Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Poésie contemporaine
Barcarolle : Souvenir d'hiver
 Publié le 26/02/21  -  11 commentaires  -  630 caractères  -  160 lectures    Autres textes du même auteur

Poème nostalgique, en souvenir d'un bon moment.
Bonne lecture.


Souvenir d'hiver



Sur le sentier à la lueur du soir,
Dansent les fleurs qui s’en venaient pour voir
Passer l’hiver sur les blanches prairies,
Au gré du vent, berçant mes rêveries ;
Et sous le dais du ciel pourpre au couchant
Quelques oiseaux m’enivrent de leur chant,
Tous voletant dans l’air empli de neige.
En les voyant que c’est beau pensais-je…
Sur le sentier je vais seul, inconnu,
Bravant le froid, marchant le cœur à nu,
Pour écouter le friselis d’un tremble
Comme du temps que nous étions ensemble.
Un souvenir que je garde pour moi
De ce sentier où j’allais avec toi.


 
Inscrivez-vous pour commenter cette poésie sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   inconnu1   
6/2/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Sur la technique, le poème qui correspond-il bien à la catégorie classique?. J'ai un doute sur le 8eme vers. Pensais-je fait-il 2 ou 3 pieds (on penserait plutôt 2, d'autant que neige n'en fait qu'un)? Du fait qu'il s'agit de deux mots différents? Au secours Sorgel. Malheureusement il n'est d'aucun secours. Il nous recommande simplement d'éviter les pronoms personnels à la rime. On comprend pourquoi. Dans le doute...
D'ailleurs ce 8eme vers est sans doute le moins réussi "En les voyant que c'est beau pensais-je". Il jure un peu dans sa construction par rapport aux autres vers.

Le thème de la nostalgie des temps heureux perdus est classique mais toujours intéressant à voir décliner et toujours plein d'émotion communicative

bien à vous

   Cristale   
8/2/2021
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Voici un joli petit poème en décasyllabes au rythme 4/6 parfait, d'une seule strophe, quatorze vers qui auraient pu aussi bien se décliner en forme de sonnet irrégulier.
Au huitième vers, peut-être la pensée "que c'est beau" pourrait-elle supporter des guillemets, expression de paroles silencieuses du narrateur.
L'image se fait carte postale hivernale nostalgique et l'ensemble est séduisant.
Cristale

   socque   
9/2/2021
 a aimé ce texte 
Un peu
Je trouve plusieurs maladresses à ce poème, à commencer par une rupture de rythme :
En les voyant que c’est beau pensais-je
comporte neuf syllabes et non dix.
Cela dit, tous les vers ont la césure après la quatrième syllabe, ce qui donne des décasyllabes réguliers (sauf le vers cité ci-dessus).

Les rimes dans l'ensemble pèchent à mon sens par défaut d'inventivité ; moi/toi est la pire à mes yeux (beaucoup trop facile), je n'aime pas non plus soir/voir ni inconnu/nu. neige/pensais-je, en revanche, me plaît bien.

Ce qui me gêne le plus, ce sont les clichés qui selon moi entravent l'essor de votre poème : on berce les rêveries, l'hiver passe au gré du vent sur les blanches prairies, le ciel couchant est pourpre, le narrateur brave le froid, il a le cœur à nu. Je trouve tout cela d'une banalité pesante, et les rimes plates, la présentation en bloc des vers (aucun saut de ligne), n'arrangent rien à mon avis.

   Miguel   
10/2/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
On pense au poème de Verlaine : "Dans le vieux parc solitaire et glacé ..." Le lyrisme tout en retenue du décasyllabe, la limpidité de la rime suivie, les images simples et pures, tout charme ici, et cette nostalgie si douloureuse ne laisse pas indifférent. Une bien jolie petite pièce de vers, une élégie authentique.

(Cette remarque entre parenthèses pourra être retirée de mon commentaire après rectification du vers 8 qui n'a que 9 syllabes ; je pense que l'auteur a voulu écrire "comme" au lieu de "que".)

   Hananke   
12/2/2021
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour

Ce poème classique en déca est bien joli, ma foi.
Il n'est juste que les vers 2 et 3 qui me désorientent un peu
dans leur énoncé : déjà, qu'il n'y a guère de fleurs en hiver, de plus
je les vois mal danser pour voir passer l'hiver sur les blanches prairies.

Mais j'aime bien l'ensemble nostalgique qui se dégage de ce texte.
Une porte ouverte, semble-t-il, sur le jardin secret de l'auteur.

   mistral   
26/2/2021
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Barcarolle,

Voilà un joli poème, tout en douceur et avec de belles images (comme ces fleurs qui dodelinent au vent et "bercent les rêveries" du marcheur nostalgique).

J'ai lu ces vers avec un rythme 4 // 6 - est-ce comme ça que vous les aviez pensés ?

Votre texte m'apparait sans prétention, un moment simple et authentique évoqué sans artifices. Si j'apprécie ce calme, cette douceur, je me désole du vers 8 que je trouve quelque peu maladroit. Non pas parce qu'il comporte une syllabe en moins que les autres - ce qui ne me dérange guère en contemporain -, mais bien parce que ce "que c'est beau" semble un peu trop naïf, presque niais, à mon goût.

Enfin, je trouve dommage cette dernière paire de rimes - si je comprends qu'il peut être tentant de faire rimer "toi" et "moi", je conseillerais généralement de s'en abstenir afin de ne pas sembler paresseux.

Ce sont des détails après tout ; je pense que "joli" est vraiment le mot qui convient à votre poème, ou peut-être "apaisant".

   papipoete   
26/2/2021
 a aimé ce texte 
Bien
bonjour Barcarolle
à la lueur du soir, je retourne sur ce sentier sur lequel, avons tant cheminé ; les oiseaux nous faisaient déjà escorte, et les fleurs nous ouvraient la route, semblant nous dire " bonjour messieurs-dames, nous vous attendions..."
rien n'a changé, le décor semble celui d'hier ; d'hier, quand à mon bras tu te cramponnais ; quand ton sourire accompagnait un air joyeux...
Je chemine à nouveau là, comme un inconnu, le coeur à nu sans toi et je te parle en levant les yeux au ciel...
NB ce beau poème bucolique me gène par moments ; les oiseaux l'enivrent de leur chant, alors que la mélancolie est à son comble !
L'auteur aurait dû nous préciser si la disparition de sa moitié est récente, ou lointaine au point que le chagrin peu à peu s'en aille au loin ?
Personnellement, je n'eus guère le coeur à écouter, seul, le chant des oiseaux, leur jalousant presque leur gaieté !
Maman, qui connut ce scénario, prit une brave chienne, pas très belle, mais gentille qui la poussa sur ce sentier où elle allait avant... avec lui, sur leur sentier.
Quand il m'arriva de partir seul sur les chemins, à 29 ans, c'était par très mauvais temps, contre la neige une fois qui m'obligea à baisser la tête sous la bise... ou bien jusqu'à la rivière quand tombait la nuit... pour me donner un coup de pied aux fesses ! c'était si beau, avant !
Techniquement ; au 8e vers j'aurais ouvert les guillemets pour " parler "
au 8e vers , j'ai un doute prosodique ( le E de pensais/je ) étant muet, ce vers ne mesure-t-il pas 9 pieds ?
ayant moins l'occasion de tâter du vers à pied, voilà que le doute m'envahit !
ne m'en voulez pas si je m'égare ?
sinon, les décasyllabes ( à part celui-ci ) coulent agréablement !

   Tony37   
26/2/2021
 a aimé ce texte 
Un peu
L'auteur paraît être un contemplatif (après lecture de ses deux textes).
Je ne peux pas dire que c'est mal écrit, mais plutôt fade, plat. Les rimes faciles, ce vers "En les voyant que c’est beau pensais-je…" semble être celui d'un écolier, autant que ceux-là :
-"Pour écouter le friselis d’un tremble
-Comme du temps que nous étions ensemble.",
le débutant qui malgré son application ne parvient à partager la beauté s'offrant à ses yeux ou à son imagination. Peut-être est-ce le thème qui ne lui sied pas ? A voir sur d'autres sujets.

   Provencao   
27/2/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'ai beaucoup aimé ce jardin secret où sans doute, là, sur cet héritage d'une finesse absolue, que les souvenirs d'hier peuvent trouver accalmie et toute-puissance du souvenir " où nous étions ensemble".


Votre douce et profonde poésie, initie à éprouver en ce souvenir , un desir infini, et à reconnaître dans le souvenir la perfection "De ce sentier où j’allais avec toi".

Là est la vérité juste, qui n’est pas étrangère au bonheur.

Au plaisir de vous lire
Cordialement

   Arsinor   
27/2/2021
Une barcarolle binaire, voilà qui n'est pas musical :-) Le poème est assez simpliste, aligne les poncifs de la mélancolie. Le meilleur reste le dernier mot.

   Leucosie   
28/2/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Ce poème est pour moi un crève-cœur. Tout comme j'imagine que ce sentier en est un aussi pour cet homme, incapable de séparer le chemin des souvenirs auxquels il est associé. Au milieu de cette promenade, le constat " que c'est beau " sonne comme un coup de poignard : comment ne pas être écrasé par la tristesse lorsque nous réalisons, au moment même où nous sommes submergés par la beauté, que nous ne pourrons plus jamais la partager avec l'être aimé !

Ce " que c'est beau " me semble donc très bien choisi, puisque ce sont exactement ces mots-là qui nous viennent à l'esprit lorsque nous y sommes confrontés.


Oniris Copyright © 2007-2020