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Poésie néo-classique
archibald : Poème arborescent
 Publié le 28/01/19  -  16 commentaires  -  839 caractères  -  274 lectures    Autres textes du même auteur

Un poème sur deux rimes dont le titre explique le principe. Un court schéma valant mieux qu'un long discours, on consultera avec profit le lien ci-dessous.
https://www.aht.li/3333210/poemearbo.jpg


Poème arborescent



J’ai lu tant de livres,
Je ne sais plus rien.

J’ai lu tant de livres,
Nouveaux ou anciens,
Je ne sais plus rien,
Penser me rend ivre.

J’ai lu tant de livres,
J’ignore combien,
Nouveaux ou anciens,
En lettres de cuivre,

Je ne sais plus rien,
Que l'on me délivre !
Penser me rend ivre :
Problème gordien.

J’ai lu tant de livres
D’académiciens,
J’ignore combien,
– Mémoire de givre –

Nouveaux ou anciens,
Décorés de guivres,
En lettres de cuivre,
Je ne sais plus bien,

Je ne sais plus rien,
Je ne peux plus suivre,
Que l’on me délivre
D’un mal quotidien !

Penser me rend ivre,
Rien ne me souvient,
Problème gordien :
Comment dois-je vivre ?


 
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   Anje   
13/1/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Contemporain.
Un texte oulipien ? Le schéma explicatif fait penser à de vieilles leçons de mathématiques.
Faut-il cesser de penser pour vivre ? Ou l'excès de pensées empêche-t-il de vivre ? La philosophie du savoir par les livres...
Le titre a pour but d'expliquer le principe de fabrication du poème. Il n'indique donc rien sur son contenu masquant ainsi l'horizon du lecteur qui part à l'aventure découvrir ce terrain bizarre risquant d'en oublier la beauté du paysage. Et il tombe sur un point d'interrogation puis reprend le chemin pour mieux apprécier. A la fin, il aime bien.
Merci pour guivre et gordien.
Anje en EL

   Queribus   
19/1/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

Un très joli poème en forme de chanson avec des mots simples, des phrases que tout le monde comprend dès la première lecture, le tout habilement construit avec une certaine rigueur, un respect de la langue française et de la ponctuation.

En un mot, j'ai passé un très bon moment à vous lire et je suis prêt à recommencer pour un texte de ce tonneau-là.

Bien à vous.

   sympa   
28/1/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,
J'ai beaucoup aimé l'originalité de votre poème .
N'ayant pas lu l'incipit, je j'avais pas remarqué le lien vers l'arborescence du texte.
Dommage qu'il n'aie pas été (ou pu être ) présenté ainsi !

   Vincente   
28/1/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'ai à tort commencé à me débattre pour me cadrer dans la formulation de l'incipit, puis apercevant des sens intéressants, j'ai très vite fait de la bouillie où sensation-explication-construction se desservaient.
J'ai repris sans réfléchir, avec juste l'impression de me laisser imprégner par ce qui m'apparaîtrait. Eh bien la sauce a pris, elle s'est même faite crème, j'ai alors pu savourer.

La forme ne devrait jamais être un guide en poésie, un vecteur sûrement mais pas une finalité. En fait, mais c'est personnel, les "gesticulations oulipiennes" me fatiguent bien souvent, elles me paraissent un peu artificiels, je les évite donc. Ici, intrigué par le beau terme "arborescent" et par l'étonnement que produit les deux premiers vers, j'ai été tenté malgré tout de lire. Et bien m'en a pris. Une fois de plus ces directions que proposent ces explications préliminaires m'ont été contre-productives, souvent je les évite, j'aurais dû ne m'en préoccuper qu'a posteriori.
Je trouve également qu'il est regrettable que la présentation que donne le lien n'ait pu être celle de notre lecture (d'ailleurs sans les lignes-branches de l'arbre).

La dernière strophe m'a beaucoup parlé.
"Penser me rend ivre,
Rien ne me souvient,
Problème gordien :
Comment dois-je vivre ?"

   papipoete   
28/1/2019
 a aimé ce texte 
Bien
bonjour archibald
" j'ai lu tant de livres " que ma tête ne retient plus rien ; dois-je continuer ou définitivement ne plus ouvrir mes livres ?
NB une forme d'addiction qu'il sera difficile de combattre ! il faudra peut-être comme la bouteille, jeter toute reliure de bas comme de haute gamme !
L'exercice de construction du poème, requiert une certaine adresse !

   Corto   
28/1/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Avec ce poème si malicieusement construit on hésite à explorer la forme ou le fond.
La composition en arborescence est un véritable art, mais sur le fond on reste un peu perplexe. Or le fond me parait l'essentiel dans tout texte correctement écrit.
La répétition de "J'ai lu tant de livres" a de quoi réjouir, mais diable ce "Je ne sais plus rien" interroge. Sommes-nous devant un drame de perte de mémoire ? Ceci pourrait être confirmé par "Penser me rend ivre".
C'est ici que la construction en arborescence expliquée vient encore interroger le sens de ce poème et piéger le lecteur. Qui a la priorité, les exigences de l'arborescence ou le sens du texte?
Ce n'est plus un poème c'est une énigme !

Personnellement je réunirais le premier et le dernier vers pour faire:
"J'ai lu tant de livres / Comment dois-je vivre ?"
Car pourquoi tant lire si ce n'est pour se donner des outils pour comprendre toujours mieux la vie ?

Bravo pour l'exercice.

   FrenchKiss   
28/1/2019
Bonjour Archibald,

L’Oulipo est donc toujours vivant. C’est vrai qu’on le trouve de plus en plus fréquemment dans les Ehpad.
Ici la contrainte était donc une suite géométrique de raison 2, censée la faire perdre en atteignant la canopée.

J’ai largement préféré le François Le Lionnais qui m’a jadis initié aux Echecs avec ses Prix de beauté, que celui qui fut le Fraisident-pondateur de cette société secrète, l’Oulipo, cette « littérature en jeux » qui se voulait « plagiaire par anticipation ».
Quand je vois que la poésie classique est dénigrée pour ses contraintes…
Je ne nie pas qu’il ait pu y avoir quelques chefs-d’œuvre oulipiens que je n’ai pas lus.

Compte tenu du sujet, un Maître du Gland Orient me semble plus qualifié que moi pour apprécier vos prouesses. J'avoue y avoir tourné en rond plutôt qu'en arborescence.
Il me tarde de présider une messe noire. J’ai quelques poèmes à fourguer de mon Oulipopot personnel.

FrenchKiss
Oulipopotien blasé

   PIZZICATO   
28/1/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Ecrire un texte avec cette contrainte de forme, en conservant le sens du fond, nécessite certainement beaucoup de travail de réflexion.
Ici, je considère que c'est assez réussi.

mais personnellement, je ne suis pas très attiré par les écrits oulipiens.

   Melusine   
1/2/2019
Commentaire modéré

   Cristale   
29/1/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonsoir Archibald,

Ce poème arborescent en pentasyllabes, après une journée de pluie tourmentée par la depression Gabriel, les parapluies retournés, les arbres ébranchés et la rivière sortie de son lit avant l'heure légale, m'a fait l'effet d'une grande ordonnance apaisante autant qu'inquiétante en cette fin de soirée.
On dirait un arbre gigogne où chaque couple de branches engendre une nouvelle branche qui s'intercale et cela à l'infini :
2+4+8+16, puissances successives de 2 ? je vais réviser mes cours de math...
L'exercice est intéressant et même tentant pour les amateurs de techniques qui sortent de l'ordinaire.

Jolie liaison au centre des 16 vers sur la dernière page de l'arborescence :
"Je ne sais plus bien,"
"Je ne sais plus rien,"

Le problème gordien se résout dans le bûcher de l'amnésie.

C'est bien de l'avoir fait autant que de l'avoir publié. Je salue le travail mais j'ai trop faim de poésie pour mettre une note adéquate.
Je note "excellent" pour l'ensemble que je pense pouvoir traduire par un "beaucoup+" parce que je n'aime "passionnément" que les histoires romantiques et très poétisées et que là, ce n'est pas trop le genre, d'ailleurs le titre "Poème arborescent" souligne l'aspect technique et non le thème du poème.

"Mémoire de givre"...non ?

Beau travail Archibald, j'aime quand on aime jouer avec les mots, les sons, les images, les formes.

À bientôt,
Cristale

   STEPHANIE90   
29/1/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour,

et bien moi j'adore ce poème arborescent, en lecture à voix haute il y a un bel enchainement des rimes et la recherche de ces vers en quintain a dut être relativement compliqué pour pouvoir garder le fil de l'histoire, et vous demander pas mal de temps. Et puis ces rimes en "ivre" et "ien" m'amusent beaucoup, cela donne de la pêche au poème. J'aime sa rythmique, alors un grand merci pour la lecture,

StéphaNIe

   Oslow   
29/1/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Un principe d'écriture, une mécanique subtile que je n'avais encore jamais rencontré.
Une thématique plaisante et concrète.
Une écriture fluide, souple, évidente.

J'ai beaucoup apprécié votre texte, simple d'allure mais riche de sens. Quel est le sens de la lecture, de ce temps passer à découvrir et à connaître ?

Faut-il lire plutôt que vivre ? Vivre plutôt que lire ?
Le terrain ou le nuage ?

"Tout ce que je sais, c'est que je ne sais rien", comme disait l'autre. Et cela ressort fortement de votre texte dont la poésie demeure évidente.

   Provencao   
30/1/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bravo...pour cette construction tres atypique mais ô combien périlleuse!!!!sur le choix des mots et cette arithmétique subtile..

"Je ne sais plus rien,
Je ne peux plus suivre,
Que l’on me délivre
D’un mal quotidien !"

J'en ai aimé le pari délivré pour un monde meilleur que celui qui vous enchaîne dans un mal permanent


Bravo aussi pour votre improvisation en ces mots: "Penser me rend ivre et mémoire de givre" magiques et envoûtants...après plusieurs lectures j'arrive à penser que je ne sais plus rien....

Au plaisir de vous lire
Cordialement

   Vincendix   
30/1/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Archibald,
Un « petit » poème plaisant à lire, bien construit avec des rimes et des sonorités agréables dans le style d’une comptine.
Vincent

   Hubert   
1/2/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Du travail ...
La technique utilisée, est un carcan qui interdit la mélodie. Mais c'est la nature même de cette forme.
Problème gordien est incorrect, vous devriez remplacer par :
C'est un nœud gordien :
Comment dois-je vivre ?

Sinon, la frustration d'une mémoire défaillante est le fil conducteur du texte, que j'ai trouvé intéressant.

   senglar   
4/2/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour archibald,


Où un surcroît de culture rend ivre. C'est pas bateau ça ! Bon on sait que la culture c'est ce qui reste quand... euh, ça c'est bateau ! (lol). Il en est un autre que la culture ne distrayait pas de la triste chair. Mais bon... à trop lire les académiciens les cuivres se ternissent et les guivres.... Prenez un glaive comme Alexandre et tranchez, vous y verrez plus clair, les portes s'ouvriront... Mais ne tranchez pas l'arborescence. Sans arbre que restera-t-il à votre poème ? Sapin couché (vu à l'envers) -lol-.

Vive Apollinaire, l'Apollon *lacté. Buvons à son seing.

Senglar

*Derain confiait à Youki qu'il donnait du lait. Ne le répétez pas ;)

   DianeSrd   
15/2/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Un joli poème sur le trop du savoir intellectuel qui peut nous encombrer et nous empêcher de vivre le moment présent et peut-être les émotions qui nous traversent.
J'aime le rythme, j'aime un peu moins le "problème gardien" qui ne me parle pas


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