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Poésie néo-classique
bernalot : Banc
 Publié le 24/09/07  -  4 commentaires  -  1264 caractères  -  52 lectures    Autres textes du même auteur

Déserrance à Paris. Poème de 2006.


Banc



Banc d'un matin blafard
Balayé par les phares
Dur réveil de la ville
Furia automobile

Banc froid qu'un couche-tard
A peint de son cafard
Noir et blanc de l'éthyle
Quelle triste heure est-il ?

Gavé est le métro
Régurgitant son lot
D'esclaves patentés
Haro sur la cité !

Accélérer le pas
Le patron ne veut pas
Le moindre des retards
Éteints sont les regards

Et les flots continus
En même temps se ruent
Se croisent, s'entrechoquent
Matin froid, matin glauque

Les voraces bureaux
Avalent ces gogos
La ville a englouti
Maîtres et apprentis

J'en appelle au silence
Pour distiller mes stances
Un Paris délesté
De ces gens détestés

Me parle La Muette
À mes yeux de poète
M'inspire La Chapelle
Dieu que ma ville est belle !

Mais sur les boulevards
Il y a bien trop de fard
Et La Samaritaine
Prend des allures hautaines

Où puis-je m'isoler
Et sur quel mausolée
Adresser les prières
D'un moderne trouvère ?

Banc d'un matin blafard
Balayé par les phares
J'ai élu domicile...
Au pire de ma ville


 
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   Anonyme   
25/9/2007
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Une vue très personnelle de la vie, des images fortes qui interpellent. On ne veut pas vivre dans ce monde là et pourtant c'est le nôtre. Un coup de projecteur violent sur ce quotidien qui nous aveugle. On en frissonne.

   Anonyme   
25/9/2007
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Oui aussi des frissons...

Quelques mots, qui pourtant semblent légers, à peine écrits
mais à impacts puissants

   jensairien   
18/10/2007
j'aime beaucoup les deux vers "Se croisent, s'entrechoquent
Matin froid, matin glauque". On sent vraiment les matins qui s'entrechoquent. C'est chouette de réussir à faire parler les mots comme ça ...

   Anonyme   
26/6/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
C'est le titre " Banc " qui m'a interpellé, il m'a rappelé tous ces endroits pourvus de " bancs " où je me suis assise pour rêver, observer, attendre ...

Votre poème est magnifiquement vivant, les images, les odeurs, une ambiance s'installe, tout me parle intensément, vos mots nous guident au travers de votre regard qui dépeint la vie.

Le fond nous emporte dans le tourbillon de la vie, le ressenti prend place, la forme l'accompagne bien subtilement, alors l'ensemble devient une remarque observation qui captive le lecteur.

Je retiendrai cette dernière strophe :

" Banc d'un matin blafard
Balayé par les phares
J'ai élu domicile...
Au pire de ma ville "


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