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Poésie contemporaine
Ascar : Une fille de passage
 Publié le 29/05/20  -  10 commentaires  -  1108 caractères  -  207 lectures    Autres textes du même auteur

Au fil des sens...


Une fille de passage



Happé par un train sur
le quai de son regard,
j'ai rejoint le dancefloor.
Armé pour l'aventure,
je braquais le hasard
pour rester seul à bord.

Sa voix, grain de velours,
était douce à l'oreille
comme un chat qui ronronne.
Elle racontait, qu'un jour,
descendrait le Soleil
pour l'aimer comme personne.

Nos mains, ces fleurs de peau,
– connexion à l'intime –
ouvraient grand leurs pétales.
Sur un air de Rio,
j'effeuillais le sublime
de l'instant digital.

Des fourmis dans le cœur,
nous nous sommes arrêtés
sous la porte cochère.
Loin des foules, loin des heurts,
la saveur d'un baiser
et la nuit qui s'éclaire.

Ses cheveux, longs et bruns,
mimaient, des laminaires,
la danse des marées.
Étaient-ce de Guerlain,
ces notes si légères
que le temps fut piégé ?

Je sentais que, demain,
elle tournerait la page
pour écrire : Liberté.
Son corps contre le mien,
allongés sur la plage,
je savourais l'été.


 
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   Miguel   
7/5/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un beau moment joliment raconté ; on s'y croirait, d'autant plus que cela éveille de lointains souvenirs. Quelques belles trouvailles comme le quai de son regard ou les mains fleurs de peau, ou encore la nuit qui s'éclaire (on sait bien que pour cela il suffit d'un réverbère, mais avec un baiser c'est quand même autre chose). Ces vers courts donnent une idée de la fugacité de l'instant, et le très épicurien "je savourais l'été" répond avec philosophie au début de cette dernière strophe. Bravo.

   Queribus   
8/5/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

De la poésie comme je l'aime: des mots simples chargés de poésie et d'originalité, une situation d'amour d'été qui fait du bien en ces temps confinés, le tout avec une belle écriture moderne. Je pense même qu'avec une bonne musique, on pourrait avoir là une chanson mais ce n'est qu'une idée personnelle.

Vous l'aurez compris, j'ai bien aimé votre texte et j'en attends d'autres comme celui-la.

Bien à vous.

   Pouet   
29/5/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Slt,

un poème très bien rythmé avec de très bons passages, ma préférence allant vers les strophes 1, 3 et 4.

D'une expression "moderne" (même si je n'aime pas trop ce terme qui ne veut pas dire grand chose...), le texte décrit fort bien ces instants volés à l'intime, cette éphémère éternité, la vacuité des lendemains ...

Un très bon moment de lecture, merci.

   hersen   
29/5/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
La liberté du demain, l'intensité du moment, sont ici fort bien représentés.

La forme, en vers plutôt courts, sert bien le poème, il y a en même temps une urgence, mais aussi les évidences.

Avec un coup de coeur pour le dernier vers : savourer ce qui est réalité, ce qui est vrai : l'été. Tout le reste l'habille, de ces instants de rencontres, de l'attente, du hasard, bref, de la vie.

Vive l'été :)

   papipoete   
29/5/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
bonjour Ascar
la fille qui passe ne laisse pas insensible l'auteur, au point que tous ses sens sont éveil ; la vision de sa silhouette, le grain de sa voix, le toucher de sa peau, ses cheveux au vent, la fragrance de son parfum, et le héros sent son coeur battre la chamade...
NB chaque sens développe le bonheur de l'observateur, et me rappelle un copain dont le pouvoir de séduction relevait de l'exploit !
Il me dit une fois " tu vois la fille là-bas au bord de la piscine ? regarde-moi faire ... !" et c'était envoyé et pesé !
la seconde strophe est particulièrement suave...

   Corto   
29/5/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Chaud, l'été sera chaud.

Le poème commence fort par cette belle formule
"Happé par un train sur
le quai de son regard,"
On s'y croirait, on voudrait bien y être ! Toute cette première strophe est très réussie.

Puis "Sur un air de Rio, j'effeuillais le sublime" nous emmène dans cette aventure si bien visualisée.

Les images se répondent les unes aux autres jusqu'au final qui confirme: l'été sera chaud.

Bravo Ascar.

   Lirian   
29/5/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Ascar,

Le poème à l'écriture délicatement désaxée donne de la fraîcheur à un thème souvent exploité. J'ai aimé le télescopage tout en douceur de vos mots, de vos idées.

Merci.

   Eclaircie   
30/5/2020
Bonjour Ascar,

Plaisir de vous retrouver après 12 mois d'absence.
Mon commentaire après publication sera bien différent de celui que j'aurais pu donner en EL.

J'ai beaucoup aimé ce poème contemporain, harmonieux, fluide "musical", sans prétention quant au fond.

Si je vous dis que je le verrais (l'entendrais) bien mis en musique, serez-vous surpris ?

Sans prétention quant au fond, non pas vraiment, sans prétention dans l'expression plutôt. Car le fond laisse ouverte la porte à tant de questions/images/sujets.

Juste un détail :
"Étaient-ce de Guerlain,
ces notes si légères
que le temps fut piégé ?"
Ce passage me pose un peu problème ; à quoi se rapporte ce "que", soit je ne comprends vraiment pas, soit la ponctuation semble bizarre.

Je ne note pas : en contemporain je mettrais "bien" et en chanson je mettrais "beaucoup" et "beaucoup+" si la musique est bonne.
Pas facile de faire la différence entre une chanson et son texte seul.

Merci du partage,
Éclaircie

   Malitorne   
1/6/2020
 a aimé ce texte 
Bien
Une poésie romantique qui ne révolutionne pas le genre mais agréable à parcourir, même si plusieurs termes ont mal sonné à mes oreilles dont ce disgracieux "dancefloor".
L'alternance des rimes donne un côté musical à l'ensemble, parfait pour plaquer des accords de guitare.
Bon, ça reste léger dans le descriptif des sentiments, mais à l'image d' une amourette de passage vous me direz.

   Myo   
1/6/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Une émotion intime, cueillie en plein vol, en toute conscience de sa fragilité. Un don de soi intense mais éphémère ... de ceux dont on se rappelle toute une vie.

J'ai aimé revivre au travers de vos mots cette belle émotion.

Certaines formules sont vraiment jolies
"Happé par un train sur
le quai de son regard,"

"j'effeuillais le sublime
de l'instant digital"

Pour la petite remarque d'Eclaircie, je pense que c'est le DE Guerlain
qui perturbe. Le temps est piégé PAR quelque chose et non DE quelque chose.

"Étaient-ce par Guerlain,
ces notes si légères,
que le temps fut piégé ?

Merci


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