Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Poésie néo-classique
bernalot : Le devoir conjugal
 Publié le 06/10/07  -  12 commentaires  -  836 caractères  -  92 lectures    Autres textes du même auteur

Souffrance et résilience.


Le devoir conjugal



Vil fruit du devoir conjugal
De ces siècles d’obéissance
Lui le maître elle la féale
Corps à corps vidé de ses sens

Je suis issue du désamour
Sexe légalement violé
La haine m’a donné le jour
Perversion du copier-coller

Envahie d’une odeur acide
Je déglutis le goût du sang
Bercée par l’humeur homicide
Du parricide j’ai l’accent

Je couche mes assassinats
Sur un vélin gainé de noir
Mes rimes s’échappent d’un glas
Cacophonie du désespoir

Puis tout à coup mes pensées volent
Loin de cette prison vengeance
Suivant la buissonnière école
Je cueille un bouquet d’indulgence

Ils ont perverti mon enfance
Noyée dans un cercueil de larmes
Ils n’auront pas ma résurgence
J’ai enfin déposé les armes


 
Inscrivez-vous pour commenter cette poésie sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   Lariviere   
6/10/2007
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Poème très réussi.
Haut niveau dans le style et profondeur noire dans le récit.
Merci encore.
J'aime beaucoup ta poésie...

   Couette   
6/10/2007
j'ai eu envie de lire ce poème à cause du titre (c'est souvent le cas) et je vais banalement dire qu'il m'a plu si ce n'est pas le cas je ne laisse pas de commentaire.. Amitiés

   Anonyme   
6/10/2007
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
On est envouté littéralement par ce poème. on en reste coi. On le lit, on le relit. Une atmosphère noire violente cinglante,glaçante s'en dégage. Un auteur qui écrit avec ses tripes. C'est ce que j'aime. Le plus réussi des trois poèmes que j'ai lu de toi

   clementine   
6/10/2007
C'est dur ,c'est beau ,ça fait souffrir ,c'est joliment écrit pourtant ça écorche ,est- ce une réalité d'hier ,ou est- ce encore d'aujourd'hui ,cette injure d'avoir été crée à contre coeur ,à contre corps .
En tout cas ,c'est très accompli et j'ai lu et relu .
Bref ,j'ai adoré.

   Anonyme   
7/10/2007
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Indépendamment du contenu "chargé de l'émotion", j'aime l'effort sur le nombre de pieds (quelques accidents toutefois). J'aurai préféré un nombre impair 9 plutôt que 8 : l'impair aurait mis encore un plus à cette poésie douloureuse et réussie. Des rimes croisées...une belle construction.

   Anonyme   
11/10/2007
synérèse ou diérése : des pieds de géant, il faut bien le reconnaitre.

   beran   
22/10/2007
Pffffffffff... ça dégage, hein! Et je n'aurais pas su le dire mieux, c'est sûr! J'ai vraiment aimé. C'est glacialement beau et éperduement vrai.. en plus! "congretulations!"

   beran   
23/10/2007
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Encore moi.... je suis repassée car celui-là je l'ai beaucoup aimé... mais je ne savais pas que je pouvais y ajouter une appréciation personnelle (en forme de plume) que je m'empresse de coller!

   Flupke   
11/3/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
J'ai lu ce poème plusieurs fois. C'est très fort. L'émotion est intense mais pas totalement débridée. Il y a un certain contrôle. Je suis impressionné et j'ai beaucoup aimé. Bravo et merci.

   Raoul   
25/4/2009
 a aimé ce texte 
Bien
Un sujet hors du commun par une écriture qui single avec élégance et violence maîtrisée.
Des raccourcis saisissants et de bonne tenue, malgré quelques petites "faiblesses" (par exemple avec "vélin" qui, pour moi, est une convention, le vers 17 et son "tout à coup", ou l'inversion parricide/accent en vers 12 qui rend le propos chantant), c'est tout de même une lecture rare.
J'aime assez.

   Anonyme   
30/4/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'ai aimé ce "bouquet d'indulgence".
Les mots sont puissants et le sujet douloureux.

   Anonyme   
27/6/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
C'est très direct, des mots vrais qui bouleversent. Viens le temps, la nécessité parfois de poser sa douleur, le ton donné est juste. Il dit sans en faire de trop, le vécu ne triche pas dans ce cas.

Mais ce qui est très réconfortant, et que vous ayez réussi à dépasser ce marasme pour vivre, pour aller de l'avant. C'est d'une grande force, votre écrit m'est très parlant, je n'ai pas eu un parcours facile, non plus, et nous sommes pas mal dans ce cas.

Texte fort qui ne manque pas d'interpeller en profondeur.


Oniris Copyright © 2007-2019