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Poésie néo-classique
Arthaume : Le Paradis éphémère
 Publié le 05/03/18  -  8 commentaires  -  1286 caractères  -  104 lectures    Autres textes du même auteur

Poème sur Paradis éphémère, caché. Où ça ? Au fond de l'océan, dans les entrailles de la Terre, au fond de notre coeur... Pour chacun c'est différent. À vous de l'imaginer.


Le Paradis éphémère



Pour un si pauvre cœur que le chagrin fleurit,
Tu lui fais rappeler ces aimantes journées
Qui vont poussivement de leurs chaleurs fournées
Toute tristesse au fond de l’abîme aguerri.

Toi qui rends amoureux les Dieux,
Toi qui vas delà les frontières,
Toi qui scintilles de tous feux !

De nos roses printemps tu voles l’espérance,
De nos rouges étés tu tires la beauté,
De nos automnes gris tu prends la cruauté,
De nos hivers si blancs tu façonnes l’errance.

Toi plus vivant que la matière,
Toi plus émouvant que les cieux,
Toi plus beau que la Terre entière !

Tu traverses le ciel, météore infini
Absorbant tout avec ton parfum de tropique,
Tu répands sur le monde un arôme exotique,
Comme une douce aurore à l’éclat rajeuni.

Toi qui rends amoureux les Dieux,
Toi qui vas delà les frontières,
Toi qui scintilles de tous feux !

Ton divin goût n’est pas saveur, oh, moins amère
Que le bon chocolat d’enfance tant aimé.
C’est dans tes yeux flambants que l’exquis a germé !
Où t’ensevelis-tu, Paradis éphémère ?

Toi plus vivant que la matière,
Toi plus émouvant que les cieux,
Toi plus beau que la Terre entière !


 
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   Miguel   
21/2/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
On ne comprend pas tout mais on est sous le charme de ces vers harmonieux et légers qui sonnent comme une musique. Plutôt des notes que des mots, si l'on excepte l'incongru surgissement du chocolat dans la dernière strophe : des souvenirs d'enfance, oui, mais de plus subtils. Enfin, nous avons quand même là, à mon sens, un maître du vers. Il ne manque que la clarté. Mais est-elle bien à la mode, en poésie ?

   Provencao   
22/2/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Ce qui est très entrainant dans votre poésie néo-classique pour moi c'est ce second degré que vous lui avez apposé :" Toi qui,Toi plus...."

"Pour un si pauvre cœur que le chagrin fleurit,
Tu lui fais rappeler ces aimantes journées
Qui vont poussivement de leurs chaleurs fournées
Toute tristesse au fond de l’abîme aguerri."

Il existe une beauté, une profondeur, une saveur de la tristesse, du silence et du vide. Où vous nous invitez à nous efforcer d’être là simplement là, seuls face à l’immensité de l’univers, perdus dans l’infini.

"Tu traverses le ciel, météore infini
Absorbant tout avec ton parfum de tropique,
Tu répands sur le monde un arôme exotique,
Comme une douce aurore à l’éclat rajeuni."

Vous nous invitez aussi a épouser la petitesse qui est la nôtre, l’éphémère de nos vies, de penser non pas comme quelqu’un, mais comme un corps purement matériel avec tout ce que cela peut avoir de fragile.

"Ton divin goût n’est pas saveur, oh, moins amère
Que le bon chocolat d’enfance tant aimé.
C’est dans tes yeux flambants que l’exquis a germé !
Où t’ensevelis-tu, Paradis éphémère ?"

Vous nous efforcez aussi en un mot d’être poussière. Cet exercice de purification et de sobriété fait rencontrer paix, simplicité, plénitude....


Belle leçon de sagesse en votre écriture.

Au plaisir de vous lire
Cordialement

   Queribus   
5/3/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,

Votre texte m'a tout d'abord fait penser à une chanson avec ces mots qui, reviennent régulièrement: toi qui. avec une excellente maitrise de la poésie néo-classique et des vers qui sonnent bien.

Le fonds m'a paru plus confus avec un manque de simplicité évidente et un côté "tiré un peu par les cheveux"On n'entre pas dans votre texte de façon directe et plusieurs lectures me semblent nécessaires.

Le tout cependant témoigne d'un vrai travail d'écriture. Bon courage pour la suite.

Bien à vous.

   Hananke   
5/3/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour

Je pense en lisant ces vers que le paradis éphémère est l'enfance.
Et ce temps qui passe la volant.
J'aime bien les quatrains de ce poème et si j'en étais l'architecte,
j'en aurais retiré les tercets, qui de mon point de vue n'apportent
pas grand chose.
De plus ils font un peu prière.

   papipoete   
5/3/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
bonjour Arthaume
Au bout de la vie, d'éphémères plaisirs nous renvoient au début de soi, quand s'ouvrait le chemin d'un parcours sans cailloux, fauché de ronces, et ses saisons que notre esprit savait accommoder à sa guise .
NB le premier quatrain pose le décor, comme un chapelet dont on a dit toutes les prières, et avançant l'auteur se rappelle de tous ces matins clairs, malgré la pluie, le froid .
S'il n'était question de " les Dieux ", on pourrait songer à un cantique, qu'enfants nous reprenions, au son de l'harmonium ...

   PIZZICATO   
5/3/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Le panégyrique de ce " Paradis éphémère ", que je n'ai pu définir véritablement, mais qu'importe, est tracé par de belles images.

" Ton divin goût n’est pas saveur, oh, moins amère
Que le bon chocolat d’enfance tant aimé.
C’est dans tes yeux flambants que l’exquis a germé !
Où t’ensevelis-tu, Paradis éphémère ? "ce passage a ma préférence.

   Cyrill   
7/3/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
J'ai du mal à comprendre ce que représente ce "paradis éphémère", et que l'auteur s'adresse à lui plutôt qu'à une multitude d'instants de bonheur, de beauté, de joie. S'il fallait louer quelqu'un ou quelque chose pour ceux-ci, j'aurais plutôt vu une fée, un dieu, par exemple.

Mais je manque peut-être de la plus élémentaire imagination, et de plus j'ai du mal à exprimer et expliquer ce qui ne me convient pas, désolé pour ça.

Il y a pourtant une belle emphase, des vers très bien tournés, comme le premier quatrain, le deuxième également, ou encore ces vers-là :
"Ton divin goût n’est pas saveur, oh, moins amère
Que le bon chocolat d’enfance tant aimé.
C’est dans tes yeux flambants que l’exquis a germé !"

L'émotion, l'émerveillement de l'auteur passent très bien dans ces lignes.

Merci.
Cyrill

   Anonyme   
12/3/2018
 a aimé ce texte 
Un peu
J'ai fait plusieurs lectures de votre poème, et à aucun moment ce "Paradis éphémère", n'a pointé le bout de son nez.

Je trouve un peu désagréable les répétitions de "Toi qui - toi plus - de nos ..." , cela noie le texte dans une uniformité nuisible, alors s'éloigne l'émotion. Cela créée une insistance dommageable. Il aurait fallu que ce "Toi" se fasse plus discret, pour permettre à l'imaginaire de venir nous chercher au travers de vos autres mots. De ce fait vous l'avez ainsi empêché de prendre forme.

L'idée semble là, mais elle n'est pas parvenue complètement à s'imposer et m'ouvrir les portes de son "Paradis éphémère".


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