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Poésie contemporaine
Arielle : Les vrilles de la nuit
 Publié le 04/04/10  -  16 commentaires  -  712 caractères  -  482 lectures    Autres textes du même auteur

La nuit étoilée de V. Van Gogh.


Les vrilles de la nuit



− Pourquoi la nuit toujours m'assaille ?
la nuit ripaille
vaste troupeau
broute l'envers de mon repos

Dans son chaos tangue bouillonne
le dôme enfiévré d'un étang
où les nénuphars tourbillonnent

Vincent vrille en eux ses pinceaux

− La nuit m'aspire la nuit spirale
elle délire elle déraille
elle vigile elle rapace
elle ne perd jamais ma trace

Pourquoi la nuit toujours me prend
dans ses filets dans ses falots
dans le halo de ses tourments ?

Ses brodequins sur le carreau
l'aube grisaille
toile vierge
où fleuriront des amandiers

Vincent déchausse le soleil


 
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   LeopoldPartisan   
24/3/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Fort bel hommage à celui que la lumière du midi consumma.
Il y a un fort ressenti au niveau de l'angoisse du peintre qui vrillent de couleurs ses obsessions nocturnes. J'aurai presque désiré que l'auteur s'identifie complètement au personnage de Vincent en employant le "je" et aille encore plus loin dans le processus de la création complète de l'oeuvre.
Une idée, une prochaine fois peut être, j'espère en tout cas. Excellent début en tout cas

   bulle   
25/3/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
C'est un texte très pictural et musical qui me plait beaucoup.

Autant par les couleurs que par ce rythme soutenu d'une touche à l'autre, par des jeux de sons maîtrisés qui appuient la couleur donnée.


Et ce final très fort m'enchante.

   Anonyme   
4/4/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bien aimé l'ensemble, notamment le dernier vers.
Assez ignare en peinture je ne connais de ce peintre que le minimum syndical. En ce sens ce poème m'a intéressé.
Une expression convaincante pour ma part.

   ANIMAL   
26/3/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Un poème plein de saveur et de musicalité, bien que celle-ci soit inégale au long du texte.

Pour moi, la seconde strophe chante moins que les autres à cause de "le dôme enfiévré d'un étang" mais bon, cela n'est pas gênant en soi étant donné le charme des vers.

Tout au long du poème ressort cet impérieux besoin qui pousse à créer. Une réussite.

   Anonyme   
29/3/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Pour l'originalité de l'idée et de la mise en forme... j'ai l'impression d'une sorte de presque sonnet qui serait décomposé et recollé, c'est assez surréaliste comme concept pour une poésie libre.

Un peu trop rimé à mon gout, et la recherche de rime me fait alors penser que l'on perd en spontanéité ou en clarté sur le sens... mais ce rythme est assez enfiévré, assez logique et j'aime beaucoup le clin d'oeil multiple à Vincent, la progression du "fil", les deux vers commençant par Vincent sont d'ailleurs de bien belles trouvailles, félicitations à l'auteur!.

Pour leur beauté à l'oreille et pour leur valeur poétique, j'ai particulièrement apprécié :

"Dans son chaos tangue bouillonne
le dôme enfiévré d'un étang
où les nénuphars tourbillonnent

Vincent vrille en eux ses pinceaux

−La nuit m'aspire la nuit spirale
elle délire elle déraille
elle vigile elle rapace
elle ne perd jamais ma trace"

et

"Ses brodequins sur le carreau
l'aube grisaille
toile vierge
où fleuriront des amandiers

Vincent déchausse le soleil"

Dont l'image est juste superbe et fidèle à l'image interne que je me fais de VVG... très très bien réussi.

Merci beaucoup et bonne continuation!
Au plaisir de te relire.



Un petit édit pour le titre, que je n'arrive pas à classer. C'est familier (les faucons de la nuit, les griffes de la nuit, etc...) et en même temps c'est terriblement cohérent avec le rythme imposé par l'auteur aux pinceaux et aux mots...
Bref... merki!

   pieralun   
4/4/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Il faut se méfier des rêves, lorsqu'un peintre en son cœur se lève, pour vous enlever au sommeil. D'un coup de pinceau indécent, celui qu'on prenait pour Vincent, sur l'eau fait luire le soleil. Il esquisse des nymphéas, des nénuphars mais n'osera, jamais vous dévoiler son nom. Il aime les mots de votre ode, qu'il se nomme Vincent ou Claude, il se moque de son renom. Il veut demeurer dans vos voiles, qu'il soit l'heure de vos étoiles, celle de l'aube ou du soleil; pour vous dire qu'il a aimé, peindrait pour vous les amandiers, et leur ajouterait des fleurs.

   Anonyme   
4/4/2010
 a aimé ce texte 
Pas
Pas friand du tout de ce texte. Certes, je loue l'effort fait pour produire quelque chose de cohérent, de bien écrit. Mais justement c'est le principal reproche que je ferai à ce poéme: c'est bien trop travaillé!

Les rimes sont forcées, "Dans son chaos tangue bouillonne
le dôme enfiévré d'un étang
où les nénuphars tourbillonnent" dans ces vers notamment, ce qui rend l'hommage presque pompeux, ou du moins bien trop lourd je trouve.

La mise en forme me laisse aussi très dubitatif, l'éclatement signifie t'il la folie? pourquoi pas, mais le procédé est déjà vu.

A la rigueur un texte très compact aurait été bien mieux je pense.

Bref, non désolé, pas cette fois.

   Garance   
5/4/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Vincent n'en finit pas d'impressionner et d'inspirer.
Ici l'auteur donne à ses mots le rythme et la puissance même qui animait l'artiste dans l'acte de peindre mu par sa volonté tourmentée.
L'exercice est réussi, le vers final le confirme.

Cette passion est énigme dont on ignore l'origine, d'où les pourquoi.
Les oeuvres existent sur la toile vierge avant même d'y être peintes.
Le poème,lui, est déjà écrit ; pour le révéler placer les mots justes, là où ils servent au mieux la pensée sensible.

   Damy   
7/4/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'ai d'abord beaucoup aimé le rythme 8/4 malgré un très léger faux pas quand la nuit vous aspire.
Van Gogh y aurait sûrement dansé dessus.

Peut-être accompagné de Monet, prés du "bassin aux nymphéas"?

J'ai beaucoup aimé aussi la sensation révélée de votre angoisse nocturne phobique: "elle vigile elle rapace"...dans la mélancolie de Van Gogh probablement.

...Et l'espoir final d'en sortir au petit matin: Van gogh "déchausse le soleil (magnifique vers)"

J'ai encore aimé le délicat tutoiement du seul prénom.

   thea   
8/4/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
j'ai beaucoup aimé ce texte le poème et la toile se fondent vraiment on ressent bien l'angoisse du peintre les étoiles en vrille et le ciel torturé qui ressemble à un filet

bravo pour cette belle dualité sur un exercice pas forcément facile et ici réussi.

"Vincent déchausse le soleil" oui j'aime cela

   Lhirondelle   
10/4/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour

Le tourment créateur rythme celui de la nuit, la tienne ou celle du peintre, les deux ? La forme de ton poème nous laisse "libre arbitre" de son interprétation.
La nuit, elle-même, est ce berceau créatif
Ce tout est bien rythmé jusqu'à ce final splendide qui laisse à la fin de ma lecture de belles impressions...

"Vincent déchausse le soleil"

Il ne me reste plus qu'à te souhaiter une belle journée...

L'hirondelle

   TITEFEE   
22/4/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
un printemps avec ses mots qui se percutent, ses couleurs qui vont prendre forme sur la toile vierge. J'ai beaucoup aimé, cette façon de se sortir de la grisaille par la création, quelle qu'elle soit...

   Anonyme   
16/5/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
désolée mon commentaire ne sera pas constructif, ton poème m'a offert un fort ressenti.
sensation visuelle, colorée, l'univers de la nuit et ce qu'elle inspire,
une belle musicalité, j'aime le jeu des sonorités.
j'ai apprécié ma lecture.

   Raoul   
23/5/2010
 a aimé ce texte 
Un peu
J'aime l'idée, aimant ce Monsieur Vincent, mais…
Beaucoup d'assonances et de résonances…
Si je raisonne, je subodore que c'est pour évoquer l'état de trouble psychologique du peintre?.. Mais à la lecture, je me lasse vite et trouve cela un peu pataud en fin de compte, pourtant, je goûte assez les rappels visuels et les images, particulièrement :

"le dôme enfiévré d'un étang",
(les nénuphars s'associant trop, dans mon esprit, à Monet pour me rappeler van Gogh…)

"Vincent vrille en eux ses pinceaux",

" La nuit m'aspire la nuit spirale",

et
"Pourquoi la nuit toujours me prend
dans ses filets dans ses falots
dans le halo de ses tourments ?
(malgré le "tourment" que je trouve en deçà du fourmillement du reste)

Ses brodequins sur le carreau
l'aube grisaille
toile vierge
où fleuriront des amandiers

Vincent déchausse le soleil"

Dans ce derniers vers, une jolie évocation d'une de ses toiles, où transparaît la détresse et à la solitude du peintre.
Toutefois et à mon goût, l'ensemble manque de vigueur dans la touche, de frénésie, d'urgence…
Un peu trop sage.

   silene   
29/7/2010
 a aimé ce texte 
Passionnément
Depuis que je connais ce poème, j'y reviens, de loin en loin, et en découvre toujours quelque nouvelle beauté.
Tu sais dans quelle estime je te tiens, pour la qualité de ta production autant que ton respect du lecteur : tu ne refiles jamais de pièces approximatives, que ce soit en prose ou en vers.
Il y a une vibration dans ton poème qui répond à l'allumé batave ; et ce n'est pas mince chose que s'attaquer à tel morceau.
Tu versifies classiquement comme un ange, avec une perfection écoeurante, et ma foi, les vers libres ne se défendent pas trop mal, ma foi.
Vive Virelai, et bravo !

   Tankipass   
9/9/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Joli hommage. On a l'impression de voir une toile en lisant ce poème, c'est presque une mise en abîme. Le rythme est bon et la chute est parfaite.


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