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Poésie contemporaine
Arielle : Le sel des vieux amants
 Publié le 25/12/16  -  25 commentaires  -  562 caractères  -  415 lectures    Autres textes du même auteur

Réchauffons la saison !


Le sel des vieux amants



Retirons nos lunettes
et galopons à cru
dans le flou des contours ensablés du vécu,
masquons le quotidien d’un rideau de paillettes

Dénouons l’aiguillette
entre nos doigts perclus
L’insolence est la clé des vieux amants têtus
qui s’offrent à tâtons une ultime escampette

Viens, crachons sur les braises
le sel de ces fadaises
qui craquent sous la dent et nous brûlent la langue

Secouons la torpeur
de l’hiver, ce farceur
a le derrière en feu sous ses neiges exsangues.


 
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   Anonyme   
25/12/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Il y a un petit côté romanesque et original qui me plaît dans ce texte. Sortons des sentiers battus.

J'aime beaucoup la manière dont vous nous invitez à partager ce bouleversement voulu, c'est élégant, et bien agréablement imagé.
Les rimes donnent un bon rythme à ce texte fluide.

J'ai vraiment pris un grand plaisir, à lire plusieurs fois ce poème, les mots sont subtilement choisis, beaucoup de délicatesse. Ma préférence va à cette strophe :

" Dénouons l’aiguillette
entre nos doigts perclus
L’insolence est la clé des vieux amants têtus
qui s’offrent à tâtons une ultime escampette "

Seul petit bémol, il me semble que la ponctuation n'est pas toujours bien respectée, comme ici, pourquoi une majuscule à "L'insolence" puisqu'il n'y a pas de point après "perclus".

Ce commentaire est du 09/12/2016 en EL - (correction orthographique apportée)

   Michel64   
12/12/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Un très joli poème, délicieux à lire, invitant à sauter hors de ses pantoufles et à mettre un peu de piment dans la verveine.
"retirons nos lunettes et galopons a cru"
Dès le deuxième vers on est déjà peau contre peau et la rime en "galipette" trop évidente à joliment était remplacée par ce "rideau de paillettes" comme un retour atténué des feux d'artifices passés.
Le terme escampette (fuite) m'a un peu étonné et inspiré plutôt :
"qui s’offrent à tâtons un peu d'escarpolette". Mais bon, à chacun ses images et les vôtres sont tout du long très bien trouvées, jusqu'à cet hiver au derrière en feu.

Merci pour ce bon moment

   plumette   
15/12/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
j'aime bien cette invitation! C'est joyeux et ça ne se prend pas au sérieux!

Paillard? c'est plus suggéré que vraiment exposé! Peut-être ai-je lu galipette à la place d'escampette?

j'aime beaucoup la première et la dernière strophe.
un peu déroutée par les neiges exsangues.

marci!

Plumette

   socque   
25/12/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Ayant reconnu en Espace Lecture la respopnsable de cette coquinerie, je me suis abstenue de commenter alors. J'étais bien tranquille quant à l'avenir de cet écrit alerte !

J'y reconnais ton élégance espiègle et savoureuse. Les "u" aigus à la rime évoquent une frénésie avec un arrière-fond un peu strident, traduisant (pour moi) une inquiétude sous-jacente à la bravade de ces vieux amants. Le poème fourmille de jolies expressions :
le flou des contours ensablés du vécu
L’insolence est la clé des vieux amants têtus
qui s’offrent à tâtons une ultime escampette
le derrière en feu sous ses neiges exsangues
et surtout ce merveilleux
Dénouons l’aiguillette
entre nos doigts perclus
(j'adore cette vieille formule de "l'aiguillette nouée" !)

Ah, ben voilà que j'ai quasiment cité tout le texte ! Il faut dire qu'à mes yeux tout le poème se tient vraiment bien, est cohérent dans son ambiance. Très bonne idée, je trouve, cette forme relâchée de sonnet hétérométrique... Belle ouvrage, enjouée et profonde à la fois ; qui manque peut-être un peu de surprise, de "twist" à mon goût.

   leni   
25/12/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
en si peu de mots l'essentiel est joliment dit

EN résumé

L’insolence est la clé des vieux amants têtus
qui s’offrent à tâtons une ultime escampette


J'aime tout sauf crachons
et un tantinet coquin


a le derrière en feu sous ses neiges exsangues.
J'avais oublié GALOPONS à cru qui vaut un +



merci pour ce réveil poétique

Salut amical Leni

   luciole   
25/12/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Arielle,

Un vrai régal que ce poème léger et souriant. J'en ai particulièrement apprécié la musique et les images, notamment la dernière :

Secouons la torpeur
de l’hiver, ce farceur
a le derrière en feu sous ses neiges exsangues.

   thea   
25/12/2016
 a aimé ce texte 
Bien
ah j'aime bien !
il a de la saveur
un brin de folie,
c'est si joliment dit

Bravo et merci

juste un bémol pour : Viens, crachons ...
mais finalement vous avez raison lâchons nous jusqu'au bout...

Joyeux Noël

   Luz   
25/12/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
J'aime beaucoup.
Au niveau ponctuation, je cherchais les points (suis un peu maniaque de ce coté, bien qu'assez nul, et puis je ne suis pas bien réveillé).
Je pense qu'il n'y a pas de points pour montrer que rien ne s'arrête (sauf le point de la fin (il en faut bien un, un jour...)
Joyeux Noël.

Luz

   PIZZICATO   
25/12/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
" Secouons la torpeur
de l’hiver, ce farceur
a le derrière en feu sous ses neiges exsangues. "
La métaphore est coquine. L'hiver n'est pas seul concerné...

" masquons le quotidien d’un rideau de paillettes " voilà une belle image qui traduit bien le fond de cette exquise poésie.

   papipoete   
25/12/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
bonjour Arielle,
Ne veux-tu pas oublier un instant, ce qu'est le présent pour nous-deux ? Et si nous faisions un flash-back , au moins par la pensée, vers nos torrides années ?
Ca y est, tu es prêt, ferme les yeux ...
NB l'amour ne meurt pas, tout juste prend-il quelques rides avec le temps ; il suffit de " secouer la torpeur de l'hiver, ce farceur au derrière en feu sous ses neiges exsangues " ...( joliment dit )

   sourdes   
25/12/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Arielle,

belle prise de risque pour ce sujet des vieux amants maintes fois traité. J'ai été attiré par l'atmosphère qui règne dans ce quasi sonnet, l'humour coquin bien maîtrisé. Pour preuve ce passage sur l'aiguillette à dénouer, allusion aux vieilles chausses du Moyen-Age sans doute et aux philtres d'amour.

La structure du poème est dérivée du sonnet qui conserve une structure classique abba pour les quatrains et ccd-eed pour le sizain. Plus originale est la structure des vers, 6/6/12/12 pour les quatrains et 6/6/12 redoublée pour le sizain. S'agissant de poésie contemporaine, on ne peut pas aller trop loin dans cette analyse. Cependant vous avez choisi cette forme transposée et quelques rimes auraient gagné à être plus riches.

Enfin sur ce sujet des vieux amants on entend bien sûr Jacques Brel, plutôt celui de "ne me quitte pas" et je fais le rapprochement entre chez vous, "le derrière en feu sous ses neiges exsangues" et chez le poète chanteur "le feu de l'ancien volcan qu'on croyait trop vieux". Au fait on peut être aussi de vieux amants jeunes?

   Anonyme   
25/12/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Arielle... Une ultime saison joliment troussée, épicée mais point trop... Bien aimé l'ensemble et surtout le flou après avoir ôté les lunettes.
J'ai retrouvé avec plaisir cette aiguillette que j'avais moi-même utilisé dans un de mes textes "pseudo-historiques" !

Ces alexandrins qui ne veulent pas dire leur nom vont à ravir dans ce contexte...
Excellent, bravo et merci !

   Anonyme   
25/12/2016
 a aimé ce texte 
Bien
La troisième strophe s'oppose au texte. L'invitation des trois autres est remise en question par le renoncement à ces "fadaises" regrettées
Pour le reste, texte plaisant qui manque pourtant d'évocations de souvenirs amoureux, puisqu'il est question d'amants.

J'aurais préféré :
Viens, attisons les braises
Au sel de ces fadaises

   lucilius   
26/12/2016
 a aimé ce texte 
Bien
Le fil de ce texte est plaisant, mais je l'aurais beaucoup plus apprécié si certains mots choisis ne l'avaient été plus par choix de la rime que du sens. Exemple : "Dénouons l'aiguillette entre nos doigts perclus" très bien, mais la suite ne colle pas "l'insolence est la clé des vieux amants têtus qui s'offrent à tâtons une ultime escampette". Je ne perçois pas de fuite dans une étreinte pudique puisque dans l'obscurité, mais un abandon de l'un à l'autre. Et puis ce renouveau est sûrement inspiré par autre chose que "ces fadaises" éructées dans un grand flou de compréhension. J'aurais aimé plus de limpidité et moins de nébulosité. Ceci dit, vous écrivez joliment bien.

   Cristale   
2/1/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Arielle,

L'agencement des vers est original. Je découvre un sonnet sous une forme audacieuse à la hauteur de votre talent.

J'aurais préféré des rimes plus riches mais peut-être n'était-ce pas une priorité.
Du rythme, de la musicalité, un mélange d'ancien et de moderne pour la forme, tout comme pour le fond car il n'est pas d'âge pour s'offrir les plaisirs de l'amour.

Ici la complicité des protagonistes laisse le champs libre à ce que l'auteur nomme "insolence". C'est très joliment dit. Qu'ils abusent donc des coquineries le plus longtemps possible et que "l'escampette" du moment ne soit pas ultime mais multiple.

J'ai appris l'expression "dénouer l'aiguillette"...

Bravo et merci pour cette craquante lecture.
Cristale

edit. correction d'une faute

   Pouet   
27/12/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bjr,

J'ai beaucoup apprécié l'entame, tout particulièrement le "dans le flou des contours ensablés du vécu".

Un poème un brin coquin si je comprends bien l'hiver est une métaphore de l'âge et de la libido qui ne s'éteint point...?

"a le derrière en feu sous ses neiges exsangues." , j'ai souri. ;)

Une fine écriture.

Un bon moment.

   MissNeko   
27/12/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Une invitation coquine pour balayer l hiver ( l'âge je suppose )

J'ai aimé :
- un petit côté humoristique avec le "retirons nos lunettes"
- le poeme est très imagé :"galopons a cru " j ai à ce moment là l image d un vieux couple qui ni voit rien du tout ( sans lunettes) Et qui galope a cru sur un cheval.
- masquer le quotidien d un rideau de paillettes : je crois que la réussite du couple est là : magnifier le quotidien.
- puis le poeme redevient plus grave : une ultime escampette. La lourdeur des ans ressurgit avec la mort à l horizon.

J aimé le message qui est énoncé ici : il faut un soupçon d'insolence, un brin de paillettes à jeter sur le quotidien,bref un peu de sel dans sa vie de couple.
Jeune ou vieux c est le message à retenir.

Si j'avais un vers à citer ce serait celui-ci :

"L’insolence est la clé des vieux amants têtus"
Merci pour ce partage

   Robot   
27/12/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Hé hé ! Un rien coquin ou alors j'ai l'esprit en goguette.
Une ultime escampette mais à tâtons... Dommage que ce soit ultime, j'espère qu'ils remettront ça.
J'aime cette joie, cette vie qui nous tombe au moment de cette fin d'année

   Arielle   
2/1/2017

   Lulu   
2/1/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Arielle,

j'aime beaucoup cette invitation à réchauffer la saison. Le recours à l'impératif me séduit. Il correspond à une belle exhortation. Il a un côté entraînant qui me touche.

Le titre est déjà en soi un poème, tant il recouvre de sens. Il a de l'épaisseur comme tout le texte quand on en prend connaissance.

J'ai particulièrement aimé le fait que le texte soit court. Cela va avec le ton alerte qui nous entraîne.

J'ai aussi aimé trouver des rimes dans ce petit texte qui s'appuie sur le sourire, même si cela n'est pas explicite "Retirons nos lunettes / et galopons à cru"

Bonne continuation...

   Coline-Dé   
2/1/2017
Si j'ai tardé à commenter ton poème, Arielle, c'est que je le gardais pour le dessert !
Cracher du sel sur les braises donne des étincelles, que l'on retrouve jusqu'ici !
Et rien de tel que le galop à cru pour sceller la complicité entre cavalière et monture. Je salue la volte et balaie le sol d'un grand coup de chapeau pour cet exercice de haute école !

   JeanMarc   
11/3/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

Un vrai régal, enfin une envie de dire des choses avec fougue... J'aime beaucoup le rythme, une belle manière d'envoyer tout foutre en l'air ses convictions qui nous hantent et qui nous empêchent de vivre l'impensable...
Avoir un peu de folie ne fait de mal à personne... Un grand bravo
La saison est bien réchauffée

   EvaDam   
25/7/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Des lueurs de génie et des sourires en pente.
Inoubliables, ces "contours ensablés du vécu"!...

   GeorgesSang   
26/12/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Vous êtes admirable, Arielle !

Vous êtes simple et jolie, pleine de malice et de sourires, et assez saisissante pour tirer de la sagesse de ces obscénités tendres.

Bravo, j'ai beaucoup aimé. Et quelle plume !

Ilies.

   Alcyon   
3/1/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour

à la lecture j'ai affiché d'entrée un sourire complice
un mélange de gravité et de légèreté
bravo pour cet équilibre


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