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Poésie néo-classique
Arthaume : Les soirs d'hiver
 Publié le 13/11/17  -  12 commentaires  -  1194 caractères  -  145 lectures    Autres textes du même auteur

Pantoum mélangé avec un rondeau redoublé. Je ne sais pas vraiment si cela peut plaire. J'ai eu quelques retours positifs sur ce poème mais je ne sais pas vraiment ce qu'il vaut.


Les soirs d'hiver



L’hiver tourne dans l’air du soir,
La neige se pose tranquille
Sur le toit pâle du manoir.
Trouble silence sur la ville.

La neige se pose tranquille,
Les fleurs frémissent dans le noir,
Trouble silence sur la ville
Qui s’assombrit comme un couloir.

Les fleurs frémissent dans le noir,
La grande forêt immobile,
Qui s’assombrit comme un couloir,
Est flétrie par l’hiver hostile.

La grande forêt immobile,
Triste et sombre comme un dortoir,
Est flétrie par l’hiver hostile
Au tendre son de désespoir.

Triste et sombre comme un dortoir,
La belle mer s’endort gracile
Au tendre son de désespoir
De la douce valse servile.

La belle mer s’endort gracile
Sous les flocons blancs d’inespoir
De la douce valse servile,
Qui vibre et sanglote d’espoir.

Sous les flocons blancs d’inespoir,
Le froid meurtrit un cœur sessile
Qui vibre et sanglote d’espoir
Comme un violon vibratile.

Le froid meurtrit un cœur sessile,
Lorsque du ciel en entonnoir,
Comme un violon vibratile,
L’hiver tourne dans l’air du soir !


 
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   Queribus   
3/11/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

ça fait du bien, de temps en temps, de trouver un poète qui maitrise parfaitement le pantoum quand, et de plus, on y trouve aussi un rondeau redoublé; j'avoue que c'est la première fois que je vois ça; l'auteur n'en a que plus de mérite. L'expérience est intéressante mais pas sûr qu'elle soit reconnue à sa juste valeur.
Sur le fonds, le sujet a été très souvent traité mais les choses les plus simples sont les plus belles et le plus difficile est de les renouveler à chaque fois, ce qui est le cas ici.
Vous l'aurez compris, vous avez affaire à un admirateur inconditionnel qui espère avoir l'occasion de vous relire très bientôt.

Bien à vous.

   Ioledane   
4/11/2017
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Pour ma part, je n'ai jamais aimé les formes poétiques très répétitives. Sur cet écrit en particulier, cela m'empêche de me laisser porter par les images souvent simples mais assez belles. J'ai beaucoup aimé le dernier quatrain, mais dès le deuxième, l'effet "bis et repetita" m'a dérangée et tout le reste de la lecture m'a été fastidieux, malgré plusieurs tentatives.
Au passage, je relève quelques passages peu réussis à mes yeux : "Au tendre son, de désespoir" et surtout cet "inespoir" rimant avec espoir !

   Hananke   
13/11/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour

Je n'aime pas trop les poèmes avec répétition de vers, ce n'est point
dans mes gènes. Mais ce qui me dérange le plus ici, est la répétition
des rimes tout au long du poème.
Un texte si long sur seulement 2 rimes est forcément un peu rasoir.

Ceci dit, je trouve que l'idée de départ des soirs d'hiver
est bien rendue : Trouble silence sur la ville
Les fleurs frémissent dans le noir, etc...

Donc, au final, malgré son coté répétitif qui pourrait être
rébarbatif, ce poème passe plutôt bien.

   PIZZICATO   
13/11/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Je n'ai jamais été attiré par cette forme de poésie. Je lui reconnais une certaine performance dans l'écriture, mais ces répétitions systématiques gênent ma lecture.

Il y a des images intéressantes dans ce texte.
Par contre, un " coeur sessile " ... mais, c'est bien sûr un avis très subjectif.

   Vincendix   
13/11/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Arthaume,
J’aime assez cette forme qui me fait penser aux chants des troubadours.
A mon avis, ce texte mériterait quelques modifications, il faudrait supprimer EST devant FLETRIE pour avoir huit syllabes et remplacer DE par DU devant DESESPOIR. Quant à VIOLON, je crois que normalement il faut tenir compte de la diérèse.
Le sujet est banal, comme les autres saisons, l’hiver est souvent évoqué en poésie mais chaque poème à son originalité, le vôtre est plaisant.
Vincent

   papipoete   
13/11/2017
 a aimé ce texte 
Un peu
bonsoir Arthaume,
Pour un premier poème publié sur Oniris, vous n'avez pas choisi la facilité avec ce " pantoum " à complications !
Ces soirs d'hiver inspirent au poète d'élégantes octosyllabes, mais quelques lignes me semblent malheureuses !
Le 12e vers put emprunter la conjugaison du 11e vers et rester au présent, en écrivant " se flétrit par l'hiver hostile " ;
la " belle mer " évoque trop celle qui n'est pas votre mère, et détonne au milieu de ce paysage d'hiver .
L'avant-dernier quatrain put servir d'exemple à ses frères, et leur donner le bon tempo !
Je ne vois pas de fautes techniques pour ce " néo-classique " .

   Fowltus   
13/11/2017
 a aimé ce texte 
Bien
La récurrence des vers dans ce long pantoum finit par alourdir, être pesante.
Est-ce la forme qui convenait pour pour coller au plus près de vos impressions?
Pourtant, détachés de l'ensemble, de sa logique, quelques vers
m'ont plu:

'La neige se pose tranquille
Les fleurs frémissent dans le noir

La grande forêt immobile
Triste et sombre comme un dortoir
Sous les flocons blancs d’inespoir'

Il y avait, je crois, matière à faire quelque chose de plus simple et parlant souterrainement.
Merci

   solo974   
13/11/2017
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour Arthaume,

J'ai trouvé courageux de votre part de vous lancer dans une forme métrique aussi astreignante que le pantoum. D'autant plus courageux que Baudelaire s'y est lui-même risqué dans "Harmonie du soir".
L'ensemble est plutôt réussi quant à l'évocation de l'hiver et des images qu'il suscite.
Le point faible de votre poème est, selon moi, l'usage réitéré de la comparaison ("comme un couloir", "comme un dortoir", "comme un violon"). Comme j'aurais aimé des métaphores en leur lieu et place !
Très bonne continuation à vous, en tout état de cause.
Solo974

   fried   
14/11/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'ai aimé cette forme qui se prête bien au texte, j'ai l'impression de parcourir le tableau d'un paysage où la ville rencontre la mer en hiver, les répétitions sont ces endroits où l'on a forci le trait du pinceau.
C'est Superbe.

   wancyrs   
17/11/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Pour parler d'hiver, surtout ceux que je vis ici au Québec, le pantoum se prête bien. Il matérialise bien le mouvement des vents, celui des flocons de neige. Je n'ai eu qu'à fermer les yeux pour me transporter dans cet hiver qui ici arrive à grand pas. Merci !

   MissNeko   
18/11/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour

Je trouve que la forme que vous utilisez sied à merveille au thème de l hiver : la forme sert le fond en ce sens que l on ressent le calme, l apaisement qui pèse sur la ville, la nature. Les répétitions des vers donnent un rythme lancinant presque monotone ( à comprendre dans un sens positif) qui reflète la longueur d'un hiver rude.
Beaucoup de délicatesse dans ce poème.
Beaucoup d altérations en "s" qui m'évoquent le susurrement de la vie qui s endort.
Un brin hypnotique votre poème !
Merci pour cette lecture floconneuse !

   Marie-Ange   
19/11/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Déjà une première lecture, pour appréciation de l'ensemble,
fond et forme.
Nullement déçu de ma lecture, je récidive pour cette fois,
prendre le temps d'apprécier, ce qui me semble être de
très bonne facture.

Les images viennent peu à peu et dessinent sans effort,
"Les soirs d'hiver", votre plume/pinceau donne à contempler un harmonieux tableau. Très bel réussi que votre écrit.

J'aime cette évocation de cette "belle mer", cette simplicité ainsi exprimée, me la rend plus accessible, moins "gigantesque :

" Triste et sombre comme un dortoir,
La belle mer s’endort gracile
Au tendre son de désespoir
De la douce valse servile.

La belle mer s’endort gracile
Sous les flocons blancs d’inespoir
De la douce valse servile,
Qui vibre et sanglote d’espoir. "

Un très, très beau poème, dont j'en retiendrai ces deux
strophes, elles sont ma préférence.


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