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| Luron
9/4/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
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Encore du spleen !!!
Toute une vie derrière des barreaux virtuels d'un destin que "la prisonnière" n'a pas choisi et auquel elle ne peut échapper. Toute une vie semblable à celle de Henriette dans " le lys dans la vallée" de Balzac qui était prisonnière de son mariage. "A régner sur des royaumes déserts/sous les linceuls des amoureux perdus" suggère la fin de tout espoir comme si cet espoir était mort mort sous un linceul avec les sentiments amoureux du passé ou un amour impossible comme celui d'Henriette. Cette référence au lys symbole de bonheur pur dans le roman de Balzac illumine ce poème. Le choix des mots (rater la marche, yeux meurtris, tituber, sans égide, grains de solitude) pour arriver à "sortir du lys" traduisent avec force ce naufrage inéluctable d'un espoir. Cette référence à Balzac m'a plu et permet d'échapper au spleen Baudelairien vu et revu. |
| Passant75
1/4/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Ce poème décrit une existence marquée par l’échec, la contrainte et l’absence de liberté. L’anaphore « Toute une vie » souligne une impression de fatalité, tandis que les images de déséquilibre, « rater la marche », « tituber », traduisent un mal-être profond et durable. Le sujet apparaît soumis à des forces extérieures, comme le suggèrent « les injonctions » et l’absence de « libre arbitre ».
La solitude est également centrale, à travers des images comme les « grains de solitude » ou les « royaumes déserts », qui évoquent une vie intérieure vide malgré une apparence de maîtrise. Mais n’est-ce pas en composant des poèmes qu’on peut prendre conscience de la réalité en donnant du sens à cette solitude, « les yeux dessillés / par les sillons de rimes » ? Le dernier mouvement introduit une dimension symbolique avec le « lys » et la « vallée », qui peuvent rappeler « Le Lys dans la vallée » de Balzac ». Le lys, symbole de pureté et de renoncement incarné par la comtesse de Mortsauf, est ici détourné, en effet, « sortir du lys » suggère une rupture avec cet idéal, vécu comme une illusion ou une contrainte. Une dernière remarque tout de même, si l’écriture paraît maîtrisée et cohérente, je ne me ferai jamais à l’absence totale de ponctuation. Mais ne dit-on pas qu’il ne faut jamais dire jamais ! |
| Provencao
9/4/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Bonjour Eskisse,
Plusieurs lectures pour mieux appréhender la force et la clé de votre poésie. J'y ai lu, j'y ai entendu toute une vie où cette enfance pouvait se faire qu'en se perdant. Mais il peut se faire qu'elle s'égare et que cette solitude signe l' isolement, perte, y compris de la sienne propre. Les yeux meurtris, les royaumes déserts, et les chevilles torves sont des mots forts, où se trouve la prisonnière, comme désertée d'elle-même, elle sans vis-à-vis. Au plaisir de vous lire, Cordialement |
| papipoete
9/4/2026
trouve l'écriture
perfectible
et
aime un peu
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Bonjour Eskisse
Je suis né sous une mauvaise étoile, et chaque jour chaque minute me rappellent que LIBERTE ne figure pas à mon curriculum vitae. Toutes mes envies se limiteront à - ne pas tomber - ne pas croiser le regard d'un diable enturbanné - ne pas leur offrir cette joie de me voir crever NB suivez mon regard ! le commun d'une vie quand on vit au royaume des fous sanguinaires, où respirer est la seule liberté ! Et nous occidentaux, qui nous demandons - où part-on en vacance cette année ? - y'a un bon restau dans les parages ? Et nos regards se portent là-bas, où le Moyen-äge brise, torture où on lapide non point avec des mots, mais avec des cailloux ! Je vois ici le récit d'un prisonnier ( souvent prisonnière là-bas ), où la solitude au crasseux d'une prison, tout comme en plein désert " sous le linceul des amoureux perdus " L'ultime strophe m'inspire la cigogne de notre douce France, alors que présentement ce Lys ressemblerait finalement à un cactus gardé par des hyènes. Bon, ce n'est pas le style d'écriture de papipoète, mais comme je viens sous tous les textes, de tous les auteurs, je m'arrête sous vos lignes et les commente... La première strophe a ma préférence. |
| Cristale
9/4/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime bien
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Bonjour Esquisse,
C'est tellement triste, mais tellement beau en écriture ! Echecs, désillusions, solitude et j'en passe, tous les ingrédients sont là, et me parlent, avec leur puissance poétique si dramatique soit-elle. Avec moi ça a marché : je suis touchée. |




