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Poésie contemporaine
Bapt : Se confondent nos yeux
 Publié le 27/06/16  -  6 commentaires  -  640 caractères  -  171 lectures    Autres textes du même auteur

Ce texte traite du langage, des mots qui ne permettent pas de tout dire et du corps qui permet une connexion mystérieuse entre les êtres, qui se situe au-delà de ce que l’on peut formuler par des mots.


Se confondent nos yeux



Se confondent nos yeux dans d’immenses paroles
Qui mélangent les sens des tournures partielles.
Les mots comme un carcan, les mots comme une geôle :
Asservis et dociles, on regarde le ciel.

Là trônent les splendeurs des murmures muets,
Des silences parfaits aux savantes odeurs
Qui raillent la pudeur, habitent les pensées,
Qui hantent le cerveau et corrompent le cœur.

Les choses dans tes yeux ont des sens mystérieux ;
Pour savoir de ces feux et l’audace et la ruse,
Quand s’opposent les mots et se mêlent les cieux,
Je préfère ta lèvre aux paroles confuses.


 
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   MissNeko   
7/6/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Très beau poème sur la communication entre deux êtres.
"Les silences parfaits " c est excellent ! Quand on se connaît par cœur, même un silence peut en dire beaucoup. Le rythme est agréable

   Robot   
27/6/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
J'ai certes lus le propos sur les mots, mais du langage du corps il n'est guère fait mention sinon celui des yeux et des lèvres. J'espérais plus à l'invitation de votre incipit.
Reste que l'écriture et le poème sont de belles factures. Mon préféré, le second quatrain. Et une mention spéciale pour le dernier vers qui a de la force pour conclure ce texte.

   Lulu   
29/6/2016
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Bonjour et bienvenue Bapt,

je trouve votre poème intéressant, mais à peine trop confus pour moi qui affectionne de saisir un texte à la première lecture. J'ai effectivement eu du mal avec la troisième strophe, me demandant notamment ce qu'étaient "ces feux"... et pourquoi vous utilisiez un démonstratif...

J'ai aussi eu du mal avec la seconde phrase de votre poème :
"Les mots comme un carcan, les mots comme une geôle :
Asservis et dociles, on regarde le ciel."
Là, ce qui m'a posé problème, ce n'est pas le sens, mais la syntaxe. Je ne l'ai pas trouvée logique. On ne s'attend pas à lire "on regarde le ciel" ; on attend plutôt une suite sur les mots...

Je préfère votre seconde strophe, la trouvant plus riche au niveau du rythme, mais aussi des images que je trouve nettement plus simples.

Mes encouragements.

   PIZZICATO   
27/6/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
C'est indéniable, souvent les regards n'ont que faire des mots pour exprimer ce que l'on ressent.
"Les mots comme un carcan, les mots comme une geôle "

" Des silences parfaits aux savantes odeurs...
Qui hantent le cerveau et corrompent le cœur."

   Zoe-Pivers   
28/6/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Les corps se parlent, les yeux dans les cieux...
Une jolie sensualité tout en finesse,
et la chute, mais là chut... Les mots ne sauraient dire :)
Merci Bapt

   Anonyme   
29/6/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Un seul regard parfois suffit pour chambouler toute une vie, j'ai le souvenir de ses yeux qui ont croisé les miens, au hasard, sur un trottoir, je n'ai jamais oublié cet échange furtif mais si dense.

Pour revenir à votre texte, vous avez su exprimer très clairement ce que le regard a de plus incompréhensible, indiscernable et pourtant de si fascinant, un jour ou l'autre vient le moment ou il vous foudroie sans raison apparente.

Ma préférence va à la deuxième strophe :

" Là trônent les splendeurs des murmures muets,
Des silences parfaits aux savantes odeurs
Qui raillent la pudeur, habitent les pensées,
Qui hantent le cerveau et corrompent le cœur. "

Celle-ci est très représentative d'un certain vécu, que c'est bien écrit.


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