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| Passant75
20/4/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime un peu
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Un sonnet dans lequel les images, bien que parfois abstraites, trouvent des points d’ancrage efficaces, notamment le « vieux puits » et les « regrets ».
La progression de la nuit vers l'aube structure clairement la réflexion, mais sans réelle surprise. Le poème s’inscrit dans une tradition moraliste, presque didactique, assumée. Cette orientation donne de la clarté mais limite la tension dramatique. Le ressenti émotionnel reste donc contenu, voire distant. Au final, si le texte a l'apparence d'une certaine rigueur, l’émotion pourrait toutefois être plus incarnée. . |
| Polza
6/5/2026
trouve l'écriture
perfectible
et
aime bien
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Une étoile à 666 caractères, c’est The number of the beast pour ne pas citer Iron Maiden !
Je viens de lire un poème plutôt bien écrit, mais qui pèche par quelques petits défauts qui l’empêcheront de prétendre à la catégorie annoncée ! « Au bord du vieux puits, sous l’ombre taciturne, » puits étant en synérèse, ce vers fait 11 pieds, après, peut-on évoquer une licence poétique où il faudrait prononcer « pu/iiiits », à voir… « Je vois choir les regrets, délivrés de leurs tours ; » j’ai trouvé l’allitération marquée en R intéressant, comme pour insister sur les regrets, rrrrrrr… « L’excès cède à l’ordre et fuit les faux discours, » par contre, et je le soulignerai chaque fois, en poésie classique,je n’aime pas la rencontre de deux sons identiques, comme dans « L’excès cède » « L’excès cè ». Ce vers est de 11 pieds, à moins que vous considériez « fu/iii », mais vous auriez votre « et » à l’hémistiche qui ne serait pas très académique ni harmonieux… « L’esprit trouve en la loi sa force la plus sûre. » vous aviez des rimes en « une », pourquoi diable avoir cassé la rime avec « ûre » ? « Mais l’aube, peu à peu, rend à l’ombre raison » si peu à peu fait hiatus, je trouve personnellement qu’il devrait être admis, même en poésie classique, c’est un adverbe que l’on ne peut dissocier dans cette expression. On peut le remplacer à la limite « Mais l’aube, lentement, rend l’ombre à la raison ». Sous du Bellay, ce n’était d’ailleurs pas une faute technique… « Ainsi de peu à peu crût l’empire romain, Tant qu’il fut dépouillé par la barbare main, Qui ne laissa de lui que ces marques antiques » Joachim du Bellay « L’erreur quitte la nuit pour chercher sa prison. » en partant du même principe que « pu/iiii », vous auriez dû décomposer « nu/iii » qui est en synérèse je le sais, mais ce que je veux dire, c’est qu’en poésie classique, vous ne pouvez pas faire comme cela vous arrange, un coup diérèse un coup synérèse, il y a quelques règles à respecter, dura lex, sed lex… « Ainsi l’homme est instruit par la nécessité, Soumet ses passions à la juste saison Et voit dans la mesure une pure clarté. » dans ce tercet, j’ai eu du mal à faire le lien entre le premier et le deuxième vers, c’est « Soumet » qui me gêne, je m’attendais à une construction du genre : « « Ainsi l’homme est instruit par la nécessité, Qui (Et) soumet ses passions à la juste saison Et voit dans la mesure une pure clarté. » ça ne rentre pas dans les cases, mais je veux dire que cela m’aurait semblé plus fluide et compréhensible… Une répétition, voire deux dans un sonnet classique (s’ils sont justifiés) ne me gêne pas tant que cela, mais ici nous avons : « nuit éclaire/quitte la nuit » « ainsi mes jours/Ainsi l’homme » « sous l’ombre/à l’ombre » « Je vois/Et voit ». C’est peut-être légèrement excessif dans un sonnet classique… Je pense qu’avec un peu de travail, ce sonnet pourrait atteindre de plus hauts sommets, peut-être même l’Everest ! Édition « Ainsi l’homme est instruit par la nécessité, Soumet ses passions à la juste saison Et voit dans la mesure une pure clarté. » je viens de comprendre (enfin je crois), comme disait mon vieux père, je comprends vite, mais faut m’expliquer longtemps ! ce n’est pas la nécessité qui soumet ses passions, il fallait lire « Ainsi l’homme… (il) Soumet ses passions… » |
| Curwwod
6/5/2026
trouve l'écriture
perfectible
et
aime un peu
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Si je suis bien d'accord avec votre denier vers qui fait la preuve d'une grande sagesse ( "La parfaite raison fuit tout extrémité ": Philinte dans le Misanthrope de Molière), la démarche qui l'y amène me paraît bien obscure. J'ai du mal à saisir le sens de nombre d'images :
"Au bord du vieux puits, sous l’ombre taciturne, Je vois choir les regrets, délivrés de leurs tours L’excès cède à l’ordre et fuit les faux discours, L’erreur quitte la nuit pour chercher sa prison." mais peut-être est-ce ma faute. Toujours est-il que ce poème faussement classique (régularité métrique vers 5 et 7, rime absente vers 5 et 8, structure du sonnet non respectée...) Edit :ma remarque sur la régularité du mètre aux vers 5 et 7 est une erreur. Vous avez voulu faire les diérèses : Vi-eux et Fu-i. C'est donc juste pour le mètre mais franchement très laid à l'oreille. |
| Provencao
6/5/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime un peu
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Bonjour BlaseSaintLuc ,
""Ainsi l’homme est instruit par la nécessité, Soumet ses passions à la juste saison Et voit dans la mesure une pure clarté." Le médium de l'émotion poétique ce sont les mots. Par où il concourre au genre du soin du langage. Mais sa discordance spécifique c’est la résistance constitutive entre écho et sens. Je n'ai pas recouvrer en votre poésie cette illusion, cet écho, ce sens et surtout l'émotion non rendue. Au plaisir de vous lire, Cordialement |
| Lariviere
6/5/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Bonjour BSL,
J'ai apprécié ce poème en forme de sonnet. En dehors des erreurs de prosodie qui le privent de la catégorie classique, je l'ai trouvé plutôt réussi sur l'ensemble. La poésie est présente. Les images et le rythme sont bons. J'ai beaucoup aimé certains vers comme celui de l'entame que je trouve très beau sur la forme et assez fort sur le fond. J'aime bien aussi : "Au bord du vieux puits, sous l’ombre taciturne" J'aime bien cette métaphore. Ensuite, le propos perd un peu de sa poétique brute, il me semble, et prend une forme plus claire, plus prosaïque et didactique. De plus, le peu d'images qui restent sont assez convenues. Le thème et son traitement sont intéressant et cohérent, même s'il m'a fallu plusieurs lectures pour y trouver l'unité qu'il contient : cette vision optimiste, raisonnée, sur les bienfaits de la tempérance et de la raison sur nos existences, apporte un côté apaisé et solide qui est plaisant et assez pertinent. Deux choses cependant : "Mais l’aube, peu à peu, rend à l’ombre raison" Je vois très bien l'image et elle est évocatrice de l'idée que vous voulez transmettre, mais je ne sais pas si c'est moi, je trouve la syntaxe bizarre et l'inversion peu heureuse en terme de sonorité et de compréhension directe. Enfin, je n'ai pas trop bien compris ce vers : "L’erreur quitte la nuit pour chercher sa prison" Merci pour cette lecture et bonne continuation ! |
| LeChevalier
6/5/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime bien
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L'allure générale de ce sonnet me fait penser à quelqu'un qui apprend à écrire de la poésie. Je vois pas mal de choses qu'on a voulu bien faire mais le succès est mitigé. Je dirais que ce qui est réussi ici, c'est le désir de bien faire. Mais la réalisation elle-même est perfectible.
Le texte est publié dans la section « poésie contemporaine » mais je tiens à dire quelques mots sur les vers. Il y a trois mots qui riment de manière imparfaite (« taciturne - opportune - sûre ») ; c'est drôle que « taciturne » contienne les mêmes consonnes postvocaliques (R et N) que les deux autres mots. Parmi des alexandrins très orthodoxes, on trouve deux vers de onze syllabes (n° 1 et 3 du deuxième quatrain), ce qui me semble relever davantage d'une négligence que d'une volonté. L'auteur nous expliquera peut-être s'il ouvre un fil sur le forum. Après, pour l'expression, la correction grammaticale. Au v. 3 le sujet de « modère » a été omis car c'est celui du verbe précédent -- pas de souci ; mais dans ce contexte « ainsi » vient mal à propos. Dans le même registre, l'omission du sujet de « soumet » me gêne. « Pure clarté » est une redondance assez triste pour clore le sonnet. Après, pour le sens. Le clair de lune empêche qu'on voie bien les étoiles et c'est pourquoi le premier vers me semble inventé et non vécu. L'image des regrets « libérés de leurs tours » est évidemment commandée par la rime et pas très heureuse. Le v. 3 du deuxième quatrain me paraît complètement sibyllin ; même remarque pour le v. 1 du premier tercet. On a voulu figurer le changement de mentalité qu'entraîne l'arrivée du jour mais c'est tellement brouillé qu'après quatre lectures je refuse de creuser. Enfin, un mot pour l'euphonie : « l'excès cède » n'est vraiment pas une bonne idée avec cette syllabe répétée, « cècè ». |
| Cyrill
6/5/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Bonjour BSL.
Ce poème me donne une impression de quête d’équilibre. Je l’ai trouvé plutôt agréable à lire, bien que l’intention démonstrative m’ait de prime abord gêné, peut-être parce que je ne cerne pas complètement le propos. Mais ce qui ressort c’est la voix calme et posée, qui cherche à ordonner le chaos des émotions par la raison. « L’étoile » suggère un guide discret. Elle n’est pas éclatante, c’est une lumière modeste plutôt qu’un éclat triomphant. Ça donne au poème une tonalité méditative. On n’est pas dans l’enthousiasme ou la passion débordante, mais dans une confiance tranquille. C’est apaisant. Merci pour la lecture. |
| Myndie
6/5/2026
trouve l'écriture
perfectible
et
aime un peu
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Bonjour BSL,
J'aime bien l'idée du poème ; le passage de la nuit à l'aube, de l'ombre à la sagesse ; l'intention est noble, le poème est bien construit, qui suit le cheminement logique de ta pensée et j'ai apprécié la belle fluidité du 1er quatrain. Mais ça s'arrête là pour moi. Je ne reviendrai pas sur les faiblesses du style (irrégularité de la métrique, rimes très pauvres, rencontre maladroite de sons...) ; tout cela a déjà été relevé avant moi. Plusieurs choses me gênent, voire me déplaisent : D'abord, le ton didactique et solennel de la « démonstration », qui sonne comme celui d'un professeur qui voudrait me donner une leçon de morale ou de philosophie ; ensuite le manque de richesse des images, plutôt convenues ; cela est en partie dû à un choix de termes trop concrets (ici :« L’excès cède à l’ordre et fuit les faux discours, » ou là : « L’esprit trouve en la loi sa force la plus sûre. », : « Ainsi l’homme est instruit par la nécessité, »). Tout cela fait des images bien trop convenues, quand la métaphore (ou l'abstraction) surprendrait et toucherait le lecteur à coup sûr. En résumé, le fond est intéressant mais il mériterait moins de rigidité et plus de force évocatrice. Peut-être un petit travail de ré-écriture. |
| Robot
6/5/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Je ne ferai pas de remarque sur la forme puisque la catégorie retenue est le contemporain. La poésie est bien présente dans les images même si le discours peut parfois sembler manquer de clarté.
Mais celà ne m'empêche pas d'avoir parcouru ce poème avec un certain plaisir. |




