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Poésie libre
Arielle : En marge
 Publié le 14/11/09  -  12 commentaires  -  640 caractères  -  254 lectures    Autres textes du même auteur

À la vôtre !


En marge



Lancer les dés
battre les cartes

Jeter sa bouteille à la mer.

Tenter la ligne qui s’écarte
caprice des itinéraires.

Avec ce désir insolent
de fleurir le béton des cours
confier ses graines
au gré des vents

Jeter sa bouteille à l’amour.

Ne pas construire
ne rien bâtir.

Être à l’affût des joies qui passent
les caresser sans les cueillir
elles s’effacent…
y consentir

Et pour finir
prendre le large
le cœur libre de tout remords
couper le fil rouge des marges

Vider sa bouteille à la mort.


 
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   Lylah   
14/11/2009
 a aimé ce texte 
Bien
Un joli poème tout simple sans mots inutiles et bien construit. La vie, l'amour, la mort... à boire jusqu'à la lie, mais sans amertume.
Un agréable moment de lecture. J'en reprendrais bien une coupe !

A la vôtre !

   jaimme   
14/11/2009
 a aimé ce texte 
Bien
Un poème qui fait l'apologie de l'insouciance dans les sentiments... Et faire la nique à la mort.
Pas du tout ma façon de concevoir les sentiments, mais bon.
Bien construit, fort. Avec un ton détaché, en adéquation avec le thème.

   shanne   
14/11/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour,
Les dés sont lancés, je me jette à l'eau et j'accepte les vagues. Je prends conscience des bons moments, je les déguste.Rien est acquis, j'en prends conscience, la vie est ainsi faite....
C'est ce que je ressens à la lecture de votre poème bien constuit et agréable à lire
merci à vous

   LEVENARD   
14/11/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un bel hymne à la liberté, et au prix à payer.

Aucune pesanteur, aucune longueur ( rien d'inutile).

La mesure qu'il faut.

C'est des bons textes qu'il est le plus difficile de parler, lorsqu'ils s'offrent comme des évidences.

   Garance   
14/11/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Elégance et simplicité...un regard zen sur la vie qui passe.
Je ne sais moi même comment aborder cette approche toute en sagesse sans risquer de perdre la conscience de l'intensité du vivant. Il manque juste une dimension d'enthousiasme, mais ce poème m'a plu.

   ristretto   
14/11/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
un poèmeau goût de vivre !
" Jeter sa bouteille à l’amour.".. bien joli !

jusqu'au bout , prendre la vie comme elle vient

très plaisante lecture

merci

   Automnale   
15/11/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Des dés, des cartes, une bouteille à la mer... Oh ! Une joueuse !

Confier ses graines Au gré des vents Jeter sa bouteille à l'amour... Joli programme.

Ne pas construire Ne rien bâtir... Oui, cela arrive.

Mais je me pose la question : pourquoi ne pas cueillir les joies qui passent ? L'auteure nous le dira, dans un autre poème peut-être...

En tout cas, voilà une poésie légère comme une belle journée d'été au bord de la mer. Merci, Arielle.

   Lapsus   
15/11/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
C'est entre beaucoup de hasards et un peu de liberté que toute vie chemine, ce poème bref nous le rappelle joliment.

Quelle marge reste-t-il à l'originalité "tenter la ligne qui s'écarte" ou à la subversion bien intentionnée "Avec ce désir insolent de fleurir le béton des cours" ?

Cette vie est éphémère et illusion, rien n'est durable : "Ne pas construire ne rien bâtir", même les joies fugaces :"Être à l’affût des joies qui passent les caresser sans les cueillir elles s’effacent… "
Cueillir c'est faire sien, c'est disposer d'une chose, c'est ici trop demander.

Cherchez, la rime n'est jamais très loin dans ce texte léger mais qui rappelle gravement les aléas d'une vie dont l'issue est certaine et pour laquelle aucune martingale n'est nécessaire.

   Anonyme   
19/11/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Voilà un texte qui me plaît beaucoup. J'aime ces infinitifs qui "dépersonnalisent" (sans doute faussement) le sujet, le rythme de cette écriture, le jet de la bouteille décliné trois fois en jeux de consonances, et quelques jolies trouvailles comme "tenter la ligne qui s'écarte", "fleurir le béton des cours" ...
Des vers courts et percutants qui servent bien le message. Merci pour cette lecture !

   Anonyme   
19/11/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Loin de la liste et pourtant si proche. Mais avec ce petit quelque chose qui dynamise... le rythme y gagne et c'est bien vu... (bien écrit aussi)
Un tout petit côté de déjà lu, entendu aussi mais sans trop en faire...
Pour le reste, le texte est beau, doux et non dénué d'une certaine profondeur, cachée derrière la légèreté de la forme.

J'aime aussi le rythme, bien maîtrisé. Une lecture vraiment très agréable, j'en redemande.

   humbaby   
20/8/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Magnifique

   jfmoods   
28/10/2017
Ce poème de forme libre, composé de tétrasyllabes et d'octosyllabes, compte 21 vers. Absentes aux vers 1 et 8, les rimes, pauvres, suffisantes et riches, majoritairement masculines, obéissent à un schéma subtil sur le reste du texte (2-4/3-5/6-9/7-10/11-12/13-15/14-16-17/18-20/19-21).

L'entête ("À la vôtre !") ouvre le bal des sens.

La forme infinitive amène le lecteur à considérer ce poème comme une leçon de vie, à l'image d'un petite philosophie portative.

Rythmé par les variations du refrain ("Jeter sa bouteille à la mer", "Jeter sa bouteille à l'amour", "Jeter sa bouteille à la mort"), ce texte-chanson traverse les âges de la vie.

Au fil des vers 1 à 5 se dessine la capacité à se projeter dans le monde, à se fixer des défis personnels et professionnels (métaphore du jeu de hasard : "Lancer les dés / battre les cartes"), à s'efforcer de les relever même dans l'adversité ("Tenter la ligne qui s’écarte"), car rien n'est jamais écrit à l'avance ("caprice des itinéraires").

Les vers 6 à 10 mettent en perspective une vie vouée à la recherche d'un idéal amoureux (paradoxe : "ce désir insolent / de fleurir le béton des cours", image de la quête incessante : "confier ses graines / au gré des vents").

Les vers 11 à 14 invitent le lecteur à demeurer le plus longtemps possible un prospecteur, un individu en mouvement (gradation : "Ne pas construire / ne rien bâtir"). On pense à un aphorisme de Char ("Être du bond. N'être pas du festin, son épilogue."). Cette curiosité, sans cesse en éveil, ne doit pas viser au comblement mais à l'esquisse ("Être à l’affût des joies qui passent / les caresser sans les cueillir"), car le comblement confine insensiblement à la paresse.

Les vers 15 à 17 se posent alors sur la vieillesse, époque où les tourments prennent le dessus sur les joies. On ne doit cependant pas vivre dans l'amertume de ce que l'on a perdu, mais accepter avec philosophie le passage du temps ("elles s’effacent… y consentir").

Au fil des cinq derniers vers du poème, la perspective de la mort se profile (métaphore de la grande traversée : "prendre le large"). À son approche se dresse forcément le bilan d'une vie. Si on a su en tirer la substantifique moelle, alors on partira sans atermoiements le moment venu (métonymie : "le cœur libre de tout remords").

Reste dans l'ombre une thématique, plus souterraine, plus allusive...

Celui / Celle qui, depuis longtemps, se trouve martelé(e) par la musique des mots doit affronter les limites de l'espace d'écriture, accepter l'augure du silence (titre : "En marge", "la ligne qui s'écarte", "le fil rouge des marges").

Merci pour ce partage !


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