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| Passant75
27/5/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime un peu
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On apprend que la forteresse est sombre et la dune solitaire, mais inutile de chercher où l’on est, l’auteur nous a prévenus, tous ces lieux ne sont pas réels. Le sonnet baigne dans une certaine atmosphère musicale. La lecture reste fluide malgré des césures pas toujours naturelles. Le registre néo-classique revendiqué par l'auteur ne libère pas totalement des contraintes.
Cela étant dit, la recherche de solennité rend certains passages assez obscurs. L’abondance d’adjectifs plutôt "nobles" donne de l’ampleur au texte, mais crée parfois une impression d’emphase. Au final, si le poème peut séduire par son ambiance et une certaine richesse sonore, c’est aux dépens de la clarté et le sonnet reste davantage évocateur qu’émouvant. |
| LeChevalier
29/5/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime beaucoup
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Je voudrais célébrer un thème original
Mais dont le traitement me paraît très banal. Viens, Onirisia, muse du commentaire : Guide mes doigts, inspire-les dans cette affaire ! Parler d'une civilisation disparue est une des meilleures choses qu'on puisse faire en poésie car la distance temporelle oblige à reconnaître ce qu'il y a d'immuable dans l'âme humaine, tout en ouvrant laissant suffisamment de champ libre à l'imagination. En effet, si quelqu'un écrivait sur un événement relativement récent et bien documenté, il serait obligé à contenir sa pensée dans le cadre de ce qui est sûr ; sitôt que nous enjambons les siècles, les certitudes s'estompent et notre désir peut en combler heureusement les vides. Les parnassiens l'avaient compris, ils en ont tiré un bon parti. Le sonnet qui nous est ici proposé en « néo-classique » va plus loin encore, en inventant une civilisation ancienne. Je vois dans cette approche une affinité avec la « heroic fantasy » qui nourrit beaucoup de productions cinématographiques, depuis quelque temps. Je trouve l'idée très bonne et j'en envie, noblement, l'auteur. Mais la présentation du poème me chagrine avec ses préventions ; je la cite : « Toute ressemblance avec des lieux ou des noms existants serait, bien évidemment, fortuite ». Ne valait-il pas mieux taire ce qui devrait être compris « bien évidemment » ? Dans on invente, un soin particulier doit être apporté aux noms propres. « Magadir » me paraît très bien mais « Akhtard », qui emploie bien le digraphe « kh » se termine de manière tellement française et commode pour la rime (« -tard »), que j'en suis scandalisé ! Premier quatrain : les trois premiers vers me plaisent beaucoup, ils ont ce ton épique et rêveur qu'on veut dans un sonnet sur l'Antiquité. Cependant la rime « fuie - délie » est bien pauvre phonétiquement et la strophe se termine par ce qui ressemble fort à une cheville. Voulait-on dire que cette splendeur n'est regardée par personne ? Si c'était le cas, c'est mal dit. Deuxième quatrain : l'apostrophe d'un « tu » est une très bonne chose, typique aussi de la poésie épique, tout comme le « ô » au troisième vers ; cependant, il n'y a pas de verbe dans la phrase... Que se passe-t-il « au monde des anciens » ? C'était bien de nous faire attendre ce verbe d'action, mais il est introuvable dans le quatrième vers : « Toi, gardienne d'un secret funeste et blafard ». D'ailleurs, où est la césure dans ce vers ? Le but de ma question n'est pas de pointer une erreur mais une singularité : tous les autres vers du poème sont césurés de manière trop classique et je trouve que la bizarrerie de ce vers-ci ne va pas de paire avec un effet de sens quelconque. Premier tercet : cet « enfin » est une manière très heureuse d'accéder aux tercets, avec la volta qu'ils exigent dans le sonnet classique ; je regrette cependant que le deuxième vers ne commence pas avec une conjonction car on a maintenant l'impression que « efface » est un impératif, impression qui est remplacée par de la confusion quand on lit le troisième vers : « tu demeures debout, sentinelle du séjour ». Cela fait que je ne comprends plus de quoi il s'agit dans le tercet. La précision « du séjour » me rend perplexe aussi : il peut y avoir un séjour seulement si on se déplace mais une ville, un royaume ne se déplacent pas... Deuxième tercet : cela commence avec une inversion hardie, dont on se doute dès la terminaison -t de « renaît ». Comme je l'ai dit ailleurs, j'aime ce genre d'inversions désuètes et je me maintiens dans cette opinion ici aussi. Je trouve que ce tercet est la partie la plus réussie du poème car elle propose une ouverture, une généralisation qui peut être utile au lecteur : il faut marcher vers le droit qui ne se trouve que dans la mémoire. Ainsi, ce peut terminer ce commentaire trop long là, où je l'ai commencé : parler du passé est une manière de parler de nos idéaux. Bilan : l'idée me paraît vraiment excellente mais le développement manque justement d'exotique, de détail, de couleur. Bien que le poème soit court, j'y décèle des soucis de syntaxe et deux chevilles, toujours en fin de strophe,ce qui m'empêche d'aller au-delà de « convenable » pour l'écriture. |
| Curwwod
29/5/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
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Je n'ai pas tout compris : une ville du désert comme abandonnée, une forteresse antique qui se dresse solitaire, la profonde nostalgie d'un monde disparu... Je ne sais pourquoi :j'ai pensé à Pétra, au Krak des chevaliers ou au Kerak de Moab en Jordanie. Sans doute une atmosphère apaisée et mélancolique, des images parfois énigmatiques qui laissent planer un parfum de mystère ? Peu importe, il se dégage de ce texte une réelle beauté dont on ne saisit pas toujours l'origine. On se laisse emporter par la poésie étrange qu'il dégage, un peu comme si l'on ouvrait un ouvrage d'heroïc fantasy.
Je ne regrette que la multitude de E non élidés qui crée des anomalies métriques nuisibles à la musicalité qu'on est en droit d'attendre. |
| Cyrill
19/6/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
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Salut BSL.
J’ai sauté pieds joints par dessus le chapeau à ma première lecture en EL, et j’ai cru fermement qu’Akhtard avait existé, dans des temps antiques et de moi ignorés. Je me demande alors s’il n’aurait pas été plus magique de ne pas donner cette information. « sa splendeur sans regard » prend alors tout son sens ! En quelques deux quatrains et tercets, tu lui as imaginé toute une histoire, une culture, une gloire et une décadence. Du moins est-ce ce que je lis à travers ces vers où je suis censé connaître tout ça, parce que finalement c’est l’histoire de toute civilisation. Quelques maladresses rythmiques, selon moi bien sûr, n’entachent pas vraiment le poème, dont le souffle épique se maintient tout du long. Le premier quatrain est superbe, nous introduisant dans la cité par la grande porte. Et le tercet de clôture n’est pas moins bon, qui nous invite à garder la mémoire de cette « Noblesse aux flancs de sable » : une bien belle image. Merci pour le partage. Une idée comme ça : tu n’aurais pas une histoire se déroulant dans cette Madagir à nous proposer en nouvelle ? Je crois savoir que ça plairait à certain-e-s. |
| rendu
19/6/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
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Bonjour Blaise st luc
C'est bien d'inventer des mots pour un poème. Je crois que Hugo le faisait souvent, également, notamment dans la Légende des siècles. Ces mots a consonnance arabe nous dépaysent et font rêver à d'autres continents. J'ai du mal avec la dune solitaire car si le désert est symbolisé dans votre écrit, il me semble que les dunes ne manquent pas mais on va s'en contenter et délecter comme il se doit ce joli sonnet exotique et contemporain. |
| Provencao
19/6/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Bonjour BlaseSaintLuc,
"Quand la nuit couvre enfin la dune solitaire, Efface l’astre éclatant d’ombre tutélaire, Tu demeures debout, sentinelle toujours ;" J'ai beaucoup aimé cette vibration spirituelle donnée à ce passage. Belle union de la poésie et du sacré, entre des questionnements., des doutes et surtout des silences. Au plaisir de vous lire, Cordialement |
| Boutet
19/6/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Un sonnet contemporain, donc je ne jugerai pas la forme. Il me fait penser à cette forteresse cachée dans la montagne dont le nom m'échappe. Mais l'auteur nous prévient de ses inventions, alors, inutile de se casser la tête à chercher une ressemblance.
J'aime bien ce sonnet oriental. |
| Polza
19/6/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Si j’ai trouvé que ce poème ne manquait pas d’une certaine envergure, j’ai trouvé le premier vers plutôt lourd.
« Au nomade pays du royaume d’Akhtard, » Un sonnet c’est plutôt court je trouve, aussi, il faut essayer que chaque mot ait une importance capitale, qu’il ne prenne pas de la place pour rien. Je ne prétends pas y arriver personnellement, mais j’essaye d’y faire attention, avec plus ou moins de réussite… « pays du royaume » est redondant selon moi, en exagérant volontairement pour appuyer mon avis, ça aurait tout aussi bien pu faire : « Dans la nomade ruelle de la ville du pays du royaume, etc. » J’ai toujours aimé les royaumes perdus, les cités antiques, gamin, j’adorais regarder les dessins animés comme « Les mondes engloutis » ou « Les mystérieuses cités d’or », plus grand, je m’intéressai à l’empire des Incas, l’Atlantide (à lire une aventure de Blake et Mortimer, « L’énigme de l’Atlantide »), l’Égypte des pharaons qu’a fait revivre LeChevalier récemment, la Grèce antique et tant d’autres mythes et civilisations perdues… D’ailleurs, en exagérant un peu et en déformant votre royaume d’Akhtard, on pourrait penser à l’Arcadie et à son mythique roi Arcas… « Au monde des anciens où tu veilles si tard, Inerte, contemplant cette gloire affaiblie, Ô sombre forteresse en silence engloutie ! Toi, gardienne d’un secret funeste et blafard, Quand la nuit couvre enfin la dune solitaire, Efface l’astre éclatant d’ombre tutélaire, Tu demeures debout, sentinelle toujours ; » Si le sujet est bien « Au monde des anciens » et que la phrase se termine par « Tu demeures debout, sentinelle toujours ; », je trouve que l’enjambement est très long, j’aurais préféré une pause entre le deuxième quatrain et le premier tercet… « L’antique Magadir que les siècles ont fuie/ Mais renaît en ton cœur une antique victoire ; » Les répétitions ne me gênent pas toujours dans un sonnet quand je les trouve justifiées, ici je pense que le « antique » de « antique victoire » aurait pu être remplacé par autre chose… « Tu marches vers le droit, reflet de ta mémoire. » Je n’ai que moyennement apprécié la chute, « Tu marches vers le droit », je ne trouve pas la formule agréable… après, ce n’est pas ce que vous souhaitiez écrire ni exprimer, mais avec le jour du précédent vers, j’aurais bien aimé une opposition avec la nuit : « Noblesse aux flancs de sable éclairés par le jour, Tu marches vers la nuit, reflet de ta mémoire. » Je ne dis pas que c’est mieux hein, je fais seulement des petits essais ! |
| marcolev
19/6/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Bonsoir Blase Saint Luc,
Ce poème à l’atmosphère mélancolique réussit bien sa mission de transmettre une nostalgie majestueuse et presque légendaire. Les petites imperfections relevées dans les précédents commentaires sont compensées par de belles images « Sous le vent du désert lentement se délie » ou « Noblesse aux flancs de sable éclairés par le jour ». Merci pour ce beau voyage dans des temps antiques. |




