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| Polza
23/4/2026
trouve l'écriture
perfectible
et
n'aime pas
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J’espère me tromper pour vous, mais si l’on peut se permettre quelques entorses au règlement très strict de la poésie classique, je ne suis pas sûr que l’on peut changer un H aspiré en H muet pour avoir un vers de 12 pieds…
Honnêtement, je ne sais pas vraiment quelle direction veut prendre le narrateur. L’histoire est peut-être une histoire personnelle dont seul l’auteur a les clefs, je ne l’exclus pas. « Elle a posé quatre billets sur le divan Elle sera mon cœur mon chien mon amoureuse » vous avez dû vouloir vous arranger pour ne pas dépasser les 12 pieds, mais la logique aurait voulu qu’elle soit chienne… « Un temps je la ferai danser tendre et fougueuse Au bout d’un doigt son corps nu de nouveau vivant » je n’ai pas compris ce passage, désolé. Le narrateur va la faire danser au bout d’un seul doigt ? Ou alors vous avez voulu évoquer la pénétration et la stimulation du clitoris par un doigt peut-être ? Mais danser ne me semble pas le verbe approprié en ce cas, même imagé… à la limite je n’aurais pas été choqué de lire « Je la ferai jouir » puisque votre poème est plutôt prosaïque… « Et tant qu’elle hurlera son cri récidivant Chaque amant qui n’aura su la rendre fiévreuse Je lui baillonnerai sa bouche vaporeuse Et la ferai parler d’un rire en salivant » Pour hurler : Ce verbe ne fait pas l’élision ni la liaison (H aspiré), merci l’Académie française… sinon, personnellement, j’écris « bâillonnerai », mais depuis la réforme de l’orthographe ça doit être possible comme vous l’écrivez, je suis vieux jeu ! on passe de « Chaque amant qui n’aura pas su la rendre fiévreuse » à « Et la ferai parler d’un rire salivant », je n’ai rien compris, désolé… « Sa peau sera rougie à la corde à l’émoi » à la corde à l’émoi c’est lourd je trouve… « Ses yeux pleins du désir de se sentir à moi » surtout suivi de « à moi »… « Sa lèvre inondera sans honte le parquet Un fragment de gingembre épousant sa gencive Et nous en rirons bien du fin fond d’un troquet » je n’ai rien compris à ce tercet, que viennent faire le gingembre et la gencive dans cette histoire ! Ou alors c’est de l’argot que je ne connais pas, pourtant j’adore les films où Michel Audiard est dialoguiste ! Je suis désolé de ne pas écrire un commentaire plus poussé, mais honnêtement, votre poème a peu de chance d’être publié à mon humble avis. Tout n’est pas à jeter, il faut juste persévérer et retravailler… Polza en EL |
| Passant75
24/4/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime un peu
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Un sonnet sado-maso mettant en scène un fantasme de domination dans le cadre d’une relation tarifée. Plutôt inhabituel ! Hormis un alexandrin de treize pieds (le H de hurlera étant aspiré) et une ponctuation totalement absente, la forme reste classique, ce qui contraste avec un vocabulaire volontairement provocateur associant l’érotisme à la violence et la brutalité.
Il paraît qu’il faut de tout pour faire un monde et l'audace n'est pas un défaut. Mais, au final, ce fantasme est décrit sans distance ni ambiguïté, ce qui limite fortement sa portée poétique. Et ce d'autant plus que certaines rimes semblent plus forcées que naturelles. Il y a pourtant de quoi dire pour explorer certaines formes de plaisir. Dommage ! |
| Curwwod
25/4/2026
trouve l'écriture
perfectible
et
n'aime pas
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Ca existe la ponctuation. Je sais bien qu'Apollinaire y a renoncé pour des raisons semble-t-il louable au vu de sa poésie, mais c'était Apollinaire...
Ce texte me paraît déjà quelque peu obscur, alors sans rien pour rythmer la lecture, c'est regrettable. On perçoit une vague tonalité érotique pour ne pas dire sexuelle voire masochiste. cela m'apparaît quelque peu gratuit. J'espère que P. a tout compris et tout aimé. Ce n'est pas mon cas. |
| Luron
25/4/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
n'aime pas
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La poésie est une terre de liberté donc la transgression est permise à priori. Sade et Baudelaire ne s'en sont pas privé. Pour un but artistique, la poésie peut explorer les pathologies de l'âme mais chaque lecteur aura sa propre éthique qui lui suggère ses lignes rouges à ne pas franchir. Ici, je trouve que la boue n'a pas été transformée en or ni la laideur en beauté. Pour quatre billets une femme devient un chien, est bâillonnée, ses lèvres inondent le parquet. Du graphisme et du sordide. Tout se termine en riant au fin fond d'un troquet. Poétique ? Pas trop pour moi.
La forme est soignée. Ce n'est pas suffisant pour me faire adhérer mais je respecte une liberté qui dépasse un peu mes limites. |
| BlaseSaintLuc
29/4/2026
trouve l'écriture
perfectible
et
aime un peu
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Le fond ... C'est glauque, ça sent le foutre, pas la rose ni le réséda !
Le style lui, il est respecté, c'est riche, pas subtil, "sur les lames du parquet" pour le final , parce qu'au fond du troquet"? C'est plutôt un bordel, non ? Évidement, c'est redondant, le parquet est déjà de la revue ! La fin est donc de travers...Mais bon , on en est plus à une position prés, vive le kama sutra! BSL en EL (pur jus!) |
| Provencao
7/5/2026
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Bonjour Chlo,
"Sa lèvre inondera sans honte le parquet Un fragment de gingembre épousant sa gencive Et nous en rirons bien du fin fond d'un troquet" Ainsi, lorsque la sordidité débridée dipsomane de l'existence entre en écho, elle brigue à fluctuer elle-même l'exhibition. Une simple exhibition où s’est lassé le mordant criant de la salissure... L'effarement que m'inspire le sujet me dispense ici de toute appréciation. Au plaisir de vous lire, Cordialement |
| Boutet
7/5/2026
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Inutile de préciser que je n'ai pas compris grand chose à ce poème si ce n'est qu'il semble dirigé par ses rimes. Il commençait bien par un trimètre mais des expressions, des situations m'ont fait complètement perdre le fil de cet écrit.
Pas d'appréciation. |
| tome15545
7/5/2026
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Le muscle du rire. Le huitième vers est époustouflant et d'une réussite monstrueuse.
Quelques faiblesses çà ou là, et les tendons de la ponctuation auraient pu permettre un propos plus tendu et coriace, mais les mots seuls sont d'un excès qui tient seul. La morale ne m'intéressant pas en poésie, savoir si ce poème dénonce, regrette, ou admire serait vain. Je vois, j'entends. Et cette peinture de mots est très réussie. Le fragment de gingembre pique et hurle sous mon crâne. |
| EtienneNorvins
8/5/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
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Si lire est accueillir un texte dans sa chair, je comprends très bien qu’on se refuse à se « prêter » à celui-ci, dont la dimension sadienne est évidente. On peut aussi penser (et j’en suis) qu’Accroupissements ou Vénus Anadyomène n’est pas du meilleur Rimbaud et préférer Sensations ou Aube… Pour autant – des « femmes damnées » (si je replace ce texte parmi ceux de l’auteure publiés sur le site) enfin débarassées de la guimauve pour biscuits de Sèvres à usage masculin, genre Delphine et Hippolyte, qui n’est vraiment pas du meilleur Baudelaire…
Tout ici est aggressivement provocateur : dans le cadre formel d’un sacro-saint sonnet subverti, la chair n’est qu’une viande, le plaisir s’achète, il n’y a aucune issue, aucun tremplin vers un quelconque « idéal » puisque tout se termine par terre puis par des éclats de rire de « sales gosses » au « fin fond d’un troquet ». D’une litote on pourrait s’en tenir à un commentaire à la Audiard : « C’est du brutal ». Et pourtant cela fut aussi écrit avec soin, cela fut « délibéré », et cela s’inscrit dans une lignée qui remonte (au moins et par exemple) au cri de Whitman dans You Felons on Trial in Courts : « You prostitutes flaunting over the trottoirs or obscene in your rooms, / Who am I that I should call you more obscene than myself? ». Il y a là aussi cette même et étrange communion humaine, communion dérangeante sans doute, puisqu’on peut se demander si le ou la dédicataire est un P. comme P.ersonne (une singularité) ou comme P.ute (interchangeable et réifiée) – ce qui « égaliserait » la « Cliente » du titre et le ou la « Prestataire de service » qui dit « je » – mais où il est tout de même question de rien de moins que d'aider à revivre (v.4)... Il ne s’agit donc pas d’un de ces étalages d’« extimité » dont nous accablent les réseaux sociaux, mais de quelque chose de plus profond et mystérieux, qui pousse à dire « même ça » - et qui restera sans doute obscure, puisque l’auteure semble avoir pour habitude de ne pas faire retour sur ses textes… |




