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| LeChevalier
30/3/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime un peu
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Personnellement, je suis opposé à cette manière d'écrire qui consiste à ne rien appeler avec son vrai nom et à se forcer à tout masquer sous des métaphores « originales ». Je suis conscient, par contre, que tout le monde ne partage mon avis, donc il doit y avoir un public pour ce genre d'écrits.
Je ne comprends pas trop la ponctuation du texte : l'absence de point à la toute fin, est-elle intentionnelle ? Aussi, je ne suis pas sûr comment interpréter cette phrase : « Un ciel ... alourdit le silence, a l'ombre des tourments. » Est-ce que l'auteur a vraiment pensé au verbe avoir, dont le sujet serait « un ciel » ou bien s'agit-il d'une faute d'orthographe, auquel cas il faudrait avoir « à l'ombre » ? Je n'aime pas l'attitude envers la religion qui se manifeste dans le premier vers de la dernière strophe. |
| Passant75
30/3/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime bien
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L’exergue nous prévient, le poème propose une réflexion sur la condition humaine dans un monde marqué par l’incertitude. Le texte présente d’abord un univers troublé. Les « ricochets du jour » et les « heures qui se noient » suggèrent un temps fragmenté et insaisissable. L’omniprésence de la nuit et les images sombres des « mares du diable » créent une atmosphère angoissante (malgré son titre presque identique, on est ici très loin de l’intrigue amoureuse chantée par George Sand).
L’homme apparaît « nu », ce qui souligne sa vulnérabilité. Il est « face à ses certitudes » qui deviennent paradoxalement sources de doute. Le temps est « suspendu », ce qui donne une impression d’immobilité et d’enfermement. Ainsi, l’homme est présenté comme perdu, sans repères, incapable de trouver des réponses. Cela étant, le dernier quatrain introduit une évolution. Les « prières mortes » semblent montrer que les anciennes croyances ne suffisent plus. Bien que tout cela le trouble, « la chair … surprise » montre le désarroi provoqué par une prise de conscience, le « souffle indocile » présente un aspect porteur d’éveil, une pensée qui serait rebelle, l’homme commencerait à réfléchir et à remettre en question la condition qu’il subit. Sur la forme, l’écriture a été travaillée, mais est-elle pour autant parfaitement maîtrisée ? Deux vers consécutifs illustrent ce questionnement : « Perdu, sans ses armes, face à ses incertitudes / La pendule en carême, et le temps suspendu » ; autant j’ai apprécié, à le lire comme à le réciter, le second vers, autant la lecture à haute voix du premier a fait grincer mes oreilles. Par ailleurs, l’éveil à une réflexion existentielle aurait mérité, selon moi, que l’expression des deux derniers vers du poème soit plus aboutie. |
| papipoete
8/4/2026
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bonjour BlaiseSaintLuc
Je t'avoue que je suis face à une véritable " mare du diable ", dont les eaux me paraissent bien saumâtres, et n'incitent pas à une farandole sur son périmètre. Je devine seulement, que ces vers cultivent le Noir tel Soulage, qui se plaisait dans cette teinte. NB face à la réflexion dans laquelle tu te plongeas, pour tirer la substantielle moelle de ton idée, je ne veux pas te clouer au mur de la déception, et m'abstiens. Il viendra ici des amateurs, que " l'intrigant " passionne, pour te montrer leur admiration ! PS je note cependant qu'en tant qu'auteur, les publications te viennent favorablement... |
| Provencao
8/4/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime bien
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Bonjour BlaseSaintLuc,
Ces ricochets du jour à mon sens reflètent une conscience lourde qui ne cesserait de rappeller "leurs interdits". Ces interdits rendent présents les incertitudes assujetties au sentiment même de la force sensible de l’homme nu, perdu ... Ces ricochets du jour reposent sur le plus chétif, le plus éthéré, sur un ciel trop chargé qui ne va pas recevoir de réponse, sur une question qui vient s’échouer comme un ricochet. Au plaisir de vous lire, Cordialement |
| Ornicar
8/4/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Et bien moi, cette méditation poétique sur la condition humaine m'a plu et convaincu.
Rien qu'avec le titre déjà, ces "ricochets du jour" ont produit leur petit effet ce matin au réveil, déchirant un instant les brumes de mon cerveau, fissurant ma léthargie du moment. C'est un poème énigmatique mais pas hermétique. D'ailleurs, le sens et la signification m'apparaissent comme secondaires et accessoires. Ce qui prime ici, c'est avant tout la tonalité d'ensemble, la couleur générale. Plus d'ombres au tableau que de lumière évidemment. Plus de gris et de zones grises que de couleurs crues et criardes. A l'image des ronds qui troublent la surface lisse des eaux calmes, ces vers remuent tout un faisceau de perceptions infimes et intimes, diffuses et fugaces, propres à chacun(e). Car l'avantage ou la qualité de ce texte c'est qu'il est suffisamment vague pour prétendre parler à tout le monde. Chaque lecteur y verra donc ce qu'il voudra bien voir, en fonction de ses expériences, de son vécu, de son humeur qu'il déposera sur la table, sans préjudice pour le voisin. Un peu comme les convives d'une "auberge espagnole". Bon, c'est quand même pas très gai tout ça, faut bien reconnaître. Mais ce n'est pas désespéré non plus. L'image de la "pendule en carême" m'a particulièrement plu sans que je puisse dire précisément pourquoi. De même que ce ciel "chargé de prières mortes" à la différence que là, je sais pourquoi. Petit bémol pour ce que je pense être une inversion à l'avant dernier vers ("interroge l'escorte") . Mais pas de quoi froisser la taie de mon oreiller qui sourit benoîtement au tissu de mes élucubrations du soir. |
| Polza
8/4/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime bien
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Ces méditations poétiques ne seraient pas pour déplaire à Lamartine (à la plage) !
J’ai trouvé dommage que la première phrase du premier vers soit la même que le titre du poème… « Aux heures qui se noient dans les mares du diable. » ce n’est que mon propre avis, mais j’aurais préféré « dans la mare du diable. », même si je conçois que « les mares » font peut-être référence aux multiples « mares » de la divine comédie et de son enfer… « La nuit étend son règne, immobile et transis, » je n’ai pas bien compris « transis « au pluriel, une erreur ou une incompréhension de ma part peut-être ? « Au milieu de l’espace se tient l’homme nu, Perdu, sans ses armes, face à ses certitudes. La pendule en carême, et le temps suspendu, Se figent lentement dans cette servitude. » Peut-être trop de sonorités en « U » dans cette strophe, à la rime c’est normal, mais en rajouter dans le cœur de la strophe est-ce vraiment indispensable ou pertinent ? Si je pense qu’il y a de la matière dans ce poème pour faire quelque chose de très bien, je pense également qu’en l’état, il mérite d’être retravaillé pour me convaincre de mettre une appréciation plus haute que celle-ci… |
| Luron
9/4/2026
trouve l'écriture
convenable
et
n'aime pas
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Tout ce qui me déplait est dans ce poème : la noirceur sans issue, la fatalité, les mares au diable. Pourquoi pas un peu de haschich comme solution ?
La vie est un combat au cours duquel les lâches sont éliminés. Le soleil brille ce matin. Je réfléchis au sujet de mon prochain poème. |
| Cyrill
9/4/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime bien
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Salut BSL.
À moins de faire des calculs complexes incluant poids et forme du galet, force initiale, direction, etc etc, s’agissant de ricocher on y va à l’aveuglette et on observe le résultat. C’est ce que je ressens de ce poème, où le locuteur lance des mots et des images pour en considérer les effets sur sa pensée, les ronds dans son eau, la propagation des ondes. Rien de définitif ne se dégage de ces réflexions, pas de réponses aux questions existentielles. Le poème embrasse largement la difficulté d’une condition humaine («Au milieu de l’espace se tient l’homme nu») à laquelle nous tâchons tant bien que mal de nous accommoder. En témoigne le flou de cette formulation, qui me laisse décontenancé : «Dans un souffle indocile, interroge l’escorte La chair, si surprise par ces troubles instants. » Bonne continuation. |




