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Poésie libre
BAK : Katyn
 Publié le 10/09/09  -  11 commentaires  -  535 caractères  -  171 lectures    Autres textes du même auteur

Printemps 1940...


Katyn



Forêt de frousse, fossoyeuse.
La mort y fraie, te frôle.
Katyn ils t’ont fait la catin
De la camarde et de la décomposition.
C’est la ballade
De la balle dans la nuque,
La ballade des cerveaux eunuques.


Smolensk où l’on assassine.


Entre deux verres de vodka
Le Politburo t’étrangle,
Te balaie et te noie.
Même pas un kidnapping,
Juste un sac antique.
Où le bolchevik y sabra le Polak.


Katyn, dors-tu,
Forêt giboyeuse ?


 
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   FABIO   
10/9/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Intéressant sujet que celui exposé ici
le fait que le poème soit court rajoute de l'impact a la gravité de la situation. Des références intéressantes.

J'ai aimé ballade des cerveaux eunuques
beaucoup moins sac antique

bonne continuation

   brabant   
10/9/2009
Silence...
On prie
Un ange
Gémit
Le Petit Père des Peuples
Etreint
Le Führer

Dieu
Crie

   jaimme   
12/9/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Un très beau sujet. Un traitement sur lequel je reste un peu mitigé.
"Forêt de frousse", bonne idée de faire un jeu sur forêt de brousse, mais il évoque trop le climat tropical, pas les forêts de la Pologne.
Katyn/catin, je n'aime pas trop; même si le contexte politique s'y prête.
"C’est la ballade
De la balle dans la nuque,
La ballade des cerveaux eunuques.": là oui, très bon.
"sac antique": au sens de pillage, bien sûr, mais là encore l'association avec kidnapping ne m'a pas convaincu.
"Où le bolchevik y sabra le Polak": association d'un terme politique et d'un terme ethnique. Et même si la haine entre les deux peuples est ancestrale, c'est l'association, sur deux plans différents, pour la sonorité du vers, qui ne me convient pas.
"Katyn, dors-tu,
Forêt giboyeuse ?": bien, pour moi cela évoque le silence pesant, pendant des décennies sur ce massacre.
Au total, malgré les réticentes évoquées, j'aime bien. Un peu court, quand même, c'est dommage.

   Marquisard   
10/9/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Hmm oui, non en fait, entre deux.
J'aime le terrain glissant, pas le traitement.
Mis en paroles peut-être, mais brut comme ça je trouve que le texte ne marque pas assez, trop léger.
Pas vraiment noir, en ce qui me concerne c'est là que le bat blesse.

"De la camarde et de la décomposition.
C’est la ballade
De la balle dans la nuque,
La ballade des cerveaux eunuques."

ça j'aime beaucoup.

   FIACRE   
10/9/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un rappel d'heures sombres et coups bas en coups secs et précis.

   LeopoldPartisan   
11/9/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↓
comme mes prédécesseurs, je suis très intéressé par le sujet de cette pauvre Pologne prise dans l'étau des pires dictatures que la terre ai connue et des 6 ou 700 officiers polonais qui ont été lâchement abattu par les bolchéviques vers 1939-1940. Le traitement me laisse plus perplexe. Trop de phrases chocs, pas assez de ce petit supplément d'âme qui pourrait nous faire ressentir cette terreur, cette monstruosité, cette enfer. Pour ceux que cela intéresse, je vous renvoie vers Jonathan Littell et son chef d'œuvre les Bienveillantes. Il y a justement une hallucinante description (littérairement parlant) des exécutions d'une balle dans la nuque que les nazis ont fait subir à 10.000 juif à Minsk (Cet épisode est appelé la Soah par balle: c'est en assistant à cette boucherie qu'Himmler décida que c'était apparemment trop barbare et que dorénavant on exécuterait par le gaz, d'abord avec des camions , après par les sinistres chambres). C'est un peu de cela que j'aurai aimé que l'auteur nous fasse partager.

   Anonyme   
11/9/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Ben, c'est déjà fini, ce petit régal allitératif?
Ce n'est pas que le sujet traité m'indiffère, mais franchement ce n'est pas ce que je retiens de ce poème. j'adore les allitérations, et les glissements d'un vers à l'autre.
Ca slame bien.
J'en redemande.

   ANIMAL   
11/9/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Un joli poème d'ambiance pour un sujet sinistre à souhait.

La seule chose qui me gêne est la prononciation de Katyn car j'aime lire les poèmes à haute voix pour en apprécier les sonorités. Je suppose que le son est le même que "catin".

Une sombre page d'histoire bien contée.

   Mr-Barnabooth   
12/9/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Sujet intéressant et bien traité ...
Les jeux de mots sont subtils et non hors sujet.
Personnellement j'aime beaucoup le premier vers avec l'expression de la "foret de frousse" qui évoque peut être pour certains une ambiance tropicale mais je trouve qu'elle introduit bien ton poème et pour moi, elle exprime efficacement la panique renforcée par l'allitération en [f].
La suite :
"De la camarde et de la décomposition.
C’est la ballade
De la balle dans la nuque,
La ballade des cerveaux eunuques." est très bonne.

j'aime un peu moins la fin mais je ne peux pas dire qu'elle ne cadre pas avec l'ensemble de ton poème.

Une bonne lecture !
Merci
Mr B.

   Anonyme   
12/9/2009
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour,

une recherche évidente dans les sonorités et les allitérations et un thème fort, des phrases dures, âpres, presque cyniques pour dénoncer l'horreur.
Pour autant, je n'ai pas été séduit. J'ai l'impression que la rage a bouffé l'émotion et l'humanité. Mais ce n'est que mon ressenti.
Bonne continuation.

   Anonyme   
5/8/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Vous m'avez interpellez d'abord par le titre, "Katyn", ensuite par la très grande justesse de votre écrit, "Forêt de frousse, fossoyeuse", vous exprimez bien là ce moment horrible, de l'assassinat de ces officiers polonais. Pour avoir vu un reportage sur ce sujet, les gens de là-bas, l'appellent "la forêt de la honte", ils s'évident d'ailleurs de parler de cette sombre période.

Poème court, cependant au phrasé net et précis, il en est bouleversant, marquant ainsi de son empreinte la mémoire, "il ne faut pas oublier", par ces mots qui dénoncent, sans faire de le dramatique excessif, ce fait terrible.


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