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Poésie néo-classique
Bidis : C'est grave docteur ? [concours]
 Publié le 14/10/07  -  13 commentaires  -  970 caractères  -  159 lectures    Autres textes du même auteur

Sur le divan du psy...


C'est grave docteur ? [concours]



Cette poésie est une participation au concours n°2 : Les couleurs (informations sur ce concours).


Je vole par-dessus la montagne enneigée
Fendant l’azur avec de l’or vif dans les yeux
Quand je fonce soudain vers un grand pré herbeux
Et plane au ras du sol dans une autre contrée

C’est une ville grise en bord de mer profonde
Lors tombant dans cette eau qui se ferme sur moi
Je nage un long moment, refoulant mon effroi
Dans ces vagues glauques, me sentant seule au monde

Je veux m’en retourner vers le soleil du père
Retrouver la blancheur des grands monts enneigés
Et dans le bleu du ciel mon envol libéré

Mais plus encore je sombre et plus me désespère
Luttant contre les flots qui veulent me noyer
Dans le grand ventre rouge et sanglant de ma mère…


 
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   Anonyme   
14/10/2007
Tu as l'onris en toi, les visions... on sent bien la sensibilité qui te guide. Je ne permettrai pas d'évaluer une si belle sensibilité car ce n'est pas conforme à ma méthode. Mais juste une remarque sur la forme ==> j'éviterai le "JE" mais ce n'est qu'un avis.

Au plaisir d'échanger avec toi.

   Ecrimal   
15/10/2007
Tu fais de jolies choses.
Je ne suis pas trés calé en poésie mais n'as-tu pas fait 13 pieds sur :
"Mais plus encore je sombre et plus me désespère" ?
Dans ce cas il faudrait mettre "encor" et non "encore".

   nico84   
29/1/2008
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bon ben moi je me tout le monde ex aequo (reprenez moi si je l'ai mal écrit) et moi deuxiéme :D

tréve de plaisanterie, ton poéme est original et magnifique !

Je viens de le relire, j'adore, merveilleux !

   Otus   
17/10/2007
C'est superbe et ça ressemble vraiment à un voyage chamanique, pour ceux qui connaîtraient... Peut-on noter les poèmes destinés aux concours? Bravo Bidis !

   Anonyme   
4/7/2008
" je veux m' en retourner vers le soleil du père "
Plus loin :
" mais plus encore je sombre et plus me désespère"
Puis enfin :
" dans le grand ventre rouge et sanglant de ma mère "

Je pourrais citer tout le poème, mais ces trois vers là me donnent un frisson particulier, de ceux qui parlent à l' inconscient, comme dans une langue inconnue et pourtant si familière que ça nous semble évident, clair comme de l' eau de roche.

Tout ces mots-là, à mon avis, ça s' apelle de la poésie.
D' autre part, qu' il y ait ou non un E à encore me parait de très peu d' importance tellement ça me semble évident qu' il est muet, un peu comme un silence en musique.

C' est le premier poème que je lis de toi, Bidis, et pour moi c' est indéniable que tu es une artiste.

PS : je fais la grève de la notation, je préferais encore, à tout prendre, écrire un x sur 20 qu' un machin moins ou plus.
Donc j' ai ma propre cotation, à la Pif le chien , Et la je dis :
glop glop.
EDIT : là, aujourd' hui et maintenant, j' ai repris le taff, la grève a cappoté, donc je note : exeptionnel
Mais je sais pas comment faire pour éditer ma note ( sanglots longs, vi... olons ... )

   Anonyme   
16/6/2008
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bidis est étonnante je trouve.... Elle est discrète, et pleine de talent... trop rare sur ce site sans doute. Sans faire d'éclat, de vague, elle nous donne par petites touches ce qu'elle sait faire, et moi je trouve que cela "transpire" l'émotion, l'effusion contenue, l'envie de liberté bouleversante... Cela me parle, vraiment, même si je ne maîtrise pas toujours les images que cela me renvoi... mais c'est bien, Bidis me fais voyager à mon insu....

   Anonyme   
1/7/2008
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Comme c' est beau et comme ça me parle !
" dans le grand ventre rouge et sanglant de ma mère "
Et comme j' ai peur aussi de m' y noyer ! Même à mon grand âge ( LOL )
Des métaphores puissantes. Qui m' appellent.
Décidément, BIDID VOLUBILIS, tu n' en finiras pas de m' étonner

Je n' ai pas lu les règles du concours, donc je m' abstiens de toute critique autre qu' émmotionnelle.
Oups ! J' avais déjà commenté et m^me pas je m' en souvenais !
Alzeimer, quand tu nous tiens !

   marogne   
17/7/2008
 a aimé ce texte 
Bien
Le soleil associé au père, le ventre sanglant et sombre à la mère..... Le docteur n'est effectivement pas loin.....

J'ai bien aimé l'alternance des tonalités de couleurs (c'était peut être ce que demandait le concours?) des strophes blanc-bleu, gris-vert, blanc-bleu, noir-rouge, comme une hésitation entre espoir et désespoir.

   Doumia   
8/8/2008
Je crois que les autres ont tout dit, alors je dirais seulement bravo, voilà une souffrance joliment exprimée.

   Flupke   
7/2/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
OU la la ! Plein d'explications, interprétations possibles.
Le titre m'oriente vers l'interprétation d'un rêve chez un psy par exemple. La douleur et le malaise sont joliment exprimées.
Il y a de la force et des émotions violentes qui semblent en sortir.

   Anonyme   
18/1/2011
 a aimé ce texte 
Passionnément
Voilà plusieurs jours que je lis et relis ce poème. Je le trouve formidable. Il dit quelque chose d'essentiel et mystérieux à la fois.
Je me suis totalement immergée dans le propos, et c'est un grand frisson pour moi.
Ça ressemble à un cauchemar récurent qu'il m'arrive de faire.
En ce qui concerne la forme, le choix du vocabulaire, je suis aux anges.
J'ai tout aimé, mais le dernier tercet a ma préférence.
Des mots qui parlent à l'inconscient.
Bravo.

joceline

   aldenor   
18/1/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Je découvre ce poème extraordinaire grâce au commentaire de Joceline.
Mouvement plongeant du ciel du père au ventre sanglant de la mère. Je ne sais pas ce que ça signifie, mais l’image est saisissante et je suis tombé bouche bée dans le dernier vers.
Quelques passages que je trouve améliorables :
« Quand je fonce soudain » : « je fonce » implique un acte volontaire, tandis que « Quand » introduit un élément de surprise.
Ensuite la séquence suivante : du pré herbeux on plane dans une autre contrée qui est une ville grise. Le cheminement n’est pas clair.
« ses » vagues glauques plutôt que « ces » ?
« Je veux m’en retourner vers le soleil…Mais plus encore je sombre… » : L’inversion, au lieu de « Mais je sombre encore plus… », ne m’a pas l’air correcte.

Et l’humour du titre !
Cette distanciation avec le sujet. Qui ne sert pas le poème. Mais sert son auteur !

   brabant   
15/4/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Bonjour Bidis,


Un sonnet en parfaite adéquation avec l'incipit "Sur le divan du psy...". Mère possessive et jalouse type Médée (il urge évidemment de se sauver) et complexe d'Electre me semblent illustrés ici.

Oui c'est grave !

Très grave !

... pour votre héroïne, mais tout cela n'est que mythes. Euh : deux boules de naphtaline le matin, des cure-dents en bois de cèdre, quatre gouttes d'extrait de menthe dans le nez à quatre heures de l'après-midi et une infusion de lavande au coucher pendant un mois... par mesure de précaution.

Lol

:D :D :D


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