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Poésie libre
Yakamoz : Les nuits grises
 Publié le 18/06/26  -  8 commentaires  -  695 caractères  -  165 lectures    Autres textes du même auteur


Les nuits grises



Encore une nuit passée à inventer l’avenir,
À suivre d’obscures pensées sur un chemin de traverse,
Vers des eaux troubles noircies par les ténèbres.

À scruter le temps qui défile,
Les heures rouges posées sur le chevet,
Corps transi entre les draps froissés,
Les yeux ouverts, le cœur battant,
Et ce souffle qui va et puis vient.

À sans cesse retourner le passé,
Les souvenirs perdus aux plis de la mémoire,
Des regrets au bord des lèvres déposés,
Ne plus savoir s’il faut encore y croire.

Encore une nuit,
Les yeux fermés,
À regarder le temps s’étirer
Vers l’aube blanche comme une promesse.


 
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Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   framato   
18/6/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
Bonjour Yakamoz,

il y a de biens belles choses dans vos nuit d'insomnies, bien qu'un peu sombres... J'ai bien aimé le glissement d'un avenir sombre à un passé qui laisse des regrets puis des espoirs.

J'ai aimé les heures rouges, les plis de la mémoire, l'aube blanche comme une promesse.
Il y a de la tendresse dans ce texte et le climat m'a plu.

Merci pour cette lecture

   Robot   
18/6/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime bien
Un teste intimiste de recherches dans la mémoire. De belles images et une réflexion intérieure sensible.

   Polza   
18/6/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
Il y a des poésies comme la vôtre qui passent entre les mailles du filet d’une manière inexplicable, la faute à pas de chance peut-être…

Je ne me souviens plus l’avoir vue en EL, du moins je n’ai pas dû cliquer dessus, sinon, je pense que je vous aurai commenté (commentée)…

J’ai bien aimé le titre, les nuits sont grises, pas noires, elles hésitent entre les ténèbres et la lumière, d’ailleurs, elles vont du crépuscule du soir au crépuscule du matin avec l’espoir à l’horizon…

Ma part dépressive ne peut qu’aimer votre poème, ma part joyeuse également…

« Encore une nuit passée à inventer l’avenir,
À suivre d’obscures pensées sur un chemin de traverse,
Vers des eaux troubles noircies par les ténèbres. »

Peut-être le verbe « inventer » n’est-il pas le plus adapté à la situation, je veux dire, ces nuits grises appartiennent au narrateur (à la narratrice), mais pour avoir connu personnellement et très souvent ce genre de nuit (plutôt nuits noires en ce qui me concerne), je ne me revoie pas en train d’inventer l’avenir, le présent étant déjà impossible à supporter, il m’accaparait toutes mes pensées, je n’avais aucune vision d’avenir à inventer…

« À sans cesse retourner le passé, »

Je comprends peut-être un peu mieux, vous avez sûrement voulu opposer l’avenir au passé…

« Des regrets au bord des lèvres déposés, »

J’ai beaucoup aimé cette image…

« Encore une nuit,
Les yeux fermés,
À regarder le temps s’étirer
Vers l’aube blanche comme une promesse. »

La promesse d’un éventuel renouveau, une aube blanche où tout recommence, vierge, écrire un nouveau chapitre rempli d’espoir ?

   Marite   
18/6/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
Séduite par cette poésie libre qui, avec des mots ordinaires, décrit fidèlement les ressentis d'une réalité toute aussi ordinaire. Les derniers vers ont ma préférence ...

   Cyrill   
18/6/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
Salut yakamoz.
Une insomnie ? Ah bah bienvenu au club alors. Je connais un peu ces traversées… Aux « nuits grises », les « heures rouges posées sur le chevet ». Peut-être le réveil-matin qui clignote à la manière d’un « cœur battant ». Des « yeux ouverts » aux « yeux fermés », j’ai senti le malaise augmenté du manque de sommeil, malaise autant physique (corps, cœur, souffle) qu’existentiel : « d’obscures pensées », « regrets au bord des lèvres ».
Le rouge demeure la seule couleur dans ces valeurs de noir&blanc désespérantes, quoi que le dernier vers promette la fin du supplice. J’aurais aimé, penchant personnel, un langage plus métaphorique, mais le poème a le mérite d’un prosaïsme qui colle avec des affres rémanentes.
Merci pour le partage.

   Boutet   
18/6/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
Beaucoup de chefs-d'oeuvre naquirent lors de nuits insomniaques. L'une des plus célèbres est la production de Mallarmé. Ce poème est joliment explicite de son début à sa fin. Les images sont très bien choisies.
Le mécanisme de ces heures sans sommeil montre bien que l'esprit s'emballe lorsque le sommeil se refuse.

   Passant75   
18/6/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime un peu
Le poème crée une atmosphère mélancolique grâce à un vocabulaire sombre et des images évocatrices. Mais vraiment rien d’original ! Le thème des nuits tourmentées, des regrets et du temps qui passe a déjà été largement exploité en poésie. Plusieurs images donnent une impression de déjà-vu et le texte ne m'a pas vraiment surpris.

Désolé de paraître quelque peu négatif, mais si le poème reste agréable à lire et si son émotion semble sincère, il n’arrive pas à se démarquer ni par sa forme ni par sa vision.

   Provencao   
18/6/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
Bonjour Yakamoz,

"Encore une nuit,
Les yeux fermés,
À regarder le temps s’étirer
Vers l’aube blanche comme une promesse"

La mémoire en votre poésie ne serait pas alors dédiée à essayer de restaurer le passé mais elle reconquirait par la chimère, par la merveille de la promesse, les nuits grises comme intemporelles, qui associent l'adage au souvenir.

Au plaisir de vous lire,
Cordialement


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