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Chansons et Slams
Orkan : De l'Atlantique à l'Oural
 Publié le 06/04/10  -  10 commentaires  -  2369 caractères  -  157 lectures    Autres textes du même auteur

Une histoire toute simple, pour rire un peu, en hommage à Alphonse Allais dont la fantaisie m'inspire... AUSSI.


De l'Atlantique à l'Oural



Au sud de l'Angleterre,
Deux sœurs endentellées,
Bigottes et sectaires,
Vivaient de pis-aller.
Elles gardaient les enfants
Du pasteur du Comté,
Très britanniquement,
C'est-à-dire sans bonté.

Jamais rien n'arrivait,
Dans ce pays sans âge,
Et la vie s'écoulait
Aussi triste que sage.
Aucun débordement,
Pas la moindre passion,
Quotidiennement
Pour ces filles d'Albion.

Mais éclata la guerre
Dans l'Europe ébahie.
L'invincible Angleterre
Se trouva envahie.
Ukrainiens et Moldaves,
Par dizaines de mille,
Et leurs coutumes slaves
S'installèrent dans l'île.

Les deux sœurs héritèrent
D'un soldat paysan,
Connaissant mieux la terre
Que l'chant des partisans.
Il fallait le blanchir,
Le soigner, le loger,
Et surtout le nourrir
Sans jamais déroger.

Quand arriva le Russe,
Ce fut d'un air distant
Qu'on accueillit l'intrus,
Déjà le détestant.
On se jura de bien
Embêter l'occupant
Et que même les chiens
Seraient des résistants.

Malgré la dure ambiance,
Le moujik espérait
Qu'avec un peu de chance
Ses hôtes l'accepteraient.
Il se montrait poli,
Cultivait le jardin,
Et jamais dans son lit
On ne vit de catin.

Comment freiner son cœur ?
Après deux mois de larmes,
Finirent les deux sœurs
Par lui trouver du charme.
Son rire tonitruant
Sans cesse résonnait,
De joie habituant
Toute la maisonnée.

Les vierges hérétiques
Se pâmaient de désir
Pour le beau soviétique.
Elles en venaient à dire,
En pensant à fauter
Mais sans le faire vraiment,
Que le hussard botté
Eût fait un bon amant.

Comme bien entendu
Veut la démocratie,
Les nurses furent tondues
Quand la troupe partit.
Mais douces sont encore
Les anciennes mégères
Qui conservent leur corps,
Attendant l'autre guerre.

Cherchez pas d'humour noir
Et pas d'humour anglais.
Je dédie cette histoire
À maître Alphonse Allais
Qui, portant sa critique
Sur ce tableau de mœurs,
Dirait que le moujik
Adoucissait les nurses.

Dirait que le moujik
Adoucissait les nurses.


 
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   jamesbebeart   
15/3/2010
 a aimé ce texte 
Bien
J'ai bien aimé ce texte à la façon de...écrit avec une réelle virtuosité et humour-merci Sarah Vigott ! -Le bonheur est dans les highlands où l'herbe y est toujours verte...

   bulle   
15/3/2010
 a aimé ce texte 
Un peu
Oui, mais.. J'ai bien souri par moments, mais je ne suis pas plus emballée que ça, désolée.

Alphonse c'est quelque chose quand même^^

J'entends une historiette anecdotique, mais pas vraiment de poésie, ou de tournures 'hilarantes' qui m'auraient conduite jusqu'à un grand éclat de rire final.

Bon, ceci n'est en rien contre l'intention, il en est de mon goût personnel.. J'ai tout de même apprécié le trait de plume alerte.

   LeopoldPartisan   
22/3/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
intéressant et ma fois assez inhabituel pour être souligné. J'aime assez le choc de cette improbable voir impossible rencontre, la simplicité du propos et ce côté loufoque que ne renirait non pas les full monthy, mais les monthy python. Ici j'ai apprécié aussi ce côté rubrique à brac de la moralité si chère à tonton Marcel, le dessinateur pas le producteur de James.

   David   
23/3/2010
 a aimé ce texte 
Bien
Un air de musique vient facilement avec ma lecture de ce poème farfelu, dans le bon sens du terme, et plein d'humour, avec un sens de la chute certain également :

"Dirait que le moujik
Adoucissait les nurses."

Ça en jette !

   Anonyme   
23/3/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
C'est bien je trouve de rendre hommage ainsi à nos écrivains. J'ai aimé le style, l'idée et la verve de ce texte.

Bien sur on sent l'inspiration fournie par A.Allais, mais l'auteur a su s'en écarter tout de même pour nous livrer un texte aboutit.

J'ai vraiment aimé la chute, drôle et sympathique, j'ai aimé aussi cette strophe: "Comme bien entendu
Veut la démocratie,
Les nurses furent tondues
Quand la troupe partit.
Mais douces sont encore
Les anciennes mégères
Qui conservent leur corps,
Attendant l'autre guerre."

Bref, un très bon texte.

   Anonyme   
25/3/2010
 a aimé ce texte 
Bien
Une idée originale et amusante. Plutôt une chanson qu'une poésie libre, non ?
J'ai lu avec plaisir, ma curiosité piquée dès les premières strophes, et la chute m'a fait sourire.
Merci pour cet humour !

   Anonyme   
6/4/2010
 a aimé ce texte 
Pas
Même si je crois comprendre le côté "décalé" de la chose, je ne suis guère convaincu.

"Très britanniquement/C'est à dire sans bonté", m'a un poil "choqué" je l'avoue. Les méditerranéens sont plus "câlins"?
J'ai eu un peu de mal avec ce "cliché" non sous tendu d'humour (à ma lecture s'entend)

Le poème coule bien dans l'ensemble.

Pas persuadé pour le message en revanche.

Je n'adhère pas trop au rapport "démocratie/tonte des femmes", même "ironiquement", cela ne me plaît pas. Pas question de "démocratie" ici, bien sûr mais de bêtise pure et simple. Je trouve que le côté "second degrés" n'apparait pas assez nettement.

"Et que mêmes les chiens seraient des résistants", là non plus je n'arrive pas à cerner la "teneur" du propos.

Trop cynique pour moi certainement.

Après j'entends bien la "référence/prétexte" caricature piquante Alphonse Allais, mais cela n'a (vraiment) pas fonctionné pour moi.

En clair, je n'ai pas trouvé cela marrant.

Au plaisir de vous lire.

   Astras   
6/4/2010
 a aimé ce texte 
Pas
Dans ce texte, les mots sont alignés, le compte des sons est généralement bon, les rimes croisées sont là. Il y a plusieurs personnages, et le thème laisse beaucoup d'espace pour l'imagination. En plus, l'auteur tente d'agrémenter son poème avec de l'ironie et du sarcasme.

Pourtant, après la lecture, une question se pose en particulier: y a-t-il de la poésie là-dedans? Des incohérences stylistiques, des clichés employés au premier dégrée, une manque d'action pour que le texte soit narratif, une manque de sensibilité pour le texte soit romantique, une manque de la profondeur dans les images pour que le texte soit descriptif... - finalement, il semble que l'idée principale ne soit pas aboutie pour une raison X ou Y.

Avis perso, certes, mais le respect de la forme est seulement un des éléments d'expression poétique. Ce serait bien d'avoir un contenu qui va avec...

Bonne continuation!

   ANIMAL   
6/4/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un hymne à la légéreté des moeurs ? Pas sûr. Un chant révolutionnaire, de ceux que l'on crie à tue-tête dans les manifs ou pour exalter les troupes qui marchent sur le chateau avec des fourches. Voilà ce que m'inspire cette chanson.

C'est entraînant, je la vois chantée par une voix puissante avec les coeurs reprenant derrière. C'est très vivant et le trait est fait pour piquer là où il faut (bêtise, indifférence, méchanceté, intolérance, jalousie, cruauté, mensonge).

Je relève en particulier :

"Comme bien entendu
Veut la démocratie,
Les nurses furent tondues
Quand la troupe partit."

en rappel d'une période pas bien glorieuse où celles qui furent tondues ne le furent pas par un procédé très démocratique.

et :

"On se jura de bien
Embêter l'occupant
Et que même les chiens
Seraient des résistants"

en référence à la même période où il fut aisé après coup de se parer de l'auréole de résistant.

Un texte engagé intéressant à plusieurs titres.

   Anonyme   
6/4/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Salut Charles ! Moi, je rejoins ANIMAL quant au chant révolutionnaire. Il faut parfois lire entre les lignes avant de prononcer un verdict péremptoire ! La forme est bonne bien que j'aurais bien changé
Connaissant mieux la terre
Que l'chant des partisans.
par
Qui préférait la terre
Au chant des partisans
Un détail ! Ca ne restera sans doute pas dans les annales mais c'est bien écrit et bien rythmé ! Merci Charles...


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