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Poésie libre
Arielle : Parallèle
 Publié le 06/10/10  -  14 commentaires  -  740 caractères  -  365 lectures    Autres textes du même auteur

Printemps d'ici, printemps d'ailleurs...


Parallèle



Damiers de colza sur blé vert
moutons-cailloux par les collines
vergers en fleurs
qu'une poignée d'enfants butine
cliché candide du bonheur

Torpeur

Ailleurs
le printemps suspend sa pâleur
aux griffes noires des vautours
clouant le ciel de leur fureur

Criblé de fer dans une cour
un cerisier neige à sanglots
entre les gravats et les poutres

Un enfant tombe un agneau meurt
il pleut du sang sur des cailloux

Douleur

Troupeaux
que l'on mène à la guerre
et dont s'égrènent les carcasses
comme cailloux
par les collines

L'odeur de la mort est tenace
et couvre le parfum des fleurs


 
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   pieralun   
6/10/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un beau texte!

Très simplement écrit, avec beaucoup de douceur dans le champ lexical et dans les métaphores. Cette douceur renforce l'effet d'horreur recherché par l'auteur pour dénoncer cette guerre..une guerre...peut-être la Palestine.

Je ne détacherai aucun vers en particuliers, tous se fondent dans ce bel ensemble qui est la preuve écrite que la révélation de l'infamie ne passe pas forcement par des mots synonymes.

   Marite   
6/10/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Très beau poème, simplement écrit mais très évocateur. Les images se succèdent au fil des vers sans qu'il soit besoin de faire un effort pour les voir. J'ai tout aimé, sans réserve. La forme aussi est adaptée aux mots qui se succèdent, sans fausse note.
"Torpeur...
Ailleurs...
Un cerisier neige à sanglots...
Il pleut du sang sur les cailloux...
Douleur..."
Merci Arielle, j'ai beaucoup aimé.

   Anonyme   
6/10/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Touché par ce poème qui rejoint, dans sa thématique, le très beau texte de Framato "une graine d'août".

Les mots isolés (Torpeur, Douleur) impriment leur staccato d'armes automatiques. La scène bucolique du début accentue les contrastes et les vautours nous font appréhender l'horreur qui vient.

   Jagger   
6/10/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
C'est difficile de parler de sujets dur comme celui-ci en si peu de phrase, sans tombé dans le convenu et en faisant quand même passer quelque chose.
Là, c'est réussi.
J'ai pas pu m'empêcher de penser à une chanson des Pink Floyd, "Goodbye blue sky" qui parle des bombardements sur Londres.
Lecture agréable et surtout qui reste. J'y repense encore.
Merci.

   emi   
6/10/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Avec des mots et une syntaxe simples, ce poème est fort et cette force est renforcée par la beauté des images. J'emploie le mot beauté mais Arielle ne donne jamais une vision esthétisante de la guerre.
Une suite de noms : moutons, enfants, cailloux, fleurs, cerisier, troupeaux, forme un fil conducteur et établit des correspondances/oppositions.
Ce poème est vraiment une réussite.

   nico84   
6/10/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'ai bien aimé le jeu des mots enfants tombent avec les moutons et la guerre. Tout cela donne une force à ton poéme. Les moutons sont associés aux cailliux, les enfants aux moutons et donc les enfants envoyés à la guerre comme des objets ou pions innocents que l'on envoie tomber.

Et pourtant que c'est court mais cela me parle et cette forme ne tire que l'essence même de ton message fort. Merci !

   Lechat   
6/10/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Très beau texte.

J'ai beaucoup aimé la rupture entre la calme image du bonheur proposée au début et l'évocation de la guerre dans ce qui suit.
L'ensemble forme un tout homogène grâce à la répétition des sonorités en "eur" et en "ine" et à la reprise en fin de poème des images du début.
Un texte travaillé et qui fonctionne parfaitement.
Bravo !

   Anonyme   
6/10/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Arielle ! Il pleut du sang sur les cailloux ! Je trouve ce vers très beau car chargé de toutes les guerres du monde avec leurs cortèges de malheur... Que te dire de plus ? Ce poème ne laissera personne indifférent, comme quoi la forme est parfois secondaire quand l'émotion est au rendez-vous... Merci

   Anonyme   
6/10/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
"De la musique avant toute chose..." écrivait Verlaine, et j'ajouterais de la Clarté, de la Simplicité... Tout est là dans ce poème délicieux, l'émotion naît de cette Clarté, de cette Simplicité, de cette Musique... J'ai adoré. Bravo Arielle.

   brabant   
6/10/2010
 a aimé ce texte 
Pas ↑
D'accord, le printemps n'est pas le même pour tout le monde, charmant ici, horrificque ailleurs.
Et l'on choisit l'image de l'enfant pour le démontrer.


Idyllique ici : 1ère strophe et "Torpeur".
Le blé "vert" est prometteur, mais le colza ? Comment visualiser ces damiers ?
Pourquoi "moutons-cailloux" ? Le mouton est floconneux. Ou bien alors il s'agit de cailloux blancs.
Les cailloux seraient-ils les pions des damiers ? L'image serait belle.
Mais tout cela est très imprécis.

Des enfants-abeilles, j'aime bien l'image.


"Ailleurs" : strophes 2, 3, 4. Images de mort : les "vautours", le "fer", "les gravats et les poutres" ; et puis le parallèle "enfant/agneau". L'agneau symbolise l'innocence et renforce l'horreur de la mort.
Agnus Dei ?


"Douleur"...
On revient à l'image de la première strophe ; mais en négatif.
On retrouve les troupeaux, les "cailloux", les "fleurs" ; mais associés cette fois à la mort.


La question qui se pose est :
Voyage dans l'espace ? Les enfants d'ici sont heureux, des enfants meurent ailleurs.
Ou voyage dans le temps ? Le printemps joyeux d'aujourd'hui prélude au printemps de mort de demain.
Car on reprend les mêmes images.

Est-ce volontaire ?

Je reste là à m'interroger. Quel est le sens réel de ce poème ? Qui se sait "cliché" dès le début : "cliché candide du bonheur", qui n'innove pas dans les images de mort et d'innocence assassinée, mais où il y a quelques bonheurs d'expression :
"Aux griffes noires des vautours
clouant le ciel de leur fureur/
un cerisier neige à sanglots"
Je lis maintenant les autres coms, chacun interprète suivant ce qu'il sait et ce qu'il est.


Il manque pour moi, à cet exercice, une ligne directrice solide car je ne sais pas à quoi m'en tenir. Ce texte, qui n'est pas désagréable, reste cependant polysémique et flou.

   Anonyme   
6/10/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
L'art engagé sur les malheurs du monde est toujours "suspect" de vouloir émouvoir, parce que la "recherche esthétique" s'accommode mal des douleurs universelles (tout cela pour dire que ce n'est pas ma tasse de thé. Faut-il pour autant n'avoir que des poésies parnassiennes, symbolistes, surréalistes, oulipiennes ?.... bon, je sais ce n'est pas le débat...) Chacun a le droit d'écrire ce qu'il veut sur ce qu'il souhaite avec sa sensibilité et son style. "Parallèle" m'interpelle pourtant parce que j'aime la première strophe. Les métaphores sont légères, inspirées, "visuelles"... Les quatre premiers vers ne sont pas des "clichés", mais une très belle peinture d'une campagne qui nous donne envie d'y gambader : on se croirait au milieu de "la petite maison dans la prairie", et j'aime ! Bon sang, le reste est assez "glauque" (quoique finement écrit) pour que l'on se prélasse sur ces quatre vers qui nous font aimer la vie. Comme le malheur est partout et la douleur aussi, je veux m'arrêter sur ces quelques vers qui, parfois, comme ici, rayonnent d'une belle force et nous mettent du baume aux yeux...

   Lariviere   
8/10/2010
 a aimé ce texte 
Bien
Beau texte... Efficace et bien écrit.

Ce parallèle, même et malheureusement redondant, est toujours intéressant à décrire. Je ne sais pas quelles sont les correspondances exactes s'il y en a, à ce conflit, mais en lisant, j'ai pensé à l'Afghanistan.

J'aime dans ce texte, le mélange judicieux d'une certaine esthétique sur la forme avec cette idée d'horreur bien présente sur le fond. L'écriture même, les images choisies et la construction du texte, sont la clé de ce mélange réussi.

   Nils   
8/10/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Un texte écrit avec une telle douceur..., elle est très parfumée en plus.
Une belle petite poésie!

   PierreLune   
30/12/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Arielle,plus qu'une belle poésie c'est une magnifique peinture à la Paul Cezanne. Très beaux vers impressionnistes que ceux-ci:

Criblé de fer dans une cour
Un cerisier neige à sanglots
Entre les gravats et les poutres

Egalement:
Moutons-cailloux par les collines
Suggérées ces couleurs sont ainsi bien plus présentes. Peut-être aurait-il fallu appliquer le même traitement pour "blé vert".
Sinon j'ai passé un très beau moment réellement poétique.
Merci à vous Arielle.


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