Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Poésie néo-classique
Azurelle : Je suis l'homme
 Publié le 06/10/08  -  7 commentaires  -  1839 caractères  -  59 lectures    Autres textes du même auteur

Errance d'une vie humaine.


Je suis l'homme



Oui, j’aurais bien passé le chemin
Qui m’entraîne par delà la grève
Près des bateaux descendant au port
J’espère encore…

Oui j’aurais bien laissé le destin
Brosser nuit et jour sans trêve
Pour atteindre la fin des temps
Je suis partant…

Je suis l’homme, je suis la femme
Je suis à l’étude, puis au drame
L’attardé gribouillant une feuille
Ou le simplet regardant l’écureuil.

Oui, j’aurais bien crevé l’abcès
Celui qui entache mon parquet
D’abjectes et usantes traînées
Ce soir, se voit ressusciter…

Oui, j’aurais bien parcouru le monde
Mais je ne sais quand finira la ronde
De ces tourments, ces traces d’ombre
Où tout inconnu que je suis sombre.

Je suis l’homme, je suis la femme
Je suis à l’étude puis au drame
L’attardé gribouillant une feuille,
Ou ce simplet regardant l’écureuil.

Bien sûr, j’ai déjà songé à hurler
Bien sûr, mes mots n’ont pas sonné
Bien sûr, les galères escomptées
Ont tôt fait de déjà m’embarquer.

Non, je n’ai rien vécu d’exceptionnel
Rien qui me vaille une paire d’ailes
Mais j’espère qu’en derniers sentiments
Ce seront ceux qui existent maintenant…

Je suis l’homme, je suis la femme
Je suis à l’étude puis au drame
De ces tourments, ces traces d’ombre
Où tout inconnu que je suis sombre.

J’aime attendre ce qui ne viendra point
J’aime comprendre ce qui ne ressemble à rien
Mais avant tout, avant toute considération
J’aime ce monde plus que de raison.

Ces histoires déclinées, passé, présent, futur,
Ces parfaits obstacles que parfois l’on endure
Et ces amours qui nous rendent la vie moins dure
Ceux qui toujours se révèlent être sûrs…


 
Inscrivez-vous pour commenter cette poésie sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   Anonyme   
8/10/2008
Un regard humble sur la vie. Il y a dans l'écriture d'Azurelle de la douceur. J'aurais aimé plus de force dans l'expression, mais c'est goût personnel, pas une critique.

J'apprécie la déclinaison des parcours, les vrais, les possibles, la simplicité des choses dites.

   David   
9/10/2008
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Azurelle,

Il y a une jolie litanie, dans le jeu des rimes, des refrains, enfin ces couples de vers donnés deux fois :

"Je suis l’homme, je suis la femme
Je suis à l’étude, puis au drame"

"De ces tourments, ces traces d’ombre
Où tout inconnu que je suis sombre."

Disjoints une fois avant de finir dans la même strophe, tous deux jolis et sans vraiment de sens commun, alors que le poème a de nombreux passages narratifs, imagés mais assez concrets.

Des petitrs acrcocs dans ceux-là justement, comme :

"Rien qui (ne) me vaille une paire d’ailes
Mais j’espère qu’en (ces) derniers sentiments"

Entre parenthèse c'est les mots qui m'ont manqué, comme si tu avais voulu respecter une longueur de vers, et c'est sans doute pas ça...

Et la dernière strophe ausi qui - ne fait pas bien son boulot - je veux dire pas assez forte alors que mon impression d'ensemble est plutôt bonne.

   Anonyme   
10/10/2008
Bonsoir.
Joli texte, mais j'ai juste une chose à dire:
"Rien qui me vaille une paire d’ailes", j'aurai écrit "rien qui NE vaille" ou "NE ME".
Je me dis que c'est surement pour le rythme que le "ne" n'y est pas, mais je pense qu'il pourrait y être, sans le "me". en effet, on obtiendrai le même sens, voir plus général, et on ne buteraat pas sur cette négation absente... Mais ce n'est qu'une remarque et, dans l'ensemble, j'ai apprécié.

   Flupke   
16/12/2008
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Bonjour Azurelle,
Un regard mature sur la vie. Une manière précise de dessiner ce qui reste parfois vague.
Intéressant et agréable à lire. Merci.
Amicalement, Flupke

   lotus   
28/4/2009
 a aimé ce texte 
Bien
J'aime bien cette façon très personnelle de poser ton regard sur l'existence , l'aisance quand tu es à la fois homme, puis femme...simplement "l'humain"qui déambule sur les choses de la vie avec lucidité.

Un regard que j'ai suivi avec plaisir.

   nico84   
8/6/2009
 a aimé ce texte 
Bien
Une écriture humble. Je ne suis pas surpris connaissant un petit peu l'auteur de ces lignes. Elle écrit vraie, sincére. Peut être faudrait il ajoutait des tourments et de l'intensité, celle qui fait vibrer au delà d'un message naturel, beau et profond que tu délivres.

Tu crées une belle mélodies mais je ne suis pas totalement embarqué, lache ton écriture. Tu maitrises ton écriture et j'apprécie ce poéme, surtout vers la fin.

Bravo Azu. Un grain de folie et tu y es.

   Anonyme   
9/6/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Il y a dans ce poème une atmosphère particulière, je sens toute la vie vibrer fortement au travers de vos mots, comme un cœur qui bat. Je suis ce lecteur qui se contentera de lire et de relire, parce que vos mots parlent de même. Il est là bien plus intéressant de vous lire, mes mots seraient inadaptés et confus, les vôtres étant tellement précis. Ils parlent, ils expriment, ils dépeignent votre univers.

Cette strophe m'interpelle :

" Je suis l’homme, je suis la femme
Je suis à l’étude, puis au drame
L’attardé gribouillant une feuille
Ou le simplet regardant l’écureuil. "

Très significative de ce qu'est votre écrit perspicace et ténu.
La forme est à la hauteur du fond. Poème de caractère, belle habilité dans cette plume.


Oniris Copyright © 2007-2020