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Poésie libre
PostBlue : Esquille
 Publié le 07/10/10  -  9 commentaires  -  723 caractères  -  277 lectures    Autres textes du même auteur

"... comme on suit un rêve que l'on aime en vain." [Dino Campana]
Merci à Lohengrin.


Esquille



Nuit percée en grouillement de lumières,
Chambre éclaboussée de souvenirs pervers :
- épines et masques, jeux d'engeance -
L'absence est ocre, blanche,
Et douce-amère.

Poursuivant le manque et le gâchis
Je mange tes pieds et tes chevilles,
Rampe et m'écharde à reculons
Sur le mensonge :
L'innocence est futile, jetée au levant des songes.

Poupée chiffon balancée en échos
Contre les murs, les corps
- Arrêter les voix, et te chercher encore

Et puis laisser enfin les odeurs
Adorées ; L'espoir à
Sucer, goût infect -
S'étioler aux poignets fins des guipures,

- Épinéphrine. Perce et perce et ressors.


 
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   LeopoldPartisan   
29/9/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
les gens heureux n'ont pas d'histoire... Comme les relations entre les humains peuvent être complexes, commes les substances et les fluides autant corporels que personnels peuvent être sollicitées dans cette curieuse alchimie qu'est le rapport à l'autre.

J'apprécie assez la mise en mot pour le moins original de ce petit drame où amour haine possession et rejet cohabitent en vase clos et torturé.

A partir du 2ème paragraphe, l'oeil du poète m'a presque plongé dans la morbidité d'une scène à la trainspotting.

Poursuivant le manque et le gâchis
Je mange tes pieds et tes chevilles,
Rampe et m'écharde à reculons
Sur le mensonge :
L'innocence est futile, jetée au levant des songes.

Poupée chiffon balancée en échos
Contre les murs, les corps
- Arrêter les voix, et te chercher encore

   framato   
8/10/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Difficile de dire pourquoi, mais j'aime bien ce texte, avec son rythme syncopé, haché, tout comme son propos doux - amer. Une bonne décharge, l'image évoquée par le dernier vers me fait sourire ! Un amour violent, ça bouffe tout, mais quel pied !
J'ai beaucoup aimé ces vers : rampe et m'écharde à reculons, l'absence est ocre, blanche, et douce-amère ainsi que toute la strophe "poupée".
Un texte qui dit pas mal de choses derrières les choses, j'aime.

   bulle   
2/10/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Au début j'ai pensé à la folie.
La chute, en lieu de chuter, fait au contraire remonter le taux (l'étau ?) des sensations.

Ou comment tout bouillonne du vide, vide rempli par les sens, par le stress, la recherche de son "autre".
Le manque aussi, à vouloir combler à tout prix.

C'est un texte à la fois douloureux et heureux, en va-et-vient incessant, brutal, sauvage.

J'aime beaucoup les effets produits, et ce passage-ci, assez "bestial" :
"Je mange tes pieds et tes chevilles,
Rampe et m'écharde à reculons"

   Arielle   
7/10/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'ai beaucoup apprécié cette ambiance trouble et ce jaillissement d'images évocatrices de jeux pervers qui en disent juste assez pour ne pas devenir lourdes.
Plus amère que douce cette esquille, mais elle ne peut laisser indifférent.

   Jagger   
7/10/2010
 a aimé ce texte 
Bien
Belle intensité sur quelques lignes.
Difficile de mettre le doigt sur ce qui me plaît.
Au final, la forme colle parfaitement au fond.
Une sorte de petit malaise s'insinue en moi à la lecture de ce texte, comme celui d'un enfant qui observe des choses qu'il ne devrait pas.
Bien fait.
Merci

   Lariviere   
8/10/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'ai aimé ce poème.

Je n'ai pas grand chose à dire, sinon que ce texte, un peu court, dégage une véritable intensité. Grâce au rythme, grâce au langage.

"L'innocence est futile, jetée au levant des songes."

L'épinéphrine est l'autre nom de l'Adrénaline...

Est ce celle du narrateur dans son cauchemar éveillé ou celle que l'on administre pour la terrible "occasion" ?

Merci pour cette lecture !

   PostBlue   
11/10/2010
Je passe pour mettre un lien vers le forum à propos de ce texte.

   Fanch   
12/10/2010
Sur la forme seulement (je n'ai pas d'avis sur le fond et c'est pour ça que je ne noterai pas), je trouve que c'est tout à fait l'idée que je me fais d'une "poésie libre", c'est à dire très structurée, construite et travaillée
si les alexandrins (le classique) pouvaient être comparés au jazz (dans sa rigueur et ses grilles à respecter), ce texte serait du free-jazz de qualité...

   Anonyme   
18/10/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
C'est amusant comme souvent, l'amour et le défibrillateur se retrouvent pour une symphonie commune. Ou quand le cœur cesse de battre.
J'm beaucoup le parallèle de l'instant, le micro-moment où l'on prend conscience que l'on revient. Mais veut-on revenir?
Ma lecture, aléatoire, me pousse vers ce genre d'expérience, une forme de capacité à réduire l'enveloppe à ce qu'elle est.
Un texte qui m'a surpris tant par sa simplicité évidente que par la complexité en coulis par dessous.


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