'ai beaucoup aimé, je suis étonné que vous le proposiez en poésie libre alors qu'en contemporain serait sa place je pense.

   GilbertGossyen   
15/3/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément
Excellent ! Bien construit et beaucoup d'humour. J'ai beaucoup aimé ... certaines rimes justement telles que:

"arsouille" et "art souille"

et bien sûr "calculs" avec "cul".

Voilà une chute qui me plait car elle n'est pas sans fondement.

Bravo.

   Pieds-enVERS   
16/3/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonsoir

Pourquoi en poésie libre ? J'ai failli passer à côté , et je m'en serai voulu !
Quel rire à cette lecture , je me suis tellement reconnue dans votre texte ( enfin dans celle qui tire la langue et cherche le mot " adéquat " faute de nougat" pour récompense ) .
Lorsque je vois la facilité (apparente peut-être ? )de votre écriture pour ces 12 quatrains qui ont l'air parfaits ( je commente très peu la forme , n'étant pas assez pointue sur le sujet )je renaude et me dis que jamais de toute façon je ne pourrai poéter " plus haut que mon cul " :))même si je le voulais

Un texte drôle, vivant et excellent !

   Vincendix   
4/4/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément
C’est superbe !

Un texte que j’aurais aimé avoir la capacité d’écrire tant pour la forme que pour le fond.

Mais finalement, la qualité de l’écriture, quelques jeux de mots (juste ce qu’il faut), la fluidité et la musicalité de ces vers contredisent les propos, j’ai l’impression que les rimes sont venues naturellement se mettre à leur place !

J’admire aussi la densité de ce texte avec ces douze quatrains d’égale valeur et dans un ordre parfait.

Surtout ne revenez pas à la prose, offrez-nous encore de telles œuvres,

   Cristale   
4/4/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour,

Sincèrement je pense que vous pourriez poéter plus haut que...ce poème amusant et plein d'énergie. Il en faudrait peu pour l'encadrer en classique mais le contemporain sied parfaitement au discours présent qui laisse courir les rimes en liberté surveillée sur les longs sentiers de l'alexandrin.

"Je ne puis l’attraper, je sue et me démène,
C’est à devenir fou comme Antonin Artaud !
Bougre d’alexandrin, tu vas rimer quand-mêne
Et rentrer dans ton cadre à grands coups de marteau !"

"quand-mêne" la rime est vraiment rentrée à coups de burin pour se marier à "me démène" !!! Dommage que votre poème n'ait pas été publié le 1er avril :)

J'aime bien l'esprit et la syntaxe de ce texte. Je pressens le talent d'un auteur à la hauteur des meilleurs (ah ! la rime interne !)

Bravo et merci pour ce plaisir à vous lire.
Cristale

   Anonyme   
4/4/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour,
"Au début c’est facile et tout me semble ouvert," et puis "Bougre d’alexandrin, tu vas rimer quand-mêne
Et rentrer dans ton cadre à grands coups de marteau !"
Pour moi tout se résume avec ces deux vers.
Ah voilà donc pourquoi il est si compliqué de faire du classique, et si peu naturel. L'esprit est si bien muselé par cette rime, ou si bien orienté, désorienté. Il en perd les pédales, les pétales de ces fleurs magnifiques qu'il avait furtivement entraperçues au fond de son paradis intérieur, juste avant qu'elles daignent se transformer en mots. Triturées, arrachées, écartelées, les idées, les pensées, sont dénaturées, lessivées, juste pour qu'elles portent ce bel habit d'un instant, qui ne leur sied pas forcément comme un gant.
Voilà pourquoi, j'ai préféré la liberté à ces coups de lime que sont les rimes, et pourtant ajusteur de formation, cette pratique ne m'était pas inconnue, mais au vu de la perte de matière( tant de copeaux ou de limailles à mes pieds) une fois le travail accompli, j'ai décidé d'abandonner l'exercice.
Votre travail est superbe pour nous parler de cette dictature que nous nous imposons pour souvent de bien piètres résultats et je ne peux que saluer bien bas.
J'ai, entre autres, adoré " voilà la note juste,
Juste bonne à jouer un air de mirliton" ou "la rime riche ment" et bien sûr ce dernier vers "Il ne faut poéter pas plus haut que son cul."
Une merveille de vérité et de drôlerie.
Merci de nous ouvrir les yeux.

   Alexandre   
4/4/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Salut Archibald et bienvenue à bord de la goélette Oniris !

Surtout ne changez rien et laissez-là la prose !
Vos vers portent en eux l'esprit du virtuose
Et ces douze quatrains qui font notre bonheur,
Je le dis sans détours, sont tout à votre honneur !

En attendant une suite, Bravo et Merci...

   papipoete   
4/4/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour archibald ;
pour un premier poème édité, voilà un coup de maître, bien que vous sembliez de prime abord, rebelle aux règles de l'art !
Mais à voir avec quelle dextérité, vous manipulez un vers, je suis bien certain que pour vous " manier la rime ", est enfantin !
Hiatus, singulier contre pluriel, égratignent votre texte, mais c'est sans doute intentionnel, histoire de taquiner Polymnie ?
Lignes savoureuses, telle celle du vers final !

   troupi   
4/4/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Ça alors !!!

Je me suis vraiment régalé à lire ce poème rempli de rimes marrantes mais pourtant bien recherchées.
Son apparente longueur n'est en rien rébarbative et ne démontre en fait que la capacité de l'auteur à nous maintenir en lecture jusqu'au bout de ses quatrains.
La chute est encore plus rigolote que tout ce qui précède. Bravo !!!

   LenineBosquet   
4/4/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Impeccable. Je n'ai pas grand-chose à ajouter, je crois qu'il y a une sorte d'unanimité sur ce très sympathique poème qui rime en parlant des rimes, comme une mise en abyme réjouissante.
J'ai particulièrement apprécié le quatrain sur les rimes riches ainsi que la chute rigolote.
Merci!

   PIZZICATO   
4/4/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément
Subtil, amusant, débordant de réalisme ; autrement dit EXCELLENT.
Toutes les contraintes du poète sont passées au crible avec un humour certain.
" Souvent j’ai le bon mot, véritable trouvaille,
La rime est féminine, il lui faut un mari, "

Bravo pour cette réussite.

   Francis   
4/4/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément
Un zeste d'humour, une pincée de sel, du talent c'est évident et le tout se savoure sans modération. L'alexandrin fleure bon la poésie. Une belle recette pour l'art de l'écriture. Merci du partage.

   widjet   
4/4/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément
Subtil, raffiné et saupoudré d'un humour exquis . Le dosage entre la technique, culture et la fluidité est parfait.
J'ai littéralement dévore ce texte écrit avec maestria.
Les dernières strophes et leurs jeux de mots parachèvent un ensemble délicieux.

Du très haut niveau.

Suis impressionné

W

   Hananke   
4/4/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour

Texte plein d'humour, de jeux de mots, de trouvailles
sur cette empoisonneuse qu'est la rime.

Texte dont la rime sort vainqueur et finalement vous contredit
puisqu'il pourrait être un chef d'oeuvre du néoclassique.

A vous lire, elle n'est pas si retorse que vous nous l'affirmez.

Donc, au final, pourquoi s'en passer ?

   Pouet   
4/4/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Très sympathique, une belle entrée en matière sur Oniris.

Oui, qu'il est difficile d'être poète... :)
C'est fluide et agréable à lire.
Quelques rimes bien trouvées comme "arsouille/art, souille".

Suis bien d'accord avec vous sur ce point:
"Ah ! le principe idiot de ces lettres finales"

Seul le denier vers me semble superflu. D'autant que le "pas" placé après le "poéter" me fait un drôle d'effet à la lecture. Un détail...

Bravo à vous et bienvenue.

   Anonyme   
4/4/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'ai trouvé votre poème drôle, charmant, et vous m'êtes sympathique ! J'avais un peu déviné la fin mais ce n'est pas si grave. Vous m'avez fait penser à Alphonse Allais par moment !

   lala   
4/4/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour archibald,

Félicitations pour votre poésie, inspirée, drôle, très pédagogique.
En jouant avec les rimes, vous les mettez en valeur, vous réussissez à conquérir ceux qu'elles rebutent.
Vous êtes un farceur qui maîtrisez avec grand talent le classique le plus pur !
Bonne journée !

   Curwwod   
4/4/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
contemporaine, contemporaine ? On est pas loin du néo classique voire du classique... Vous vous êtes bien amusé, en pleine crise d'autodérision, et votre verve ne parvient pas à cacher une réelle science de l'écriture au service de l'humour. C'est très amusant, fin et donc fort réussi.

   Teneris   
4/4/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'ai beaucoup apprécié ce poème (se) jouant avec une déconcertante habileté des règles classiques ! D'un style frôlant la perfection, à l'humour omniprésent et à la fluidité rythmique exemplaire, vous nous offrez au gré de mille jolies trouvailles et de fausses maladresses savamment distillées un pastiche plus vrai que nature, pointant avec justesse les excès auxquels la rime peut mener. Seul petit bémol : j'aurais préférer vous voir aller plus loin et montrer plus clairement encore l'absurde de la rime à tout prix. J'ai senti dans tout le poème un crescendo, une folle envie de se libérer en les ridiculisant gentiment des règles classiques, un formidable élan qui, me semble-t-il, aurait pu mener à quelque chose d'encore plus fort.

J'ai particulièrement aimé le vers 9, pour son rythme admirable, le 15 et son « quand -mène » fort bien trouvé, la 8e strophe, dont l'idée est un peu attendue mais superbement écrite, la 10e pour « arsouille » et sa manière originale de traiter les rimes riches, ainsi que le tout dernier vers (qui m'a arraché un bel éclat de rire).

Par contre, j'ai un peu moins aimé « voilà la note juste » qui, pour le coup, ne me semble pas sonner juste à cause de l'assonance en « a » un peu disgracieuse, « C'est à devenir fou comme Antonin Artaud » au sens un peu moins fort que le reste ainsi que « rentrer dans ton cadre à grands coups » et « Et s'effondre au fracas », un peu trop chargés de « r » à mon goût,

   MissNeko   
4/4/2016
Que j ai aimé lire votre texte ! Bien écrit, les mots justes : bravo!
Merci pour ce bon moment de lecture

   Arsinor   
4/4/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Je déteste la chute - bref. C'est vrai que l'impression sur un texte est surdéterminé par l'avis sur la chute. Trop de modestie tue la modestie et bref une fois encore, tes états d'âme ne constituent pas l'essentiel du sujet.

Tu as mis la barre très haut - il est si ennuyeux d'habitude de lire un auteur parler de son propre texte - et tu t'en tires comme un chef, chapeau. Le quatrain dit "des e inversés" osons est remarquable, merci. Vu le niveau général, les écarts s'insèrent de façon justifiée, le "quand-mêne", la mielleuse mais charmante Polymnie. J'en ai plus appris sur les rimailleurs que jamais, mis à part "la structure est instable" cette idée m'intéresse et j'espère que tu voudras l'expliquer sur le fil. Est-ce que tu veux dire que le changement d'un élément remet en cause tout le reste ?

Je ne donne pas d'évaluation d'habitude mais ta pochade si élaborée appelle les bravos comme les airs célèbres de soliste à l'opéra.

   emilia   
5/4/2016
Quand on possède comme vous des qualités d’esprit, d’harmonie, de rythme, d’humour en prime et de maîtrise de la langue, autant de talents pour taquiner la rime, user de calembours, jouer avec les mots et faire preuve de virtuosité en pratiquant les vers holorimes et en parodiant dans le vers de chute la célèbre expression : « il ne faut pas poéter plus haut que son luth… », vous offrez au lecteur la brillante démonstration de votre aisance à exercer « l’art de la rime » en lui faisant partager votre plaisir jubilatoire ; merci à vous et au bonheur de vous lire…

   Anonyme   
5/4/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonsoir,

J'avais été à deux doigts (oui, deux) de commenter en EL, mais je ne sais pour quelle obscure raison, je ne l'ai pas fait. Je me rattrape donc ici mais cela va être dur de commenter, étant donné que tout - ou presque - a déjà été dit.

Quelle intelligence dans l'écriture, quelle finesse d'esprit, et quelles rimes ! Et, bien que je ne sache pas ce que veut dire "quand-mêne", je sens ici comme une petite note de génie...

Un seul regret : le fait que ce poème n'ait pu être classé dans la catégorie classique, mais c'est un peu chercher la petite bête, alors je ne dit rien...

Un immense bravo !

Wall-E

   Kodiak   
9/4/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Tout a été dit sur ce poème intelligent, subtil et plein d'humour.
Bravo à l'auteur !

   Lylah   
12/4/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Une lecture avec le sourire aux lèvres du début à la fin !Pour une fois, je suis enthousiasmée par les rimes !
Merci

   Ioledane   
13/4/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'arrive tardivement sur ce poème rien moins que jubilatoire. L'humour et l'autodérision de ce "supplice de Chinois" sont savoureux et témoignent clairement du plaisir que l'auteur a dû prendre en l'écrivant.
Merci pour cette excellente composition.

   luciole   
18/5/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Ah oui c'est très bon ça, du coup mon sonnet me semble un rien bricolé...
Beaucoup d'humour et de fluidité.

   Annick   
6/7/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément
Dommage qu'à l'école, pour l'apprentissage des élèves à la littérature, il n'y ait que, dans les manuels scolaires, tous ces Rimbaud et ces Baudelaire qui ont écrit de fort beaux poèmes, certes, mais aucune place n'est faite pour les vrais grands poètes inconnus ou éphémères, qui, non seulement feraient le bonheur de élèves, mais aussi leur permettraient, comme c'est le cas ici, d'aborder le travail sur la métrique un peu rébarbative et récalcitrante, avec plus d'entrain ! Car ce poème est une pépite bourrée d'inventivité et d'humour. Clair, précis, bien construit, il montre tout le travail acharné du poète en butte avec les rimes et pas que ! Merci pour le partage et bravissimo ! Annick.

   Vincente   
11/9/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Bonjour Archibald,

Votre Art de la rime vous a poussé bien loin du retranchement, et bien après sa publication (je ne le découvre que maintenant, suite à votre commentaire sympathique de Ma belle, adieusement... de Mephisto), je ne peux me priver de vous dire le plaisir achevé que m'a procuré votre poème.
Beaucoup de commentaires, beaucoup de reconnaissances de vos pairs, car beaucoup de résonances chez les humbles poètes que nous sommes, vous avez fait avec humour oeuvre d'universel, bien au-delà du consensuel.
Merci pour tout ceci.

   Anonyme   
16/2/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour,
Qu'on me pardonne d'avoir remonté cet exploit à la surface : ce poème, qui allie la meilleure truculence à la technique la plus sûre, est sans doute - je lâche le mot - le chef-d'oeuvre de son auteur.

Ah ! ces quatrième et dixième quatrains !

Une réussite absolue que je salue de mon premier, oui mon premier ! "passionnément".

A.

   Zorino   
17/3/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Re-bonjour Archibald,
Et bien, on peut dire que vous avez la rime dans la peau ! J'ai souvent des difficultés lorsqu'une poésie dépasse le sonnet mais là, ce fut un réel plaisir que de vous lire, et jusqu'au bout. Tous les ingrédients y sont.
En vous lisant, j'imaginais Depardieu (il y a 20 / 25 ans) travesti en Cyrano, déclamer ce super poème.
Bravo Archibald et merci pour ce très beau moment de pure poésie.

   Arielle   
25/4/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément
L'occasion pour moi de relire ce petit chef d'oeuvre que je n'avais pas commenté mais qui m'avait laissé un souvenir ébloui.
L'art de la rime (que je n'apprécie pas spécialement d'habitude) a trouvé ici un maître incontestable, adjoignant à sa technique l'humour et la finesse de s'autoriser les transgressions avec la légèreté d'un funambule qui connaît parfaitement les lois de l'équilibre.

   jfmoods   
8/7/2017
Ce poème est constitué de douze quatrains en alexandrins, à rimes croisées, suffisantes et riches, alternativement féminines et masculines.

La réussite du poème tient à la mise en abyme du travail d'écriture, à la reconnaissance d'une certaine complexité dans la mise en forme. On pense à Tristan Corbière et à son célèbre sonnet. De manière assez paradoxale, c'est l'échec à produire le texte attendu qui emporte l'adhésion du lecteur (hyperboles : "tous les torts", "en mille contorsions", rime approximative du vers 15 : "Mêne", holorime significative : "riche ment", "richement", antithèse : "Elle approche, elle fuit", gradations : " Je ne puis l’attraper, je sue et me démène", "Qui percent mon tympan, mon cerveau et mon âme", verbes soulignant une bonne volonté impuissante : "Je veux bien essayer", "m'escrime", "je cherche", "J'essaie", lexique de la violence imprimée et subie : "à grands coups de marteau", "triture", "froisse", "distords", "S'effondre", champ lexical de l'extrême fragilité : "Dentelle d’apparat", "au point d’Alençon", "un fil", "le reste de la trame / S’effiloche", contre-rejet : "souille / Le vernis du quatrain", adjectifs qualificatifs particulièrement dépréciatifs : "maudite", "infâme", "sombre", "mauvais", oxymore : "muse perverse", personnification dégradante : "Polymnie, avec son air arsouille", poètes célèbres servant d'arguments d'autorité : "Verlaine", "Artaud", vers final en forme de pied de nez avec néologisme et contraste comique des niveaux de langue).

Merci pour ce partage !


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