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Poésie libre
Arielle :  L'hiver encore
 Publié le 24/02/17  -  26 commentaires  -  707 caractères  -  432 lectures    Autres textes du même auteur


L'hiver encore



Dans le silence des oiseaux
les sèves figent l’effeuillée

Sous l’écorce bourrue
l’aubier berce des airs de mirliton
que lui fredonne la saison emmitouflée dans ses flanelles

Le jardinier mâche un juron
devant la livrée d’un pinson raidie de dentelle cruelle

À bouche fermée les bourgeons implorent un froissement d’ailes

De pleins paniers au ventre lourd
poussent des bûchers vers les âtres
la mémoire d’étés trop courts

Se régalant à langues claires
des âcres parfums de l’hiver
la bûche de ses crocs corail mordille la braise bavarde
qui postillonne dans le noir
une exquise friture d’étoiles


 
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   Michel64   
1/2/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Ce tableau de l'hiver est charmant même si tout ne me parle pas d'égale manière.

Le "pinson raidi" (donc mort) et le manque de "froissement d’ailes" laisse entendre que plus rien ne vole, alors que l'hiver est peuplé d'oiseaux bien vivants et adaptés au froid.

"la mémoire d’étés trop courts". J'aurais aimé que ce vers soit amené par un autre. Il me semble tomber là par hasard. Ou j'ai raté quelque chose.

"la bûche de ses crocs corail mordille la braise bavarde"
j'aurais préféré le contraire :
"la braise, de ses crocs corail, mordille la bûche bavarde".
J'ai beaucoup aimé les deux derniers vers.
Merci pour ce petit poème.

   papipoete   
7/2/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
libre
L'hiver endort la nature et les bourgeons s'ennuient de ne faire que dormir . Dans les maisons, la vie coule au rythme des paniers de bois qui donnent à manger à l'âtre affamé .
NB de belles images " à bouche fermée les bourgeons ... " et surtout dans la strophe finale avec " la braise bavarde qui postillonne ... une friture d'étoiles "
très visuel !
papipoète

   thea   
7/2/2017
 a aimé ce texte 
Bien
J'aime cette poésie de l'hiver
beaucoup de belles images, une ambiance hivernale bien saisie on a envie de s'assoir un moment à regarder le feu
"la bûche de ses crocs corail mordille la braise bavarde"
juste un petit bémol sur la présentation mais cela c'est peut être personnel, en effet certains mots riment naturellement et j'aurais fait des coupures pour les mettre en valeur et donner un autre rythme au texte.
Mais j'avoue que ça c'est sans doute parce que ce rythme n'est pas le mien.
donc bravo

   Pouet   
24/2/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bjr,

Une écriture délicate et inventive, comme souvent.

De jolis jeux de sonorité.

Le "B" est très présent (bourrue, aubier, berce, bouche, bourgeon, bûchers, bûche, braise, bavarde) Le "b" m'évoque la rondeur, le douillet, la chaleur face aux rudesses de l'hiver. Mais sans doute que je m'égare (du nord).

Un passage aérien avec ses sonorités en "L" (qui sont aussi très présents dans le poème).

Quant aux "F", qui ne sont pas en reste, ils symboliseront l'être (et pas l'âtre) dressé face à l'adversité, ou bien l'arbre debout, toujours.

Bon je ne sais pas trop ce qui m'a pris de disserter sur ces consonnes, vais aller prendre mes cachets... (z'avez d'la chance, je laisse les voyelles tranquilles même si le "O" me fait très envie... :)

Un dernier vers fort agréable, espiègle (j'aime bien cet adjectif).

Une bien belle poésie qui ne tombe pas dans l'écueil des "clichés saisonniers".

Pour dire quelque chose: "bûcher/bûche".

Au plaisir.

   socque   
24/2/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Ayant sans grand mérite identifié l'auteur en Espace Lecture, je m'étais abstenue de commenter ; je n'avais guère d'inquiétude sur la publication ultérieure !

Images élégantes, rythme agréable (j'apprécie ses irrégularités, en vers très longs ou plus courts ; beaucoup d'octosyllabes, peut-être un peu trop à mon goût, le plus court est un hexasyllabe), associations sympas, ce poème est dense, chaque vers apporte un aspect particulier, le tout forme un vrai tableau, je pense à un Brueghel l'Ancien d'hiver.
Une grande attention aux sonorités, aussi.

J'aime surtout
l’aubier berce des airs de mirliton
la livrée d’un pinson raidie de dentelle cruelle
De pleins paniers au ventre lourd

Un petit reproche sur la partie de la bûche, je la trouve trop "adjectivée" : sur
Se régalant à langues claires
des âcres parfums de l’hiver
la bûche de ses crocs corail mordille la braise bavarde
, quatre substantifs sur les six présents sont accompagnés d'un adjectif ; alors, certes, l'image est solide et bien menée, mais je la trouve un peu redondante. La bûche a des langues, des crocs, elle mordille : à force de renforcer, je trouve que tu finis par affaiblir.

Mais c'est un détail, histoire de dire quelque chose. Je trouve que tu nous livres là un poème très accompli...

   Francis   
24/2/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
L'hiver est là avec ses senteurs, ses silences, ses flanelles. Tout semble figé comme ce pinson à la livrée raidie.Alors on rêve devant l'âtre qui postillonne des étoiles. J'ai aimé ce tableau, cette vision poétique de l'hiver.

   Robot   
24/2/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un texte d'une écriture et sur un rythme originaux, avec des images de l'hiver inédites. Enfin, inédites exprimées de cette manière je veux dire.
Sur un tel thème renouveler la vision et la manière de dire, c'est une belle réussite.

   arigo   
24/2/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
La saison, l'hiver ou une autre, est un thème récurrent en poésie.
J'apprécie particulièrement le choix des mots, la tournure des phrases.
Certaines images me parlent beaucoup :

"les sèves figent l'effeuillée"

"le jardinier mâche un juron"

"la mémoire d'étés trop courts"

"Se régalant à langues claires
des âcres parfums de l’hiver"

Tous ces vers me renvoient à des souvenirs qui me parlent et qui m'évoquent un temps que je m'approprie par vos mots.

Merci pour le partage,

Arigo

   leni   
24/2/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Arielle
Je suis dans ton blog c'est le même style Chaque mot a été choisi et apporte sa touche au tableauC'est court et dense J'aime

Sous l’écorce bourrue
l’aubier berce des airs de mirliton
que lui fredonne la saison emmitouflée dans ses flanelles

De pleins paniers au ventre lourd
poussent des bûchers vers les âtres
la mémoire d’étés trop courts

Ton style n'est comparable à rien Tu demandes à un mot de donner le meilleur de lui même dans l'mage que tu créees
EPATANT
MERCI et AMITIES Leni

   Anonyme   
24/2/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
" L'hiver encore ", heureusement, il en faut.

Un tableau qui délaisse les poncifs et sentiers battus avec des images comme Arielle sait si bien nous en offrir.
" De pleins paniers au ventre lourd
poussent des bûchers vers les âtres "

" la braise bavarde " belle trouvaille !

   Leverbal   
24/2/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
De très belles images dans ce texte, sur un thème très simple. Je trouve la dernière strophe très réussie, mais j'aurai préféré que ce soit la braise qui morde la bûche plutôt que l'inverse.

   Anonyme   
24/2/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Je n'aime pas l'hiver, non, mais j'aime ce poème, oui. L'hiver encore, où tout se fige, où tout meurt, tout s'éteint, où les bourgeons mêmes implorent un froissement d'ailes...

Bravo pour cette belle poésie.

Wall-E

   Anonyme   
24/2/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Arielle,

Tout d’abord, qu’il fait bon respirer sans la poussière de la ponctuation. Je me souviens d’un forum mémorable dans lequel nous avions disserté sur cette question.

Vous êtes un auteur naturaliste, ce qui devrait me faire fuir, et pourtant vous êtes l’une des seules que je supporte dans ce registre. Je dois dire que je me surprends même à y goûter un certain plaisir, sans doute parce que vos images poétiques me parlent et que leur recherche continuelle force le respect.

Je voudrais juste choisir un angle particulier pour mon commentaire, celui de l’emploi des adjectifs.
Autant il est difficile de les éviter dans les alexandrins, à cause de la forme fixe et ample qui prend souvent pour modèle les auteurs classiques du passé, autant ils me semblent être le principal défaut de la poésie libre.
Je parle bien sûr des adjectifs qualificatifs, chaque fois que leur suppression conserve à la phrase sa cohérence grammaticale.

Par exemple, ce vers :
« devant la livrée d’un pinson raidie de dentelle cruelle »,
qui chez certains auteurs pourrait passer pour leur chef-d’œuvre, m’apparaît chez vous, poétesse inspirée, comme une faiblesse. En effet, la poésie libre, plus que n’importe quelle autre, devrait profiter de l’espace disponible pour montrer plutôt que nommer, laisser deviner plutôt que définir, ce qui pour moi est la marque des grands auteurs, de prose ou de poésie.
Et donc, ma sensibilité poétique me fait lire ce magnifique vers tout autrement :
« devant la livrée d’un pinson de dentelle »

Mais c’est bien ma sensibilité poétique qui me le fait lire ainsi, ni la vôtre ni celle des autres lecteurs. Il n’y a pas de lois poétiques, juste nos propres battements.
D’autres vers me conduisent à la même réflexion. Mais il y en a tant d’intouchables, parmi lesquels je distingue :
« l’aubier berce des airs de mirliton »
« friture d’étoiles »

Voilà, je crois que j’ai ma dose de nature pour un bon moment. Merci à vous.

Ludi
pinson au soleil

   Anonyme   
24/2/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Arielle... Sans flagornerie aucune je suis séduit par cette avalanche d'images hivernales si poétiquement retranscrites !

J'ai particulièrement apprécié ces vers...

De pleins paniers au ventre lourd
poussent des bûchers vers les âtres
la mémoire d’étés trop courts.

De la poésie libre qui me parle !

Bravo et merci...

   emilia   
24/2/2017
Peut-être serait-on tenté de dire en découvrant votre titre : Encore l’hiver ! Mais vos images et la résonance de vos mots démentent aussitôt ce sentiment car vous nous livrez une appropriation personnelle et originale, et votre « friture d’étoiles » nous restitue si bien visuellement cette belle flambée en personnalisant sa « braise bavarde », que je partage avec plaisir cette atmosphère rendue sensible…

   Brume   
24/2/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Arielle,

Votre poème est d'une grande richesse au niveau des images, elles habillent avec élégance cette saison taciturne.
Vos mots sont très beaux à lire/regarder:
- "les sèves figent l’effeuillée "
- "dentelle cruelle"
- "une exquise friture d’étoiles"

Et bien sûr les images ne sont pas que belles, elles sont bien en cohérences avec ce qu'elles veulent exprimer.
C'est léger, clair, esthétique.

Le rythme s'écoule lentement et seul le crépitement des braises brise agréablement le calme atmosphère.

   Anonyme   
25/2/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
De pleins paniers au ventre lourd.
Superbe vers, qui exprime à la fois la récolte, un aboutissement, en quelque sorte, avec des fruits remplissant les paniers.
Et la mort, car malgré l'offre généreux de l'arbre, le temps passe, et lui aussi vieilli, meurt, et fini sous la coupe du bûcheron ; en bûches.
Même dans le feu, l'arbre, coupé en morceaux, sert une dernière fois, en chauffant la pièce et les cœurs, exprimé de façon sublime par vos trrois derniers vers.

   Anonyme   
25/2/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Nimbés de cette poésie, Je veux bien vivre encore des hivers comme vous les décrivez.
Votre regard particulier donne à vos vers le charme d'une neige tombée soudainement , la délicatesse du givre que l'on attendait pas.

D'emblée j'adore celui-là, détaché des autres:
'À bouche fermée les bourgeons implorent un froissement d’ailes'. Je l'aime pour sa fraicheur, sa clarté immédiate.

Cependant quelques termes me gênent, ainsi , effeuillée / flanelle/bavarde/ sont, je trouve, de trop.

Par exemple dans les deux premiers vers,
'Dans le silence des oiseaux
les sèves se figent',
m'aurait suffit, ou aurait (créant un blanc) laissé un peu plus de place à mon imagination.

Je n'aurais pas qualifié non plus la braise de 'bavarde' pour les mêmes raisons.

Je crois que l'on parle toujours un peu de trop (cela me concernant en premier lieu) alors que le mystère porte en lui une intangible poésie. Un petit peu plus, ça et là, de minimalisme et ce fut parfait.

En deux mots, j'ai beaucoup aimé vos angles de vue très poétiques portés sur l'hiver, vos images buissonnières.

Bravo pour ce beau poème.

   Cat   
25/2/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Votre poésie à croquer apporte une douceur extrême à l’hiver. Je suis conquise dès le premier vers « Dans le silence des oiseaux » et tous les autres qui découlent avec un naturel désarmant au rythme d’images sublimes « le jardinier mâche un juron devant la livrée d’un pinson raidie de dentelle cruelle»...

Au sens de l’observation bien affûtée s’ajoute la douceur, la richesse et l’élégance de langage d’une vraie poétesse.

Merci, Arielle, pour cette pause délicate et chaleureuse devant « les âcres parfums de l’hiver ».


Cat

   Cristale   
25/2/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Arielle,

De l'octosyllabe une rime entonne l'encor des hivers, celui d'aujourd'hui dans vos vers où chaque silence s'anime.
Dans l'âtre de votre tableau, là, le givre se fait dentelle, ici, la mort est ritournelle, et la poésie un joyau. 'Friture exquise' de vos mots que déguster jamais ne lasse tant la plume atteint cette grâce où l'encre libre devient flots.

La poésie libre me reste un mystère dans son élaboration, mais je ne désespère pas d'en apprendre les arcanes...Quoi qu'il en soit, la vôtre me séduit et c'est l'essentiel.

Merci pour ce joli moment de lecture.
Cristale

   jfmoods   
25/2/2017
Le poème, constitué de vers libres typiques de la poétesse, fonctionne par jeu antithétique, s'articulant en deux parties égales de huit vers.

La première partie nous montre (et nous fait écouter), de l'extérieur, une saison. Si l'hiver peut évoquer l'absence ("les oiseaux") et la mort ("le pinson"), il est avant tout promesse de retour à la vie ("les sèves", "l'aubier", "les bourgeons").

La seconde partie nous fait traverser, de l'intérieur, cette saison froide, cette attente du printemps (adverbe "encore" du titre) par l'imaginaire puissant du feu (complément de temps pour le moins original marquant le glissement des journées : "des bûchers vers les âtres", périphrase désignant les flammes : "langues claires", paradoxe : "la bûche mordille", personnification : "la braise bavarde", verbe assimilant le feu à l'eau : "postillonne", métaphore gastronomique : "friture d'étoiles").

Les textes d'Arielle ramènent toujours à cette même évidence : un poème se lit, d'abord, avec les oreilles.

Merci pour ce partage !

   Proseuse   
25/2/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Arielle,

Ha! que voilà l' hiver bien habillé dans vos mots !
Je pourrais bien sûr, en citer quelques uns , mais non! tous sont si bien ensemble, qu' il me faudrait citer le poème entier !
Merci beaucoup pour ce très bel instant de poésie!
à vous relire bientôt

   Curwwod   
25/2/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément
Si quelqu'un n'a pas compris ce qu'est la poésie, la vraie, celle qui oblige à chercher derrière d'autres mots et en soi même ce qui se cache derriere les mots et les images, les décalages dans le vocabulaire employé, les assimilations inattendues, les visions originales d'un monde contingent qu'elles subliment, qu'il lise ce texte pour comprendre et aimer. C'est d'autant plus sincère que je n'ai pas d'affection particulière pour la poésie libre. Bravo pour cette manière d'anoblir et d'embellir la réalité.

   Arielle   
26/2/2017

   Marite   
26/2/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
"L'hiver encore" mais des expressions si imagées que, le simple fait de les lire nous réconcilie avec cette saison. Tout semble endormi mais c'est parce que l'on oublie de tendre l'oreille aux mille et une tâches que la Nature accomplit dans le plus grand secret :
- l'aubier berce ... la saison fredonne ... les bourgeons implorent ...
sans oublier les paniers emplis des souvenirs d'été (les bûches) ... la bûche mordillant la braise ... la "friture d'étoiles" des étincelles dans l' âtre ...
Une très belle poésie qui donnerait presque envie de faire une balade en hiver avec le retour auprès du feu, accompagné de ces mots en boucle dans la mémoire.

   Anonyme   
26/2/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un très beau poème plein de délicatesse pour parler de l’hiver, mêlant une pointe d’humour ou de légèreté à une mélancolie au long cours où se côtoient les souvenirs estivaux et l’espoir du printemps.

Mon vers préféré pour l’image qu’il véhicule est celui – ci :

« À bouche fermée les bourgeons implorent un froissement d’ailes »

Bravo et à vous relire.


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