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Laboniris
birdy : Bonne fête des oisals
 Publié le 31/05/11  -  16 commentaires  -  699 caractères  -  444 lectures    Autres textes du même auteur

Un onirisme matinal.


Bonne fête des oisals



Paraît que, semblerait que, y aurait. Des mots. À lire indifféremment de froide à chaude voyelle. Pour les jours d’beffroi Pisée. J’ai, tu as, il a. Y a.

Des sons.

Un peu plus loin de là un jeune corbeau se marrait des croûtes de camembert surfait tout le long du bec, le corps sec d’un renard se faisait soulever par le vent.

Des sons aigus.

J’ai piqué la veste trouée d’un Petit Prince mort, trop courte, elle me fera l’été des rayons.

Des sons aigus crissent.

J’ai arraché une aile au corbeau, pour voir s’il pouvait encore rire.

Des sons aigus crissent dans chaque lettre.

Bonne fête des oisals.


 
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   socque   
10/5/2011
 a aimé ce texte 
Pas
Un mouvement intéressant... Je ne vois pas l'utilité de "Pour les jours d’beffroi Pisée. J’ai, tu as, il a. Y’a. " dans l'économie du texte, ces quelques mots me semblent parasiter ce qui est dit.
Je n'aime guère non plus la référence au Petit Prince, ou plutôt je n'aime guère que vous vous appropriiez sa veste, vous plaçant ainsi d'emblée (c'est l'impression que j'en retire, même si telle n'était pas votre intention) au rang de Saint-Exupéry. En revanche, j'aime bien l'arrachage de l'aile au corbeau.
Au total, un texte trop esquissé à mon goût. Sur si peu de longueur, il faudrait quelque chose de fulgurant, mais ce n'est pas ce que je ressens ; pour moi, il s'agit de gammes, d'un début. Quelque chose d'inabouti.

   Anonyme   
19/5/2011
 a aimé ce texte 
Pas ↑
Pour moi, mais je peux me tromper, ce n'est pas un laboratoire du tout. Ce texte est une sorte d'écriture automatique tout ce qu'il y a de plus classique.

En celà il est assez sympathique avec des images parfois très bonnes: "elle me fera l'été des rayons"..."par les jours d'beffroi"...

Bon il ya des choses très classiques et faibles: " des sons aigus crissent.." c'est déjà vu et revu...malheureusement.

"j'ai tu as "...pareil pas original malheureusement.

Bref, un exemple juste moyen d'écriture automatique.

   Raoul   
26/5/2011
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Je trouve l'exercice amusant, voir même un rien potache, pourtant, les idées et les ref. surtout, me paraissent manquer d'originalité; La Fontaine, passe encore, mais le P'tit prince (tarte à la crème de la littérature française)…
Enfin, c'est un texte qui a, à son crédit, sa brièveté !
J'y ai vu comme une sorte de logorrhée, une sorte d'incantation, aussi, la ponctuation m'a paru très appuyée et vraiment envahissante pour ce qu'elle apporte à la texture du son et du texte.
Au regard de la première tirade, je regrette que les autres soient si linéaires.
Le verbe crisser (d'autant plus qu'il est scandé deux fois) ma gêné, trop évident dans le contexte et dans l'utilisation.
J'ai bien aimé cette "micro-progression" et le décalage.
Bonne continuation.

   framato   
26/5/2011
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
La chute m'a fait penser aux carnavaux des oisals... J'ai beaucoup aimé la première strophe, sauf les jours d'beffroi Pisée. Je ne vois pas la tour de pise dans le tableau et le jeu de mot me semble un peu tordu. L'image m'a semblé lourde et sans doute le clin d'oeil voulu, assez lourde pour risquer de tant se pencher qu'elle en tombe.

J'ai aimé la progression des sons, des sons aigus, des sons crissent...

La deuxième strophe m'a frappé par sa beauté (sauf son intro, "un peu plus loin de là" qui me semble un peu simple au niveau de l'expression, mais je dois reconnaître que ce "un peu plus loin de la" colle bien à la consigne de lecture énoncée plus avant (voyelle chaude ou froide). Sauf que c'est pas joli tout beau.

Par contre les croutes de camembert, le surf en forme de bec et le corps volant, j'ai vraiment aimé.

La suite me semble plus laborieuse, la veste trouée, le petit prince, bof. Je trouve dommage que l'on quitte la fable pour entrer dans le conte (enfin, c'est comme ça que je le lis). Je trouve aussi moins de jeu sur les sons que précédemment, il me semble que la sonorité en é domine un peu trop.

J'aime beaucoup l'ironie du crissement qui induit l'arrachage de plume et ce mot m'évoque aussi le rire qui crisse. Je trouve ce vers très cohérent avec ce qui le précède, tout en étant parfaitement inattendu (dans mon imaginaire du moins).

La fin en jeu de mots sur le pluriel n'est pas le meilleur de cet essai. Le bonne fête est sans doute de trop, pas assez décalé. J'ai bien aimé que le rythme de la lecture soit porté par les voyelles et je l'ai trouvé bon, jusqu'au dernier vers. Là, il me semble qu'il manque un petit quelque chose pour que ça continue à glisser (ou alors on prononce le e de bonne, mais c'est moche tout plein).
J'ai globalement aimé cette lecture et j'ai aussi aimé le fait d'essayer de décrypter la démarche de l'auteur.

Un léger bémol donc lié au fait de nous prendre tellement la main que la démarche soit annoncée dans le texte proprement dit...

J'ai apprécié cette lecture, je trouve la démarche sur le son intéressante et certains passages beaux et surprenants, mais je crois ce texte pas encore assez affiné. A ce stade, il me semble un début, un brouillon, de bonne qualité, avec du potentiel, mais pas encore assez poussé.

   Marite   
31/5/2011
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
...
Des sons
...
Des sons aigus
...
Des sons aigus crissent
...
Des sons aigus crissent dans chaque lettre

Cette forme m'intéresse pour un poème en vers libres. Mais le contenu des phrases intercalaires ne me "parle" vraiment pas.

   Mourmansk   
31/5/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↑
birdy,

J'ai bien aimé le côté automatique de ce texte.
Le rythme est bon, les vers s'enchaînent bien.

En outre, "Un peu plus loin de là un jeune corbeau se marrait des croûtes de camembert surfait tout le long du bec, le corps sec d’un renard se faisait soulever par le vent. " m'a fait penser à Jean de La Fontaine. J'ai trouvé cette référence amusante.

En points négatifs, je dirais, d'une part, le titre, qui ne coule pas bien à mon oreille; et, d'autre part, ce vers:"Pour les jours d’beffroi Pisée."

   Lunar-K   
31/5/2011
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Difficile de trouver une véritable cohérence à ce texte sinon un vers sur deux à peu près, avec le tout premier et celui qui se construit peu à peu au fil du texte : "Des sons", "Des sons aigus",... J'aime d'ailleurs assez bien cette idée de construction progressive d'un seul vers tout au long du poème pour finalement parvenir à ce qui me semble être l'énonce même du thème de ce texte : "Des sons aigus crissent dans chaque lettre".

Concernant le thème justement, je croyais l'avoir cerné dès le premier vers avec cette affirmation assez timide, conditionnelle, de l'existence des mots, en vis-à-vis d'une affirmation bien plus catégorique cette fois de l'existence des sons. Aussi m'attendais-je à un texte explorant le niveau le plus primitif de la langue, ou du moins l'exprimant : la sonorité. Mais non, ou alors ce n'est pas évident. Car, à part un vers sur deux comme je l'ai dit plus avant, je vois mal le lien entre le texte et le thème que je pensais avoir saisi. Il ne semble pas non plus s'agir d'une expression toute formelle de la sonorité, le texte n'étant pas particulièrement sonore...

J'en conclus qu'il y a soit un symbolisme qui m'échappe, soit que ce texte n'a guère de sens et qu'il ne s'agit que d'un exercice d'écriture automatique. Dans les deux cas, je vois mal ce qu'il fait dans cette catégorie laboniris.

Au final, l'impression de ne pas avoir compris, ou alors pas assez, la démarche de l'auteur.

Concernant la forme du texte, certaines expression assez difficiles. Notamment :

- "Pour les jours d'beffroi Pisée" : Non seulement je n'en comprends pas la signification, mais en plus la sonorité en est assez laborieuse.
- "des croûtes de camembert surfait" : A nouveau, la signification m'échappe et la tournure n'est vraiment pas des plus heureuse (voire même ambiguë).
- "Bonne fête des oisals" : En titre et en fin de texte, c'est pareil pour moi, je ne comprends pas à quoi ça se rapporte.

Par contre, de nombreuses images et expressions intéressantes, agréables même. Ainsi :

- "Paraît que, semblerait que, y aurait. Des mots" : J'aime bien (idem pour le "J'ai, tu as,...") mais je ne comprends pas l'intérêt du point avant "Des mots" (idem pour le point avant "Des sons").
- "J'ai arraché une aile au corbeau, pour voir s'il pouvait encore rie" : C'est formidable de cynisme, j'aime beaucoup !

En conclusion, un début de texte qui me laissait présager une certaine cohérence, mais j'ai bien du mal à la retrouver tout au long. L'écriture est parfois assez lourde, des sonorités trop forcées, des images vraiment trop obscures et trop décalées par rapport au reste. Je n'accroche pas trop, mais j'attends avec intérêt vos explications !

   beth   
1/6/2011
 a aimé ce texte 
Pas
Bonjour Birdy, le texte va être facile à commenter, il est court...chic!
Hermétisme, écritures, références littéraires, collages surréalistes, mélange de registres....on mélange le tout, on secoue bien!
mais le cocktail n'est pas explosif, pour moi, je n'ai pas compris...je suis désolée.

   Jano   
2/6/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↑
De bonnes choses "elle me fera l’été des rayons" d'autres moins bonnes "un jeune corbeau se marrait des croûtes de camembert surfait tout le long du bec". Pas génial.
Mais j'ai quand même bien aimé la structure du poème, pas si désarticulé qu'il n'en a l'air. La montée progressive "des sons" porte le tout et engage à poursuivre la lecture.

   chachnikov   
2/6/2011
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,

j'ai mis du temps avant de commenter votre texte, je l'ai lu et relu et je l'aime bien.

Déjà parce qu'il m'attire depuis 3jours et puis j'aime sa nonchalance, sa moquerie, son surréalisme et son cynisme et se d'beffroi Pisée comme quelque chose prêr à se brisé mais qui ne se casse jamais.

Ce texte parait être un brouillon matinale, et j'aime la bonne fête comme un salut non distingué avant d'aller au water.

Bonne continuation

   David   
3/6/2011
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Birdy,

C'est la suite du corbeau et du renard, ce dernier meurt de faim et le corbeau se marre, mais le petit prince était le futur copain du renard, qui devait le sauver dans le désert, du coup, il mourrait aussi, malgré Saint Exupery et à cause de La Fontaine. Là, le narrateur se venge cruellement du corbeau après avoir pillé le cadavre du petit prince. Le titre présenterait cette vision singulière des animaux de fables, il n'y aurait qu'un seul corbeau (pas de corbals !) qu'un seul renard, et des petits princes qui se succèdent en usant leur veste.

"Bonne fête des oisals" comme un déni du recommencement, un cauchemar de fable, le crissement pourrait être celui d'un vieux disque trop écouté, celui de mots trop lus ?

Ça me semblerait plus de la prose, des petits paragraphes avec des silences, il y a une certaine atmosphère, plutôt sombre mais sans lourdeurs.

   Charivari   
4/6/2011
 a aimé ce texte 
Pas
J'ai plutôt apprécié la première phrase, et puis, après, j'avoue ne pas avoir compris le but du texte. Le corbeau, le petit prince, des phrases (volontairement ?) mal construites, des remarques phonologiques ...

J'ai l'impression que ça passe du coq à l'âne. Je pensais au départ que c'était un texte sur les sonorités, mais en fait, non. Du coup, je ne vois pas le concept, et je ne trouve pas non plus le texte intéressant niveau images poétique

   Anonyme   
29/7/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↑
l'histoire est belle et sinistre, on rentre dans l'ambiance qu'à partir "des sons" malheureusement. Dès le départ le texte est écrit à la façon d'un essais, style "brouillon". La 1ère strophe n'a pas de sens pour moi. Quand au titre j'ai pas encore eu l'occasion de chercher "oisals" dans le dico. Oisals/oiseaux? Malgré tout j'ai bien aimé l'atmosphère qui s'en dégage de ce texte.

   funambule   
14/12/2011
 a aimé ce texte 
Bien
Je ne sais encore ce qu'est ce "laboniris"... mais la curiosité m'a fait tomber sur ce texte. Comme je découvre j'ai aussi lu les commentaires qui m'aiguillent un peu... Ce ne serait pas un "laboniris"... Ah bon, tant pis... mais je m'en fous, les impressions "impressionnistes" dégagées par ce texte, l'amusement du contre-pied "fabuliste" rendent cet écrit intéressant à mes yeux, tant émotionnellement que dans les échos induits. Quand l'originalité s'appuie sur des repères, c'est banco pour moi... je laisse les détails à ceux qui me semblent plus qualifiés. J'aime!

   Nachtzug   
14/1/2012
 a aimé ce texte 
Vraiment pas
Alors voilà ce que je n'aime pas dans le surréalisme: le texte devient un jeu de Légos, une construction sans âme, qu'on ne reconnaît pas. C'est un jeu, une loterie, pas d'art; il n'y a pas de sensible ici, on troque la beauté pour l'absurde sans poésie.

   Marie-Ange   
28/11/2015
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Le temps de ma lecture, je suis ailleurs, petit côté décalé, qui bouscule, écorche, la "dureté" des propos, désagréable, un peu comme le crissement d'une craie sur une ardoise.


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