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Poésie contemporaine
arigo : Le jour nouveau... Il gronde
 Publié le 17/07/15  -  7 commentaires  -  747 caractères  -  190 lectures    Autres textes du même auteur

Suite aux conseils donnés par le comité de lecture Oniris, je propose ce texte dans la section "poésie contemporaine".
Bonne lecture !


Le jour nouveau... Il gronde



Bercé de solitude aux heures les plus sombres,
J'ai perdu le sommeil entre deux mauvais songes.
La nostalgie, noircie quand jour et nuit se rongent,
Rappelle les beaux jours, dans le clair de mes ombres.

Dans ma tête des voix brillent de mille sons,
Des paroles sans mot vibrent quelques secondes.
D'un rire plein d'émoi, la rumeur vagabonde
Un bonheur personnel et triste à ma façon.

Je vois les vieux copains faire figuration,
Comédie à l'ancienne au parfum d'abandon.
Je les aime, pourtant, j'ai oublié leur nom.

Sublimé par l'oubli, exhausteur d'émotion,
Le passé s'embellit, colore ainsi le monde.
Hélas, j'entends déjà le jour nouveau, il gronde.


 
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Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   lala   
2/7/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Le temps file et l'âge avance, avec sa mémoire qui s'effrite et les détails qui font place à des émotions. Il reste une nostalgie d'autant que "le passé s'embellit".
"Des paroles sans mot vibrent quelques secondes".
On n'attend pas de lendemain meilleur ...

   PIZZICATO   
17/7/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
La nostalgie s'installe avec les années qui passent et raconte les bons souvenirs." Sublimé par l'oubli, exhausteur d'émotion,
Le passé s'embellit, colore ainsi le monde "

De belles images, entre autres " La nostalgie, noircie quand jour et nuit se rongent "
" Je vois les vieux copains faire figuration "

   Pimpette   
17/7/2015
 a aimé ce texte 
Passionnément
Ce passé là c'est le nôtre, c'est le mien, restitué de façon simple et très poétique!

J'aime tout:
"..le bonheur personnel et triste à ma façon"

"Je vois les vieux copains faire figuration,
Comédie à l'ancienne au parfum d'abandon.
Je les aime, pourtant, j'ai oublié leur nom.

"Hélas, j'entends déjà le jour nouveau, il gronde.

je tremble un peu de cette rencontre assez bouleversante!

"

   angelina   
18/7/2015
 a aimé ce texte 
Passionnément
Nostalgie d'un passé qui remonte à la surface où joies , chagrins et tristesses nous rappellent que la vie n'est qu'un bref passage sur terre dont nous sommes les locataires .
Je viens de perdre ma mère et votre texte me touche plus particulièrement

   papipoete   
18/7/2015
 a aimé ce texte 
Bien ↑
bonjour arigo; Nostalgie, quand sur nous tu t'affales...Tout ce qui fut et ne sera plus, a ce parfum délicat qui nous émeut. Les rires, les cris, les grimaces, la seule présence de tous ceux dont on a oublié le nom! Il s'appelait comment celui-là avec sa grande mèche sur le front???
Tout nous ravit, mais demain déjà s'avance; je l'entend qui gronde...
Un sonnet contemporain dont le thème sera éternel.

   Anonyme   
25/7/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
J'apprécie ici en son entier ce poème.

Vos mots atteignent mon émotion, parce qu'ils retranscrivent le ressenti vrai, ils ne sont pas enrobés d'un discours assommant.

Le temps passant, il vient de plus en plus de ces moments là, où le temps d'avant frappe à la porte de notre mémoire, qui peu à peu s'embrume. Mais vous l'avez exprimé bien mieux que moi dans cette dernière strophe :

" Sublimé par l'oubli, exhausteur d'émotion,
Le passé s'embellit, colore ainsi le monde.
Hélas, j'entends déjà le jour nouveau, il gronde. "

Je continue mon cheminement au pays d'Oniris, quel plaisir de m'arrêter sur de si belle trouvaille.

   Lulu   
16/9/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Arigo,

je découvre ce poème que j'ai beaucoup aimé lire. Le ton m'a particulièrement plu. Il s'agit d'une belle nostalgie puisqu'elle "Rappelle les beaux jours, dans le clair [des] ombres".

J'aime beaucoup, par ailleurs, la musicalité de ce texte qui porte cette conscience du locuteur et qui berce le lecteur.

J'aime beaucoup le premier tercet pour son évocation. Il y a cette idée que le temps passe et qu'avec lui l'oubli s'esquisse, mais en même temps, cette idée que l'oubli est relatif. On n'oublie pas l'essentiel. Et de cela, je suis totalement convaincue. C'est d'ailleurs très bien dit.

Même si le nouveau jour gronde, il y a les souvenirs qui nous habitent, finalement, et ces derniers font aussi un peu partie de notre présent. J'aime beaucoup cette pensée simple, mais sensible.

Au plaisir de vous relire.


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