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| Passant75
28/3/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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« Plus mon petit Liré que le mont Palatin ». C'est immédiatement le vers qui me vient à l’esprit quand le thème du retour est évoqué. Tel Ulysse, du Bellay a voyagé, mais c’est le retour à « la douceur angevine » qu’il a si bien chanté, alors que l’auteur de ce poème semble avoir une vision plus erratique et incertaine, voire pessimiste, de ce thème.
« Dans l’argile des chemins », là où chaque pas laisse une trace profonde, est un poème qui, à l’évidence, est l’aboutissement d’un travail important et rigoureux. Ill affiche une ambition formelle très nette avec l’anaphore « À chaque … » qui organise les trois mouvements voyage, amour, retour. Même si ces trois quintils peuvent finir par se ressembler davantage qu’ils ne se répondent. Le texte accumule les images liées à la terre, « l’argile », « la poussière », « la glaise » et les effets sensoriels, « une obscure entaille », « la nuit cisèle ». Ces associations, par leur densité, pourraient risquer de freiner la progression de l’émotion, mais on se laisse emporter par la fluidité du chant. « À chaque retour, le même visage » agit comme un pivot, à la fois constat et désenchantement. On peut aussi souligner la cohérence sonore, notamment dans les rimes féminines qui apportent une certaine douceur pouvant parfois contraster avec la rudesse d'un certain vocabulaire, « un âpre voyage », « la poussière âcre ». Le distique qui clôt ce poème ouvre une question plutôt qu’il ne conclut. L’image du « fil de glaise » peut suggérer à la fois un lien fragile, une matière modelable, mais aussi ce qui reste de souvenirs à la fois concrets et incertains. Au final, c’est un texte très construit, son écriture exigeante, parfois très chargée, sert pleinement le vertige du propos. |
| LeChevalier
7/4/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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C'est gentil de nous expliquer d'emblée la forme du poème, comme ça on n'a pas à se casser la tête pour la chercher. Je ne suis pas sûr de saisir mentalement les rimes entre les quintils : ça fait beaucoup de mots et la phrase de la deuxième strophe est vraiment trop compliquée pour qu'on puisse en plus être attentif aux sons. Je sais que ce procédé existait dans la poésie médiévale, je ne suis pas étonné qu'on y ait renoncé, une fois que les poèmes n'étaient plus chantés.
Je regrette que les décasyllabes n'aient pas une césure fixe. En l'état, le seul moyen de se persuader que ce sont vraiment des décasyllabes, c'est de compter : poésie et arithmétique ne devraient pas être confondues. Sur le plan du sens, j'ai plutôt aimé. La vie comme un voyage, cela marche toujours, parce que c'est tellement vrai ! Cette idée de vie itinérante se manifeste à travers plusieurs éléments, dont ce « nomade » dans le troisième quintil. L'autre élément que j'ai bien aimé, c'est l'argile dont nous sommes faits. Je n'ai pas compris, en revanche, pourquoi c'est le « même visage » à chaque retour : après avoir tant cheminé, il me semble impossible qu'on reste le même. |
| Lebarde
1/4/2026
trouve l'écriture
perfectible
et
aime un peu
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"La structure en arche (?) est volontaire" et à ma connaissance qui reste très limitée j'en conviens volontiers, est loin de l'académisme du classique, fut il néo; mais pourquoi pas après tout.
Si les rimes féminines des quintils sont dans la démarche, je note une intruse au pluriel, ("batailles") une remarque sans doute sans importance Si l'écriture ne manque pas d'une certaine poésie, le propos confus n'arrive pas à me convaincre. "Faut-il croire que le songe défunt Laisse un fil de glaise à la main ?" Bon voilà bien tout ce que ce poème m'inspire comme commentaire. Désolé. En EL |
| papipoete
7/4/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime bien
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bonjour marcolev
P'tit nouveau nous narre une odyssée, loin du pays natal, sur des chemins aux sentes lourdes, l'argile collant aux basques. Chaque étape, depuis la première dans cet ailleurs, n'est guère enthousiasmante tant énorme est la déception. Tout ça pour ça... J'aurais pensé, que le seul fait de découvrir la PAIX fut cet eldorado rêvé ; ben non à priori ! NB un texte au ton fort désabusé, qui ne parle pourtant point de grosses galères ? Après avoir vu hier, ce mur de barbelé le long de la frontière polonaise, ce chemin à la terre collante m'apparait douce pente. la première strophe pourtant me plaît bien. La technique d'écriture, avec ces rimes se retrouvant à chaque strophe,; est singulière et ne ma déplaît pas ; au 9e vers cependant, la prononciation " verti/ge...ju/vénile " est mal aisée |
| Provencao
7/4/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Bonjour marcolev et Bienvenue,
"À chaque amour, un imprévu rivage Où le vertige juvénile Fait surgir une obscure entaille, Sur la peau que la nuit cisèle Jusqu’au seuil de l’incertitude." J'aime cet imprévu qui est à la fois extérieur et intérieur, dehors et dedans, " de peau que la nuit qui cisèle" et de cadeau en approche, de versatile en vélléitaire, j'ai eu l'impression d' atteindre sans le savoir à l’exclusive actualité de l'humanité , à l’oeuvre de l'argile des chemins... Au plaisir de vous lire Cordialement |




