Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Forums 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Poésie contemporaine
BlaseSaintLuc : La nuit…
 Publié le 26/09/26  -  5 commentaires  -  965 caractères  -  43 lectures    Autres textes du même auteur

« La nuit… » explore une vision symbolique et sombre du monde,
L’écriture, volontairement dense et imagée, cherche à installer une tension continue entre silence, menace et fascination.


La nuit…



La nuit, il ne faut pas sortir : rôdent des ombres,
Incommensurables blocs aux silhouettes sombres ;
Des puits sans fond béants, des songes égarés,
D’indomptables spectres aux pas désespérés.

Mille mots s’épousent lors de noces macabres,
Et la mort se répand sur des flots qui se cabrent.
La nuit, froide et sauvage, a le goût noir du sang,
Et nourrit le silence au souffle menaçant.

La clepsydre de bronze obscurément résonne,
Comme un glas solennel que l’éternité donne ;
Dans de funestes lits où les chimères dorment,
Les lierres enroulent des dépouilles énormes.

Les brûlots de l’enfer évaporent les larmes,
Et coulent dans le plomb les vestiges des armes.
Les corbeaux du néant, sur des tours désolées,
Égrènent lentement leurs plaintes dévorées ;

La lune, au front blafard, contemple les tombeaux,
Où sommeillent les noms dispersés en lambeaux.


 
Inscrivez-vous pour commenter cette poésie sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   Pussicat   
10/9/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime un peu
le commandement est menaçant, il se fait interdiction et l’auteur va nous révéler dès la première strophe les raisons pourquoi il ne faut pas sortir, la nuit,
les immeubles dessinent des ombres sombres où rôde une population rebelle qui n’a pas figure humaine, des trous, des cauchemars.
Incommensurables / indomptables > répétition

Mille mots s’épousent lors de noces macabres, > Mille mots > mille langues ?
Et la mort se répand sur des flots qui se cabrent. > des fêtes qui se finissent mal ?

Clepsydre : horloge à eau utilisée dans l'Antiquité, pourquoi résonne-t-elle ?
« Dans funestes lits où les chimères dorment, / Les lierres enroulent des dépouilles énormes. » une construction alambiquée qui obscurcit ma lecture

Après les larmes évaporées par « Les brûlots de l’enfer » viennent les armes détruites par le feu. La douleur sèchent les larmes, (j’ai du mal avec « évaporent les larmes, ») et arrête les combats / et s’arrêtent les combats ?

Les corbeaux du néant, sur des tours désolées,
Égrènent lentement leurs plaintes dévorées ; > de quelles voix viennent ces plaintes ?

Les deux vers de fin ne lève pas ce voile obscur qui recouvre le texte depuis la première strophe. Si j’évoque un manque de fluidité ce serait plus dans le sens, dans le développement de l’idée de départ de l’interdiction de sortir la nuit.

La strophe la plus obscure nous prévient pourtant « obscurément résonne, »
Je ne saisis pas ces vers : « Dans funestes lits où les chimères dorment, / Les lierres enroulent des dépouilles énormes. » Dans funestes lits ? De quelles dépouilles s’agit-il ?

L’écriture est maîtrisée (rimes / recherche) malgré les nombreuses incompréhensions et lourdeurs. L’auteur a cherché à dessiner le cadre d’un tableau qu’un bouquet d’images, toutes plus noires les unes que les autres, viendraient colorer. Je lis la menace, je ne lis pas la fascination qui pourrait m’attirer comme un aimant attire un métal, comme un regard foudroie et sidère, je ne lis pas de charme vénéneux.

Commentaires en EL

   LeChevalier   
18/9/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime bien
La nuit effrayante et peuplée de spectres, un grand classique de toutes les littératures. Je ne suis pas sûr que les images soient enchaînées en obéissant à une autre logique, j'ai plutôt l'impression d'un jet en vrac. Je ne vois aucune progression narrative ni dramatique non plus. Seul le premier vers paraît conçu précisément pour sa place : c'est l'introduction, « La nuit, il ne faut pas sortir ». En revanche, la simplicité orale de cette première proposition colle plutôt mal avec l'inversion très soutenue qui lui succède immédiatement : « rôdent les ombres ».

Je ne vois aucun intérêt à prétendre que ce sont des quatrains. Ce sont des rimes plates, à tel point qu'on a à la fin un distique plutôt qu'un quatrain. Si les vers étaient écrits sans blancs entre eux, cela m'aurait mieux convenu.

Les rimes sont jolies, prises en isolation, remplies de sons. Chaque deuxième rime se termine par une voyelle (« égarés / désespérés », « sang / menaçant »...) et cette belle alternance aurait pu être tenue jusqu'au bout. Dommage du coup pour « dorment / énormes » et pour « tombeax / lambeaux ».

   Passant75   
19/9/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime un peu
Il faut se méfier des exergues un peu trop explicatifs qui tendent à donner un mode d’emploi. Ici, j’ai eu le sentiment que l’auteur me disait à l’avance ce que je devais voir ou ressentir. Le poème, malheureusement, ne m’a pas emporté plus que cela. C’est un peu comme si, malgré le vocabulaire recherché et les nombreuses images, le mystère finissait par disparaître.

Par ailleurs, n’étant pas particulièrement sensible à l’imaginaire gothique, j’aurais sans doute été davantage touché par moins de noirceur proclamée et plus de retenue, de suggestion et d’inattendu. Cela m'aurait peut-être rendu cette nuit plus troublante.

Un dernier mot toutefois sur le vers « Dans funestes lits ….. » ; il m’a quelque peu dérangé. Avoir le sentiment qu’un article a disparu dans le seul but de respecter le nombre de pieds m’a sorti de la lecture. Ce genre de concession à la métrique n’est pas vraiment ma tasse de thé.

   jf2   
26/9/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
Comme d’habitude, sur ce thème, je n’ai pas pu éviter de penser à des références cinématographiques, la première qui m’est venue à l’esprit est Nosferatu de Friedrich Wilhelm Murnau mais aussi Sleepy Hollow de Tim Burton.

Tout y est : l’ambiance gothique, la nuit, la lune, les spectres, les tombes, les corbeaux, le lierre…
Bien sûr l’auteur a écrit un texte très descriptif mais si on se laisse emporter sans trop réfléchir, on est pris par l’ambiance.

J’ai moins aimé les deux vers sur l’enfer, je ne vois pas trop ce qu’ils viennent faire là.

En revanche l’image de la clepsydre, élément matériel qui décompte le temps avant la mort m’a beaucoup plu.

Mais, vous l’avez compris, je suis un inconditionnel du genre.

   Provencao   
26/9/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
Bonjour BlaseSaintLuc,

Plusieurs lectures pour diriger mon regard vers un trait irréductible de l’imaginaire teintée de mystère, de présage et d'impression: à savoir que nous ne l’atteignons qu’à travers les figures de la nuit...
Nous ne prenons, au travers votre poésie, possession du pouvoir créateur de l’imagination que dans un rapport de désespéré, et de dépouilles énormes...Comme si, pour guérir la folie de la nuit; il fallait en appeler à la fonction de la conscience susceptible de se regarder elle-même à partir des " brûlots de l'enfer"!

Au plaisir de vous lire,
Cordialement


Oniris Copyright © 2007-2025