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Poésie contemporaine
BlaseSaintLuc : Je jouerais bien la belle
 Publié le 16/05/19  -  17 commentaires  -  1128 caractères  -  234 lectures    Autres textes du même auteur

Ne rien regretter et pourtant vouloir rejouer le film, parce que la vie est belle !


Je jouerais bien la belle



Je cours à perdre haleine sur le bord des nuages.
Je me laisse frôler par les rêves, les mirages.
Qu'importe où je suis, puisque je suis vivant !
Qu'importe qui je suis, puisque je suis géant !

Je ne regrette rien, la partie était belle.
Je ne regrette rien, je jouerais bien la belle.

Des cours d’école en flaques d’un souvenir
Au cours de fac pour l’espoir d’un avenir
Des jeux d’enfant, aux jeux interdits
Des blessures secrètes, aux nurses de mes lits

Je ne regrette rien, la partie était belle.
Je ne regrette rien, je jouerais bien la belle.

Des boutons d’adolescence à peine disparue
Au soir de l’existence que m’est-il advenu ?
Coureur des bois, prince des villes
Chat botté, chien de quilles

Je ne regrette rien, la partie était belle.
Je ne regrette rien, je jouerais bien la belle.

C’est fini et pourtant, je demande au génie
Un tour de magie, le coup du parapluie
Passer au travers de l’espace et du temps
Pour que la fin soit le début et l’hiver le printemps.


 
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   Anje   
17/4/2019
 a aimé ce texte 
Un peu
Contemporain.
La métrique un peu trop irrégulière semble nuire à la fluidité du poème. A la fin de la troisième strophe par exemple, on chute brutalement sur le refrain par un vers très (trop?) court.
Le premier vers démarre ce poème sur les chapeaux de roues. En revanche, la suite est plus terne et frôle moins les hauteurs. Je suis assez dubitatif sur "que m'ait il advenu" sans parler de la virgule intempestive.
Parce que la vie est belle et qu'il est bien de le dire, ces quatrains sont un joli thème même s'ils ne m'emportent pas. Ils ne sont pas à regretter mais pourraient être joués en plus beau.
Anje en EL

   VictorO   
24/4/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Un poème sur le temps qui passe, un grand classique. Pourtant, on prend goût à l'authenticité qui s'en dégage. Le naratteur revoit sa vie depuis les nuages : les jeux d'enfance, l'adolescence et ses espoirs, l'âge adulte et ses différentes péripéties ("coureur des bois, prince des villes"). Il y a eu des victoires, des défaites. Jouer la belle, c'est du temps supplémentaire, donc cela fait forcément rêver.

   Corto   
26/4/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Belle idée pour ce poème, que de vouloir rejouer le film avec insouciance.
L'entrée "Je cours à perdre haleine sur le bord des nuages.
Je me laisse frôler par les rêves, les mirages." est bien trouvée et emmène le lecteur dans la folle farandole.

Voir dérouler sa vie, étape après étape sans rien regretter est une si belle aventure !

Et par un tour de magie faire "que la fin soit le début et l’hiver le printemps", voilà qui est à la fois frivole, et peut-être enthousiasmant.
A condition de ne rien regretter bien sûr.

Bravo.

   Gabrielle   
27/4/2019
 a aimé ce texte 
Un peu
Une ode à la vie,à cette jeunesse perdue, à ces reflets d'enfance, d'adolescence et à cette vie de jeune adulte qui pointe son nez, tout cela le temps de rassembler quelques souvenirs de moments délicieux passés.

Le narrateur ne regrette rien sinon que "Passer au travers de l’espace et du temps
Pour que la fin soit le début et l’hiver le printemps." soit un exercice qui semble bien vain.

Merci à l'auteur'e) qui entraîne le lecteur dans ses souvenirs,
reflets d'une jeunesse passée, qui, somme toute, ressemble à celle de tous.

Bien à vous.

   Zorino   
16/5/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour BlaseSaintLuc,

Même si la catégorie choisie est contemporaine, le thème abordé ici reste un classique. Personnellement, je l'aurais plutôt placé dans "Chansons et slams". Après quelques petites modifications, ça pourrait je pense donner une belle ballade qui parle du temps, un peu à l'instar de "Je ne regrette rien" de La Môme.

Quelques problèmes de métrique surgissent de manière récurrente, notamment au niveau des césures. Quelques vers me semblent bancals et comportent 13 pieds. C'est un peu dommage car la perte de musicalité se fait parfois ressentir.

J'ai cependant bien apprécié la manière et la philosophie avec lesquelles vous nous avez livré votre vision sur ce temps passé qu'il ne faut en aucun regretter pour justement aller de l'avant. Sur certains points, votre poème m'a rendu nostalgique.

Merci pour ce partage

   arigo   
16/5/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour,

Le premier quatrain m'a franchement emporté dans l'élan, mais je suis rapidement retombé suite au deuxième quatrain.

Pareil pour le troisième quatrain que j'apprécie fortement, je suis stoppé par les deux derniers vers du poème que je trouve moins poétiques, moins transcendants, moins "jolis" (entre guillemets, car évidemment, c'est une question de point de vue).

Pourtant j'adore l'idée, et l'ensemble est joliment présenté, avec la répétition des deux vers : "Je ne regrette rien, la partie était belle. / Je ne regrette rien, je jouerais bien la belle" qui nous emporte comme dans une chanson.

Merci pour le partage,

Arigo

   Lebarde   
16/5/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Ah si l’on pouvait resservir le dessert, en fait ce qui serait encore mieux recommencer le repas tout entier.
Oui bien sûr voilà bien un souhait vieux comme le monde qui n’a pourtant aucune chance d’être exaucé.
Déjà très bien si du haut des nuages les sages que nous sommes n’ont rien à regretter.
« Je ne regrette rien, la partie était belle »
Restons en là, la suite n’est que vœux pieux et attachons nous plutôt à ne rien laisser passer de notre vivant !

C’est un poème contemporain mais sur la forme j’aurai aimé un peu plus de rigueur dans la métrique:
- 13 pieds aux vers 1, 2,
- 11 pieds aux vers 3,7, 8
- 7 ou 8 pieds un peu plus loin.....etc
Ce qui altère le rythme de la lecture et tempère mon appréciation.
Dommage l'idée était bonne .

Lebarde

   Davide   
16/5/2019
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour BlaseSaintLuc,

Un refrain de "chanson" qui rythme un texte sincère, mais qui manque à mon sens de rigueur et de profondeur.
Si l'inventivité résonne dans certaines images, dont ce premier vers, superbe, ou le joli jeu de mots "cours d'école"/"cours de fac", elle ne parvient pas à porter le poème.

Le charme enfantin fait sourire - en donnant l'impression que le narrateur est un enfant - mais la magie qu'il renferme (et que l'on ressent) aurait pu gagner en subtilité.
Peut-être la métrique aléatoire dessert-elle la poésie ?

Par ailleurs, il me semble que certaines virgules ne sont pas utiles (aux vers 3, 4, 9 et 10) ; au contraire, j'en aurais ajouté une au vers 14 : "Au soir de l’existence, que m’est-il advenu ?"

Il y a plein de belles choses dans cette poésie - que j'ai eu plaisir à lire et à relire, je tiens à le souligner ! - mais je regrette son manque de rigueur formelle (métrique aléatoire notamment) et son manque de cohésion (l'ensemble est quelque peu désordonné).

Merci du partage,

Davide

   papipoete   
16/5/2019
 a aimé ce texte 
Bien
bonjour BlaiseSaintLuc
Je prend la bobine du film de ma vie, et je tourne la manivelle en sens arrière ; d'aujourd'hui où je flirte avec les nuages, je retourne vers le temps des filles à béguin, les maudits boutons d'adolescence ( surtout la veille d'un rencart ! ), jusqu'au couffin où se penchaient de bonnes nounous...
NB se retourner derrière soi ( ce n'est pas toujours bon ) et se dire " c'est pas mal, je ne regrette rien malgré le spleen de jeunesse, les avaries où le bateau prend l'eau, face à tout ce qui fut bleu, rose... je rejouerais bien la partie ! "
Après le premier refrain, j'aime cette strophe " des cours d'école... "
la métrique inégale semble volontaire, et ainsi la forme contemporaine !

   PIZZICATO   
16/5/2019
 a aimé ce texte 
Bien
" Passer au travers de l’espace et du temps
Pour que la fin soit le début et l’hiver le printemps. "
Eh oui ! On peut regarder dans le rétro, mais il n'y a pas de marche arrière...

Même si la vie n'est pas toujours sympa avec nous, il est beaucoup de moments où elle se montre adorable et l'on est bien avec elle.
Savoir qu'il nous faudra un jour la quitter nous rend parfois mélancoliques.

" Qu'importe où je suis, puisque je suis vivant !
Qu'importe qui je suis, puisque je suis géant ! " Voilà l'important.

" Je ne regrette rien, je jouerais bien la belle." Certainement...

   senglar   
16/5/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour BlaseSaintLuc,


On n'a pas trop envie de parler après avoir lu ce poème (mais c'est mal me connaître. lol), on reste songeur, on veut préserver l'enchantement, la magie, rester suspendu aux nuages et rester pris dans les rets des mirages car un un doux rêveur ce poète.

On se prend à ses souvenirs qui sont aussi les nôtres, la récré, la fac, l'espoir, les jeux interdits (ceux-là on se dit qu'on les jouerait et réussirait mieux).

Euh... si l'on est géant on n'est pas n'importe qui.

Veut-on pour autant rejouer la partie. Aujourd'hui qu'on la sait truquée, on se dit qu'on a donné. Cela n'aurait-il pas de plus un air de déjà vu ?

Et pour jouer la belle il faut déjà être mouru une fois. Expliquez-moi BSL comment on peut avoir déjà gagné et perdu contre la mort. Et de quoi servirait cette belle.

Et pourtant :
"Passer au travers de l'espace et du temps
Pour que la fin soit le début et l'hiver le printemps."
On se dit : Qui ne signerait pas !

Le + à mon Bcp davantage pour l'écriture que pour la thèse malgré les promesses du marché. Vade retro Aladin, Saladin se profile !

Lol


Senglar

   Donaldo75   
16/5/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Blase Saint Luc,

J'aime bien ce poème rythmé, réussi, qui a de l'allant.

"Je cours à perdre haleine sur le bord des nuages.
Je me laisse frôler par les rêves, les mirages."

C'est presque une déclaration d'enfance, d'une période innocente que l'on regrette quelquefois, dès le passage à la vie d'adulte.

La suite du poème va dans ce sens, et c'est tant mieux aurait tendance à déclarer mon cortex cérébral, la partie logique l'emportant parfois sur les neurones poétiques. Que diable !

"C’est fini et pourtant, je demande au génie
Un tour de magie, le coup du parapluie
Passer au travers de l’espace et du temps
Pour que la fin soit le début et l’hiver le printemps. "

Le tour de magie est arrivé aux yeux du lecteur. Je suis content d'en avoir endossé le costume, en lisant ce poème rafraichissant.

   Pouet   
16/5/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Slt,

j'ai bien été emballé par ce poème à la touchante simplicité.

De jolis jeux d'assonances et de métaphores comme ici:

"Des cours d’école en flaques d’un souvenir
Au cours de fac pour l’espoir d’un avenir"

Je ne vais pas parler ici de la métrique ce qui serait totalement hors de propos au vu de la catégorie. En plus, je m'en tamponne de la métrique...

Sans prise de tête, sincère et vivant.

Très sympa.

   Vincente   
16/5/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Et si ce poème invitait aussi à se faire la belle "au travers de l’espace et du temps", quitte à recommencer se sauver (aux deux sens du terme : s'échapper de la fin certaine et revivre fort de celle passée).
Regard en arrière positivant, presque débonnaire. Le ton est léger alors que le sujet est grave, il y aurait de quoi pleurer mais un petit décalage... et l'impossible devient probable par la magie d'un bel état d'esprit.

Tout cela est sympathique, alors ne soyons pas terre à terre envers les images somme toute assez modestes, car c'est une jolie manière de reconnaître et reformuler les richesses vécues dans ce "Je jouerais bien la belle".

J'ai beaucoup aimé le vers "Des blessures secrètes, aux nurses de mes lits ". Je retiens l'approche sans rancœur, volontariste, où les regrets ont su se faire discrets.

   Cristale   
17/5/2019
 a aimé ce texte 
Un peu
Je vais être maladroite et vous allez me détester Blase mais voici un texte dont j'aimerais bien prendre chaque mot, chaque vers, les secouer un peu, les alléger de leurs poids superflus :"je je je je " les auxiliaires, les articles contractés...et puis les laisser se reposer sur une nouvelle partition pour leur donner du rythme et mettre en valeur l'émotion latente qui fait pourtant vibrer le fil du poème sur des ondes atones.

"Quilles" et "villes" ne riment pas.

J'aime bien le refrain :
"Je ne regrette rien, la partie était belle.
Je ne regrette rien, je jouerais bien la belle."

Quelques jolies images dans ces derniers vers au rythme inégal comme beaucoup autres (11 et 14 syllabes) :

"Passer au travers de l’espace et du temps
Pour que la fin soit le début et l’hiver le printemps."


Oui, avec ce poème, "Je jouerais bien la belle"
Joli titre !

Cristale

   Robot   
17/5/2019
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Entre ce qui a été et que l'on aurait souhaité différent. le thème est bien abordé.
Cependant, j'accroche sur le choix de la rédaction. Tant qu'à se contenter de l'irrégularité des vers, pourquoi n'avoir pas préféré le slam pour donner au texte un rythme un peu plus haché qui pourrait avec quelques adaptations lui convenir.
Ici on a l'impression de naviguer dans un faux néo-classique par moment un peu trainant mélangé à l'écriture d'un contemporain qui se donne une apparente volonté de texte en vers libre.

Je crois que le défaut de ce texte est de ne pas avoir défini sa forme.

   Curwwod   
18/5/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Et bien j'aime beaucoup le fond de cette poésie qui ose demander l'impossible. regard dans le retroviseur et apparaîssent filtrés par la mémoire sélective tout un tas de bonheurs passés, de joies fugaces qui enchantent et dans le même temps font savoir qu'on approche de la fin et que c'est irrémédiable. Le côté chanson avec son bref refrain si expressif me pllaît beaucoup. Il y a là un côté madeleine de Proust universel et touchant.


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