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Poésie néo-classique
Arthaume : Le soleil des soirs
 Publié le 16/02/19  -  10 commentaires  -  2930 caractères  -  119 lectures    Autres textes du même auteur

Poème que j'ai écrit il y a quelques temps maintenant, mais que je viens "d'achever" en osant raconter la véritable fin de cette histoire qui m'est arrivée.


Le soleil des soirs



Dans les chaudes soirées aux ténébreuses flammes
Où les vins et les cœurs se déversent à flots,
Où les rues éclaircies par la clarté des âmes
Enivrées par l’ardeur des nuits, sombres enclos,
S’engourdissent de noir et d’étoiles infâmes.

Quand le long des murs bruns de la nuitée affreuse
Ils s’en vont traînant leurs misères dans un bar
Pour se rougir le pif dans la crasse ulcéreuse ;
Une charmante fille apporte leur nectar,
Dont l’arrière est maté par leur œillade gueuse.

Quel pitoyable soir, quels pitoyables hommes !
Me dis-je assis non loin, mais loin de tous regards
– Ce sont les rats, les chiens de ces soirées en somme.
La fille s’approcha de ma table à l’écart
Encor beaucoup sifflée par tous ces « gentilshommes ».

Venant m’interroger avec un joli rire
Si tout allait bien et si j’étais satisfait
Je répondis par un identique sourire :
– Oui merci tout va bien et vous, tout est parfait ?
Surprise, elle acquiesça dans un rouge délire.

Son élégance était forte exquise et sagace
Et ses gestes étaient dotés d’une douceur
Qu’on les mémorisait de peur qu’ils soient fugaces.
Tandis qu’ils bafouaient de leurs regards son cœur,
Moi, j'observais la nuit comme un jeune d’agasse.

Quand la lune étalait son ombre sur la glace
Après un court instant elle revint me voir
Et me susurra un grand merci très salace.
De mon œil darne par les alcools et le soir
Je fixais ses yeux verts cerclés de bleus vivaces

M’explorer tendrement d’un regard qui flamboie
Puis elle partit, se retournant un chouïa
Pour me dévorer tel un loup guettant sa proie.
Ses yeux où l’on pouvait boire l’alléluia
Étaient plus exaltants que les liqueurs de joie.

Un si bel ange errant au fond d’un vaste abîme,
Une splendide vague affrontant un écueil
Qui viendrait s’exiler dans cet enfer ultime
Où Bacchus est en roi, où l’amour est en deuil ?
Elle qui camouflait ses richesses intimes,

Elle me contemplait toujours d’un regard grave
De ses grands yeux clairs et son visage divin,
Elle marcha vers moi à travers les épaves ;
Sa bouche où l’on extrait l’élixir pur du vin
Me murmura des mots pénétrants et suaves.

Et dans l’obscure nuit la douceur de ta lèvre,
Au souffle doux pareil à celui de la mer,
Remplis d’amour les cœurs, ange sublime et mièvre,
Toi que l’éclat des yeux illumine l’Enfer !
Ô toi charmant poison, ô toi brillante fièvre !

Final (2 ans plus tard)

Et pourtant chers amis, la fin de cette idylle
C’est que je suis resté planté là… Impuissant,
Un sourire léger, titubant, l’air débile.
Puis je suis reparti en gravant dans mon sang
Son reflet, son parfum, sa voix... Indélébiles.


 
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   Anje   
27/1/2019
 a aimé ce texte 
Un peu
Néo-classique.
Un texte un peu confus comme le milieu dans lequel l'histoire se déroule. Aux vers 9 et 10, on mate l'arrière du nectar ? Plus loin, l'élégance est sagace tandis qu'on cherche à qui correspond ce "ils" de la même strophe. Bref, une longue lecture perturbée qui ne m'a pas peut-être pas permis d'apprécier ce texte plus qu'un peu.
Anje en EL

   domi   
31/1/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Comme le poème est long, difficile de "tout" signaler, mais des mélanges de temps (passé côtoyant le présent), certaines césures (même en néoclassique) manquant de rythme, ainsi que certaines maladresses (Toi DONT l'éclat des yeux ?), également dans la disposition de certaines strophes, sont un peu gênants à la lecture.
Mais l'histoire est jolie, très bien racontée, les rimes sont belles, et la chute est amusante.
En résumé, un bon texte, peut-être à revoir légèrement.

   Corto   
16/2/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Ce poème ne commençait pas mal avec la première strophe, jolie introduction.

Les choses se gâtent un peu dès la seconde strophe avec des expressions d'un goût douteux, mais l'ambiance ainsi décrite n'est sans doute pas très élégante non plus.

La suite tente de nous faire entrer dans cette ambiance interlope où le jeunot a trop à découvrir pour s'y retrouver.

Logiquement cette soirée non-initiatrice n'aboutit qu'à des souvenirs...

   papipoete   
16/2/2019
 a aimé ce texte 
Un peu
bonjour Arthaume
L'histoire d'un " ange qui passe ", au milieu de regards avinés, de paroles salaces, de gestes déplacés, et qui fait succomber le héros le temps d'une nuit d'amours...sans lendemains .
NB je trouve que ce poème fort long, aurait gagné à s'écrire en prose ; par moments, l'expression m'apparait trop prosaïque ( 5e strophe " qu'on les mémorisait de peur qu'ils soient fugaces " )
Dans la même strophe, je vois une anomalie : " était forte/exquise " ne serait-ce pas " était fort/exquise " ?
Il me semble que les césures sont placées de façon aléatoire ?

   PIZZICATO   
16/2/2019
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
J'ai trouvé ce poème assez long pour narrer l'aventure d'un soir, sans vraiment d'originalité.

" un chouïa ", au milieu de ce langage quelque peu ampoulé - pour le sujet - m'est apparu comme un intrus.

Quelques vers à la césure irrégulière ont gêné ma lecture.

Je n'ai pas été séduit.
A vous lire une prochaine fois.

   lucilius   
16/2/2019
 a aimé ce texte 
Pas
Avec un tel titre, je m'attendais à quelque chose de percutant, capable de briser toutes les conventions.
Hélas ! L'histoire alambiquée ne décolle pas et les strophes l'affadissent avec des tournures, des conjugaisons et des ponctuations fantaisistes.
Exemple 1 "Où les rues éclaircies par la clarté des âmes Enivrées par l'ardeur des nuits, sombre enclos, S'engourdissent de noir et d'étoiles infâmes.".
Exemple 2 "Venant m'interroger avec un joli rire Si tout allait bien et si j'étais satisfait Je répondis par un identique sourire : -Oui merci tout va bien et vous, tout est parfait ? Surprise, elle acquiesça dans un rouge délire.".
Exemple 3 "Quand la lune étalait son ombre sur la glace Après un court instant elle revint me voir Et me susurra un grand merci très salace.".
Je ne comprends pas ce que vient faire un jeune d'agasse juste auparavant.
Exemple 4 "Elle me contemplait toujours d'un regard grave De ses grands yeux clairs et son visage divin, Elle marcha vers moi à travers les épaves ;...".

Le final n'a pas lieu deux ans plus tard mais est commenté deux ans plus tard, ce qui n'a ni le même sens ni la même portée.
Je pense que ce complément tardif aurait du être mis à profit pour gommer ses nombreuses imperfections.

   Davide   
16/2/2019
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour Arthaume,

Ce qui m'a le plus gêné à la lecture du poème, ce sont les problèmes de césure, même si nous sommes en néo-classique, par exemple au vers 7 : "Ils s’en vont traînant leurs // misères dans un bar" ou au vers 17 : "Si tout allait bien et // si j’étais satisfait". A chaque fois, j'ai dû relire les vers concernés pour leur trouver un rythme et poursuivre ma lecture. De plus, le poème est un peu long, et au regard de ces problèmes de rythme, le plaisir de la lecture en a pris un sacré coup (pardonnez-moi l'expression !).

C'est dommage, parce que c'est plutôt bien écrit (malgré quelques approximations ça et là, formulations faciles ou surannées), avec de jolis vers, de jolies rimes et quelques recherches stylistiques, notamment cette strophe :
"Un si bel ange errant au fond d’un vaste abîme,
Une splendide vague affrontant un écueil
Qui viendrait s’exiler dans cet enfer ultime
Où Bacchus est en roi, où l’amour est en deuil ?
Elle qui camouflait ses richesses intimes,"

Concernant le fond, l'atmosphère me paraît bien rendue, et je n'ai pas eu de mal à me plonger dans cet univers enfumé et alcoolisé. Une belle chute également.

Je serai enchanté de vous lire dans un poème plus "fluide".

Merci du partage,

Davide

   senglar   
16/2/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour Arthaume,


C'est un cheval caparaçonné, en action de parade et de balancement, de tangage et de roulis, cette poésie. Mais si par moments c'est un palefroi, c'est parfois aussi et trop souvent un cheval de labour, un puissant trait du Nord qui, comme chacun sait (allez j'ose) a de gros sabots (lol, vous ne m'en voulez pas hein).
"...l'arrière...
"Encor beaucoup sifflée par...
"Son élégance était forte exquise et...
"...dotés... (gestes)
"... d'une douceur
Qu'on les mémorisait...
"... oeil darne par...
"... yeux verts cerclés de bleus...
"... un chouïa
"... ange sublime et mièvre"
C'est pas du labour ça ? Hue Dia trait du Nord ! :)

A côté de cela il y a de jolis vers, de jolies strophes où je retrouve le palefroi. Puis-je me permettre de qualifier votre poème de baroque (c'est un compliment) :) où vous avez la maestria d'introduire du populacier. Il rince comme un verre de coca - lol -.

Il y a un ton c'est indéniable.


Senglar qui n'a pas osé "baroque populacier" et pourtant...

   INGOA   
16/2/2019
 a aimé ce texte 
Pas
Finalement, ce texte est une complainte dont la scène se déroule dans un bistrot de poivrots aux paroles et gestes comme l'haleine : avinés ; sous le regard très critique du narrateur qui fréquente toutefois le même estaminet et dont le vif intérêt pour une serveuse semble lui-aussi aviné.
Que faut-il en conclure ? Que son soleil des (et non du) soirs est une habitude, son alcoolisme chronique et ses fantasmes récurrents ? D'accord ! Mais alors le final n'a plus aucun sens et son rajout n'est vraiment pas judicieux.

   Queribus   
19/2/2019
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour,

Je dirai tout d'abord que votre poème m'apparait globalement bien écrit même si, ça et là, on peut déceler quelques problèmes de césure ou autres.
Sur le fonds, je dirai que celui-ci m’apparait un peu long et confus; j'aurais bien vu ce récit sous forme de nouvelle plutôt que de poème; vos paragraphes ne s'enchainent pas toujours de façon logique et le récit se déroule ainsi de façon un peu décousue.

En conclusion, je pense que votre récit devrait être repris avec plus de simplicité et de rigueur tout en conservant votre belle écriture néo-classique.

Bien à vous.


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